Salut mes lapins.

Ça va ?

Un grand merci à ceux qui me laissent, régulièrement ou non, des reviews. C'est super motivant. ( Sans vouloir vous mettre la pression, mon rythme d'écriture est lié au rythme de vos commentaires xD C'est pour ça, je pense, que ma fic Tout pour les Fans avance deux fois plus vite, ou alors c'est l'effet Deadpool ?!)

Bref ! je vous souhaite une bonne lecture,

On se retrouve en bas !


Chapitre 23 : La fin des Mensonges.


L'imperceptible mouvement de tête de Loki inclina la lumière bleue d'un lointain néon.

L'éclat artificiel accrocha ses pupilles, fentes félines perdues au milieu d'un océan de jade.

Dans un synchronisme parfait, les deux complices se laissèrent tomber.

La chute dura moins d'une seconde et ils se retrouvèrent au sol, de part et d'autre d'un de leurs poursuivants, étrange petit homme aux compétences martiales insoupçonnées.

Tony s'écrasa lourdement en face de l'ennemi, crispé, tentant de limiter le bruit du métal de son armure qui grinçait volontiers. La surprise déforma les yeux rouges et sans vie, et l'homme s'apprêtait à porter un coup lorsque, tel un chat descendu souplement d'un arbre, Loki tomba derrière lui.

Ses mains se refermèrent autour de sa nuque, et, d'un mouvement, la brisèrent.

Le craquement retentit dans le silence végétal, feutré, brodé du murmure d'un vent impossible au cœur des branches entremêlées. Tony fronça les sourcils, un doigt sur la bouche pour contraindre le demi-dieu à plus de discrétion. L'intéressé leva les yeux au ciel.

Difficile d'assassiner plus discrètement que cela.

Tony tendit les mains pour retenir le corps qui s'effondrait, et le déposer délicatement par terre.

- Et de quatre, songea-t-il pour lui-même.

Loki lui tapota l'épaule pour attirer son attention, et pointa des doigts les arbres d'où ils s'étaient élancés.

La question était claire.

Tony acquiesça, et ils entreprirent d'escalader, encore, les troncs granuleux.

La méthode fonctionnait.

Cachés par les frondaisons, ils attendaient l'ultime instant pour se laisser choir sur leurs ennemis. Tony servait d'appât, et Loki achevait le travail, moins d'une seconde après.

La surprise et la discrétion : voilà ce pour quoi ils avaient opté.

Le moindre bruit attirerait l'attention de leurs alliés, perdus quelque part dans ce labyrinthe vivant, mais aussi celle de leurs ennemis.

Et Odin sait qu'ils n'avaient pas besoin de ça.

Pour le moment, la méthode fonctionnait et leur permettait d'élaguer un peu le nombre de leurs poursuivants.

Tony pensait à ses amis, égarés quelque part dans les recoins étranges de son propre esprit. Il espéra que tous s'en sortaient. Pour l'instant, il restait confiant.

Si l'un d'eux s'était fait attraper, il l'aurait entendu. N'est-ce pas ?

De longues minutes s'écoulèrent, lentes et pesantes. Tony, engoncé dans cet ersatz d'armure, peinait à trouver une position confortable entre deux branches.

C'était d'autant plus frustrant que dans le frêne d'en face, son complice, adossé tranquillement au tronc, semblait sur le point de s'endormir aussi confortablement que s'il avait été entre deux draps de soie.

Enfin, le bruit des pas attira leurs attentions respectives.

Loki se redressa, Tony fit jouer les muscles de ses épaules.

« Pas trop tôt. J'commençais à avoir des fourmis dans les jambes… «

Ils échangèrent un regard entendu, prêt à renouveler leur exploit. Tony grava rapidement une cinquième barre à côté des quatre autres, du bout de sa main métallique. Loki le fusilla du regard, et il n'avait pas besoin de recourir à la télépathie pour que Tony comprenne parfaitement ses pensées.

« Tenir le compte de nos victimes est d'un mauvais goût absolu, mortel. »

L'ingénieur plissa les yeux, se penchant légèrement pour tenter d'apercevoir leur pauvre proie qui s'approchait à pas feutrés.

La masse feuillue ne lui facilitait pas la chose. Il devina cependant quelques morceaux de cuir noirs typiques de l'uniforme ennemi.

Sur un signe de Loki, il se laissa lourdement tomber.

Les mains du Jotun s'enroulaient déjà autour de la gorge ennemie lorsque Tony se rendit compte de la méprise.

Wade brailla, un petit cri ridicule, mis sur le compte de la surprise.

- Stop ! cria Tony, Stop ! C'est Wade, on arête, on arête!

Loki se détacha de lui, retirant ses mains comme à regret. Il susurra, insidieux, à l'intention de Wade mais suffisamment distinctement pour que le milliardaire profite aussi de son cynisme :

- Quel dommage que mon coéquipier soit si réactif… J'aurais volontiers assumé cette petite erreur de parcours…

- Putain les gars, y'a d'autres moyens d'entamer un plan à trois! Souligna Wade, une main sous les côtes pour calmer les battements affolés de son cœur.

- La ferme, abruti ! murmura Tony, l'attirant hors du chemin. Avec tout ton bordel, c'est sûr qu'on s'est fait repérer ! Faut pas rester là ! Et puis, qu'est-ce que tu fous avec cet uniforme, aussi ?

En effet, le mercenaire avait abandonné le cuir blanc au profit du costume officiel de l'équipe d'en face. Seuls ses yeux, bleu glacé et non rouges, trahissaient sa véritable identité.

- Ben j'me fais passer pour un des leurs ! J'en ai déjà niqué sept avec cette méthode !

Ils poursuivirent la discussion à grands renforts de murmures, s'enfonçant dans le mur végétal le plus proche.

- T'es totalement nul! s'époumona Tony, autant que l'on puisse s'époumoner en chuchotant. D'ailleurs je pense que…

Le monde entier se vit à cet instant épargner une leçon de sagesse du grand Tony Stark. Une série de cris troua le silence, interrompant la discussion mouvementée du trio.

- Nebula chuchota Tony, figé, à l'affût du moindre son.

Ils entendaient distinctement, à présent, les entrechocs du métal, et quelques grognements. Un long cri aigu leur glaça le sang, laissant présager du pire.

Les trois hommes s'élancèrent en direction de ce remue-ménage, peu soucieux désormais de manquer de discrétion.

Ils traversèrent une mer de fougères ocre, courant à l'aveugle, les mains devant le visage comme seule protection contre les ronces griffues qui hachaient chaque centimètre carré de peau exposée.

Wade, qui avait pris la tête, s'arrêta subitement. Tony s'encastra dans son dos, surpris par ce brusque changement de vitesse. Il poussa le mercenaire pour se dégager un point de vue acceptable.

- Et merde.

Nebula était encerclée par quatre hommes en noir. L'un d'eux la maintenait fermement plaquée contre son torse, une lame brillante menaçant son cou mis à nu. Les trois autres resserrèrent les rangs, arme au clair, prêts à en découdre.

Quatre contre quatre… Mais un otage.

- Jetez vos armes ! Tous ! Maintenant ! Ou je lui tranche la gorge !

Nebula se contraignait au calme, mais cela lui demandait visiblement un grand effort spirituel. Des larmes de rage brillaient au coin de ses yeux métalliques.

- Ne le faites pas ! Ils me tueront dans tous les cas ! Tony, tu dois continuer ! Tu dois tuer Thanos !

Celui qui maintenait la captive appuya davantage l'acier contre sa peau, jusqu'à ce que quelques larmes de sang s'en échappent.

Tony leva immédiatement les mains en signe d'apaisement, s'avançant lentement, à découvert, vers le groupe hostile.

- Ohla, du calme. On le fait. Inutile de s'énerver. Pas de gestes brusques.

- Toi, enlève ton casque ! Enlève ton armure !

Alertés par le bruit, d'autres hommes en noir convergèrent vers le lieu du drame.

Un petit groupe ramenait le capitaine et l'araignée, eux aussi s'étant rendus en prenant la mesure de la situation.

Tony obéit, ôtant lentement les lanières qui retenaient son armure.

« Pourquoi, dès que je suis dans la merde et que POUR UNE FOIS j'ai une armure, je ne peux pas en profiter plus de vingt minutes ? C'est une loi mathématique ? Une de plus ? »

Nebula se débattait entre les bras de son agresseur.

- Non ! Ne l'écoutez pas ! Il va tous nous tuer, ma vie na vaut rien comparée à notre objectif ! Tony ! TONY !

- Du calme schtroumpfette. Tu as confiance en moi ? On va trouver une solution, et personne n'aura à mourir stupidement égorgé par une brute sans âme. Okay ? okay ?

Un mutisme résigné lui répondit. La colère se lisait dans les yeux de Nebula, alors qu'elle assistait au spectacle déprimant de ses collègues, se défaisant de leur équipement.

Une fois qu'ils ne furent plus armés que de leur courage, les hommes en noir les encadrèrent, nombreux, très nombreux, leur otage toujours sous haute surveillance. Ils n'oubliaient pas que certains parmi leurs prisonniers étaient des armes à eux seuls, plus affûtés encore qu'un sabre japonais. Steve, Spider-man et même Loki, au vu de leur formidable constitution, présentaient de sérieuses menaces.

La cohorte s'ébranla alors, gagnant un sentier plus large brodé de plants de pavot aux feuilles rouges et humides.


Rejoindre le sommet du manoir fut un véritable pèlerinage. Quand enfin ils s'étaient présentés à la salle du trône, leur escorte avait doublé de taille. Impossible d'envisager la moindre tentative de rébellion.

Thanos les attendait, assis sur un trône de fer et d'émail, engoncé dans son armure mordorée.

Ses doigts bleutés soutenaient distraitement sa tête, comme s'il s'ennuyait.

Il dévisagea la petite troupe un bref instant, avant de faire un signe aux quatre hommes qui entouraient sa fille adoptive.

- Libérez-là.

Les soldats obéirent, et Nebula se dégagea avec un mouvement d'humeur.

- Vous auriez pu y aller plus doucement, grogna-t-elle, traversant les rangs d'hommes en noir pour se diriger vers le titan. La subtilité c'est pas votre truc, hein…

- Tu as bien travaillé, ma fille, la félicita Thanos, se levant même pour l'accueillir.

Elle grimpa les quelques marches qui séparaient le trône du reste de la salle fastueuse, et accepta la main que son père lui tendait, sous les regards outrés de ses complices.

- Ça n'a pas été simple, reconnut-elle dans un sourire crispé. Heureusement, ils sont prévisibles et j'ai pu les manipuler à l'envie, depuis ta « disparition. » Mais voilà, comme j'imagine que tu le souhaitais, ils sont venus d'eux même à la rencontre de leur propre mort…

Thanos lui offrit un regard chargé de considération.

Décidément, Nebula ne le décevait jamais. Il pouvait être dans une autre dimension, elle parvenait tout de même à deviner ses envies, et à tout faire pour y répondre.

Vraiment, prendre cette jeune femme sous son aile avait été une excellente idée. Depuis le début.

- Mais quelle Salope, commenta Wade dans un éclat de rire, visiblement amusé par le retournement de situation.

Un coup de matraqua à l'arrière de la terre le fit grimacer. Si sa vulgarité choquait en temps normal, il venait néanmoins de résumer l'état d'esprit général. Il était tout de même le seul à trouver ça hilarant.

Seul Loki demeurait de marbre face à cette révélation. L'habitude des trahisons, jugea un peu amèrement Tony.

Voyant le regard de reproche que lui lançait l'ingénieur, le sorcier haussa une épaule :

- Ça t'apprendra à être chevaleresque . Si tu l'avais laissée mourir…

- Mais si je laissais mourir les gens, je serais assis sur le trône d'en face.

Tony s'agitait. Il était tout près de Loki, vraiment, et sans la montagne de soldats qui les entravaient, il lui aurait volontiers donné un coup de coude pour appuyer le propos.

- Regardez-moi les fourmis se disputer entre elle, commenta cyniquement Thanos, paré de son plus beau sourire diabolique. Il semblerait que l'histoire de ma très chère enfant vous convainquit. J'en suis ravi. Une vengeance, un destin parricide… Quelle naïveté.

Tony abandonna là le cours du monologue.

Ses yeux balayèrent la pièce, à la recherche d'un indice, d'un espoir. Le moindre petit signe susceptible de lui prouver que tout n'était pas perdu.

Alors que Thanos se lançait dans la narration de son brillant plan pour les mener jusqu'à lui, le milliardaire analysa les lieux.

Une salle haute de plafond, pleine de colonnes sculptées, de tableaux dorés à l'or fin. Le parquet noir brillait, comme ciré à l'instant.

Outre le trône, il y avait peu de meubles. Un secrétaire d'acajou, un divan, une cheminée dans une alcôve. Les larges fenêtres révélaient le paysage d'or rouge qui s'étalait dans les collines environnantes. On avait d'ici une vue magnifique et terrifiante sur l'armée de colosses, toujours parfaitement immobiles, qui emplissait un vallon tout entier.

« Au pire, je pourrais toujours me suicider et sauter par la fenêtre. Autant mourir en faisant un bisou à un colosse plutôt que de la main de ce Na'vi.»

Un détail cependant attira son attention.

Le long du trône, sur un coussin pourpre, reposait sagement une arme que Tony ne connaissait que trop bien.

Un sceptre d'or, au sommet duquel une belle pierre verte était enchâssée.

La lance Chitauri dont Loki avait été, il fut un temps, l'heureux propriétaire. Au détail près de la couleur du joyau. Intéressant.

Thanos capta le regard du milliardaire, et ramassa habilement l'arme, la laissant glisser entre ses doigts.

- Je savais que tu aimerais la revoir.

- Ce n'est pas elle, contra Loki, méprisant.

- Oh que si…

Thanos jubilait.

Il descendit, théâtralement, les quelques marches le séparant des insectes qu'il souhaitait écraser. Il s'approcha lentement de Loki, et le toisa de haut en bas.

- Lâchez-le, ordonna-t-il à ses hommes. Et lui aussi, ajouta-t-il, pointant Tony Stark du menton.

- Merci mon pote, marmonna Tony. A force d'avoir quatre de tes gars collés contre moi, je commençais à me demander si t'avais pas des idées vicieuses derrière la tête…

Mais Thanos ne semblait pas l'écouter.

Il pointa, menaçant, la lance en direction de Loki. Ce dernier demeura parfaitement stoïque.

Lorsque le joyau toucha la combinaison blanche, les yeux du Jotun s'embrasèrent d'une lueur noire.

Thanos, satisfait, prononça deux mots.

- Tue Stark.

Aussitôt, Loki combla d'un pas la distance qui le séparait de Tony. Sa poigne de fer se referma sur l'humain, ferme, infranchissable.

Tony, plaqué contre le torse blanc de son ancien allié-ancienne Némésis, sentit la peau du Jotun entrer en contact avec la sienne, les doigts blancs presser la lame d'un poignard d'ébène contre sa jugulaire.

Le mouvement avait été vif, reptilien, inévitable.

La pression était si forte que quelques gouttes de sang perlèrent.

Tony retint sa respiration, des étoiles devant les paupières, la mort au bout des lèvres.

Le moindre mot, le moindre geste serait fatal.

Il ne bougea pas d'un pouce.

- Tue-le ! répéta Thanos, et la lueur du bâton frémit à ses mots.

Chaque spectateur se figea, suspendus aux gestes du géant des glaces.

Les pupilles noires, dilatées à l'extrême, ne reflétaient plus rien, comme si l'âme avait quitté ce corps.

Personne ne le vit, mais, plaqué contre son bourreau, Tony put le ressentir.
Loki se mit à trembler. C'était infime, tout juste perceptible.

Ses doigts serraient si fort le manche de la lame qu'ils auraient pu le briser. La pression s'accentua sur la trachée de Tony et il ferma les yeux, se mordant la langue jusqu'au sang.

- Tue-le ! s'époumona Thanos, frappant le sol de sa lance, répandant une onde sismique à travers tout le palais.

La lame entailla plus encore la peau de l'ingénieur, conséquence de l'onde de choc violente qui avait secoué les lieux.

La seconde suivante, Tony était libre.

Il se sentit propulsé vers l'avant, il trébucha, tomba à terre, une main serrant sa gorge pour se rassurer sur son état physique.

Une tache vermeille s'étendit au creux de sa paume, mais rien de grave.

Dans l'instant, il se retourna, les yeux agrandis par la peur, le cerveau déjà prévenu par un instinct surnaturel.

Loki l'analysait, le disséquant du regard, la lame toujours pointée en avant.

Sans aucun signe avant-coureur, il retourna l'arme contre lui, la plantant entre ses côtes au niveau du cœur.

La stupéfaction figea l'assemblée, alors que le demi-dieu donnait un ultime coup sur l'arme, pour l'enfoncer plus profondément sous ses côtés, jusqu'à ce que seul le manche dépasse du tissu blanc, qui se teintait de pourpre à une vitesse alarmante.

L'instant s'étira, médusé, mélange d'incompréhension, de peur et de colère générale.

Lentement, Loki vacilla, tomba sur un genou, puis sur deux, et, en quelques secondes à peine, s'écroula au sol, visage contre terre.

Tony se jeta vers lui, incapable de prononcer le moindre mot, incapable de se libérer de ce cri qui grandissait dans sa gorge sans vouloir sortir.

Non. C'était impossible.

Pas lui. Pas ça.

Parmi les spectateurs, un seul n'était pas médusé par le spectacle.

Un seul avait décidé de saisir l'occasion pour mener à bien son dessein.

Nebula.

En un bond, elle était face à Thanos, et enroulait ses mains autour de la lance Chitauri.

Ce fut le signal.

Tous les héros présents, révoltés par l'horreur de l'évènement, laissèrent libre cours à leur fureur.

Steve envoya sa tête en arrière, brisant la mâchoire de l'homme derrière lui. A ses côtés, Peter et Wade l'imitaient, usant de leurs membres comme autant d'armes. Ils se débarrassèrent de leurs geôliers, se ruant tous à l'assaut des hommes en noir qui organisaient sommairement une défense autour de leur chef.

- Arrêtez-les ! hurla Thanos, toujours en proie aux attaques de Nebula, qui refusait de lâcher la lance.

Seul Tony fut incapable de bouger, au sol, son attention rivée sur le corps sans vie. Les yeux d'émeraude le fixaient toujours, même à travers le voile de la mort.

Incapable de se relever, inconscient de la scène qui prenait place dans son dos, il demeura immobile, insensible aux bruits d'armes entrechoquées et aux cris des blessés.

Derrière lui, il ne vit pas Nebula parvenir à arracher la lance des mains de son père adoptif. Il ne vit pas le regard ébahi de Thanos, qui n'avait pas considéré un seul instant que le coup viendrait de sa chose, sa servante.

Il ne vit pas Steve, épaule contre épaule avec Wade et Peter, former un barrage entre Nebula et les hommes en noirs.

Il ne vit pas le déluge de fer qui s'abattit sur ses alliés, pas plus qu'il ne vit Nebula porter le coup de grâce.

La lance se ficha exactement au défaut de l'armure mordorée, perçant les côtes du titan pour venir caresser son cœur.

Un rictus déformait son visage.

Il n'en revenait pas. C'était sa confiance en la jeune femme qu'il avait tourmenté des années durant qui le tuait.

Un sourire étrange se fixa sur sa bouche tordue. Son dernier regard fut pour une fenêtre, pour son royaume.

La vallée était vierge comme au premier jour. Seule demeurait l'herbe couchée, simple témoin de la présence toute récente d'une armée de colosses désormais disparue.


Seule Nebula le sentit. Ce n'était qu'une réverbération entre ses mains, qui naissait de l'extrémité de la lance pour venir faire trembler ses doigts.

Le joyau venait d'imploser. La pierre verte rayonna, émettant une lueur presque incandescente, illuminant toute la salle, tout le château, tout l'univers probablement. Tout devint aveugle et sourd.

A travers le déluge de lumière verte, l'image de Thanos se dissocia, fragmentées en un milliards de morceaux éphémères.

Son corps, comme atomisé, réduit à l'état de particules.

Il y eut un instant en suspens. Chacun stoppa son geste.

Ce monde, le monde créé par l'esprit de Tony, subit le même sort que le titan.

Comme une tasse éclate en tombant au sol, il se fissura, irrémédiablement.

L'apocalypse.

Tony ne vit rien de tout cela.

Un instant, il tenait la main de Loki entre les siennes, la serrant si fort que rien ni personne n'aurait pu les séparer.

L'instant d'après, le contact s'évanouit.

Le monde était noir, et froid.

Et parfaitement vide.

Il ne voyait rien, ne sentait rien, n'entendait rien.

Parfaitement seul dans le néant.


Voilà pour ce chapitre mes lapins.

J'espère que ça vous plaît, ainsi que l'idée d'une troisième partie. Désolée pour cette fin, mais comme bien souvent, je coupe ou je peux pour essayer de conserver un peu de cohérence!

Le prochain chapitre sera le dernier…

Brace yourselves !

Des bisous,

Laukaz.