Salut mes loulous, Comment ça va ?

Bon, ce n'est pas un MARVEL, mais récemment j'ai adoré Mad Max. Et vous ? :D

Sinon, bientôt les 4 fantastiques… Que je ne suis pas sûre d'aller voir ! ( Pas trop fan de la franchise…)

Allez, je vous laisse avec ce nouveau chapitre !


Chapitre 4 : Une bouteille à la mer.


- D'accord. J'ai un problème.

Natasha et Steve échangèrent un regard. Les épaules du super-soldat se détendirent imperceptiblement.

Ses grandes mains enserrèrent le dossier d'une chaise et il se pencha légèrement en avant pour appuyer ses propos.

- Tony. Nous sommes là pour t'aider. Quoiqu'il arrive.

L'ingénieur hocha vaguement la tête. Emmitouflé dans une couverture et assis à la table de la cuisine, la froide lumière des néons lui provoquait une migraine douloureuse.

Natasha, adossée au mur carrelé, le couvait d'un regard inquiet.

La bouche pâteuse et la vision encore floue, il remercia le ciel d'avoir placé des gens comme eux sur sa route.

- J'ai un vrai problème. Je veux savoir ce qu'il m'est arrivé, ce qu'il m'a fait. Tu peux comprendre, Nat ? Si ça se trouve, pendant ces longues semaines, j'ai tué des gens, j'ai détruit des mondes, peut-être pire encore…

Natasha hocha la tête. Elle se souvenait du pouvoir de corruption du prince d'Asgard. Sa lance Chitauri avait converti Clint en un clin d'œil. L'agent Barton en avait été traumatisé, et pourtant, lui n'était pas resté deux mois complets en compagnie du Jotun…

L'expérience avait de quoi effrayer.

- Il faut que je sache. L'ignorance me détruit, je n'arrive pas à penser à autre chose…

La bouilloire émit un petit sifflement. Natasha l'ôta de son socle et emplit une large tasse ou reposait un sachet de thé vert. Elle déposa le tout devant le milliardaire, qui considéra le breuvage d'un œil morne.

- Peu importe ce qu'il s'est passé, contra Steve. Tu n'y es pour rien. Tu as bon fond, Tony. Tu es un héros. T'obstiner à découvrir la vérité ne te causera que des soucis…

Tony enroula ses doigts autour de la tasse brûlante.

- Je sais. Mais je ne peux pas faire autrement. C'est pire qu'un réflexe, qu'un instinct de survie. Je dois le faire. Je dois savoir. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça.

Steve soupira.

Ils avaient cette conversation depuis deux heures maintenant.

Il avait récupéré un Tony en piètre état, et l'avait ramené à l'aide du Quinjet à la tour.

Depuis, ils parlaient tranquillement dans la cuisine du Septième étage, comme ils ne l'avaient pas fait depuis bien longtemps.

Steve sentit son cœur se serrer face à son ami tassé sur lui –même. Il redevenait Tony Stark, mais son obsession ne l'abandonnait pas pour autant. Conscient de ses travers, il ne parvenait pas à s'en libérer pour autant.

Le voir ainsi le déprimait.

Le Capitaine sentit le regard insistant de Natasha sur lui.

Il comprit immédiatement ce que voulaient les deux prunelles bleues.

Il fallut très peu de temps à Steve pour prendre une décision. Si Tony recouvrait un peu de bon sens, un peu de sagesse, peut-être qu'il était temps d'être honnête avec lui. De toute façon, ils étaient dans une impasse.

Steve s'assit à côté de l'ingénieur, et lui donna un petit coup de coude pour le forcer à le regarder.

- Lorsqu'on te cherchait, on t'a trouvé. Et tu t'es enfui de nouveau. Tu étais dans un lieu nommé l'hôtel des quatre vents. Fury nous as interdit de t'en parler, il suspecte que tu sois encore sous l'emprise de Loki. Ça te dit quelque chose ?

La nouvelle électrisa Tony et sembla le tirer de sa léthargie alcoolisée. L'espace d'un instant, il voulut se jeter sur Steve, l'insulter, lui faire regretter de lui avoir dissimulé cette information.

Il n'en fit rien. Steve fournissait déjà un véritable effort en désobéissant à un ordre direct en provenance du directeur du SHIELD.

« L'hôtel des quatre vents ».

Le nom, semi-familier, roula dans sa mémoire sans trouver de rocher auquel s'accrocher. Pourtant, c'était un début. Une piste.

- Je voudrais y aller, énonça-t-il platement.

Steve et Natasha se consultèrent silencieusement.

- Demain, conclut le capitaine. A jeun.


Le voyage en bateau depuis le port de San Fransisco lui parut durer une éternité, et pourtant, ils n'étaient qu'à dix kilomètres des côtes… A l'horizon se découpaient les falaises acérées, et la tache rouge du Golden Gate Bridge baigné de soleil.

- C'est ici, souligna Natasha. Par contre, je ne sais toujours pas comment je me suis retrouvée là-bas. Cap lui n'a jamais réussi. Le concept de cet hôtel m'échappe.

- Un lieu intra-dimensionnel, partout et nulle part à la fois. Ce n'est pas compliqué pourtant, rétorqua Tony, égal à lui-même.

Il observa les vaguelettes que rien ne différenciaient de leurs voisines puis les nuages, puis la coque blanche de leur embarcation.

« C'est quoi cette blague… Il n'y a rien ici, ils ont trop abusé de la crème solaire. Quelle déception… Et pourtant, je dois trouver des réponses. Je ne peux pas vivre ainsi. Je… »

Une violente bourrasque le tira de ses pensées.

Lorsqu'il ouvrit les yeux, il gisait lamentablement sur un divan rouge, dans le hall de réception d'une magnifique demeure.

Une femme au chignon strict le regardait derrière son comptoir.

Il se releva, épousseta son tee-shirt AC/DC et s'avança vers elle.

Il allait se présenter lorsque la femme le prit de cours.

- Votre chambre habituelle, Monsieur Stark ?

Son cœur rata un battement.

- Oui, bien sûr, répondit-il, masquant au mieux sa surprise.

La tenancière consulta un registre et y griffonna quelques notes au stylo. Tony s'arma de courage pour demander, d'un air dégagé :

- Dites-moi… Vous pourriez me rappeler combien de temps j'ai passé ici ?

Son interlocutrice l'observa un instant, interloquée, puis hocha la tête.

- Alors… Voyons, vous étiez nos invités durant…

Tony n'entendit même pas la réponse.

« Nos invités ? Nos, comme dans, moi et Loki ? »

- Tout est en ordre, chambre 404. Comme vous êtes seul, nous installons une porte d'entrée. Ce sera plus commode, n'est-ce pas ?

Tony ne comprit pas un traître mot de ce charabia, mais hocha la tête.

- Vous n'avez que ça, comme bagages ? s'enquit la tenancière en pointant du menton la mallette que Tony tenait fermement.

- Oui. Je voyage léger.

Ses pas le menèrent mécaniquement aux escaliers, et il traversa frénétiquement de longs couloirs déserts à l'ambiance intimiste.

« Mais c'est quoi cet endroit… »

Lorsqu'il pénétra dans la chambre 404, il crut que son cerveau allait imploser. Il déposa la mallette dans l'entrée, sous le choc.

Une pièce principale aux murs couverts d'acier mat, au parquet lambrissé et au plafond sculpté. Une armoire contemporaine aux courbes déstructurées, côtoyant un secrétaire en marbre de l'époque Victorienne. Un étrange mélange de modernisme et d'art classique.

Un canapé rouge profond.

Celui qu'il voyait en rêve, la nuit. Celui qui l'avalait tout entier.

Un lit en fer forgé aux dessins familiers.

Un plateau d'échec en bois posé sur un guéridon, auquel deux pièces manquaient.

Les deux rois. Tony fourragea dans la poche de son jean pour en extraire son propre pion, qu'il déposa aux côtés de la reine noire.

L'exacte même facture, le même détail.

L'ingénieur déglutit difficilement.

Cet endroit devait lui apporter des réponses. Il lui semblait si familier, si chaleureux…

Et pourtant, le mystère s'épaississait.

Il quitta le salon pour rejoindre l'une des chambres.

Le sang battait à ses tempes. L'espace d'un instant, il crut voir Loki allongé sur les draps blancs, un livre en main, un sourire moqueur aux lèvres.

L'image s'évapora immédiatement, lui laissant un intense sentiment de furstration. Il était si près du but, les souvenirs étaient là, quelque part entre deux coussins de soie grise...

Les explications de Natasha sur l'hôtel des Quatre Vents lui revinrent en mémoire. « Il », une intelligence suprême, entité spirituelle invisible, gérait ces lieux. Elle s'inspirait des pensées, des peurs et des envies de ses clients pour leur construire une chambre à l'image de leurs personnalités. Mais cette chambre ne représentait pas sa personnalité à lui. Pas que, en tout cas. L'idée d'avoir cohabité en ces lieux même avec le sorcier l'angoissa plus que de raison.

- Il faut que je parle à Il, murmura-t-il pour lui-même, encore sous le choc.

Un bruit sourd en provenance du salon le fit sursauter.

Il quitta la chambre pour rejoindre la pièce centrale, et se figea d'horreur.

Évidemment.

Loki.

Loki d'Asgard, sans armure, vêtu d'habits miteux dissimulant mal une maigreur alarmante.

Loki d'Asgard, les cheveux longs, sales et emmêlés, les joues dévastées par des sillons de larmes poussiéreuses.

« Cette fois-ci c'est sûr, j'ai trop bu. Je ne sais pas ce que c'était, mais c'était de la bonne. », Songea Tony.

Le visage défait du demi-dieu se tourna vers lui avec raideur.

- Tony… Aide-moi.

Un déferlement d'émotions contradictoires réduisit l'intéressé au silence.

Trop de choses n'allaient pas. Trop de questions sans réponses, trop d'incohérences.

Le spectacle d'un dieu en pleine débâcle lui coupait le souffle. Et le responsable de ses tourments venait lui demander de l'aide ? À lui ?

Pour la première fois de sa vie, Tony ne sut que répondre. Aucune remarque sarcastique ne parvint à franchir la brume de son cerveau.

Face à ce silence, Loki s'approcha en titubant.

Ses bras maigres étaient couverts de meurtrissures, ses yeux rougis par le manque de sommeil. Il ne restait plus rien de l'impressionnant conquérant. Dans sa main droite, il serrait le roi blanc.

Tony se gifla mentalement. Il fallait qu'il retrouve ses esprits. Cela devait être une illusion, très probablement. Pourquoi Loki tiendrait le roi blanc ? Pourquoi serait-il si mal en point ?

C'est très sereinement qu'il demanda :

- Explique-moi ce que tu m'as fait.

Loki secoua négativement la tête.

- Mon silence te protège…

Tony prit sur lui pour conserver son calme.

- Ça n'a aucun sens. Je…

Le prince des mensonges s'avança encore, et, sans le moindre signe avant-coureur, s'effondra sur le milliardaire, ses poings enserrant le tissu de son tee-shirt. Tony, figé de stupeur, sentit le front glacé reposer sur son épaule, et un murmure lui parvint :

- Je n'ai plus que toi, et tu ne t'en souviens pas…

Il y avait des larmes dans la voix brisée.

Incapable de comprendre, incapable de bouger, il resta ainsi immobile de longue secondes, un demi dieu déchu accroché à lui. Loki reprit néanmoins d'une voix rauque et empressée :

- Je ne peux pas te dire. Mais si tu m'aides, je t'expliquerai pourquoi j'en suis incapable, et les conditions assorties à ton retour de mémoire. Alors tu pourras choisir en toute connaissance de cause.

Perturbé par cette annonce, Tony chercha ses mots.

Il voulait refuser, bien sûr.

Non, il voulait accepter.

Non, bien sûr que non. Il n'allait pas aider un ennemi. Refuser.

Mais si cela lui permettait de savoir…

Brusquement, une forme se matérialisa juste devant eux.

Tony n'eut que le temps d'ouvrir la bouche. Une silhouette encore à peine visible transperçait le dos de Loki d'une lame blanche.

Tony, ébahi, spectateur impuissant, regarde une tâche pourpre s'agrandir sur le rein du Jotun.

Ce dernier, crispé, raffermit sa prise sur l'ingénieur, comme s'il avait été une bouée de sauvetage en pleine mer.

Pris d'un réflexe inexplicable, Tony referma un bras autour du corps glacé pour le maintenait debout contre lui, levant l'autre vers l'agresseur. L'armure compacte brisa la mallette pour trouver son chemin. Plus exactement, juste le gantelet rouge et or.

Il s'adsorba sur la peau de son propriétaire, et le répulseur s'alluma immédiatement, projetant sa froide lumière bleue.

Trop tard.

L'agresseur, déjà, refermait sa main translucide sur l'épaule de Loki. Elle se dématérialisait, et le demi-dieu avec elle.

- Reste-là ! cria Tony à l'intention du Jotun.

Mais déjà, son enveloppe charnelle se dissipait, ses contours devinrent flous, et la sensation des doigts serrés sur son torse s'atténuait.

- Aide moi.

Le cavalier blanc tombe.

Soudain, dans la pièce, il ne reste plus que Tony.

Et une tache de sang au sol.


Et voilà pour vous ! Bon dimanche, et bon courage pour votre semaine !

A très vite,

J'attends comme d'habitude vos remarques, qui je le rappelle me permette de (tenter de ) m'améliorer !

La bise,

Laukaz.