Hello tout le monde ! Juste pour prévenir que ce chapitre risque de spoiler un tout petit peu ce qui n'aurait pas vu les épisodes d'origine. Ne lisez pas, si vous ne les avez pas vu ( et courrez les voir, omg, ils sont sortis en français ! ) Bref. Ne lisez pas, si vous n'avez pas vu les épisodes d'origine. Sur ce, bonne lecture


Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Marinette écoutait nerveusement le cliquetis incessant de l'horloge, tentant désespérément de calmer son cœur qui menaçait d'exploser à tout moment. La pièce était calme, baignée par une douce et légère obscurité. Quelques personnes se tenaient droitement dans la salle, mais le silence régnait. Personne ne parlait, personne ne se mêlait aux autres. Seule la respiration saccadée de Mariette troublait quelquefois le silence indolore. Elle jetait parfois des regards angoissés vers la porte devant elle, avant de retourner à ses pensées, tournant en rond au milieu de la salle fermée, comme une lionne en cage.

Lassée, elle se laissa tomber sur un fauteuil de cuir rouge, et s'assurant que personne ne puisse ni la voir ni l'entendre, elle ouvrit son sac pour en laisser sortit une petite créature rouge.

— Alors, tout s'est bien passé ? chuchota doucement Tikki, grignotant un biscuit qu'elle avait ''trouvé'' dans le sac de la styliste.

Marinette caressa doucement la tête de son amie, lui offrant un grand sourire.

— Oui ! s'enthousiasma-t-elle. Au début, j'ai bien cru que j'allais dire n'importe quoi. Mais les jurys étaient tous gentils, ils ont simplement posé des questions, et évalué mes vêtements.

— Tu vois, ce n'était pas si terrible, pouffa Tikki.

Marinette enroula une de ses mèches autour de son doigt, jetant un énième regard vers la porte.

— Et tu sais qui était une des juges ? Chloé Bourgeois. Mais je ne crois pas qu'elle m'ait reconnue. Elle a simplement fait la gueule quand elle a vu que j'étais la binôme d'Adrien.

Marinette étouffa un petit rire en repensant à la tête de Chloé. Au final, son entretien avec les jurys du concours de mode ne s'était pas trop mal passé. Elle qui avait stressé, à tel point qu'elle n'en avait plus dormi, il n'y avait – au final – pas de quoi fouetter un chat. Mais il ne fallait pas se relâcher. Le concours était loin d'être fini, et Marinette comptait bien tout donner pour que ce festival soit une réussite complète.

— Je me demande si Adrien va bien, murmura-t-elle, à mi-voix.

Alors que Tikki allait répondre, la porte s'ouvrit soudainement. Prise de court, Marinette attrapa la coccinelle qui voletait autour d'elle, avant le la fourrer au fond de son sac, malgré le cri de protestation que poussa la créature. Le rouge aux joues, un air hagard sur le visage, elle se retourna, et fixa stoïquement les quelques personnes qui entraient à leur tour dans la salle.

— Ah, je vois que vous êtes tous rassemblés. C'est parfait, murmura l'un des nouvels arrivants.

Marinette tourna la tête, et échangea des regards interloqués avec quelques personnes autour d'elle.

— La direction du concours s'est arrangée pour vous trouver des places V.I.P pour le défilé. Premier rang, derrière les jurys, et bien sûr, en face de l'estrade. Après tout, ce sont vos mannequins qui défilent, vous ne devez pas rater cela.

Marinette retint un cri de joie. Elle allait voir Adrien défiler ! Un sourire béat s'imprima sur son visage, et son cœur se mit à battre la chamade. Mais malgré tout, elle se sentait nerveuse. Peut-être qu'Adrien aussi était mal-à-l'aise, voir même apeuré de défiler avec les vêtements qu'elle lui avait fait ? Et si entre temps, il s'était trouvé quelqu'un d'autre qui lui avait fait des vêtements de meilleurs qualités.

Elle secoua la tête. Non, elle ne devait pas faiblir dans un moment comme celui-là ! Adrien comptait sur elle, elle devait être forte. Et puis, Adrien ne lui ferait jamais ça ... non ?

Pour se reprendre, elle se frappa les joues, secouant la tête, en murmurant pour elle-même :

— Reprend toi, Marinette !

Tous les regards convergèrent vers elle, et elle baissa les yeux. La honte. Son ventre se tordit, et son cœur se mit à battre rapidement. Se mordant la lèvre, elle rosit de gêne, et maugréant :

— Le ... défilé commence à quel heure ?

Nerveuse, elle croisait et décroisait ses jambes, sans arriver à se calmer. Enroulant une mèche de cheveux bleutés sur son doigt, et se mordant la lèvre inférieure, elle scrutait avec intensité le podium illuminé par des centaines de projecteurs. Poussant un grand soupir, elle se retourna pour observer les foules derrière elle. Son ventre se serra, et elle en oublia presque de respirer un instant.

— Bon sang. Il y a tellement de gens ... Je sais pas comment fait Adrien, soupira t-elle.

Soudain, les lumières s'éteignirent, et Marinette s'assit droitement, tendue et anxieuse. Elle entrouvrit son sac, laissant Tikki regarder avec elle, avant de porter sur l'estrade un regard attentif. Un présentateur arriva, mais Marinette n'avait que faire de son discours à la noix. Elle, ce qu'elle voulait, c'était voir Adrien.

Dès que le présentateur eut fini son discourt, une musique entraînante commença, et Marinette en battit peu à peu le rythme avec son pied, un sourire conquis sur le visage.

Amusée, elle observait les différents vêtements, regorgeant tous de couleurs et d'arrangements différents. Parfois, elle notait des détails qui pourrait lui servir pour le futur. Elle remplissait ses yeux le plus possible, tournant sans cesse la tête pour être sûre d'enregistrer tous les détails.

Puis soudain, il entra. Immédiatement, le regard de Marinette fut capté par lui, et elle ne le quitta pas des yeux. Le temps semblait figé autour de lui, il accaparait toute l'attention. Tous les regards étaient rivés sur lui, le souffle coupé, le cœur en ébullition.

Pas un sourire, pas un regard chaleureux. Il marchait droitement, regardant droit devant lui. Il semblait froid, mais il avait le pouvoir de réchauffer les cœurs et esprits. Ce n'était pas seulement la tenue, c'était tout. Lui, juste lui, et ses cheveux relevés en arrière, son visage neutre mais diablement attirant, sa démarche féline, la lueur qui se dégageait de ses yeux.

Et Marinette comprit, oui, elle comprit pourquoi elle était tombée amoureuse de lui.

— Est-ce que j'étais bien ? Demanda Adrien à Plagg dès qu'il regagna le vestiaire après avoir défilé dans ses deux tenues.

— Depuis le temps qu'on se connaît, c'est bien la première fois que tu me demandes comment tu as été à un défilé, Adrien. Si tu veux savoir ce qu'en a pensé Marinette, pourquoi ne pas le lui demander directement, suggéra le kwami en secouant la tête.

Adrien se gratta la tête, tandis que ses joues prenaient une petite couleur rosée. Il rigola légèrement, faisant mine de n'avoir rien entendu.

— Décidément, soupira la créature noire, je ne vous comprends pas. Vous étiez à deux doigts de vous embrasser l'autre soir. Pourquoi l'as tu repoussée ? Vous vous courrez après, sans jamais oser vous avouer vos sentiments. Et ce, depuis le collègue !

Adrien poussa un grand soupir. A vrai dire, lui même n'avait pas de réponse à la question que Plagg lui avait posé. Il était un peu perdu dans cet amas nuageux de sentiments, de désirs et d'impuissance. Il aimait Marinette, il en était sûr. Mais depuis, Ladybug était revenue, et elle semblait d'autant plus attirante. Ses sentiments étaient mis à l'épreuve, et son cœur qu'il croyait protégé par une solide armure, se fissurait, laissant apparaître maintes faiblesses.

Alors qu'il s'apprêtait à répondre, quelqu'un toqua doucement à sa porte.

— A-.. Adrien ? C'est Marinette ! Je peux entrer ?

Sa voix lui réchauffa le cœur. Mais une boule de nervosité se forma dans son ventre. Il adressa un regard prudent à Plagg, qui alla se cacher dans le sac du mannequin, sans un bruit.

— Tu peux entrer.

Marinette poussa la porte, et Adrien l'accueillit avec un sourire chaleureux. Elle prit soin de fermer la porte derrière elle, avant de prendre un petit air réjoui, et terriblement adorable.

— Tu étais p-a-r-f-a-i-t ! J'ai jamais vu quelque chose d'aussi parfait de toute ma vie, si tu savais ! Je suis toute excitée !

Adrien éclata de rire, et tapota la tête de son amie qui sautillait devant lui. Il la couvrit d'un regard aimant, son regard ne pouvait se détacher d'elle. Au début d'un moment, elle finit par remarquer son regard, et rougissant, elle bégaya légèrement :

— Pour-... quoi tu me regardes com-... me ça ? Ça me stresse !

Elle secoua la tête, ses joues rouges, tout en enroulant une de ses mèches autour de son doigt. Adrien nota avec amusement qu'elle faisait toujours cela lorsqu'elle était gênée ou anxieuse.

Il s'approcha doucement d'elle, et prit sa main, croisant ses doigts aux siens. Lui faisant un petit sourire craquant, il s'empara de son regard, la captivant, la séduisant.

Alors qu'il s'apprêtait à lui poser une question, la porte s'ouvrit violemment, le coupant – en encore une fois, pour son plus grand malheur – et ils se séparèrent rapidement, gênés.

— Adriiiiiichou ! Tu m'as tellement manqué ! hurla une voix hystérique.

Chloé Bourgeois, dans toute sa splendeur, débarqua dans la pièce, poussant sans ménagement Marinette pour étreindre Adrien. Elle le serra de toute ses forces, volant même un baiser au mannequin.

Le ventre de Marinette se tordit, et un étrange goût d'amertume remonta dans sa bouche. Elle serra le poing, et se mordit la lèvre pour s'empêcher de coller une droite à Chloé.

— Tu es toujours aussi canon, c'est fou ça ! Et sur la scène, mon dieu, tu étais renversant !

Marinette s'était retournée, dégoûtée, et elle s'était emparée d'un verre d'eau, qu'elle but lentement, comme pour essayer de se calmer. Elle se retourna, abordant un air las, et lâchant un soupir sonore. Chloé lui adressa un regard méchant, avant de se concentrer sur Adrien.

— Bon, les vêtements, c'était un peu moche, hein. J'aurais pu faire mille fois mieux. Heureusement, ton charme suffit, et j'en suis encore toute émoustillée.

— Je te remercie Chloé. Par contre, je ne te permet pas de critiquer les créations de Marinette. Elles sont parfaites ! Et tu ne sais même pas te servir d'une aiguille et d'un fil, comment voudrais tu faire mieux ?

Chloé fit une mine boudeuse, et fit semblant de n'avoir rien entendu. Se tournant vers Marinette, elle fit un sourire tordu, son regard reflétant toute la haine qu'elle portait à la créatrice.

— Ohhh Marinette, je ne t'avais pas reconnue. Et pour cause, ma pauvre fille, tes cheveux. Tu les as coupés pour ressembler à Ladybug ? Ridicule, tu es complètement ridicule.

Un long silence s'installa, pendant lequel Chloé eut un sourire hautain, et Adrien regarda longuement Marinette. Celle-ci posa brutalement son verre sur la table, qui se brisa minablement, coupant la main de la styliste, le sang se mélangeant à l'eau limpide. Furieuse, et déroutée, elle leur tourna le dos, sans même prendre la peine de leur adresser la parole. Lorsqu'elle claqua la porte derrière elle, elle se mit à courir le plus vite qu'elle le pouvait.

Chloé l'avait énervée, elle avait été trop loin. Certes, elle avait toujours critiqué Marinette, depuis qu'elles se connaissaient, mais la styliste en avait marre. Elle n'était plus cette pauvre fille qui se laissait toujours faire, comme au collège. Non, elle était bien plus forte. Beaucoup plus forte.

Et surtout, elle en avait marre de se faire humilier devant Adrien. Elle ne pouvait supporter le fait d'être rabaissée devant celui qu'aimait. Les larmes se mirent à couler sans qu'elle ne puisse vraiment les arrêter. Au croisement d'un couloir, elle s'arrêta pour les essuyer. De toute façon, personne n'essayerait de la rattraper.

Et puis, des pas, une respiration saccadée. Elle se retourna, avec un semi-espoir, d'autres larmes coulant sur ses joues.

— Marinette ! Bon sang, Marinette ! Tu cours vite, bredouilla Adrien, reprenant sa respiration.

La styliste, poing fermée, lui tourna le dos, légèrement irritée.

— Pourquoi n'es tu pas avec Chloé ? Tu devrais plutôt travailler avec elle, elle est tellement plus intéressanteque moi.

Il poussa un soupir, et se gratta nerveusement la tête. Un peu gêné, il saisit les épaules de Marinette pour la retourner vers lui. Il la regarda droit dans les yeux, et un fin sourire aimant se forma sur ses lèvres.

— Écoute, Marinette. Tu sais comment est Chloé, tu ne devrais pas l'écouter.

Il lui fit un grand sourire, et s'approcha de la jeune fille.

— Tu es très talentueuse, et je peux te l'assurer, que tes créations sont de loin les meilleurs.

Tendrement, il passa une main dans ses cheveux.

— Et pour tes cheveux, Chloé est juste jalouse parce que les tiens sont beaux et naturels. N'écoute pas ce qu'elle dit, vraiment. Tu es la fille la plus incroyable que je connaisse.

Il la couvrit d'un regard aimant, tout en lui souriant tendrement. Elle lui rendit tendrement son sourire, s'approchant de plus en plus de lui, de ses lèvres, de son corps tout entier. Hypnotisée par son regard émeraude, attirée par sa chaleur et son odeur, Marinette ne pouvait plus résister.

Elle ferma les yeux, envoûtée, tandis que les lèvres d'Adrien caressaient doucement les siennes.

Clic clic clic.

Ils se séparent à regret, et avec horreur, Marinette remarqua qu'ils étaient entourés de journalistes, qui ne s'étaient pas privés de photographier leur petit moment intime. Immédiatement, les journalistes se ruèrent sur Marinette, l'assommant de questions.

— Est-ce que vous êtes la petite amie d'Adrien ?

— Comment vous appelez-vous ?

— Depuis quand votre relation a t-elle commencé ?

— Comment vous êtes-vous rencontré ?

— Est-ce que votre relation est officiel ?

Paniquée, elle ne savait plus quoi faire, ni où se mettre. Elle tenta légèrement de s'écarter, mais les journalistes tenaient bon. Les yeux écarquillés, elle semblait se noyer dans cet amas de questions et de gens. Les mots ne semblaient pas vouloir sortir de sa bouche, elle restait désespéramment muette face à la situation.

Mais soudain, une main la tira en arrière, la libérant de l'étau des journalistes. Sans lâcher sa main, Adrien l'entraîna à sa suite, en éclatant de rire. D'abord hésitante, elle courut à son tour, éclatant elle aussi, d'un rire franc et amusé.

— Je crois qu'on les a semés, murmura Adrien, après s'être caché dans une salle vide.

Marinette reprenait péniblement son souffle, la tête en arrière.

— Bon sang, mais qu'est ce que c'était, ces gens ?

Adrien éclata de rire, amusé devant tant de naïveté.

— Des paparazzis, rigole Adrien. Et je t'annonce que tu auras probablement l'honneur de te retrouver en première page de magazine, avec comme titre « L'amante secrète d'Adrien Agreste » ou quelque chose du genre.

Marinette leva les yeux au ciel, et finit par s'asseoir contre le mur froid. Elle soupira un bon coup, et une fois remise de ses émotions, elle demande simplement :

— Comment t'es tu débarrassé de Chloé ? Cette fille est une vraie sangsue.

Il haussa les épaules, et mit les mains dans ses poches.

— Je lui ai simplement dit que j'étais attendu pour un rendez-vous galant, et que j'allais être en retard. Elle a piqué une crise, et elle est partie.

Marinette perdit son sourire, et la déception l'envahit. Elle avait eu raison, Adrien était probablement passé à autre chose. Et pour le baiser furtif d'avant, c'était probablement une erreur. Elle se mordit la lèvre, sentant les larmes qui tentait dangereusement de couler. Avec une touche d'ironie, elle s'imagina Chloé qui, elle aussi, devait être déçue. Pour une fois que Marinette et Chloé avec quelque chose en commun ...

Adrien, qui avait son sourire s'effacer, s'agenouilla vers elle, et releva son visage de ses doigts délicats. Il lui fit un irrésistible sourire, tout en susurrant :

— Plutôt restaurant chic, ou restaurant classique ?

— Q-.. Quoi ?

Elle écarquilla les yeux, surprise.

— C'est toi mon rendez-vous galant.

Le ventre noué, les mains tremblantes, elle fixait sans vraiment la regarder la carte des plats, qui semblait un peu trop grande à son goût. Au final, le couple avait opté pour un restaurant classique, où ils étaient sûrs d'être tranquille. Ils avaient filé depuis la salle où s'était déroulé le défilé, sans un arrêt dans leur appartement respectif, et Marinette se sentait affreusement négligée, pour son premier rencard avec Adrien. Pourtant, il ne semblait pas penser la même chose, tant son regard aimant était doux et tendre.

Elle rougit, cachant ses joues écarlates avec sa carte un peu trop grande. Adrien pouffa doucement de rire, et Marinette finit par rire à son tour.

— Tu es adorable quand tu rigoles, murmura-t-il soudainement. En fait non, tu es tout le temps adorable.

Elle devint cramoisi, et bredouilla une réponse vague. Il plongea son regard dans le sien, et la contempla, comme si plus rien n'existait autour d'eux, comme si le temps s'était arrêté, et que chaque seconde était un nouveau départ, un nouvel espoir.

Un raclement de gorge les tira de leur échange de regard. Gênés, ils baissèrent la tête.

— Vous avez choisi ? demanda le serveur, apparemment irrité.

Adrien jeta un coup d'œil à Marinette, et hocha la tête. Il commanda son plat, et Marinette commanda le sien.

Le repas se passa sans encombre. Le couple parlait de tout et de rien, de pluie et de beau temps. Puis parfois, il y avait de longs silences, des regards qui ne mentaient pas, des rires gênés. Ils n'avaient pas besoin de mot pour se comprendre, ils communiquaient par le regard, par les sentiments.

Marinette reposa délicatement sa fourchette, pleine de chocolat, et poussa un long soupir plaisant.

— C'était délicieux ! Tu devrais m'emmener plus souvent au restaurant, pouffa t-elle.

Il éclata de rire, finissant à son tour sa propre part de fondant au chocolat.

— Ne serait-ce pas une invitation, par hasard ? Renchérit-il.

— A toi de me le dire, sourit-elle.

Il lui offrit ce même sourire irrésistible, et se mordit la lèvre, ses joues rosissant quelques peu.

— Désires-tu revenir dîner avec moi, un de ces soirs ? Susurra-t-il.

Se prêtant au jeu, elle répondit tendrement.

— Avec plaisir.

Alors, doucement, Adrien se leva, et il s'empara des lèvres de Marinette pour un baiser maladroit, fougueux mais affectueux, auquel la styliste répondit avec amour et délicatesse.

— Tu te souviens notre première rencontre, murmura t-elle soudainement, alors qu'ils marchaient main dans la main jusqu'à l'appartement de Marinette.

— Laquelle, rigola-t-il. Le chewing-gum sur ta chaise, ou le parapluie ?

Elle lui fit un regard courroucé, et il en déduisit que le coup de chewing-gum était encore un sujet trop sensible à aborder. Pour se rattraper, il murmura rapidement :

— Bien sûr que je m'en souviens. C'était quelques jours après la découverte de mon mi-...

Il se racla la gorge, s'empêchant de continuer. Elle s'arrêta net, et le regarda fixement.

— Quoi ?

Gêné, il essaya de se rattraper comme il le pouvait.

— Quelques jours après la découverte de mon ... miroir, mon nouveau miroir !

Elle ne semblait pas bien convaincue, et il l'embrassa pour lui éviter de poser toutes questions. Comme ils arrivaient devant l'immeuble de Marinette, il lui tint galamment la porte, et l'accompagna jusque sur le perron de son appartement.

Ensuite, il la prit doucement dans ses bras, et l'embrassa tendrement. Il ne voulait pas la laisser partir, il n'en avait pas envie. Baisers après baisers, le départ se rapprochait, et le cœur d'Adrien se serrait.

Marinette se mordit la lèvre, et doucement, elle murmura :

— Je t'invite pour un dernier verre ?

Sans se faire prier, il hocha la tête, et la suivit à l'intérieur. Une fois la porte refermé derrière eux, il fondit sur ses lèvres, cette fois-ci pour un baiser plus passionné, plus impétueux. Ils bougeait avidement leurs lèvres les unes contre les autres, caressant doucement la langue de l'autre, goûtant cette nouvelle saveur, ce nouveau désir.

Une main dans les cheveux, un autre sous le t-shirt, des baisers qui se perdaient dans le cou, et ce désir, cet immanquable et cruel désir. Ils s'aimaient, sans se l'avouer vraiment. Seuls l'intensité de leurs regards, et la chaleur de leurs corps pouvaient en témoigner. Les mots ne suffisaient pas, les mots ne servaient à rien. Car aimer, c'était avant tout savoir dire je t'aime sans parler.


Alors, ça vous a plu ? J'ai enfin décidé de laisser nos deux tourteaux ensemble, après 5 chapitres à se tourner autour. xD Encore une fois, une chapitre très mou, sans vraiment d'action, plutôt beaucoup de romance et de l'avancement dans la relation Adrienette ! Désolée ;3;

Promis, prochain chapitre, vous aurez du fight, pleins de fight !

Sur ce, je vous laisse, j'ai des épisodes à rerereregarder pour la centième fois Dont la scène du parapluie, qui m'a littéralement fait pleurer ;3; ( j'ai d'ailleurs écouter uniquement l'ost de cette scène pour ce chapitre, comme quoi ... ) Merci d'être encore là, en espérant que ce chapitre vous a plu