Chapitre 68
Tell Me Sweet Little Lies
« Tu veux que je te parle de quoi ? », demanda Tony, sourcils froncés.
Il était en train de boire avec Wolverine... qui était déjà bien amoché. Steve ne savait pas s'il pouvait parler devant le mutant : qu'il soit à demi mort saoul ne signifiait pas qu'il oublierait ce qui se dirait.
« J'aimerais que tu me parles un peu plus de ton passé et-
— J'ai déjà tout dit à ce sujet. »
Steve comprit que cela ne servirait à rien, il l'attrapa pour l'entraîner plus loin, énervé de ne pas savoir s'exprimer correctement. Il le fit entrer dans l'ascenseur et stoppa l'appareil entre deux étages, il n'avait pas envie d'être interrompu ou surpris par qui que ce soit.
« Je veux savoir ce qu'Obadiah t'a fait subir, dit-il sans se tourner vers lui.
— Je n'ai aucune envie de parler de ça ! Surtout pas avec toi ! Attends, pourquoi tu veux savoir ça maintenant ? »
Le blond se tourna vers son interlocuteur, sur la défensive lorsqu'il rencontra le regard inquisiteur de Tony qui tentait de le sonder. Il avait un peu honte de venir lui demander cela, sachant ce qu'il en penserait, mais chaque fois qu'Ed avait évoqué son passé, c'était lorsqu'il était en colère et dans le but de le blesser.
« Ok, tu veux savoir jusqu'où est allé Edward dans sa vie, lâcha-t-il d'un ton plein de reproche. Tu es vraiment tordu de venir me demander ça à moi...
— Tordu ? lâcha le meneur un peu perdu.
— Admets-le : tu veux savoir ce qui plaît à Ed et donc ce qui me plaît à moi... »
Steve n'avait pas pensé à cet aspect des choses, il se sentit mal à l'aise tandis que son interlocuteur continuait d'évaluer ses gestes et expressions. Le si célèbre Captain avait l'envie folle de fuir ce petit espace et ne tarda d'ailleurs pas à se décider, tentant d'appuyer sur le bouton, mais un bras l'en empêcha. Tony se mit contre la plaque pour réenclencher l'ascenseur.
« J'adore pas mal de choses, comme par exemple, qu'on se montre très attentionné envers moi, si tu vois ce que je veux dire.
— Pas vraiment, admit Steve, de plus en plus gêné.
— Eh bien, le genre de choses que tu n'oserais jamais faire... Comme... J'aime être pris en bouche. »
Un petit sourire moqueur naquit au coin de ses lèvres. Il fallut quelques secondes à Steve pour comprendre l'image. Cette fois, il avait réellement envie de fuir cet espace et se demanda pourquoi il avait eu cette folle idée de venir l'interroger.
« Je voulais savoir ce qu'Oba-
— Il m'a fait un tas de choses dont tu ne supporterais pas d'entendre même la moitié, le coupa froidement Tony. Je ne comprends pas pourquoi cela t'intéresse...
— Parce que je perds Edward... Et que j'aimerais trouver le moyen de le garder... »
Il voulait se battre pour son petit ami, mais avait l'impression de ne pas avoir pour cela les armes en main, et sa propre impuissance le frustrait.
Tony s'était rapproché de lui, se plaquant contre son corps et laissant perplexe le meneur qui lança un regard interloqué au brun. Il était un peu trop près de lui, son odeur, trop semblable à celle d'Edward, lui fit légèrement perdre ses moyens.
« Je suis là, si tu veux », lui murmura-t-il délicatement.
Cela fit réagir le blond qui osa enfin repousser le milliardaire. Il crut qu'il s'était moqué de lui, mais en voyant son regard blessé, il fut perdu et ne sut comment réagir. Tony avait choisi de vivre avec Pepper, mais celle-ci était morte... Alors maintenant, il allait sûrement se laisser tenter par quelques folies pour noyer sa tristesse... Mais Steve aimait sincèrement Edward.
« Obadiah m'a fait subir tout un tas de choses. Au début, je n'aimais pas, mais au fil du temps, j'ai appris à aimer ce genre de trucs, surtout qu'en réalité, tu peux tenir n'importe qui par le sexe... »
C'était étrange de l'entendre parler ainsi, l'homme s'était détourné de lui, le regard sur une des parois, ne le voyant pas vraiment.
« On peut tout avoir si on sait comment s'y prendre... Et si je l'ai laissé faire aussi longtemps, c'est parce qu'au final, j'aimais ça... J'aimais qu'on me force un peu, qu'on me séduise par de perverses caresses...
— Tony, tu n'es pas obligé de continuer, décida Steve.
— Tu voulais savoir, non ?
— Je pensais qu'en sachant ce qu'il avait vécu, j'aurais les armes pour le garder-
— Tu veux une arme pour le garder ? Alors montre-lui qui est le patron et pose-lui des limites. Tu es le seul à pouvoir faire ça. »
Il n'en était pas tout à fait sûr. Bucky était dans la course et ne semblait pas vouloir lâcher prise. Steve appuya sur le bouton pour remettre en marche l'ascenseur. Son ami d'enfance... Et celui qui avait un jour été son amant... était maintenant son rival... Et le pire c'est que même s'il connaissait Edward depuis moins longtemps que lui, il semblait tout à fait apte à le séduire... Et sans effort alors qu'il avait été son tortionnaire...
Steve était sorti de l'ascenseur avec une expression déterminée. Thor se demandait ce qui avait pu le mettre dans une telle confiance, il avait l'air prêt à se battre et allait peut-être remporter une victoire. Toute son attention sur le blond, il ne remarqua pas tout de suite que Tony était présent dans l'ascenseur. Le milliardaire semblait pensif.
« Tu descends ? demanda l'Ase à son ami.
— Non, pas là, répondit-il distraitement. En fait, je ne sais même plus où je voulais aller...
— Alors, on descend ensemble ? »
Le brun haussa négligemment les épaules et l'ascenseur se mit en route. En réalité, le dieu de la foudre était content de faire un bout de chemin avec le milliardaire, cela faisait quelques jours qu'il ne savait plus comment agir avec lui, mais cela ne l'empêchait pas d'espérer et d'essayer certaines approches, plus subtiles et sans arrière-pensées... Enfin, si, mais il ne voulait pas terrifier le brun...
Thor glissa un regard au génie. Il se tenait contre la paroi, l'air toujours aussi pensif, il semblait ailleurs à cet instant et si le blond n'avait pas vu sa poitrine se soulever au rythme de sa respiration, il aurait pu le croire mort.
« Pose-moi une question, finit par dire le milliardaire.
— Pardon ? », lâcha le dieu de la foudre, surpris.
Mais le brun ne répéta pas sa requête alors le blond hésita, ne sachant pas du tout à quoi cela pouvait bien rimer. Il lui posa une question idiote, quelconque, pas du tout importante. Le brun leva le regard vers lui.
« Je ne répondrai pas », dit-il avec un soupçon de défi.
Thor aurait tout donné pour un livre expliquant le fonctionnement de l'homme se trouvant devant lui. Il lui demandait de lui poser une question et refusait d'y répondre ? Cela ne rimait à rien à moins qu'il ne s'agisse d'un nouveau jeu que Tony avait inventé pour se moquer de lui ?
« N'avais-tu pas fait une promesse ? »
Voilà, il avait réellement besoin qu'on lui explique comment fonctionnait cette créature étrange devant lui ! Ha, ça y est, il se souvenait : Thor avait un jour décrété dans ce même ascenseur que si Tony ne lui répondait pas, alors il lui volerait un baiser... C'était il y avait si longtemps... Quand le milliardaire n'essayait pas encore de le fuir... Mais était-ce réellement ce qu'il attendait ? Qu'il réclame son baiser contre ce refus ? Bon Dieu, mais pourquoi se compliquer la tâche ? Il lui aurait suffi de lui demander simplement de l'embrasser... Mais c'était aussi pour ça qu'il tombait sous son charme, parce qu'il était un homme compliqué.
Thor s'approcha du brun, frôlant sa joue et se demandant pourquoi il voulait cette étreinte, il ne savait pas si c'était bien ou non de la lui offrir parce que peut-être que ce n'était pas sincère ? Que c'était un désir fou et éphémère ? Mais le regard que lui adressa Tony avait quelque chose de sincère... Alors le prince d'Asgard céda à cette envie, parce que lui aussi, il voulait sentir cette bouche contre la sienne.
Depuis combien de temps avait-il espéré cet instant ? Peut-être un peu trop longtemps... Thor avait l'impression d'être trop nerveux, de ne pas se donner suffisamment dans cette étreinte. Les lèvres du brun étaient délicieuses, sa barbe le griffait autant que la sienne le lui faisait et il se laissa faire, cela alla bien plus loin que les fois précédentes et plus l'étreinte s'éternisait et plus le blond voulait aller loin, ses mains se posèrent sur les hanches de Tony, sa bouche continuant d'embrasser la sienne, leurs corps collés l'un contre l'autre...
Mais il fallait bien respirer... Alors ils cessèrent de s'embrasser, restant cependant proches l'un de l'autre... Voilà, c'était fini, le petit moment d'intimité allait se finir aussi soudainement qu'il avait débuté... Et une nouvelle peur envahit le blond qui posa le front contre l'épaule du brun...
« Tu ne vas pas reculer une fois encore... S'il te plaît, ne me dis pas que tu vas reculer ! »
C'était sa plus grande peur à cet instant, qu'il puisse s'écarter alors qu'il venait de faire un pas énorme vers lui. Il aurait dû y penser avant, ce baiser était à double tranchant... Le plaisir de l'instant était immense, mais après ? Le risque de voir son cœur se briser lui fit réaliser que ce serait trop dur pour lui...
« Comment peux-tu aimer un salaud comme moi, Thor ? », murmura en retour Tony.
Et lui, comment pouvait-il poser cette question ? Il était à ses yeux parfait et la moindre de ses imperfections ne semblait être là que pour l'embellir un peu plus, comme le fait qu'il s'écartait de lui, cela le rendait inaccessible et plus désirable à la fois... Irrésistible...
« Ne pose pas de questions stupides : je suis une bête sauvage... Je t'aime parce que tu es le meilleur parti pour moi... »
Cela fit rire le brun. Évidemment, présenté ça de cette manière... C'était très « romantique »... Thor se laissa aller à ses envies en lui embrassant la gorge...
Quelqu'un se râcla la gorge et il ne fallut qu'une petite seconde au blond pour s'écarter, faisant face à Balder et à Sif. Son frère aîné arborait une expression amusée, son regard se posant sur le brun tandis que la guerrière prenait cela... Très mal... Elle était pâle et avait les poings serrés.
« C'est là que je descends ! », décida le milliardaire qui passa entre les deux opportuns.
Ha, non, sûrement pas ! Le prince d'Asgard voulut rattraper son ami, mais son frère lui saisit le poignet, lui souriant de façon étrange.
« À Asgard, il ne pourrait se refuser à toi...
— Pardon ?
— Tu es le futur roi et lui n'est qu'un Midgardien... »
Il n'était pas difficile de comprendre ce qu'il sous-entendait par là. Il voulait lui souffler l'idée de l'emmener avec lui et d'en faire un esclave... Un mortel n'a aucun droit sur Asgard, il aurait dû accepter sa situation et céder à tous ses caprices, mais ça, il en était vraiment hors de question ! Il échappa à la prise de son frère et décida de retrouver le brun, peut-être en vain...
Thor avait avancé vers lui, mais Tony semblait s'être éloigné davantage... Comme toujours... S'y prenait-il mal ? Y avait-il seulement une bonne manière de faire ? L'Ase s'immobilisa dans le couloir, essayant de comprendre en quoi il agissait mal...
De nouveau quelque chose le saisit et il fut tiré en arrière. Il crut d'abord que Balder venait s'excuser, mais se retrouva dans une pièce sombre dans laquelle il trébucha, il ne put rester debout et entendit une porte se verrouiller. Il haussa les sourcils, mais avant qu'il ne puisse réellement faire quelque chose, quelque chose, ou plutôt quelqu'un, tomba sur lui... Cette odeur, c'était Tony...
« Tu es le seul à avoir pu supporter à la fois mon caractère et ma folie », murmura le brun.
Ses lèvres se posèrent contre sa bouche... Il aurait dû être heureux, mais un pincement au cœur ne lui permit pas d'apprécier pleinement cette étreinte. Alors, il renversa le brun à côté de lui, inversant les rôles.
« Je ne suis pas le Thor de ton monde ! »
Maintenant, c'était lui qui reculait... C'était ironique ...Avant qu'il ne puisse s'écarter, le brun attrapa le col de sa chemise pour le garder aussi proche de lui que possible, son regard semblait celui d'un homme troublé et désolé.
« Non, tu n'es pas lui... Tu n'es en rien semblable à lui... »
Était-ce réellement lui qu'il voyait ? Ou bien cet homme dont il avait partagé la vie ? Il regarda au fond de ses prunelles pour tenter d'y découvrir la vérité, malgré la pénombre de la pièce dans laquelle ils se trouvaient.
« Toi... Tu ne me trahiras pas... »
— Non, je ne te trahirai pas, mais promets-moi que tu va cesser de reculer chaque fois que je m'approche de toi... »
Il acquiesça d'un mouvement de tête... Pouvait-il y croire ? Cela lui semblait si irréel qu'il avait beaucoup de mal à croire ce qui se passait alors... Il se laissa tenter par ce fantasme réel et embrassa le brun. Il savait qu'il pouvait aller plus loin, que le brun lui était offert, mais il avait l'impression que ce n'était pas une bonne idée de faire quoi que ce soit pour le moment... Ce qui le frustra outre mesure.
Malicia restait à moitié recroquevillée sur son lit, observant un point fixe devant elle comme si elle n'était plus réellement là. Et, bien qu'elle sache que son état devait inquiéter ses amis, elle n'arrivait pas à agir autrement, n'arrivait pas à se sortir de cet étrange état de léthargie. Sa main reposait dans celle de Gambit qu'elle serrait fortement. Même si le tissu du gant les séparait toujours, elle se sentait plus proche de lui, peut-être parce qu'elle avait cru le perdre ?
« Alors, Tony Stark est vraiment mort », répéta une nouvelle fois Kitty.
Elle ne semblait pas capable d'accepter l'idée, cela énervait Pyro qui en avait marre de se répéter, mais il se contenta de soupirer, surveillant l'entrée de la chambre pour être sûr que personne ne les surprenne. Les Avengers avaient demandé à Malicia et à Pyro de garder le secret concernant Stark, mais il avait décidé que la vérité devait se savoir, se contrefichant des conséquences de ses actes.
Peter encaissait plutôt bien le coup, de même qu'Iceberg. Gambit restait perplexe. Quand à Kitty, il suffisait de regarder son visage pour comprendre à quel point cela la troublait et, à cause de ça, ils auraient sûrement beaucoup de mal à dissimuler ce qu'ils savaient.
« Au final, il vient d'un autre univers ? lâcha Gambit sur un ton étrange.
— C'est ce qu'ils ont dit, admit Pyro.
— Dans ce cas, Edward est dans la confidence ?
— C'est la question que je me posais... Et j'ai fini par m'interroger à ce sujet : et si, au final, Edward était aussi « Tony Stark » ? »
Malicia releva la tête vers leurs alliés, intriguée par ces paroles, ne pouvant s'empêcher elle aussi d'avoir des doutes sur cette idée, mais plutôt à cause de certaines images qu'elle avait entrevues dans l'esprit de l'adulte. Elle repoussa rapidement ce déluge de souvenirs dont elle ne voulait plus entendre parler mais, au vu du regard intéressé que posait sur elle le manipulateur de flammes, c'était ce qu'il était venu chercher.
« Laisse-moi tranquille ! grinça-t-elle.
— Tu es au courant de quelque chose ! », protesta-t-il.
Il ne la laisserait pas tranquille, elle n'avait aucune envie de se battre avec lui, alors elle descendit de son lit, voulant quitter la pièce, mais cela inquiéta Gambit et elle s'en voulut.
« Je n'ai vraiment pas envie de parler de ce que j'ai vu », se justifia-t-elle.
Sans attendre de réponse, elle attrapa un peignoir, considérant que se balader dans la tour en blouse n'était pas une bonne idée, mais en passant à côté de Kitty, celle-ci l'attrapa par le bras.
« Mais, s'il vient d'un autre monde, ne va-t-il pas « manquer » à ce dernier ? », demanda-t-elle.
Sa question était étrange et incompréhensible pour Malicia, mais elle finit par saisir.
« Il ne manquera à personne là-bas, il n'y avait plus rien, soupira la jeune fille, désolée. Kitty, ne sois pas triste d'avoir perdu « notre » Tony Stark. En réalité, tu ne l'as jamais réellement rencontré. »
Mais c'était là tout ce qu'elle dirait à ce sujet, elle lui passa une main dans les cheveux et quitta enfin ce petit espace où elle avait l'impression d'étouffer, heureusement, personne d'autre ne voulut la retenir et elle en fut soulagée.
Qu'Edward soit de ce monde où non, cela ne changeait en rien le fait qu'il était leur ami. Pour elle, il n'y avait qu'une seule chose qui importait, c'était que le jeune homme revienne rapidement pour les charrier un bon coup. La vérité, c'est qu'elle voulait juste oublier tout ça. Ses souvenirs étaient une torture pour elle parce qu'ils étaient vrais... Et qu'elle le savait...
Les jours qui suivirent, elle profita de son état pour faire en sorte qu'on la « surveille » constamment. Bruce restait avec elle et cela empêchait Pyro de l'interroger. En même temps, cela devait l'arranger parce qu'il semblait bien que Bobby cherchait lui aussi des réponses à des questions qu'il n'osait pas poser devant l'adulte. C'était une situation qui arrangeait à la fois la jeune mutante et le manipulateur de feu, et tout cela au détriment de Bruce qui devait avoir d'autres chats à fouetter... Ou peut-être pas ? Lorsque le scientifique n'était pas disponible pour veiller sur elle, c'était Natasha qui s'y collait, là aussi, ça calmait les curieux, mais lorsqu'il s'agissait de Thor, Pyro disparaissait...
Était-ce à cause de cette impression de « bonheur » qui se dégageait de lui ? Il semblait bien plus apaisé ces derniers temps, au point que le temps dehors était calme. Même si les nuages présents dans le ciel assombrissaient les ruelles, aucun éclair ne venait frapper le sol. Lui aussi semblait avoir des questions à lui poser, mais il avait la pudeur de ne pas se laisser aller à sa curiosité, veillant sur elle sans être égoïste, toutes ses interrogations, il les gardait soigneusement pour lui.
Les images hantaient ses rêves, hantaient son esprit, elle ne savait pas comment faire pour s'en défaire, pour oublier que rien n'existait dans cette réalité. Elle finit par se demander comment Tony avait pu supporter tout ça. Certes, psychologiquement, il était plus fort, il ne se laissait jamais aller, mais elle n'avait pas supporté l'image image de Gambit mort. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander comme lui avait pu continuer après avoir perdu autant d'êtres aimés.
Un soir, elle se réveilla et trouva Tony à son chevet, il était efficace pour faire fuir les curieux, tout le monde se sentait gêné en sa présence, peut-être parce qu'ils se sentaient offensés de s'être faits avoir par une des plus grandes supercheries du monde ? Quant à elle, elle n'était pas gênée parce que c'était justement pour la sauver qu'il s'était démasquée, il avait prit ce risque pour la sauver, elle...
« Tu vas mieux ? », demanda-t-il avec un large sourire.
Le genre « paternel ». Malicia repensa à l'impression que leur avait fait cet homme en apparaissant devant eux pour la première fois. Il était apparu comme un père prêt à déclarer la guerre à un des plus grands terroristes au monde pour protéger Edward et après, il s'était montré protecteur avec eux, soucieux de leurs apprendre des choses, de les prendre sous son aile pour les épauler autant qu'il le pouvait. Un père qui veillait sur eux.
« Oui, je vais bien, assura-t-elle avec un sourire.
— Et tu n'as pas encore réalisé à quel point, sourit le milliardaire en lui frôlant la joue. C'est une bonne chose pour toi que cela arrive... Tu vas enfin pouvoir vivre, Malicia. »
Elle ne comprenait pas vraiment ce qu'il voulait dire et pencha la tête sur le coté... Et soudain, ça la frappa de plein fouet, c'était une chose si naturelle, sauf pour elle... Il la touchait... Il était en train de la toucher ! Et il n'y avait rien pour le protéger d'elle, de son pouvoir...
« C'est la seule bonne nouvelle dans cette affaire : les pouvoirs et le savoir que tu as « empruntés » à Amora sont grands et te permettent instinctivement de contrôler tes capacités... »
Sa main serra plus fort celle de Tony, ne pouvant s'empêcher de vérifier cela, mais il n'y avait pas de souvenir, pas de flash, pas d'expérience douloureuse où elle volait les moments les plus intimes de cet homme. C'était comme un rêve qui se réalisait enfin après l'avoir espéré si longtemps...
Une larme glissa le long de sa joue...
Elle pouvait enfin toucher les gens...
Note de l'auteur :
J'ai eu beau essayé, je n'ai RIEN écrit cette semaine, trop de truc à faire. Donc, je ne sais pas combien de temps encore je vais tenir ce rythme, je pense que dans les prochaines semaines, je serais dans l'obligation de diminuer le rythme de publication pour Alone ... T_T ... J'en suis désolé, surtout qu'y à plein de fic que j'ai un peu "stopper" pour me concentrer sur celle ci, mais je n'y arrive plus, le rythme à sans doute accélérer à la formation sans que je m'en rende compte ... T_T ...
Aller, je vais continuer à essayé malgrès tout ! Mais vous êtes prévenus ...
