Auteur : Kiumi

Disclaimer : Tous les personnages présents sont à Masashi Kishimoto (Un mangaka de génie *0*) sauf ceux certains que je soulignerai lors de leurs premières apparitions.

Rating :T

Résumé : Sasuke prend l'identité d'un autre pour infiltrer la vie de Naruto et voler ainsi son très cher Kyuubi au compte de l'Akatsuki. Mais les choses ne se passent pas comme prévu et Sasuke voit plus que son plan tomber à l'eau.

Note : Désolé pour le retard! Mais les études et...la flemme. Oui d'accord c'est vrai que lorsque l'inspiration prend ses valises et s'en va c'est pas vraiment facile d'écrire...Mais bon voici le chapitre V et espère que cela vous plaira!

Chapitre V :

Le triste destin des bâtards

Shikamaru avait prit, très tôt ce matin, la route vers Kusa, un petit village situé au nord-ouest de Konoha. D'après ce qu'il avait pu recueillir comme information, Danzô Shimura possédait une quinzaine d'hôtels à travers le pays, une dizaine de restaurants, deux écoles primaires et un orphelinat. Il demanda à quelques policiers de l'ANBU de chercher l'emplacement de chacune des propriétés de Danzô, de faire la liste du personnel et des clients si possible. Il reçut assez vite les résultats et décida de commencer par le plus simple : L'orphelinat. Malheureusement, elle était éloignée de la grande ville donc il du se lever tôt ce matin pour s'y rendre. Tout en s'y rendant, il lisait ce qu'il savait sur cet orphelinat. Elle avait été créée il y a dix ans et n'y abritait qu'une trentaine d'orphelins. Ces derniers n'étaient pas choisit au hasard. Étrange. Alors pour accueillir des orphelins il fallait aussi avoir des exigences ? C'était vraiment bizarre d'autant plus que cet orphelinat était situé dans un village pratiquement abandonné qui servait surtout de cachette aux terroristes venus d'Iwa. Après trois heures de marche depuis la route principale jusqu'au village, Shikamaru arriva enfin à destination. Le village ressemblait plus à un cimetière qu'à un village. La pauvreté y régnait en maître et se reflétait partout : sur les maisons délabrées couvertes de moisissures et d'ordures, sur des chiens amaigris qui se battaient pour un morceau de poulet rongé par des vermisseaux, sur des hommes et des femmes, maigres et sales, qui ne tenaient plus sur leurs jambes, allongés de ci de là, agonisant et maudissant tous les dieux qu'ils connaissaient de les laisser à leurs tristes sorts. Il n'y avait aucuns enfants. Alors la rumeur était vraie. Celle qui affirmait que les villageois de Kusa vendaient leurs enfants contre une somme dérisoire pour s'acheter de quoi manger. Shikamaru traversa le village d'un pas rapide pour vite fuir ce lieu qui puait la misère et la mort.

Il marcha longuement, tournant dans le village et se risquant à aller dans la forêt mais rien. Aucune trace d'orphelinat. Shikamaru fronça les sourcils. Qu'est ce que c'était que ce bazar encore ? Pourtant dans les informations qu'il avait eues il y a bien existence de cet orphelinat. A moins que ses renseignements ne soit tous erronés ou que l'administration ai oublié de stipuler que l'orphelinat n'existait plus à moins qu'elle n'ait jamais existé. Shikamaru soupira. Et merde ! Il allait faire quoi maintenant ? Il s'assit sous l'ombre d'un arbre, plia ses jambes et ses bras, colla les doigts de sa main droite contre ses jumeaux de la main gauche. Sa position faisait penser aux moines bouddhistes, comme s'il s'apprêtait à invoquer un démon très puissant. Non en faite c'était sa position fétiche pour réfléchir sur les situations des plus compliquées. Il ferma les yeux et se concentra en évaluant la situation et sur ce qu'il en découle mais il ouvrit rapidement les yeux en entendant le bruit d'une branche se casser sous les pieds d'une personne. Cette personne était à quelques pas de lui et le scrutait. Il vit tout d'abord ses pieds sales et rongés par les tiques depuis les ongles jusqu'à la chair qui avait prit une couleur verte-violacée. Face à l'horreur, il releva vite les yeux et nota le yukata noir et gris, déchirés et rongé par les rats puis le visage ridé mais ferme qui le faisait face, des lèvres minces et couvertes de blessures, des yeux encerclés de cernes et de rides avec des cheveux blancs attachés haut en chignon traditionnel. Shikamaru se leva et regarda la vieille femme avec une pointe de dégout dans la gorge mais il n'y laissa rien paraître.

-Excusez-moi de vous déranger mais je vous ai vu tourner plusieurs fois dans le village. Vous cherchez quelqu'un ? Parla la vieille dame à la voix rouillée et calleuse.

-Non. En faite je cherche plutôt un établissement mais je ne l'ai trouvé nulle part.

-Un établissement ? Quoi une école ? Il n'y en a jamais eu et il n'y en aura jamais vous pouvez me croire, répondit la dame en ricanant comme une sorcière.

-Je cherche un orphelinat, l'orphelinat Kannabi, dit Shikamaru qui à cet instant voulait retrouver son lit douillet à Konoha. Face à la réponse du garçon, la vieille femme fut comme pétrifiée, son sourire disparut petit à petit et elle devint comme terrorisée comme si elle revoyait un film d'horreur passer sous ses yeux. Shikamaru nota ce changement et su qu'il n'allait peut être pas retourné bredouille à Konoha.

-Il n'y a jamais eu d'orphelinat ici ! S'écria la vieille dame hystérique. Maintenant dégagez d'ici, vous n'avez plus rien à faire ici ! Shikamaru pouvait déjà rayer l'hypothèse numéro 3 de sa liste.

-Je suis un membre de l'ANBU et j'enquête sur Danzô Shimura. Vu votre réaction vous devez savoir pas mal de chose sur lui ou au moins sur l'orphelinat. Répondit calmement Shikamaru.

-Je ne sais rien ! Il ne s'est rien passé ici ! Il n'y a jamais eu d'orphelinat ici ! S'écria la dame en s'arrachant les cheveux et des larmes coulèrent de ses yeux, elle se traina de ci de là en répétant ces phrases puis s'assit au sol et posa sa tête sur ses genoux continuant à sangloter.

-Il n'y a jamais eu d'orphelinat ici…Il n'y en a plus…Parti…Parti…Tout détruit…Plus d'orphelinat…Plus…Dit la femme entre deux sanglots, se balançant de gauche à droite, les bras autour de ses genoux, se cachant le visage dans son yukata en lambeaux et en se recroquevillant sur elle-même, voulant se protéger de quelques attaques que se soit.

-Il n'y en a plus ? Donc il y en avait bien une ici n'est ce pas ? Détruite ? Comme a-t-elle été détruite et pourquoi ? Répondez moi madame, je ne vous ferais aucun mal mais répondez-moi s'il vous plait, supplia Shikamaru en s'approchant de la dame mais pas trop, chassé par la mauvaise odeur de celle-ci. Elle releva doucement la tête, apeurée, ses yeux rougit et gonflés, elle renifla bruyamment puis essuya son rhume sur son yukata. Elle regarda le jeune homme pendant un long moment tout en hoquetant puis fit mine à Shikamaru d'approcher.

L'orphelinat Kannabi….

Kusa était un petit village beau, prospère et florissant. Les villageois étaient heureux et épanouies. Chacun respirait la joie de vivre. Tout était parfait. Non. Ce serait dire que les chats aboyaient et les chiens hennissaient tandis que les chevaux miaulaient ce qui était totalement faux. Kusa était loin, vraiment très loin d'être un village beau, prospère et florissant. Les villageois n'étaient pas heureux et épanouies bien au contraire, ils respiraient tous la mort. Non, Kusa n'était pas un lieu de rêve mais de cauchemar. Le soleil ne brillait jamais sur les villageois, il les brûlait, il les brûlait tellement que leurs peaux étaient desséchées et pendaient, les champs ne poussaient plus, l'eau disparaissait, toute vie animale et végétale dépérissait. Véritablement Kusa n'était pas un lieu sain. Au milieu de cette misère, situé à la frontière entre Kusa et Iwa se trouvait un orphelinat, le seul établissement du village. Mais tous comme le village, il n'était pas en bon état. L'orphelinat Kannabi. Il n'était pas aussi délabré que les maisons du village mais il n'était pas aussi une merveille. C'était une grande bâtisse qui avait besoin d'une bonne couche de peinture et disparaissait pratiquement sous l'herbe bien trop haute. Cette bâtisse était l'une des propriétés de Danzô Shimura, un grand homme d'affaire. Son idée de construire un orphelinat à Kusa enchanta beaucoup de personnes que ce soit à l'intérieur comme à l'extérieur du village ainsi son idée fut vivement acceptée de tous et personne ne voulut compromettre ce plan judicieux pour développer ne serait-ce qu'un peu ce village. Qui voudrait réellement perdre son temps à relever un village mort depuis des décennies ? Danzô Shimura enfin, c'est ce que tout le monde pensait. Personne ne s'était réellement demandé comment fonctionnait cet orphelinat, ni si les conditions étaient favorables à l'épanouissement des enfants. Qui se souciait réellement du bonheur de ces enfants ? Danzô Shimura enfin, c'est ce qu'ils pensaient tous. Et ne voulant jamais rien vérifier, personne ne savait réellement ce qui se passait dans cet orphelinat.

Danzô avait mis à la direction de l'orphelinat un homme et une femme d'une cinquantaine d'années, Homura Mitokado et Koharu Utatane. Ces derniers veillaient au bon conditionnement des enfants de 0 à 15ans que Danzô ramenait. Ils étaient une trentaine pas plus et chacun d'entre eux se devait d'être fort et endurant pour pouvoir survivre dans la cage qu'était l'Akatsuki, leur futur maison, et voici l'une des particularités de cet orphelinat. Chaque enfant dans cet orphelinat se préparait corps et âme à être les esclaves de l'Akatsuki à leur 15ans. On les leur offrait sur un plateau doré et ils n'avaient pas leur mot à dire. Qui étaient-ils pour contester les ordres de leur père ? Voici un autre secret que recèle cet orphelinat et qu'Homura et Koharu découvrirent avec consternation. Tous les enfants que Danzô Shimura ramenait était particulier et c'est pour cela qu'il les choisissait personnellement car ils n'étaient autre que ses propres enfants, qu'il avait eu avec des prostitués, des serveuses de bars, des domestiques…oh que la liste était longue. Ainsi, Danzô reprenait ses enfants des mains de leurs génitrices pour les reconditionner à sa manière et enfin pour les donner à l'Akatsuki. Cette dernière –l'Akatsuki- n'avait aucun problème dans le fait d'avoir des enfants dans la secte bien au contraire, elle se servait d'eux pour augmenter ses profits faisant d'eux des putes, des tueurs, des trafiquants de drogues…

Chaque année, une dizaine d'enfants s'en allaient faire face à leur destin et une dizaine d'autres les remplaçaient au sein de l'orphelinat. Ce jeu dura pendant dix ans. Les dix plus longues années de la vie de Koharu et d'Homura. Voir ses enfants partir pour souffrir avaient empli le cœur des deux cinquantenaires de tristesse qu'ils décidèrent de fermer la porte de leur âme, de leur esprit et de leur cœur pour ne souffrir plus que de raisons. Arrêter de penser et obéir aux ordres de Danzô, juste obéir aux ordres. C'est ce qui leur permit de survivre dans cet orphelinat.

Mais le jour fatidique arriva. Le 26 mai 2002. Cette date restera à jamais gravée dans la mémoire des personnes qui vécurent dans l'orphelinat. Les deux cinquantenaires ne comprirent ce qu'il se passait et quand ils comprirent, il était trop tard. Les flammes s'élevaient de terre et embrasaient la bâtisse et ce fut la fin de l'orphelinat. Elles dévorèrent tous ce que l'établissement contenait sans en laisser une miette. Les cris de douleurs des enfants résonnèrent dans cette nuit du 26 mai. Il n'y avait aucune échappatoire possible. Tous se consumaient sous le regard horrifié de Koharu et d'Homura qui n'ont pas été emporté par cette tempête de flammes. Les cris et les pleurs de ses enfants hantaient les lieux et broyèrent leurs vieux cœurs qu'ils pensaient avoir fermés à tous jamais. S'en était trop. C'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. C'était impensable, inconcevable, épouvantable, abominable et le vieux cœur d'Homura ne pu supporter cette douleur. Il serra sa poitrine et poussa un cri qui se mêla aux cris des enfants et il s'écroula sur le sol, convulsant, les yeux menaçant de sortir de leurs orbites, la bouche grande ouverte qui bientôt ne pu émettre aucun son. Il ne bougea plus et à ses côtés pleurait Koharu qui lui suppliait de rester avec elle. Elle pleura à chaudes larmes et cria elle aussi, cri qui déchira le ciel assombrit.

Un rire monstrueux se fit entendre et Koharu fut parcouru de frissons douloureux. Deux hommes assistaient à la scène l'un plus intéressé que l'autre. Elle les regarda avec effroi lorsqu'elle découvrit qui était la cause de ce carnage : l'Akatsuki.

Aucun survivant. L'incendie meurtrier avait emporté toutes les personnes vivants dans cet orphelinat. Toutes les personnes sauf Koharu et un petit garçon…

-Un petit garçon ? Demanda Shikamaru dont l'histoire de la vieille femme avait chamboulé le cœur et l'avait rendu mal à l'aise. Comment ce genre de choses pouvait exister ? Il s'était méfié de Danzô mais il n'aurait jamais pensé qu'il aurait été mêlé à des affaires tellement…louche, « louche » lui-même n'étant pas le terme approprié pour décrire ce type d'affaire.

-Oui…répondit la dénommée Koharu, tremblotante et encore sous le choc après autant d'années.

-Son nom.

- ...Sai….

A plusieurs kilomètres de là, au dernier étage d'un immeuble situé en plein cœur de Konoha, se tenait un jeune homme qui écarquillait ses yeux, autant que ses paupières le pu. Il n'en croyait pas ses oreilles et ses yeux. Non seulement son interlocuteur lui racontait une drôle d'histoire mais il lui montra aussi des preuves qui prouvaient la véracité de ses propos.

-Alors…C'est toi Sai ?

Le sourire de Sai s'agrandit encore un peu plus.

-Tu comprends drôlement vite Sasuke-chan, répondit-il.

Sasuke ne savait pas quoi dire à cet instant précis et le silence pesa sur la pièce. Il n'arrivait toujours pas à le croire. Devant lui se tenait l'un des nombreux fils de Danzô. Dans quel merdier s'était –il encore fourré ? Cette mission devenait de plus en plus délicate. Déjà que Kyuubi n'était pas facile à trouver mais il fallait aussi qu'il ait de soucis concernant sa fausse identité ! Et ce Sai, que lui voulait-il ? Le dénoncer ? L'emmerder ? Le faire chanter ? Voici autant de questions qui trottaient dans la tête de l'Uchiwa qui détestait de plus en plus d'avoir accepté cette mission.

-Pourquoi me racontes-tu tout cela ? Demanda Sasuke d'un ton froid.

-Pour en venir à ce que je veux, dit Sai en tirant une chaise pour pouvoir s'asseoir. Il s'assit en face de Sasuke et lui sourit de ce même sourire de chat, faux et hypocrite accroché aux lèvres et qui irritait l'Uchiwa au plus haut point. Ils se regardèrent un long moment avant que Sasuke ne soupire.

-Tu t'attends peut-être à ce que je te demande ce que tu veux ?

-Mais bien sûr Sasuke-kun !

Sasuke roula des yeux et se contenait tant bien que mal pour ne pas lui arracher sa langue à cet instant précis.

-Que veux-tu ? Grogna t-il.

Et le sourir de Sai se fit encore plus beau qu'avant.

-L'héritage de Danzô, rien de plus. Abandonnes ta mission et rend moi tout, tant qu'il en est temps bien sûr, dit-il en ponctuant ses derniers mots avec une sourde menace. Sasuke s'y attendait. Il l'avait prévu. Mais il redoutait que ses impressions ne se révèlent juste. Il ferma les yeux en soupirant puis les rouvrit pour face à cette personne, cet individu qui compromettait vraiment sa mission.

Au milieu de tout ce carnage, se tenait, immobile et tremblant, un petit garçon d'environ 10 ans, seul survivant de cet incendie meurtrier. La fumée s'élevait en cette nuit fatidique venant titiller les yeux du gamin qui n'en avait pas besoin pour pleurer. Devant lui, des corps sans vies s'amoncelaient, leurs peaux complètement carbonisées, leurs yeux sortant de leurs orbites, les vêtements brûlés. Ils ne ressemblaient plus à des humains. Ils ne ressemblaient plus à rien. Ces enfants. Des compagnons d'armes pour le petit garçon. L'odeur de cendres et de morts emplissait le lieu maudit et provoqua des nausées à l'enfant. Il du se mettre à quatre pour vomir tous ce qu'il avait dans le ventre. Il vomit de tout son soul. Il tomba sur ses genoux et pleura à chaudes larmes. Sa gorge était complètement desséchée et le carbone qui s'échappait du lieu l'étouffait de plus en plus, menaçant de l'évanouir. Ces paupières devinrent de plus en plus lourdes et il se sentit tomber. Allongé de tous son long sur le ventre, ses larmes ne cessaient de couler sur son visage salit par le carbone et le sang de ces camarades. Tout d'un coup il ouvrit grand ses yeux et regarda droit devant lui. Il se traina, plus tremblant que jamais, le regard brouillé, la bouche grande ouverte, vers le corps de ces enfants et s'arrêta en face d'un corps en particulier. Il tendit sa main de désespoir vers le corps sans vie. Le corps sans vie de son frère.


Fin du chapitre V.

Comment avez-vous trouvé ce chapitre? Intéressant? Pathétique ou pas du tout d'un grand intérêt?

En tout cas en avance dans les problèmes en tout cas !

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