Chapitre 2 – Une famille
« Et comment tu dis qu'elle s'appelle ?
- Regina. »
Numéro 13 éclata d'un fou rire incontrôlable pour la énième fois. Il s'étouffait presque tandis que les autres anges l'observaient d'un air désapprobateur.
« Arrête de te moquer. Grogna numéro quatre, les bras croisés et les dents serrées.
- Non mais avoue que… »
Numéro 13 se retenait de toutes ses forces d'éclater de rire de nouveau. Son visage était rouge, ses yeux larmoyants d'une émotion étouffée.
Numéro Quatre quant à elle semblait des plus contrariée. En plus d'avoir fait une immense bêtise, elle avait récolté comme recrue une « future reine ». Pire encore, elle en portait même le nom…
Elle devait probablement être maudite, ça ne pouvait pas en être autrement.
« … C'est un sacré-
- Un sacré quoi ? Coup du sort, malheur, malchance de plus ? C'est une REINE, même son prénom signifie REINE. Je DETESTE la royauté, je déteste le luxe, l'argent, ça rend les gens stupides, aveugles et égoïstes. Tu réalises que je vais surement encore devoir me coltiner au moins 80 longues et ennuyeuses années dans ce fichu monde, cette fichue place, ce… ARGH ! S'exclama numéro quatre en remuant des bras.
- Tu abuse, le temps ne s'écoule pas de la même manière ici. Et puis, ne sois pas défaitiste. Tenta de rassurer le brun en souriant encore grandement. »
Numéro quatre ne répondit pas, se contentant de souffler lourdement en passant ses deux mains sur son visage.
« Elle est peut-être destinée au statut de reine, mais rien ne te garantit qu'elle n'est pas l'âme qui va te permettre d'évoluer. Peut-être sera-t-elle aussi torturée et malheureuse que tu l'espère… D'ailleurs, il faut dire que tu l'as déjà bien amoché dès sa naissance.
- Oh la ferme ! Sermonna Numéro Quatre. »
Après une cérémonie de la gouttière catastrophique, la blonde avait fait face aux railleries des autres anges, certains la pointant du doigt en commençant à émettre des doutes sur son passage à la pesée de l'âme…
Numéro quatre n'était clairement pas à la hauteur. Elle souffla de nouveau.
« Pardon. Lâcha numéro 13 moqueur. »
La blonde remua la main afin de montrer à son interlocuteur qu'il était temps de passer à un autre sujet de conversation.
« Mais ce que je disais tout à l'heure tient toujours. Ne te fis pas à son train de vie. Et il paraît que sa mère est une véritable folle non ? Demanda numéro 13.
- En même temps quand tu vois son ange… »
Quatre se retourna et vit un amas à l'aura grise éclatante. C'était numéro 6. Il était en lévitation, semblait avoir les « jambes croisés » (ou ce qui lui servaient de jambes…). Autour de lui lévitait deux boules de couleur. L'ange était concentré uniquement sur l'une d'elle, laissant de côté la seconde d'où on pouvait apercevoir une dame à la robe rouge foncée sermonner une petite fille brune.
« Il a fait des tas de mauvais choix qui ont conduit sa recrue à devenir une meurtrière aguerrie. En vérité, ses recrues ont tendance à être de vrais monstres… Je crois qu'il a lâché l'affaire avec elle… Laissa supposer numéro 13.
- Il l'a abandonné ? Demanda Quatre, incrédule.
- Il me semble, oui. »
La blonde pinça les lèvres. Elle était dérangée par cette attitude.
Cela faisait longtemps qu'elle siégeait ici. Elle avait eu des centaines de recrues… Mais elle n'en avait jamais abandonné aucun.
« Je déteste les anges qui ne font pas leur boulot. Grogna-t-elle. »
Soudain, la main de la blonde s'entoura d'une fumée rouge douce, presque apaisante.
« Je te laisse, je vois que tu as du pain sur la planche… »
La blonde abandonna son ami.
Elle vint prendre place loin des autres, qui étaient pour la plupart agglutinés en plusieurs groupes. Quatre détestait cette façon de faire. Elle était une solitaire et lorsqu'il s'agissait de faire son travail, elle préférait y apporter toute la concentration nécessaire.
Elle croisa ses jambes et fit un large mouvement des mains, laissant apparaître une boule remplie de fumée rouge. Elle l'effleura et ferma les yeux. En un nuage de fumée blanche, Quatre se retrouva à côté d'une petite fille brune.
Regina avait déjà bien changé. Cela n'était pas étonnant, le temps s'écoulait beaucoup plus vite chez les anges.
La jeune fille semblait pétillante. Vêtue comme une élégante princesse, Quatre l'observait se tenir à genoux devant son lit.
La tapisserie était teintée d'or, son lit à baldaquin laissait entrevoir un luxe indescriptible.
« S'il vous plait… Qui que vous soyez je… Je ne voudrais qu'une chose et une seule… »
Quatre tendit l'oreille pour mieux écouter la requête de sa dernière recrue, curieuse.
« J'aimerai tellement avoir une sœur. Souhaita la jeune Regina de toute ses forces.
- Une… sœur ?! Répéta intérieurement la blonde, incrédule.
- L'argent, la royauté, rien ne m'intéresse. Tout ce que je souhaite, c'est simplement être heureuse, en famille. Même si cela signifierait abandonner le trône et vivre dans la pauvreté. Finit la jeune brune en se levant et en prenant place dans son lit. »
La blonde observa la jeune fille s'emmitoufler sous ses draps. La brune ferma les yeux, un air paisible sur le visage.
Du long de ses doigts, quatre effleura la cicatrice bien présente à présent le long de la lèvre supérieur de la petite fille. A ce toucher, celle-ci s'agita, fronça le nez et frotta doucement sa main contre la cicatrice que son ange lui avait causée.
Quatre sursauta. Cela devait probablement être un hasard, il était impossible que les humains puissent communiquer d'une autre manière que la prière avec leur ange gardien.
Ici-bas, il était impossible qu'elle ait pu sentir son toucher…
Elle eut un regard dans le vide durant de très longues minutes. Elle n'avait jamais eu à faire à ce cas de figure.
Les gens riches ne demandaient pas de famille, en particulier dans la forêt enchantée. Quatre était habituée à des prières demandant la guérison d'une grave maladie, la fin d'une guerre, un bal somptueux, trouver un beau et séduisant mari…
Dans un nuage de fumée blanche, la blonde réapparu dans le royaume des Anges, soucieuse. Elle s'assit en croisant les jambes. Son corps s'éleva et elle se mit à observer la jeune Regina avec intérêt.
Elle passa ses ongles sur ses lèvres et son menton en regardant la princesse. Celle-ci se levait en souriant et vaquait à ses occupations, insouciante.
Peut-être que 13 avait raison, peut-être ne fallait-il pas qu'elle se fie à son seul statut de future reine…
Quatre était tentée d'accéder à la requête de Regina, mais elle n'utilisait les miracles que très rarement…
A bien y réfléchir, demander une famille, mettre en danger sa place sur le trône dans l'unique but de partager était un geste des plus altruiste. C'était le genre de geste rare qui pourrait plaider en sa faveur le jour de la pesée…
Quatre se mit à réfléchir intensément. Elle ne pouvait accéder à ce vœu par instinct ou rêve.
Elle observa les anges autour d'elle, puis regarda de nouveau Regina jouant à la poupée. Soit elle allait voir numéro 6 et essayait de l'amadouer afin qu'il incite la mère de Regina, Cora, à concevoir un autre enfant.
Ou alors elle utilisait un miracle.
Le choix n'était pas aisé. Quatre n'aimait pas utiliser les miracles, trop imprévisibles… Mais il était hors de question qu'elle demande quoique ce soit à numéro 6.
Les deux anges avaient eu beaucoup de conflits à propos de leurs façons de gérer leurs propres recrues.
Numéro 6 était le genre d'ange à abandonner très rapidement, ce qui avait le don d'agacer quatre. A la moindre contrariété, il ne s'occupait plus de sa recrue durant au moins 10 ans de sa vie… Ce qui était énorme.
Un humain sans ange gardien tournait forcément en vrille. Quatre avait beau avoir perdu foi en l'humanité, cela ne l'empêchait pas de tenter d'aider ses recrues du mieux qu'elle pouvait.
Et puis, l'indépendance était un concept lui tenant trop à cœur… Elle ne voulait pas continuer, voire évoluer, avec comme idée que l'intervention d'un autre ange y ai été indispensable.
C'est ainsi que quatre ferma les yeux et inspira longuement.
Elle leva les mains en l'air, envoyant à travers la boule une fumée verte qui s'évapora, se transformant en une petite brise bougeant quelques mèches de cheveux de sa dernière jeune recrue.
« Je sens que je vais le regretter… Chuchota-t-elle pour elle-même. »
La brune, qui jouait avec amusement fut interpellée par sa mère enfermant un coffret mystérieux dans un tiroir. Malicieuse, Regina s'y dirigea. Elle ouvrit le tiroir, observant avec un intérêt non feint le coffret serti de diamants rouges et bleus et d'arabesques sculptées à même le bois.
Sachant le coffret protégé par un sort de sang, la princesse regarda à droite, puis à gauche et ouvrit la boite.
Elle renfermait une baguette magique noire qui fascinait la jeune brune. Elle voulait tant pratiquer la magie comme sa mère.
Elle se mit à s'amuser en remuant la baguette, sans effet… Puis elle observa son ours en peluche d'un air malicieux.
Peut-être que si…
Elle observa la baguette, puis la peluche… La jeune Regina brandit vivement l'outil magique en direction de son jouet en souhaitant de toute ses forces que l'ours se matérialise en ami, pouvant compenser son manque affectif. Seulement, la baguette n'agit pas comme elle l'aurait souhaité…
Un vent magique s'en échappa, se répercutant sur la petite fille en l'envoyant valser sur plusieurs mètres.
Numéro Quatre fut tellement surprise qu'elle tomba lourdement de sa lévitation. Mais qu'importe, elle se leva et posa ses mains sur sa bouche afin de retenir un cri de surprise.
Puis, elle arbora un faciès colérique et contrarié.
« Je savais que je n'aurais jamais dû utiliser de miracle… Lâcha-t-elle, un pincement au cœur. »
Cora accourra le plus vite possible vers sa fille qui était profondément endormie. Elle essaya de la guérir, en vain…
Apeurée et attristée, elle posa sa fille sur le lit, intimant son mari Henry de veiller sur elle. Puis, la femme s'évanouis dans un nuage de fumée.
« Plus jamais je n'utiliserais de miracle, plus jamais ! S'exclama Quatre. »
La blonde sortit de sa vision et marcha rageusement afin de se calmer. En quoi tuer sa recrue représentait un quelconque miracle ?! Sur qui allait-elle pouvoir veiller si la petite fille restait endormie pour 10 ans, 20 ans, 100 ans ?
Quatre prit peur. Elle était tentée d'aller voir numéro 6, lui demander de l'aider, de s'occuper de nouveau de Cora… Mais il avait choisi de s'occuper de deux âmes en même temps et pour le moment, Cora ne semblait pas l'intéresser le moins du monde.
La blonde se mit à s'asseoir et à réfléchir. Elle passa sa main sur son visage, retenant ses larmes. Cette situation lui rappelait ses anciennes vies.
Lorsqu'on passait au statut d'Ange, toute la mémoire perdue des vies antérieures revenait en un coup un seul.
Quatre avait été chevalier, soldat, actrice dans un théâtre itinérant, voleuse professionnelle, mère au foyer, vendeuse…
Mais l'expérience qui continuait inlassablement de la blesser, même après des millénaires était la perte de son enfant. Elle en avait même perdu plusieurs, trois en tout durant toutes ses vies… Mais chacune de ses épreuves continuait à lui briser le cœur. D'ailleurs, elle avait demandé à ne plus jamais avoir d'enfant au bout de la troisième fois.
En effet, le jour de la pesée de l'âme, si les juges décidaient de vous renvoyer dans le monde humain, l'âme avait bien souvent un certain panel de choix quant à sa vie future.
Elle pouvait décider de son sexe, de l'endroit dans lequel elle allait naître, de certaines caractéristiques physiques, de ses futures aspirations… Nous pouvions également souhaiter certains détails et Quatre avait systématiquement demander à être une femme… Mais stérile.
La blonde renifla avant de se redresser et de ravaler sa rancœur.
Elle espérait de tout cœur pouvoir venir en aide à Regina et qu'il ne lui arriverait rien. Ce n'était pas l'heure, ce n'était pas le moment. Elle l'avait touché et il lui semblait déjà que cette petite fille innocente ne méritait certainement pas de mourir maintenant.
Quatre avait observé avec nervosité et appréhension la petite Regina restée profondément endormie dans un sommeil profond dû à la magie durant plusieurs jours.
Lorsqu'elle avait vu une jeune fille arriver et guérir sa recrue, quatre n'avait pu s'empêcher de se lever d'un bond et de crier victoire.
Les autres anges l'avaient regardé en coin, intrigués pour les uns, exaspérés pour les autres. Cette jeune rouquine portant le nom de Zelena était très probablement sa sœur, cela ne pouvait pas en être autrement.
Avec joie et affection, quatre observait Regina jouer avec sa nouvelle amie. Elle agita les mains, envoyant une fumée bleue en direction de la brune.
Ainsi, lorsque Zelena était parvenu à ouvrir le coffret scellé à l'aide du sort de sang, l'intuition de Regina lui cria alors que sa sœur se tenait devant elle.
Quatre était fière.
Elle était parvenue, non sans mal, à donner une sœur à Regina… Et sans l'aide de personne d'autre. C'était bel et bien un miracle.
Avec enthousiasme, la brune traversa le château en courant. Elle arriva dans la salle du trône, et se figea face à sa mère. Elle ne pouvait s'empêcher de sourire grandement.
Quatre préféra s'éclipser auprès de sa protégée afin d'écouter au mieux cette importante conversation entre elle et sa mère.
« Toi et Zelena êtes sœurs. Lâcha Cora. »
Les deux jeunes filles se sourirent, excitées à l'idée d'avoir enfin une famille. Regina s'avança vers sa mère, intriguée.
« Pourquoi ne pas nous l'avoir dit ? Si Zelena est ma sœur, ne pourrions-nous pas être une famille ? Demanda Regina.
- Cela te rendrait heureuse ? Demanda Cora.
- Oh oui, plus que tout au monde !
- Oh Regina, je ne peux croire à quel point tu me déçois… »
Regina fronça les sourcils en même temps que son ange qui veillait sur elle.
« Quoi ? Demanda la brune.
- N'as-tu donc rien écouter de ce que j'ai pu t'apprendre, ou est-ce que la magie t'a simplement obstruée l'esprit ? Tu ne peux dépendre que de toi et parfois, cela veut dire prendre des décisions difficiles.
- Mais, elle m'a sauvé la vie !
- Sais-tu ce qu'il se passera si quelqu'un apprend son existence ? Tout ce que j'ai essayé de faire pour toi… Un bon mariage, une chance d'être reine…Tout sera fini.
- Mais je me fiche de tout ça !
- Et bien moi, non. Un jour, j'espère que tu seras assez forte pour prendre ce genre de décisions, pour ton bien. Jusqu'à ce que tu le sois, je devrais les prendre pour toi.
- Mère, s'il vous plait, ne faites pas ça ! Je vous promets que je serais bonne ! Supplia Regina.
- Gardes, emmenez-la. Ordonna Cora. »
Les gardes se saisirent de la jeune rouquine, qui se mit à paniquer.
« Non, non ! S'écria Zelena avec douleur.
- NE T'INQUIETES PAS ZELENA ! PEU IMPORTE CE QU'ELLE FERA, NOUS SOMMES SŒURS. ET RIEN NE PEUX CHANGER CA ! JE TE RETROUVERAIS, JE TE LE PROMETS ! Cria la jeune brune. »
Quatre n'en revenait pas. Assistant à la scène juste à côté de sa recrue, elle posa sa main sur son épaule. Chose que Regina rejeta vivement, pensant à tort que ce toucher provenait de sa mère. Quatre fut surprise de ce geste… Mais ne s'y appesantit pas plus lorsqu'elle vit que Regina venait rapidement d'être endormie par un mouvement subtil du poignet provenant de Cora.
Quatre revint dans son royaume, plus déboussolée que jamais. Les larmes lui montèrent aux yeux, mais elle se calma et rapidement, la tristesse fit place à la colère. Avec rage, elle se leva brusquement et se rendit d'un pas rapide vers numéro 6 qui s'occupait de sa seconde recrue au nom étrange. « Rumplestilskin » il lui semblait.
Peu importe.
« Hé toi ! S'exclama quatre. »
L'ange ne bougea pas, concentrée sur sa recrue. Quatre serra les dents et les poings. Elle se saisit du bras de l'ange et le fit descendre de force.
« C'EST A TOI QUE JE CAUSE ! S'exclama Quatre.
- Non mais ça va pas ?! Demanda d'une voix grave l'ange, choqué.
- Ça t'emmerderait de t'occuper un minimum de tes recrus ?! Demanda vivement quatre.
- Qu'est-ce que le sort de mes recrus peuvent bien te faire ?!
- Ta chère Cora vient de faire un truc abominable à sa fille et figure toi que je me charge d'elle !
- Qu'est-ce qu'elle a fait ?
- Je t'apprends des nouveautés sur tes propres recrus, c'est pathétique. »
Quatre se frotta les yeux avec exaspération avant de rire jaune. Décidément, elle n'avait VRAIMENT pas de chance. En plus d'avoir une recrue avec le statut de reine, riche et étant promise à un destin aussi glorieux qu'ennuyant, l'ange en charge de la mère de sa recrue était l'entité la plus fainéante de ce fichu univers.
« Cora a séparé ses deux filles, qui s'étaient retrouvées et voulaient devenir sœurs.
- Ce n'est pas étonnant, elle a abandonné la petite Zelena dès sa naissance. Lâcha nonchalamment numéro 6 en haussant les épaules.
- Et tu t'en fous ?! Demanda quatre, ahurie.
- Mais qu'est-ce que ça peut bien te faire d'ailleurs, tu n'as pas déjà dit que tu aimais les âmes torturées ? Demanda six. »
Quatre se contenu, serrant les poings jusqu'à en blanchir ses phalanges.
« Ce n'est qu'une enfant. Grogna-t-elle.
- Et alors ? »
Quatre se mordit la lèvre inférieure. Si elle devait être honnête avec elle-même, Six avait raison. Cora avait en quelques sortes rendu service à sa fille en la torturant, laissant libre court à quatre de plaider en faveur de sa recrue le jour de la pesée. Qui plus est, Regina était restée humble, bonne, avait fait des promesses sincères et avait eu un acte totalement altruiste : céder son trône afin de rester avec sa sœur.
Oui mais…
Le regard qu'avait eu sa recrue lui avait brisé le cœur. Elle avait simplement voulu une famille, elle semblait altruiste, généreuse et si… innocente. Quatre avait raté son premier contact avec elle, en attestait la cicatrice sur le coin de ses lèvres.
Alors il était hors de question de rater le reste.
Avec rage, la blonde partit sans un mot de plus, décidée à aider Regina du mieux qu'elle le pouvait.
