Bip. Bip. Bip. Bip. Bip.

Est-ce qu'elle va bientôt se réveiller ? Murmura une voix que la blessée reconnaissait.

Un soupir résonna dans la pièce, meurtrissant les oreilles déjà sensible de la brune.

Patience, Adrien, lui répondit une voix âgée et apparemment sage. Il faut qu'elle se repose

...

Bip. Bip. Bip. Bip. Bip.

Marinette avait mal, terriblement mal. Elle n'osait pas bouger, de peur de s'infliger d'autres blessures. Elle voulait se rendormir, se blottir à nouveau dans la moiteur et douceur que lui procurait l'inconscience.

Elle sentit une présence proche d'elle, protectrice, et elle tenta de lever la main pour la toucher. Mais son corps refusait de coopérer, ni de bouger d'un poil.

Elle se concentra sur sa respiration, inspirant, expirant, encore et toujours, dans un silence mortuaire.

Elle essaya d'ouvrir doucement les yeux, mais une lumière éclatante l'aveugla.

— Marinette ? Demanda une voix.

Une bruit de chaise se fracassant au sol se fit entendre, et Marinette referma les yeux, éblouie.

— Elle a ouvert les yeux ! Marinette a ouvert les yeux !

La porte de la chambre s'ouvrit, et d'autres personnes semblèrent entourer le lit. Marinette ouvrit à nouveau les yeux, et distinguât une silhouette noir qui se découpait parmi la lumière éblouissante. Peu à peu, elle reconnut des corps, et des membres, et enfin : des visages.

Pleins de visages heureux l'entouraient, qu'elle reconnaissait tous plus ou moins. Alya, Nino, ces parents, quelques infirmières et surtout, Adrien.

Elle leur fit un léger sourire, avant de baisser les yeux, et de regarder son corps couvert de bandage. Inquiète, et ne se souvenant pas du pourquoi ni du comment, elle leva un regard intrigué vers tous ceux qui la regardait.

— Où ... suis-je ? Finit-elle par demander, la voix tremblante.

Un long silence s'installa, où seules les battements de cœur de Marinette brisaient le silence oppressant. Elle les regarda tour à tour, cherchant une réponse parmi leurs visages torturées.

Puis soudain, un écho fulgurant ressurgit dans son esprit. Et elle se souvint de tout.

La visite de Gabriel. La découverte de sa double identité. Puis le chantage vicieux pour avoir Adrien. La transformation de Chat Noir. Chat Blanc ...

Elle releva lentement la tête, les yeux révulsés par la peur, et les plongea dans ceux, inquiets, d'Adrien.

— Marinette ...

Il s'approcha doucement d'elle, et posa doucement les mains sur ses épaules.

— Tout est rentré dans l'ordre, tout va bie-...

— Ne ... Ne me touche pas ! L'interrompit-elle.

Elle dégagea violemment ses bras de son étreinte, lui adressant un regard effrayé. Meurtri, il retira sa main, et recula légèrement, laissant un espace entre lui et le lit.

Soudainement, son corps de Marinette se mit à trembler et elle prit sa tête entre ses mains, les yeux écarquillés, la bouche grande ouverte sur un cri qui ne sortait pas. Des larmes silencieuses coulèrent le long de ses joues, tandis que son corps se convulsait de plus en plus violemment.

Paniqué, aucunes des personnes présentes ne savait réellement quoi faire. Ils s'échangèrent des regards paniqués, mais Adrien eut la présence d'esprit d'appeler un médecin. Il arriva rapidement, et jeta tout le monde dehors, excepté le blondinet.

— Tenez la, le temps que je la pique, dit le médecin.

— Que vous la ... Quoi ? Demanda-t-il, effrayé.

Le médecin approcha la seringue de Marinette, et Adrien la tint à regret, se mordant la lèvre de la souffrir à ce point.

— Elle fait une crise de panique. Je vais lui injecter un tranquillisant.

Il piqua la cuisse de Marinette, et tout d'un coup, elle tomba inerte, sombrant à nouveau dans un sommeil sinistre, sous le regard triste du mannequin.

— — —

Adrien fixait le ciel, sans vraiment le regarder. Il réfléchissait à toute vitesse, sans vraiment pouvoir penser à autre chose qu'à celle qui hantait son esprit.

Marinette.

La petite brune était partout. Dans son esprit, dans son corps, dans son cœur.

Il prit la tête entre ses mains, d'un air torturé, et fixa le sol du toit de l'hôpital, sur lequel il était venu s'isoler. Son cœur battait furieusement dans sa poitrine, menaçant à chaque battement de faire exploser son corps.

Il revoyait son sourire, sa joie de vivre. Il la voyait danser, s'amuser, rire à gorge déployée. Il aimait contempler les étoiles dans ses yeux quand elle le regardait, ou bien le soulèvement discret de ses lèvres fines quand il prononçait son nom.

Puis des flashs sanglants lui revenaient. Des cris, des larmes et du sang. Beaucoup de sang.

La respiration d'Adrien s'accéléra, et les yeux écarquillés, le ventre noué, il revivait toute cette scène encore et encore.

Il se mordit l'intérieur des joues, pour s'empêcher de hurler.

— Tu as essayé de la tuer, lui murmura le vent.

Son ventre se tordit sous les remords, et il secoua la tête.

— Tu te trompes ...

Sa voix tremblait, menaçait de se briser à tout instant. Tout son corps et son esprit menaçait de se briser, à leur tour. Adrien n'en pouvait plus de tous ces tracas, de tous ces questions sans réponse. Il se releva, les yeux livides.

Marinette, je suis désolée.

— Elle a failli mourir, répéta cette fois-ci une voix que le mannequin connaissait bien.

Serrant les poings, il se retourna violemment, et s'avança jusqu'au muret délimitant le toit, fixant le visage amusé et fier de son père.

— Ta gueule ! Tu vas me rendre fou !

Il ferma les yeux pour essayer de contenir sa colère. Il fulminait, à tel point qu'il tremblait de tout son corps, comme une bombe à retardement, prête à exploser face à la noirceur de ce monde.

Lorsqu'il ouvrit les yeux, son père n'était plus devant lui. Il avait disparut, comme si il n'avait jamais été là. Adrien devenait fou.

Devant lui s'ouvrait le vide, un vide qui l'appelait désespérément, lui tendant la main, prétextant que de s'offrir à la mort serait le seul moyen de trouver réponse à ses questions.

Il ne voyait qu'une solution.

Adrien ne voulait pas réfléchir, il ferma un instant les yeux, écoutant les battements incessants et dérangeants de son cœur. Ce son l'horripilait, il lui donnait mal à la tête. Il voulait que ce bruit cesse, qu'il arrête de le hanter, d'empoisonner son corps.

Boum boum. Boum boum. Boum boum.

— Plus qu'un pas, Adrien, l'encourageait la voix de Gabriel.

Boum boum. Boum boum. Boum boum.

Le mannequin rouvrit ses yeux, et écarta les bras, tendant un premier pied en avant, vers le néant qui s'offrait à lui. Il resta un demi-instant en équilibre sur le muret du toit, fixant une derrière fois le soleil qui brillait.

— Père ... Je suis tellement désolé ... Laissez moi vous rejoindre ...

Boum boum. Boum boum. Boum boum.

Il s'apprêtait à basculer en avant, quand soudain, il sentit une puissante force le tirait en arrière. Très vite, il retomba sur le sol, et il regarda autour de lui, déboussolé.

Nino.

Son meilleur ami avait l'air énervé. Pire encore, il avait un air terrifiant sur le visage. Il était tout rouge, et il tremblait.

Il y eut un petit silence, que Nino rompit, assénant une gifle cinglante sur la joue d'Adrien.

— Putain ! Il te passe quoi par la tête ?! Pourquoi tu voulais te suicider ?

Le blond évita le regard de son ami, se tenant la joue et se murant derrière le silence. Nino, énervé et vexé, empoigna le col de la chemise du mannequin, le secouant vigoureusement et plantant son regard dans le sien.

— Merde quoi ! Pourquoi tu ... ? Tu as une vie parfaite, une copine parfaite, il te faut quoi de plus pour que tu sois heureux ? Réponds moi, Adrien !

Le regard morne, celui-ci ne fit pas le moindre effort pour résister à Nino. Lorsqu'il le lâcha, il glissa piteusement jusqu'au sol, fixant un point vide, comme s'il allait y trouver du réconfort.

— J'ai failli la tuer, Nino ...

Puis, il tourna son regard dément, pour le planter dans celui, maintenant terrifié de Nino, avant de continuer, d'un ton neutre et sans sentiment.

— J'ai tué mon père.

Nino sursauta, et lâcha la main d'Adrien. Faisant tout pour ne pas paraître effrayé, il entoura les épaules de son meilleur ami, essayant de le réconforter du mieux qu'il le pouvait.

L'ébène ne savait pas vraiment ce qu'il s'était passé, et il n'avait pas non plus envie de le savoir. Vu les crises d'angoisses de Marinette, et la tentative de suicide d'Adrien, cela devait probablement être horrible. Et Nino ne voulait pas se retrouver mêler à toute cette mascarade. Il voulait se préserver, lui et son couple.

Cependant, il restait le meilleur ami d'Adrien, et malgré les choses sans fondement qu'il murmurait, jamais, au grand jamais, il ne le laisserait tomber.

— Je ne sais pas ce qu'il s'est passé avec Marinette, mais ça ne me regarde pas.

Nino secoua la tête, cherchant ses mots au fond de lui.

— Mais je te ne laisserai pas gâcher ta vie comme ça ! S'il faut que je te suive partout pendant des mois, je le ferais. Mais je te jure, Adrien, que jamais je ne te laisserai mourir. Tu ne mérites pas ça.

Adrien releva les yeux. Pour la première fois depuis le réveil de Marinette, quelque chose de nouveau y brilla.

De l'espoir.

— — —

La porte s'ouvrit doucement, et une silhouette fine entra dans la pièce, marchant à pas discret jusqu'au lit au milieu de la pièce.

Marinette avait senti la présence, elle l'avait entendue arriver. Mais elle n'avait pas envie de se prendre la tête ou de faire semblant. Elle ne tourna pas la tête pour regarder Alya, incapable de détacher son regard de Tour Eiffel qu'elle voyait à travers la vitre de sa chambre.

Alya soupira, et elle prit doucement la main de sa meilleure amie dans la sienne. Celle-ci eut un petit sursaut, mais ne dit rien, se contentant de tourner la tête, et de baisser le regard sur leurs mains enlacées.

— Comment as-tu pu te mettre dans un état pareil ? Commença la maghrébine, hésitante.

Elle fit un petit sourire, avant de reprendre, sa voix teintée d'humour.

— En plus, ça n'arrive qu'à toi ...

Marinette sourit à son tour, le cœur plus léger. Parler avec Alya lui faisait du bien, elle pouvait oublier, l'espace d'un instant, ce qu'elle avait subi, et les décisions qu'elle prendrait dans un avenir proche.

L'asiatique releva son regard et le planta dans celui de sa meilleure amie, à son tour amusée.

— Je suis contente que tu t'en sois sortie ... finit par murmurer Alya, la voix remplie d'émotions.

Elle prit la noiraude dans ses bras, et la serra lui plus fort qu'elle le pouvait. Un peu hésitante au début, Marinette finit par serrer son amie tout contre elle.

— Alya, tu m'écrases, rigola Marinette.

— Oh pardon, tu es assez blessée comme ça, je pense.

La journaliste se releva, et soudainement son visage s'éclaira. Elle fit un grand sourire à Marinette, pleins de sous-entendus.

— Marinette, tu es une petite chipie ! J'ai découvert ton secret !

La blessée blêmit, et baissa le regard. Est-ce qu'Alya avait découvert qu'elle était Ladybug ? Elle avait toujours fait attention, essayant de préserver son secret au maximum. Ou peut-être était-ce Chat Noir – non, Adrien – qui lui avait dit ?

Elle secoua la tête. Maintenant que sa meilleure amie semblait au courant, elle n'avait plus besoin de se cacher.

Marinette se gratta les cheveux, en murmurant doucement :

— Je suis désolée. Mais ... Ce n'est pas facile à assumer ! Surtout te connaissant !

Elles éclatèrent de rire, et pendant ce temps, Alya s'assit sur le lit, les yeux remplis d'étoiles.

La porte de la chambre d'hôpital s'ouvrit, laissant passer Nino, et un Adrien un peu sur la défensive. Sans même les avoir vu entrer, les deux filles dirent simultanément :

— J'aurai dû te dire plus tôt que je suis ... commença Marinette

— Qui aurait crû que tu sois ... demanda Alya.

— Ladybug ! — Enceinte !

Il eut un petit instant de silence, où les deux meilleures amies se regardèrent dans les yeux, profondément choquées. Puis Alya brisa le silence en éclatant de rire.

— Marinette ! Tu es Ladybug, je n'en reviens pas !

Celle-ci secoua la tête, fixant son ventre avec horreur.

— C'est impossible ... Je ... ne peux pas être enceinte !

Elle releva la tête et son regard croisa celui d'Adrien. Son ventre se tordit, et elle détourna immédiatement le regard.

— Attends, tu ne le savais pas ? Demanda Nino, tout autant étonné que Marinette.

Elle secoua la tête, tremblante. Elle sentit les larmes lui monter, et elle ne les retint pas. Aucune des trois autres personnes dans la pièce ne savait vraiment comment réagir, et au bout de quelques secondes, Nino fait un signe de tête à Adrien.

Celui-ci sursauta, et s'approcha tout doucement du lit de Marinette.

Alya et Nino décidèrent de les laisser tranquille. Les deux héros avaient grand besoin de discuter.

— — —

Adrien s'assit sur le bord du lit, et regarda quelques secondes sa bien-aimée pleurer, ces sanglots déchirant le silence.

— Marinette ... commença-t-il.

Elle resta silencieuse, seules ses larmes tombant sur le lit répondant à Adrien.

— Je suis désolé ...

— Ça ne sert à rien de t'excuser, le mal a été fait maintenant, murmura-t-elle un peu sèchement.

Elle se rendit compte qu'elle avait parlé trop abruptement, et elle murmura des futiles excuses.

— Je sais que tu n'étais pas conscient de ce que tu faisais, que tu étais contrôlé ... commença-t-elle. Je peux bien te pardonner tout ce que m'as fait, tout ce que tu m'as dit, parce que je t'aime.

Elle laissa un petit temps pour chercher ses mots.

— Mais je ne peux pas oublier, je ne peux pas effacer ces blessures qui sont gravées à jamais sur mon corps.

Il hocha la tête avec gravité, et baissa les yeux.

— Bien sûr, murmura-t-il.

Il comprenait, et il n'était même pas étonné. Il ne pouvait décemment pas demander à Marinette d'oublier ce qu'il lui avait fait subir. Au contraire, il voulait plutôt qu'elle s'en rappelle, et qu'il puisse culpabiliser toute sa vie en voyant son corps meurtrie.

— Pour le bébé, tremblota-t-elle. Je, je me ferais avorter si tu n'en veux pas. Avec ta carrière de mannequin, un bébé, ce n'est peut-être pas la meilleur chose ... Et puis, je ne veux pas un enfant sans père !

Il sursauta, et son visage vira à la colère.

— Qui a dit que je ne voulais pas avoir ce bébé ? C'est la chose que je désire le plus au monde !

Une famille.

— Vraiment ?

Elle sourit doucement, et bien qu'un peu intimidée, elle murmura doucement :

— Et si on recommençait tout depuis le début ?

— Tout ? Comment ça, tout ?

— Oui. On se rencontre, on tombe follement amoureux, et soudain, un bébé vient s'ajouter à notre couple bien heureux. On forme une famille. On s'aime.

Il réfléchit un instant, emballé par l'idée.

— Il n'y aura plus de Ladybug et Chat Noir, juste Marinette et Adrien, ajouta-t-elle, avec un petit sourire.

— D'accord, fit-il.

Il se leva, quitta la pièce, et après une petite minutes, il toqua à la porte.

— Entrez.

Il entra, et s'avança vers Marinette, tendant la main.

— Enchanté, je m'appelle Adrien Agreste, je suis mannequin.

— Oh quelle coïncidence, je suis styliste ! Marinette Dupain-Cheng, enchantée !

Elle lui serra la main, et il lui fit un sourire amusé.

Un sourire qui lui fit battre le cœur.

— — —

Le matin se levait sur un Paris nuageux. Ce matin, le soleil ne semblait pas décider à montrer le bout de son nez. Marinette se réveillait peu à peu. Voilà deux semaines qu'elle restait à l'hôpital, et elle espérait fortement qu'elle puisse en sortir d'ici quelques jours.

Ses blessures guérissaient bien, et le bébé grandissait tranquillement. La jeune chinoise ne se sentait pas encore tout à fait à l'aise avec Adrien, et il lui arrivait parfois de faire à nouveau des crises d'angoisses. Et puis, lorsque la nuit tombait, elle faisait parfois des cauchemars, se réveillant en sueur, hurlant à la mort.

Adrien accourait toujours. Et même si elle ressentait encore parfois la peur en sa présence, il était tout de même le meilleur pour la consoler, et la rassurer après un cauchemar.

Elle poussa un long soupir, et caressa son ventre du dos de la main, qui commençait gentiment à prendre. Comment n'avait-elle pas pu s'en rendre compte plus tôt ? C'était pourtant évident. Les nausées matinales, les faiblesses, et bien sûr, le ventre qui grossissait à vue d'œil. Loin d'être alarmée, Marinette avant tout d'abord pensé à faire un régime.

L'infirmière du matin entra doucement, et elle salua doucement. Se retournant pour lui faire face, Marinette eut un hoquet de stupeur.

— Mais ... Vous ... Vous êtes Mousseline !

L'infirmière sursauta, et regarda autour d'elle comme si une autre personne avait parlé. Elle s'approcha doucement du lit de Marinette pour lui tendre son plateau et ses médicaments sans rien dire. Effrayée, l'asiatique se demandait pourquoi cette femme n'était pas morte. Elle avait brûler sous ses yeux !

— Comment cela se fait que vous ... Enfin, vous savez ...

Elle poussa un long soupir, et hocha la tête avec gravité.

— Et bien, commença l'infirmière. Promettez-moi de ne pas rire de moi !

Marinette hocha à son tour la tête, lui adressant un petit sourire rassurant. Elle se mit en tailleur dans son lit, plantant ses iris bleutés dans ceux, sombres, de « Mousseline ».

— Cela fait un petit moment que je travaille dans cet hôpital. Malheureusement, ma sœur est tombée gravement malade il y a quelques temps, et j'avais demandé à a faire admettre à l'hôpital, pour qu'elle puisse se faire soigner. Mais ils m'avaient rendu une réponse négative, le même jour où j'avais été humilié au concours de mode par Chloé Bourgeois.

Elle avait dit ce nom avec hargne, et Marinette eut un léger sourire en pensant à son ennemie jurée.

— J'étais furieuse, à tel point que je suis devenue Mousseline. La Papillon m'avait promis qu'il m'obtiendrait une place pour ma sœur, mais pourtant ... Quand je me suis réveillée, après avoir été purifiée par Ladybug, ma sœur n'était plus là. Je suis retournée sur les lieux du combat, j'y ai trouvé des cendres, et un petit bijou que j'avais offert à ma sœur ...

Horrifiée, Marinette écarquilla les yeux et mit les mains devant sa bouche. Elle sentit les larmes monter, mais elle les retint. L'infirmière, quand à elle, sanglotait en silence. Doucement, Marinette lui prit les mains, pour la consoler.

— Je suis désolée pour tout ce qui s'est passé. Le Papillon s'est servi de toi et de ta sœur ... Il savait ce qu'il se passerait ensuite, il a absolument tout manigancé ... Il s'est servi de tout le monde pour son petit plan machiavélique !

L'infirmière lança un petit regard à Marinette, avant de s'essuyer les yeux et de s'excuser. La blessée la retint par la main, tout en lui murmurant gentiment.

— Ne vous en faites pas ... Le Papillon a payé pour toutes les souffrances qu'il a fait subir. Soyez en paix, désormais.

— — —

Elle courrait, courrait, jusqu'à en perdre haleine. Elle riait, riait, à gorge déployée. Tournoyant sur elle-même, sa robe voletant au vent, elle lui fit un sourire complice.

Les beaux joues étaient revenus, leurs complicités étaient revenues. Ils s'aimaient, comme avant. Mais ce n'était pas comme avant. C'était plus intense, plus cupide. Plus ... bestial.

Un amour qui les consumait tout deux, qui les embrasait et les pousser à dépasser leurs limites.

Adrien courut à son tour, et rejoignit Marinette qui l'attendait en haut de la colline, sous un cerisier en fleur. Son ventre, désormais bien marqué, se voyait sous le fin tissu blanc de sa robe, et Adrien sentit son cœur se consumer dans sa poitrine.

Il était fou, fou amoureux d'elle. Et puis, cette petite fille qui naîtrait dans quelques mois, il l'aimait déjà tellement.

Adrien avait tant d'amour à revendre, pour essayer de se faire pardonner toute la haine qu'il avait donné.

Lorsque Marinette se retourna, pour descendre de l'autre côté de la colline, vers une jolie prairie en fleur, bordé d'un lac translucide, l'ex mannequin remarqua ses petites et longues cicatrices rosées, et il se sentit son ventre se contracter.

Il secoua la tête, et la laissa prendre de l'avance. Hésitant, il fit un pas en avant. Soudain, il sentit une pression dans son dos qui le propulsa en avant. Il dévala la colline, rejoignant Marinette qui lui souriait, sans savoir ce qu'il l'avait poussé.

— Va, Adrien, lui souffla une voix qu'il connaissait, comme un courant d'air. Ne laisse pas la tristesse du passé ou la crainte du futur te voler le bonheur du présent.

Il sourit, et un doux courant d'air passa sur son visage. Il prit la main de Marinette, et la serra contre son cœur.

Je t'aime, murmura-t-il.


Et voilà, c'est fini. Mascarade, c'est une aventure en 10 chapitres, en 35 milles mots, et en des milliers de page Word. Trop de sentiments, je me sens vide, maintenant que c'est fini ... Promis, je reviens bientôt, et j'ai pleins d'idées 8DD Je suis désolée si la fin parait brutal, j'avais juste pas d'idée pour finir en '' beauté ''

J'espère que ça vous aura plu, et que vous avez pris du plaisir sur ma fiction. Bientôt, je vais faire une correction de chaque chapitre, et quelques modifications. N'hésitez pas à repassez par là.

Voilà ... Je sais pas trop quoi dire... Je suis trop triste ;_; Je vous aime !