CHAPITRE 60
Had been Identified
Le reste du groupe se tourna vers le jeune homme que pointait discrètement le mutant et il fallait admettre que c'était bien leur « chef d'équipe ». Cela faisait deux jours qu'il n'avait pas donné de nouvelles et bien que Natasha le surveillait de loin, tout le monde commençait à s'inquiéter pour lui... À raison, vu que Monsieur se baladait avec son petit démon et que celui-ci virevoltait autour de lui comme si de rien n'était.
Les Jeunes Vengeurs, qui venaient d'effectuer une mission spéciale pour le compte des Avengers - faire les troufions, quoi ! - étaient donc tous en tenue de super-héros, cela ne paraîtrait pas étrange qu'ils abordent un homme suspect suivi par une petite boule noire n'ayant qu'un œil et des ailes de petit démon... Ok, à quoi jouait ce petit gars ? Johnny hésitait franchement à aller le voir, ne sachant à quoi s'attendre avec lui. Finalement, ce furent les autres qui décidèrent à sa place, allant tous vers Edward et le mutant regretta d'avoir fait part de la présence du morveux.
Soupirant, il décida de rejoindre le petit groupe, observant l'encapuchonné qui semblait nerveux à l'idée de les voir tous. Il garda son visage dissimulé sous le tissu, évitant de se montrer et Pyro comprit sans le moindre mal qu'il ne serait jamais venu les voir de lui-même, malgré son sourire. Que s'était il encore passé pour qu'il soit dans cet état ? Franchement, c'était à se demander si les adultes qui s'occupaient de ce mec étaient stupides : que foutaient-ils au juste avec lui ?
« La gueule que tu nous tires ! soupira-t-il d'un ton taquin.
— Ça va, en rajoute pas ! répliqua Kitty en lui donnant un coup de coude avant de reporter son attention sur le brun. Est-ce que tu fais une de tes habituelles « fugues » ?
— On peut dire ça comme ça, admit le brun en se frottant le bout du nez.
— Tout le monde s'inquiète pour toi, tu devrais rentrer avec nous, ils seraient rassurés de te revoir.
— Ouais, mais non, je crois que j'ai trop déconné...
— Bien sûr, t'envoyer le meilleur pote de ton p'tit copain, c'est vraiment super intelligent ! », ne put s'empêcher d'ironiser Pyro.
Quelque chose le frappa durement dans le dos, il comprit qu'il s'agissait de Malicia et lui lança un regard menaçant. Il en avait marre qu'on le frappe alors qu'il avait raison : Edward avait déconné sur ce coup et il continuait, le brun aurait bien besoin qu'on lui remette les idées en place.
« Ça t'emmerde tant que ça que je puisse baiser et pas toi ? répliqua tout de même Edward, ne se laissant pas faire, deux beaux gosses rien que pour moi, j'en ai de la chance... Et toi, c'était quand la dernière fois que tu as tiré ton coup ?
— Tu sais, moi, je suis assez intelligent pour utiliser ma main plutôt que de me faire défoncer le... »
Deux nouveaux coups, il eut vraiment envie de frapper les deux nanas qui l'attaquaient en traîtres. Il ne pouvait même pas leur rendre leurs coups vu que le copain de l'une était super balaise et que l'autre avait comme garde du corps un mec super fort... Sans oublier Spider Man, défenseur de la veuve et l'orphelin et des nanas tyranniques !
« Une main, c'est autre chose que de sentir une... », commença le brun.
Gambit lui posa la main sur la bouche, le faisant taire juste à temps pour éviter toutes les descriptions qu'aucun d'eux ne voulait entendre. Décidément, c'était un cas ce mec, mais il fallait vraiment qu'il pense à réfléchir avant de parler.
« Tu veux qu'on te laisse seul ? demanda Peter à son ami. On nous a dit que c'est ce dont tu avais besoin alors, peut-être qu'il est encore un peu tôt pour toi ?
— Ouais, je préférerais qu'on me laisse encore un peu de temps, mais on peut prendre un café, vous pourrez me donner des nouvelles des autres. »
Quelqu'un les interrompit en hélant Edward et celui-ci s'excusa pour le rejoindre, leur demandant d'attendre. Cela ne plut pas du tout à Johnny qui reconnut le mec, une ancienne connaissance qu'il ne recommanderait jamais à personne. Il surveilla les deux hommes et ne fut pas surpris de voir un échange se faire. Bien sûr, les autres ne remarquèrent rien, ce n'était pas très malin de leur part mais il mit cela sur le compte de leurs naïveté et ne put s'empêcher de sourire ironiquement, ce que capta Bobby...
Edward revint vers eux, leur proposant de leur payer un coup et personne ne refusa, pas même Johnny dont le regard était toujours posé sur l'homme non loin. Il ne s'en serait pas mêlé s'il ne l'avait vu sourire avec suffisance, mais voir cette expression sur son visage donna envie au mutant d'intervenir, il n'était plus question pour lui de jouer les aveugles idiots qui se laissent berner...
« Merde, j'ai oublié quelque chose ! lâcha t il en se frottant la nuque. Je vais le récupérer, allez au café, je vous y rejoindrai... Peut-être... Ça dépend si j'ai envie de me perdre ou non avant... »
Ils se moquèrent de lui, le brun faisant même un petit commentaire dont il ne retint rien, se concentrant sur la rue empruntée par sa connaissance. Il était bien décidé à mettre les points sur les « i ».
Gambit ne savait plus trop quoi penser de leur allié de la Confrérie, lui qui semblait habituellement si détaché, il avait eu un regard que le voleur avait capté, le genre qu'il ne fallait pas négliger. Un regard à Bobby lui indiqua qu'il avait lui aussi capté la chose et que cela le mettait mal à l'aise. Que lui arrivait-il ? Ils étaient deux à vouloir découvrir la vérité.
« Allez-y, on va s'assurer que notre allié n'en profite pas pour s'enfuir ! lâcha-t-il au petit groupe.
« Ouais, genre, vous voulez vous enfuir pour éviter les petits détails croustillants ! répliqua Kitty en s'agrippant au bras de Peter, toi, hors de question que tu y réchappes ! »
Le jeune homme leur adressa un regard désespéré, mais les deux mutants l'abandonnèrent à son triste sort, regardant Spider Man se faire entraîner par le petit groupe de surexcités, sachant qu'il s'amuserait plus là-bas qu'avec eux. Ils firent demi-tour pour emboîter le pas à Pyro, ne tardant pas à le retrouver en compagnie des potes d'Edward. Était-ce réellement utile qu'ils aillent l'espionner ? Étrangement, Gambit avait envie d'y aller, c'était sûrement l'influence d'Edward ? Sa curiosité maladive ?
Bobby n'y alla pas par quatre chemins et approcha pour entendre la conversation. Radical, mais efficace, l'inconnu leur lança un regard, comme pour les évaluer.
« Des potes à toi ? », lâcha-t-il à Pyro.
Le mutant soupira en les regardant et haussa négligemment les épaules.
« On peut dire ça, alors, tu m'expliques ce que tu lui veux au gosse ?
— Ce n'est plus vraiment un gosse, je te signale, il est assez grand pour choisir ses fréquentations, tu ne crois pas ? Mais tu pourrais quand même me saluer comme il se doit, non ? Ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vus ? Comment tu vas ?
Cette conversation semblait emplie de reproches, Gambit ne s'y trompa pas, sentant l'hostilité muette qui se dégageait de l'homme. Son sourire faux ne trompa pas le voleur qui se mit sur la défensive, jetant un regard aux autres mecs présents qui semblaient s'intéresser à la conversation, mais Pyro ne perdit pas le nord, au contraire, il s'approcha un peu plus de l'homme.
« Tu ne me demandes pas des nouvelle de Dave ? répliqua-t-il.
— J'ai entendu dire qu'il avait brûlé dans un incendie, admit l'autre.
— Ouais, il a brûlé... Alors si tu ne veux pas finir comme lui, tu me dis tout de suite ce que tu veux au môme... »
Ok, là, il venait d'avouer avoir tué un gars ? Sûrement. Il semblait chercher à l'impressionner et au vu du frémissement que venait d'avoir ce mec, il avait réussi, même s'il hésita encore quelques instants, il s'agita en souriant avec moins de confiance.
« Écoute, tu connais le truc : ce sont des choses qui arrivent, admit-il. Je peux pas dire non à un morceau comme lui...
— Parce qu'il est mignon, parce que c'est le fils de Stark ou parce qu'il se tape Captain America ? »
Johnny semblait avoir mis le doigt sur quelque chose. L'homme s'agita de nouveau, haussa les épaules et Gambit eut la réelle impression de ne rien comprendre du tout. Il fit comme si ce n'était pas le cas, jetant un regard à Bobby pour être sûr de pas être le seul à être largué dans l'histoire et fut rassuré de voir son expression incertaine.
« Ouais, c'est un sacré petit morceau, tu ne crois pas ? », ricana sinistrement le mec.
Non, franchement, le jeune mutant n'aimait pas ça du tout, il trouvait toute cette situation vraiment trop inconfortable. Pyro eut un rire, de ceux qu'il n'avait jamais eus en leur présence, le genre qui ne vous donnait qu'une seule envie, fuir à toutes jambes. Il n'était clairement pas le seul à éprouver ce désir au vu du regard de l'inconnu.
« Ok, je ne te le dirai qu'une seule et unique fois : t'approche plus de ce gamin, lâcha Pyro d'un ton glacial.
— Sinon quoi ? répliqua l'autre. C'est un client, je ne peux pas dire non à un client quand même et...
— Si tu l'approches, je viendrai m'occuper de toi, comme pour Dave, je te ferai flamber toi et tous tes potes...
— Tu es un super-héros, tu fais pas ce genre de... »
Le mutant ne le laissa pas finir, l'agrippant à la gorge, son autre main sortant son briquet de sa poche pour l'allumer devant le visage de l'autre. Tout le monde se mit sur la défensive, prêts à bondir les uns sur les autres, mais l'apparition des flammes les figea tous, même les alliés du jeune mutant, ceux-ci ne sachant pas s'ils devaient prendre au sérieux ce geste.
« Je ne suis pas un héros, mais puisqu'il faut que je te le prouve, pas de souci, sauf que tu ne pourras plus jamais montrer ta gueule en public ! menaça-t-il.
— C'est bon, ok ! assura le gars, terrifié. Je l'approche plus ! Je te jure !
— Fais passer le message aux autres : plus personne ne l'approche, ok ?
— Je ferai passer le message ! Je t'assure ! Allez, mec, je ne savais pas que tu te le réservais... »
Pyro le relâcha en le poussant loin de lui, le faisant tomber à terre. Il se détourna, faisant signe à Gambit et Bobby de le suivre. Le mutant devait admettre qu'il était complètement largué, il attendit cependant d'être un peu plus loin pour saisir le bras du membre de la Confrérie.
« Tu nous expliques ce qui vient de se passer, là ?
— Ça ne servirait à rien que je vous explique, vous ne me croiriez pas ! répliqua le blond avec un froncement de sourcils. Attends, t'es un voleur toi, non ? Ça te dérange de faire un truc pour moi ?
— Faut que tu t'expliques là... Parce que je ne suis plus un voleur et...
— Edward a un truc dans la poche droite de sa veste, tu le lui dérobes, on se retrouve dans les chiottes et je vous explique. Marché conclu ? »
S'il y avait bien une chose que Gambit s'était promit de ne jamais faire, c'était de voler un de ses propres amis, il fut sur le point de refuser, mais toute cette histoire était bien trop intrigante pour qu'il refuse catégoriquement. Un regard à Bobby lui fit comprendre que c'était peut-être dans leur intérêt de faire comme il voulait.
Ils avaient décidé d'attendre les « mecs » à l'entrée du café, de toute façon, leurs tables était prises pour le moment, alors autant attendre un peu, cela empêcherait les demoiselles de parler de choses gênantes. Edward comptait fleurette à Malicia, intriguant Peter, et Kitty s'amusait avec Demon, lui étirant les joues, toujours surprise par la docilité de la petite créature qui ne méritait pourtant pas un tel traitement.
Les garçons ne tardèrent pas à apparaître, ils avaient une mine bizarre et voir les quelques paparazzi présents dans le coin ne les rassura pas. À quoi s'attendaient-ils ? Des super-héros en ville, cela ne passait jamais inaperçu. Heureusement qu'ils avaient un petit coin réservé dans le café, il fallait dire qu'Edward l'avait rendu célèbre grâce à sa fameuse « victoire » sur Thor, sans oublier le fait qu'il était apparu pour la toute première fois à cet endroit, normal qu'ils aient le droit à un petit traitement de faveur, non ?
En passant la porte d'entrée, Gambit se cogna contre Edward, le faisant trébucher et le rattrapant de justesse. Ils s'excusèrent mutuellement et allèrent s'installer à leur fameuse petite table. Peter souleva légèrement son masque pour boire à la paille. Il ne put s'empêcher d'écouter les filles qui détournaient la conversation du sujet qui pourtant les intéresserait plus : Edward avait-il ou non couché avec le meilleur pote de son petit copain ?
« Je reviens », lâcha Pyro en quittant sa chaise.
Spider Man se demanda si ce mec n'avait pas essayé de les semer, d'une manière ou d'une autre. En tout cas, Gambit et Bobby semblaient toujours aussi décidés à ne pas le laisser fuir, il ne tardèrent pas à le suivre... Ok, ça, c'était vraiment pas net : ils entraient tous les trois dans les toilettes et avec tout ce qui s'était passé dans la Tour, y avait de quoi imaginer des trucs pas très nets... Curiosité mal placée ou non, il ne put s'empêcher d'aller jeter un petit coup d'œil, prétextant avoir besoin de se rendre aux toilettes. Ce qu'il découvrit avait de quoi être... « troublant » ? Gambit tendait un sachet blanc à Pyro...
« Ok, rassurez-moi, c'est un sachet de sucre ? », demanda le brun, connaissant la réponse.
Pyro s'énerva et tira le héros dans la petite pièce, lui provoquant des sueurs froides tandis qu'il se demandait ce qu'ils allaient faire de lui. Bobby glaça la serrure pour la bloquer.
« Non, en fait, je ne veux rien savoir ! assura Peter, mal à l'aise.
— C'est pas du tout ce que tu crois : c'est à Edward ! assura Bobby, le plus gêné de tous.
— À Edward ? Alors c'est du sucre...
— T'es vraiment trop con ! répliqua Pyro qui semblait pourtant très amusé. C'est de la drogue, et sûrement pas de la merde en plus ! Le mec de tout à l'heure, c'est un dealer et pas le meilleur sur qui notre « ami » aurait pu tomber.
— Quoi ? lâcha Peter, sceptique. Attends, tu sous-entends qu'Edward se drogue ? Tu te fous de ma gueule ?
— Ok, alors, rappelons les faits : Edward s'est fait enlever par Hydra qui l'a sûrement drogué pendant les quelques jours où il à été entre leurs mains, sans oublier les divers traumatismes qu'il à dû subir, comme regarder un de ses amis se faire charcuter sous ses yeux, et n'oublions pas qu'il s'est aussi fait violer et que moralement, c'était pas la joie dans son petit crâne ! »
Le héros ne comprenait pas, il fronça les sourcils, même s'ils ne le voyaient pas sous ce masque.
« Ça fait un moment et puis, on l'aurait remarqué si...
— Je t'arrête juste deux secondes : tu as déjà eu un drogué dans tes connaissances ? »
Bien sûr que non ! Il ne connaissait personne qui puisse avoir pris, même pour essayer, de drogue... Et c'était la réponse qu'attendait Pyro, Peter le comprit en croisant son regard.
« Toi oui ? répliqua-t-il amèrement.
— Mieux que ça : je l'étais ! Donc, ouais, je suis plus calé que toi, p'tit gars, pour comprendre ce genre de chose... Il a des troubles du comportement, son humeur est super instable, il a souvent des crises de panique et d'anxiété... Et puis, il saigne du nez... »
Ce n'était pas une raison pour croire qu'il se droguait ! Peter ne pouvait pas le croire, parce que c'était tellement lui tout ça : changements d'humeur et troubles du comportement... C'était du Edward tout craché...
« Peter, les drogués arrivent sans mal à dissimuler leur état, ce n'est pas sa première fois... Il est comme moi ! Il peut cacher ce genre de trucs et vous n'y verriez que du feu.
— Comme toi ? demanda Bobby.
— Ouais, comme moi. Tu crois que je le connaissais d'où, ce mec ? Fais pas ton offensé va, si tu savais ce que j'ai pu faire dans ma vie... Ça te dégoûterait bien plus que ça, mec ! C'est facile de tromper son petit monde, surtout qu'au final, aucun de nous ne le connait plus que ça... »
Il marqua une pose, s'appuyant contre le lavabo en penchant la tête sur le coté, l'air embêté.
« Je ne voulais pas m'en mêler, bordel de merde, mais ce mec-là n'était pas une bonne fréquentation. C'était même le pire... Edward me ressemble... Si personne ne lui tend la main, alors il restera au fond du gouffre... Il est un Stark, ils sont du genre à s'autodétruire, d'après ce que j'ai vu...
— Alors, finalement, tu as décidé de l'aider ? lâcha Peter, incertain.
— Ouais, quelqu'un m'a tendu la main quand j'étais au fond du fond et personne ne semble voir à quel point il est au bout du gouffre... Il va se foutre en l'air si ça continue...
Cela rappelait immanquablement à Pyro l'époque où il traînait dans la rue, il était passé par toutes les étapes, il s'était mis à se droguer et pour payer tout ça, il s'était prostitué. Comme il était pas mal, les nana payaient sans difficulté, de même que les gars, et cela avait été une étape particulière de sa vie. Au début, on se dit « jamais de la vie » et puis finalement, ça permet d'avoir plus de thune et, comme on en a besoin, on hésite pas. De l'argent facile pour planer...
Ce mec, il aurait sûrement attendu qu'Edward soit totalement accro avant de lui demander des trucs de ce genre. Fidéliser le client, lui faire croire qu'il a le contrôle avant de lui porter un bon coup au moral pour qu'il devienne obéissant et docile... Parce que, le corps du copain du capitaine devait bien se vendre, en plus c'était le fils de Stark... Qui ne banderait pas à l'idée d'avoir un tel spécimen dans son lit ? Il se serait fait du fric, un beau paquet de fric !
Et le pire dans tout ça, c'est qu'Edward plongeait de lui-même là dedans. Ils se ressemblaient tous les deux, Pyro l'avait compris ce jour où ils regardaient des vidéos de Loki. Edward avait fait une sale remarque. Laquelle ? Le mutant ne se souvenait plus exactement, il s'en fichait... Il se souvenait de sa question « Et toi, t'étais où ? », à laquelle le brun avait répliqué « Je survivais »...
« Je survivais », marmonna le blond. C'étaient les paroles d'Ed... Il survivait, mais à quoi ? Franchement, je n'en sais rien et je ne suis pas sûr de vouloir savoir... On utilise jamais ce mot à la légère... Personne ne l'utilise à la légère... »
Lui, il l'utilisait aussi, pour parler de cette période où tous l'avaient abandonné, où il s'était enfoncé dans sa propre misère. Personne ne l'avait aidé, soit par ce qu'on ne voyait pas à quel point il avait besoin d'aide, soit parce qu'on s'en fichait complètement. Lorsqu'une personne était considérée comme foutue par la société, elle était abandonnée à son triste sort... Alors que, pourtant, il suffisait simplement d'une mains tendue...
C'était Havok qui lui avait tendu la main, un mec qui passait par là, un inconnu en réalité un peu trop bon pour être un terroriste. S'il ne lui avait pas tendu la main, il serait probablement mort à l'heure qu'il était... Du moins, dans le meilleur des cas : on peut survivre longtemps, mais si on a plus la moindre volonté, alors on crève et là, Edward semblait à bout. Si ça continuait, il finirait mal.
« Il faut qu'on retourne là bas et qu'on lui foute un bon coup de pied au cul, décida Johnny, le mieux, c'est qu'on le force à revenir à la Tour avec nous, quitte à utiliser la force, et on parle aux autres, parce qu'eux aussi, ils sont aveugles...
— Comment on a fait pour louper ça ? demanda Gambit qui semblait un peu pâle.
— C'est très simple pour un mec comme lui, se cacher derrière un masque, c'est d'une facilité déconcertante... Un sourire dissimule parfaitement les problèmes. »
De nouveau, il soupira en se frottant la nuque, ayant l'impression de trahir les membres de la Confrérie, mais il n'avait aucune envie que ce gamin tombe plus bas que terre.
« Bon, vous êtes prêts ? demanda-t-il en jetant un regard aux autres. Ca va être dur...
— On ne sera jamais prêts à affronter ce genre de trucs, admit Gambit. Ok, on y va... »
Pyro utilisa son pouvoir pour débloquer la poignée, il sentit une main se poser sur son épaule et croisa le regard de Bobby qui lui fit comprendre qu'il avait envie de lui parler, mais c'était trop tard et depuis bien longtemps maintenant, le blond trouva un moyen de se soustraire à une conversation qu'il jugeait inutile pour s'occuper de celui qui avait besoin d'aide.
Kitty était à moitié affaissée sur la table, riant d'une blague quelconque d'Edward, Malicia quant à elle semblait à demi somnolente, la tête dans les mains, et même si sa capuche dissimulait son visage, il pouvait presque entendre des ronflements. Quant à Ed, il était toujours dans cet état d'euphorie inqualifiable. Il s'assit et eut à peine le temps de se demander comment aborder le sujet que la serveuse posait des verres devant chacun d'entre eux. Ce n'était pas un mal, ils avaient besoin de se préparer pour aborder le cas d'Ed. Peut-être qu'ils auraient dû appeler les Avengers pour qu'ils s'en mêlent ?
« Dites donc, vous en faites une tête ! soupira le brun en les regardant tour à tour, quelqu'un est mort ? »
Y aller franchement, c'était la meilleure des solutions. Pyro posa le paquet de cocaïne au milieu de la table et but la moitié de son verre pour leur laisser le temps de comprendre, bien que les deux jeunes filles semblaient éprouver quelques difficultés à analyser la situation.
« J'ai pris ça dans ta poche, admit Gambit, un peu gêné, Pyro connaissait le gars, donc il a pigé... Edward, tu as un problème... »
Le brun resta immobile, le regard posé sur le petit paquet de poudre. Il finit par se frotter la nuque et haussa négligemment les épaules.
« C'est pas un problème, assura-t-il.
— C'est un problème, répliqua Pyro d'un ton glacial. On va prévenir les autres de ton problème et crois-moi, cette fois, tu ne pourras pas t'enfuir ! »
Il semblait ne plus savoir quoi dire, continuant d'observer le sachet sur la table. Allait-il tenter de le récupérer ? Rien n'était moins sûr... Mais s'il y avait quelque chose de sûr, c'est qu'il ne semblait plus être capable de réfléchir... Malicia avait les yeux fixés sur le sachet et ne semblait pas vraiment l'avoir vu, quant à Kitty... Elle s''était endormie sur la table ? Et lui-même, pourquoi avait-il l'impression de réfléchir au ralenti ? C'était tout de même étrange...
Note de l'auteur :
J'écris c'est mot Samedi soir (donc hier pour vous ...) en espérant poster le chapitre le matin (je l'espère, j'écris tôt ce chapitre pour le poster tôt ...) par ce que Dimanche, demain pour moi, peut être hier pour vous (sa dépend de quand vous lirez ses lignes ... Si vous les lisez ... XD), je dois partir à l'école pour effectuer une actions ... Non non, vous lisez bien : j'ai une action pour l'école le Dimanche et celle ci va être LONGUE et ENCOMBRANTE mais à l'aire plutôt amusante à effectuer mine de rien ... Et vous savez ce que je vais faire ? Vendre des Sapins qu'on à commandé avec la classe pour faire des bénéfices et rembourser le voyage que j'ai eu plus tôt dans l'années scolaires ... Je parle même pas du projet qu'on doit rendre Lundi, j'emmène donc l'ordi avec moi mais pas sûr que je puisse travailler dessus, il es a rendre Lundi ... et je suis pas sûre qu'il soit totalement fini ... En fait, il reste tout à faire mais ce n'es qu'un détail (?) ...
Donc, je relis rapidement ce chapitre, j'écris mes petites âneries habituelle et je préparerais déjà la total quoi ...
Bon, alors que dire de ce chapitre ... Je sais pas, j'ai envie de dire tant de truc que je sais même pas par quoi commencé ... Enfin, maintenant, vous savez tous à quoi es dut le saignement de nez, sa me fait pensée : vous pensiez à quoi ? J'ai présentez sa à la fois comme une maladie et "autre chose", pour moi, un junkie es juste un être humain qui à besoin d'aide.
J'ai lus dans un ouvrage que la plupart du temps, quand une personne es désespérer, les gens décident que celle ci es "foutus" et personne ne fournira le moindre effort pour l'aider alors qu'un seul geste serait souvent suffisant, je pense que les junkies sont juste des gens abandonnés par la société qu'on rejette par ce que c'est plus simple pour la société de les "oubliés" plutôt que de les aidés ... J'ai trouvé ce passage dans l'ouvrage vrais par ce qu'à une époque, j'avais atteint le fond ... Pour moi, la vie n'avait plus rien à m'offrir et mon entourage me donner l'impression de m'enfoncé de plus en plus, j'étais désespérer et blessé et j'avais l'impression qu'on continuer à me poignarder un peu partout et qu'on le ferait jusqu'à ce que je décide de crevé et une foie, j'ai EU BESOIN d'aide, j'ai regarder les gens m'entourant en cherchant un soutient, un tout petit soutient, juste qu'on me dise que la vie méritée d'être vécu ... Les gens m'entourant riait ou m'ignorait, une personne de qui j'attendais ce soutient c'est détourner et là, je dois admettre avoir voulus tout arrêter ... Et j'ai vus un truc vraiment stupide : ma plus petite cousine avait un super sourire, le plus beau que j'ai jamais vus de toute ma vie, le genre un peu naïf et candide, celui d'une petite fille qui à temps à vivre ... Et c'est peut être dure à expliquer ou peut être un truc bête mais quand j'ai vus se sourire, j'ai sentit une flamme s'allumer au plus profond de moi, un désir nouveau de continuer à avancé. C'est bête à dire peut être mais un sourire, un simple sourire m'a sauvée un jour la ville ... Par ce que je me suis dit que si quelqu'un pouvait me sourire alors que tous me méprise, peut être que la vie vaux d'être vécus ou peut être qu'un jour, un de mes sourires pourraient rendre heureux quelqu'un d'autre, alors maintenant, je sourie aux autres et souvent, j'ai des retours, des inconnus qui me sourient, des gens que je ne reverrais jamais et que je ne connaîtrais jamais, des enfants, adulte, ado, vieillard ... Prendre le temps de sourire au gens, sa détend ...
Enfin, pour en revenir à Edward ... Je pense que lui peut être sauver, mais à votre avis, qui pourrait y arrivais ?
Et pour finir ... Quelqu'un à noter quelque chose dans ce chapitre ? =3 ... Je me tais et je m'arrête là ! Avant de divulguer un giga Spoil ! =3
