Le petit garçon de 7 ans s'était réveillé en sursaut à cause d'une sensation d'inconfort dans son ventre. Il y avait une tempête dehors et le souffle du vent créait des sortes de hurlements bizarres qui faisaient penser à des cris de monstres et des ricanements de sorcières.

L'ombre d'un vieil arbre mort éclairé par la lueur de la lune reflétait sur le mur de sa chambre. L'enfant avait si peur qu'il s'était recroquevillé sous ses couvertures mais la sensation dans son ventre se faisait de plus en plus insistante.

Il n'avait pas le choix, il devait se lever pour se rendre dans sa salle de bain personnelle qui se trouvait juste à côté de sa chambre. Il n'avait que quelques pas à faire hors de son lit pour atteindre la porte conduisant aux toilettes mais pour ça il fallait qu'il trouve le courage de sortir du lit. Hors il craignait tellement de se faire attraper par un monstre dans la nuit .

Pourtant la voix de sa maman répétait sans cesse la même phrase dans sa tête : « James, si tu mouilles encore une fois tes draps comme un bébé, tu porteras des couches la nuit. »

Il ne voulait être considéré comme un bébé, il était grand et courageux il allait le prouver à tout le monde et avant tout à lui-même. Il s'assit, repoussant ses couvertures, puis glissa ses jambes sur le rebord de son lit, prêt à se lever. Mais au moment où ses pieds frôlèrent le sol, un bruit de tonnerre gronda et un flash de lumière intense éclaira la chambre. Pris de terreur, il sursauta, désirant retourner se cacher sous ses draps et à ce moment il prit conscience de la sensation d'un liquide chaud qui se répandait sur ses jambes, trempant à la fois son pantalon et ses draps.

Cette fois encore, il avait échoué.

Il n'était qu'un perdant, un petit bébé. Il éclata en larmes et se mit à appeler sa maman, bien qu'il savait que la seule personne qui répondrait à ses appels serait une domestique.

- « Non ! Pas encore ! »

James se réveilla en sursaut à la sensation très inconfortable d'une humidité dans ses draps. Il repoussa rapidement son édredon pour constater qu'à la fois son lit et son bas de pyjama étaient trempés. La teinte rouge de son visage déjà provoquée par la fièvre s'approfondit.

- « Je... je suis trop grand pour ça ... »

Comme dans son rêve, il éclata en larmes, il savait qu'il avait l'air ridicule mais c'était plus fort que lui, il ne pouvait pas se contrôler.

- « Jessie ! Jessie ! » appela-t-il.

Lorsque la porte s'ouvrit avec fracas, James s'empressa de remettre sa couverture sur lui.

La jeune femme avait eu l'air visiblement paniquée en se précipitant dans la pièce mais au fur et à mesure qu'elle s'approchait du lit, elle se donnait une apparence décontractée .

« Qu'est-ce qui t'arrive James ? Pourquoi m'as tu appelée ? »

Le pauvre garçon ne savait plus quoi dire, il mourrait de honte et priait pour que ses draps sèchent d'une façon magique avant que son équipière ne remarque quoi que ce soit.

Tout à coup, Jessie s'arrêta de marcher une fois qu'elle fut assez proche de James. Elle sursauta, intriguée de sentir de l'eau percer sa chaussette .

« Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Il pleut dans la chambre ? » s'exclama -t-elle tout en levant les yeux vers le plafond. Elle vit que les poutres au-dessus d'elle étaient toujours bien en place et qu'aucune d'elle ne semblait espacée ou percée de façon à laisser passer de l'eau.

Il lui prit cependant plusieurs secondes avant de réaliser.

« JAMES ! TU AS FAIT PIPI AU LIT ! » Elle fut partagée entre deux émotions immédiates. D'une part elle mourrait d'envie d'éclater de rire, de l'autre elle était furieuse de connaître la substance qui avait humidifié sa chaussette.

Le jeune homme avait déjà soulevé ses bras par dessus son visage, à la fois par honte mais aussi par peur que dans un excès de colère, Jessie ne lui envoie ses cinq doigts en plein visage.

Mais la réaction de la jeune voleuse fut assez inattendue.

« Ca va, je n'ai pas de raison de t'en vouloir. Ce sont des choses qui arrivent, d'autant plus que tu es malade. »

Lentement, il éloigna ses bras, reniflant. Il voulait dire quelque chose pour s'excuser mais les seuls mots qui s'échappèrent de ses lèvres furent à nouveau le prénom de son équipière.

« J... Jessie... Jessie... je... »

James se sentait si humilié mais reconnaissant envers son amie de ne pas se moquer de lui qu'il allongea ses bras vers elle pour l'inviter à partager un câlin. Et elle accepta, se penchant pour le serrer dans ses bras. Quand leurs corps se rencontrèrent, le jeune homme se mit à sangloter contre l'épaule de la jeune femme.

« Jessie... j'ai si honte de moi. » Avoua-t-il tout en s'agrippant à elle. Elle lui caressa le dos.

« Chut, ça va. Ce n'est rien. » Elle le berça quelques secondes et à ce moment là un drôle de sentiment s'éveilla en elle, comme un instinct maternel refoulé.

(à suivre)

Si vous voulez que je continue, laissez un petit commentaire s'il vous plaît.