Noémie et Dalal : le retour II. Voici le chapitre 5, tout chaud, tout juste sorti du four :

PDV de Gale :

Il était presque minuit. Tout le monde dormait, sauf Gale. Il attendait. Il pensait à quelque chose. Ou plutôt à quelqu'un. Il avait envie de pleurer mais il ne pleurait pas. Parce que ce quelqu'un allait être vengé. Gale se leva donc, prit la pioche qu'il utilisait à la mine et sortit de chez lui, mais pas pour aller travailler. Non, il allait mettre son plan en oeuvre. Il se dirigea vers la gare où allait arriver le train demain matin. Quand il fut arrivé, il suivit les rails sur un kilomètre à peu près, et il s'arrêta. Il commença son travail et vingt minutes après, il avait terminé. Il se releva, fier de lui, et contempla son oeuvre pendant quelques secondes, puis s'éloigna, un sourire satisfait aux lèvres. Il se dit que, si le plan A ne marchait pas, il y avait toujours le plan B ...

PDV de Cato :

Cato était dans le train de la Tournée de la Victoire en direction du district 12. Assit sur une banquette, le front contre la fenêtre, un flot de pensées défillait dans sa tête. Il se demandait pourquoi ils voyageaient en train pour la Tournée de la Victoire et pour les tributs moissonés, alors que les hovercrafts allaient beaucoup plus vite. Il pensa aussi que le distict 12 ne devait pas l'aimer énormement. Après tout, Clove et lui avaient forcé Peeta tuer Katniss, puis ils avaient tué Peeta, et l'épée dont s'était servi Peeta était la sienne mais c'est Clove qui avait achevé Peeta. Clove... Clove, qu'il avait sauvé plusieurs fois... Clove, qui s'était sacrifiée pour lui permettre de rentrer sain et sauf au district 2... Clove, qu'il avait aimé et qu'il aimait toujours... Une larme coula sur la joue de Cato. Il l'essuya rageuseument. Il allait faire payer ça au Capitole, il se le jura. À ce moment, Brutus ouvrit la porte du wagon.

- On arrive bientôt, dit-il.

- J'arrive, répondit Cato.

Brutus referma la porte. Cato se leva et sortit du wagon rejoindre Brutus et Enobaria, les mentors. Mais alors qu'il marchait, le train fit un brusque embardée à droite, ce qui déséquilibra Cato. Ils descendaient une pente à toute allure. Cato regarda par la fenêtre. Ils n'étaient plus sur les rails ! Le véhicule se renversa sur le côté. Cato bascula et se cogna la tête en tombant. Le train s'arrêta soudainement, couché sur le côté. Cato se releva péniblement.

PDV de Gale :

Le plan A avait échoué, Cato n'était pas mort dans l'accident. En fait, il n'avait pas vraiment échoué, puisque le train était quand même endommagé et qu'il fallait le réparer. Cato allait donc rester plus longtemps au 12. " Bon, plan B", se dit Gale. Il se dirigea vers la forêt. Un fois le grillage passé, il alla vers les bois et ... il se mit à cueillir des fraises. Non, non ! Ne vous inquiétez pas ! Cela fesait partie du plan. Donc, pendant qu'il cueillait des fraises, les pensée de Gale s'emmêlaient.

Il espérait que cette fois son plan allait marcher, mais il se disait aussi que c'était stupide de se venger et que ça allait sûrement lui attirer des ennuis. Mais il le fesait pour elle. Il se disait aussi que de toutes façons, Cato devait déjà être dévasté par la mort de Clove, mais il se vengerait quand même. Et puis, qu'est ce qui lui disait que Cato aimait vraiment Clove ? Les carrières n'étaient pas connus pour avoir du coeur. Peut-être que Cato jouait la comédie, comme Katniss.

Katniss... il pensait à elle encore plus qu'avant. Il aimerait tellement qu'elle soit là, à côté de lui, comme autrefois, pour qu'il la prenne dans ses bras, qu'il lui caresse les cheveux, et qu'ils s'embrassent. Exactement comme avant.

À ce moment, Gale se rendit compte qu'il était immobile depuis longtemps et qu'il avait ramassé pas mal de fraises. Il repassa donc le grillage et marcha en direction de la maison du maire. Arrivé au pas de la porte, il toqua. Le maire lui ouvrit, et sa mine joyeuse s'assombrit quand il vit Gale.

- Ah, c'est toi Gale, fit il, déçu.

- Bonjour Monsieur Undersee. Je viens voir Madge.

- Oui, bien sûr. Monte, elle est dans sa chambre.

- Merci, Monsieur le maire, dit Gale en entrant.

La maison du maire était gigantesque par rapport à la sienne. Il monta à l'étage et frappa à la porte de le chambre de Madge.

- Entrez, dit-elle.

Gale poussa la porte et il vit Madge assise sur son lit, l'air triste. Elle releva la tête.

- Gale ?

- Je t'ai apporté des fraises.

- Merci.

Madge prit les fraises que Gale lui tendait. Il y eu un grand silence et une larme coula sur la joue de Madge.