Salut mes lapins !
Ca va bien ?
Je vous présente le nouveau chapitre. Je suis partie sur un trip de chevaliers, j'espère que vous m'y suivrez xD Je trouve que l'armure va bien à Tony, voilà tout !
Sinon, j'avais oublié de répondre aux reviews sur le denier chapitre, milles excuses, je m'y emploie dés à présent :
fannibal lover : Merci pour ton petit mot ! J'ai toujours « un homme de goût » quelque part en tête, rassure-toi. Après, je dois avouer que depuis le final de la saison 3, je suis un peu perdue… j'ai l'impression qu'il n'y a plus rien à dire, que je n'ai plus rien à ajouter, à apporter à ce fandom. Mais je n'aime pas laisser les choses inachevées, alors je m'emploierai à écrire une fin décente pour cette fic !
Vix le renard : Merci xD j'ai un peu peur de me faire séquestrer maintenant, mais je le vis bien. Je fais aussi vite que possible, je t'assure, j'essaye d'équilibrer entre cette fic et « tout pour les fans », et aussi avec mes projets de roman à côté ! En tous cas je suis contente que ça te plaise !
Guest : Bonjour, et ravie que ce chapitre t'ait plu ! J'espère que la suite te conviendra aussi, car ça va être encore un peu différent !
Dianemoon : Je prends ça comme un compliment, merci xD Je vois ça différemment moi, « c'est pour la science », comme dirait Tony (a)
Bonne lecture,
Laukaz.
Chapitre 19 : Inquiétudes.
« Une tache vermeille, qui s'agrandit à chaque seconde. Des gouttes pourpres tombent au sol, dans un rythme régulier lancinant.
Le liquide, épais et brillant, couvre le tissu vert, chaque seconde un peu plus.
L'image s'éclaircit, prend un nouveau sens.
Loki observe le manche du poignard qui est fiché dans sa poitrine, surpris. Ses yeux s'écarquillent, du sang perle au coin de ses lèvres.
Il titube. Ses mains se referment sur le manche d'ébène.
Il s'effondre. »
- LOKI !
Tony se redressa en hurlant, les pupilles dilatées, la respiration courte et frénétique.
Il avait l'impression d'étouffer, de sortir d'une apnée prolongée. Il se gratta la gorge, comme pour ôter une corde qui l'enserre, il se débatit.
Il était réveillé, mais la conscience possédait la saveur amère de la désillusion.
Il avait peur. Il avait peur de la mort. Celle de Loki. Impossible de le nier.
Tout d'un coup, il se sentit terriblement seul, dans ce vaste monde. Abandonné.
Il voulait le serrer dans ces bras.
Et l'étouffer, en même temps. L'étreindre pour s'assurer de sa présence, pour l'empêcher de partir. Mais aussi pour lui faire mal.
C'est un coup de bec affectueux qui le ramena à la réalité.
Il lui fallut quelques secondes pour situer l'endroit où il se trouvait, et reprendre son souffle.
- Tu as fait un mauvais rêve, mortel ?
La voix du griffon ressemblait très étrangement à celle de Joseph. Quelques intonations différaient cependant. La majestueuse créature, dotée d'un vif intellect, communiquait aisément par télépathie. Cela avait surpris le milliardaire de prime abord, mais il s'y était assez vite accoutumé.
- C'est rien, grommela l'ingénieur, se redressant en grimaçant. Appelle-moi Tony. Y'a que les cons qui m'appellent « mortel. »
Il était courbaturé. L'armure commençait à peser son poids, finalement.
Et s'il n'éprouvait pas le besoin de boire, ni celui de manger, la fatigue s'accumulait.
D'où, cette sieste, interrompue par cette vision d'un réalisme inquiétant.
- J'ai vu tes songes. Tu as rêvé de lui. Ça t'a perturbé. Pourtant, c'est ce que tu souhaitais faire, non, le tuer ?
Tony secoua la tête. Il se réveillait à peine : il n'était pas d'humeur à une séance de psychothérapie avec un griffon dans un monde imaginaire.
- Bien sûr que non, je ne veux pas le tuer.
Il fut lui-même surpris en se rendant compte que c'était la pure vérité.
Il n'était pas un tueur, déjà.
Ce qu'il voulait, c'était comprendre. Mettre les choses à plat.
Il soupira, dépité. Une petite partie de lui avait espéré que cet endroit ne soit qu'un rêve, qu'une vision provoquée par l'alcool.
Mais non, il était toujours enfermé au pays des merveilles et le lapin blanc avec peu plus de gueule avec sa tête d'aigle et son corps de lion.
Il se força à chasser Loki de ses pensées. Une inquiétude sourde et lancinante lui tiraillait l'estomac. Il la chassa d'une profonde inspiration.
- Allez ma poule, on y va. T'as un nom au fait ? Je ne t'ai même pas demandé hier. Enfin, tout à l'heure. Plus tôt. BREF, je ne comprends pas comment fonctionne le temps ici !
- Malthael.
- Kitsch. On fera avec. Bon, ben Malthael, on y va.
- Toujours le même cap, capitaine ?
- Toujours.
Il se hissa sans grâce sur le dos musclé de la créature.
Le premier vol, quelques temps plus tôt, avait été pour le moins mémorable.
Alourdi par l'armure blanche, Tony avait peiné à trouver l'équilibre, et les deux compagnons de route faillirent plusieurs fois finir encastrés dans une colline.
C'était mieux, cette fois.
Tony rabattit le heaume sur son visage pour se protéger du vent cinglant qui le fouettait de toute part, alors que sa céleste monture s'élançait vers les cieux.
Il s'accrocha fermement au cou lisse et paré de plumes claires.
Sa décision ne s'était pas fait attendre.
« Je m'en fous des règles. Je m'en fous de tuer le roi noir. Ce que je veux, c'est mettre la main sur cet abruti de sorcier, et le forcer à s'expliquer. Et m'assurer qu'il est en vie. Donc on va direction G7. Il y aura peut-être une piste. Si on ne trouve rien, on tente B7. »
Le plan lui paraissait convenable. Loki n'était sûrement pas resté sagement à sa place, mais il y aurait forcément une piste, un indice…
Et il fallait bien commencer quelque part.
- Vois-tu ce que je vois, mortel ?
- Gnn ?
Tony secoua la tête pour chasser les brumes du sommeil qui commençaient à fondre sur lui.
Les distances lui paraissaient irréelles.
Et variables, d'une seconde à l'autre.
Il avait l'impression de chevaucher depuis des heures, sans avoir pourtant réussi à s'approcher de son objectif. Ils survolaient péniblement une case blanche sable pâle garni de rochers tranchants.
Il ajusta son heaume afin d'y voir quelque chose.
Une silhouette noire se découpait en contrebas.
Une silhouette imposante. Et pourtant, ils volaient haut.
Tony siffla d'admiration.
- C'est quoi ce truc ? Un géant ? Redescend un peu, on va jeter un œil. C'est le premier truc vivant que je vois à part toi. Ça mérite un peu d'attention…
Malthael obtempéra, piquant vers le sol. Tony s'accrochait fermement, secoué par les bourrasques glaciales, aveuglé par elles.
Alors qu'ils s'approchaient à grande vitesse, Tony parvint à discerner davantage les contours de la silhouette.
Bientôt, il put la détailler parfaitement. Et l'inquiétude revint, vieille compagne.
Une montagne de muscles, bardée d'une armure plus sombre que la nuit. Des plaques d'aciers entremêlées sur des bras puissants, un masque de fer plaqué sur le visage, derrière lequel ne perçaient que deux yeux rouges. Métalliques.
Huit bons mètres de haut.
Malthael atterrit souplement face au géant, qui demeurait parfaitement immobile.
Tony mit prudemment pied à terre, admiratif.
- La vache, c'est du beau matos ! Un golem, rien que ça ? Par contre je me suis trompé : il a l'air aussi vivant qu'une table de jardin.
Un raclement sourd le fit sursauter.
Malthael feula, les plumes de la nuque hérissées.
Tony lui flatta l'encolure, pour l'apaiser.
Il soupira de dépit en comprenant.
Une immense épée venait d'apparaitre entre les bras du golem.
Deux rubis incandescent s'allumèrent derrière son masque de fer. Avec une agilité que sa taille ne laissait pas soupçonner, il leva son arme, préparant un coup d'estoc qui aurait décapité quiconque se trouvant sur son chemin.
Tony plongea à terre.
Il sentit le souffle de l'attaque titanesque passer au-dessus de sa tête.
Il se releva avec peine, maudissant le manque de maniabilité de sa propre armure.
Il changea d'avis quelques secondes plus tard, lorsque le nouveau coup porté par le géant effleura son avant-bras.
Le métal percuta le métal, dans un fracas retentissant.
La force du coup l'envoya de nouveau au sol.
Malthael se cabrait à ses côtés, menaçant le géant de ces deux serres acérées.
- C'est quoi ce truc nom de dieu ? Pourquoi j'ai pas d'épée moi ?
Comme pour répondre à sa question, une lueur éclatante brilla à la périphérie de son champ de vision.
Plantée dans un rocher, telle Excalibur sur son socle de gloire, une fine lame semblait n'attendre que lui.
Alors que le griffon divertissait leur ennemi, Tony se rua sur l'arme salvatrice, et s'en saisit sans aucunes difficultés.
Malthael se porta à son niveau, et Tony s'empressa de grimper sur son dos.
Derrière eux, le golem ajustait sa prise sur le pommeau de son arme.
- T'as pas un pouvoir magique, genre lui lancer une grenade à paillettes ou je ne sais pas ? hurla Tony, alors que le vol chaotique de sa monture le mettait difficilement hors de portée de l'adversaire. Parce qu'avec ce cure-dents, je ne vais pas aller loin !
Il agita l'épée en signe de mécontentement, curieux de voir ce qu'une arme aussi ridicule pouvait bien faire contre ce géant bardé de fonte.
Il aurait donné un bras pour récupérer un rétropulseur. Ou un canon à photons. N'importe.
Une nouvelle attaque de l'ennemi, visant Malthael cette fois, faillit les envoyer embrasser la terre.
Effleuré par la lame, Malthael tangua, hululant de douleur. Tony s'agrippa au cou du griffon comme si sa vie en dépendait – et elle en dépendait sûrement.
- Tiens bon mon pote ! Tiens bon !
L'urgence de la situation le rattrapa.
Il pouvait mourir, ici.
Il pouvait mourir. Loin de tout. De ses amis, de sa chère tour, de Steve. De New York. De ses admirateurs, de ses armures, de Jarvis.
De Loki.
Une petite décharge d'adrénaline le secoua. C'était tout ce qu'il lui fallait pour retrouver son esprit combatif.
- Tiens bon ! Allez, emmène –moi vers sa tronche ! Je vais essayer de lui planter mon cure-dents dans l'œil !
Malgré un vol erratique, le griffon parvint à s'approcher suffisamment près de la tête du golem pour agacer ce dernier.
Le géant fouettait l'air, comme pour tenter de chasser un moustique ennuyeux.
Tony s'accrocha fermement d'une main, empoignant son épée de l'autre.
Malthael piqua vers le heaume noir, et Tony se crispa en attente du choc.
La lame s'enfonça dans l'interstice du heaume comme dans du beurre. La violence de la collision créa une onde de douleur qui se répercuta jusque dans sa colonne vertébrale.
Un horrible grincement retentit, et golem, griffon et humain s'écroulèrent au sol, après une chute de plusieurs mètres de hauteur.
Lorsque Tony reprit ses esprits, il était juché sur un torse de fer, accompagné de son fidèle destrier qui lissait les plumes de ses ailes.
- La vache, c'était quoi ce truc ?
- Un pion, je suppose.
- Un pion ? La pièce la plus faible du jeu ? Ben putain, à quoi ressemble la reine alors ? Ou le roi ? Ou même juste un fou ? Et ça veut dire qu'il y en a sept autres comme ça ?
Si Malthael avait eu des épaules, il les aurait haussées.
Tony entreprit d'escalader le corps inanimé du golem, comme s'il gravissait une montagne.
Il gagna rapidement l'immense tête.
Les yeux s'étaient éteints le géant de pierre retrouvait son immobilisme forcé.
Tony arracha sa lame du heaume, et la gratifia d'un regard appréciateur.
- Utile, ce cure-dent.
- Une lame doit avoir un nom, chevalier…
- Ben, cure-dents. Justement. Allez, on y retourne. Mais cette fois, on fait gaffe…
Les doigts du sorcier caressèrent distraitement la jointure entre deux plaques d'armure.
Le métal, froid sous sa peau, paraissait d'une résistance à toute épreuve. Un frisson le parcourut : il ne parvint pas à l'identifier.
Nebula n'était pas tranquille. Elle jetait de fréquents coups d'œil dans sa direction, et, visiblement, souhaitait quitter les lieux au plus vite...
- On devrait se dépêcher, Loki. Si ce truc se réveille et prend idée de nous attaquer…
Le sorcier eut une moue amusée. il ôta, comme à regret, sa main du colosse de fer.
- Très chère, ce doux géant est notre allié. Jamais un pion n'attaquerait une pièce de sa couleur, n'est-ce pas ?
La jeune femme sourit, mais l'invita à s'éloigner tout de même.
- Un pion, certes pas. Mais un fou…
Le sous entendu était plus qu'explicite.
Nebula, sa vieille ennemie, celle-là même qui avait mis un contrat sur sa tête... La femme qui avait embauché tous les mercenaires de la galaxie pour le retrouver : voilà avec qui il s'allait désormais.
Ironie du sort, qui plaisait au Jotun. Lui-même avait cette habitude de transformer radicalement ses alliances du jour au lendemain.
"Toujours aller la ou nous porte le vent..."
Le dernier exemple en date, bien sûr, c'était Tony. A peine quelques jours après avoir essayé de le tuer en le projetant par la fenêtre de sa propre tour, ils se retrouvaient complices pour sauver l'humanité.
Que al vie est étrange...
Loki chassa le souvenir, et reporta son attention sur le colosse stoïque, simple statue inanimée.
Il dut s'arracher à sa fascination pour rejoindre Nebula, qui gravissait alors une paroi rocheuse non loin.
De l'autre côté de ces montagnes, il y avait la case du roi.
Et Thanos.
Il serait parfaitement divertissant de voir jouer ce drame familial : l'enfant qui occis le père, l'élève qui dépasse le maître. Son ancienne ennemie tuant son ancien ennemi.
Alors qu'il s'éloignait du golem, Loki eut une pensée pour Tony, quelque part perdu sur ce plateau de jeu démesuré.
Il souhaita que le milliardaire ne tombe pas face à l'un de ces gardiens. L'affrontement serait terriblement déséquilibré.
Une pointe d'inquiétude l'envahit.
Il ne serait pas là pour couvrir les arrières de ce stupide mortel, cette fois-ci.
La culpabilité, diffuse, se mêla à l'inquiétude.
Il maudit ce monde, qui le rendait trop sentimental.
Il tourna la tête à l'horizon, vers là d'où ils venaient.
Un regard en arrière.
Comme pour voir quelqu'un, une silhouette dont il savait qu'elle serait absente.
Espoir vain et silencieux.
Très vite le prochain chapitre ! Je sais que vous avez hâte de voir les retrouvailles, elles s'approchent à grands pas !
J'espère que ça vous plaît toujours !
N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires.
La bise,
Laukaz.
