Chapitre 69

Bad Idea

Edward était du genre à ne pas voir le temps filer, alors quand Loki arriva en affichant un air réprobateur, il ne comprit pas pourquoi il était mécontent. C'était pourtant lui qui lui avait demandé de travailler sur le nouveau portail, alors pourquoi était-il autant en colère ? Il s'énerva contre Amora et Skurge, tua deux Chitauris sans que les autres ne réagissent et entraîna avec lui le jeune homme, surpris par ce comportement.

« Sais-tu depuis combien de temps tu travailles ? lâcha le ténébreux d'un ton réprobateur. Et à quand remonte la dernière fois où tu as pris un vrai repas ?

— Je ne comprends pas pourquoi tu t'inquiètes autant pour moi, répondit Edward d'un ton amusé. Je peux me gérer tout seul !

— C'est ce que tu crois ! Tu as travaillé plus de trente heures d'affillée sans rien manger ! Tu vas devoir prendre un peu plus soin de toi !

— Sinon tu vas me tuer ? »

C'était ironique, mais il mettait le doigt sur quelque chose parce que cet homme avait besoin de lui vivant, il s'était acharné à le maintenir en vie, ce n'était sûrement pas pour se débarrasser de lui maintenant. Le ténébreux s'arrêta pour lui faire face, le poussant contre le mur en l'agrippant à la gorge.

« Je peux faire pire ! Dois-je te le rappeler à chaque fois ?

— Évidemment ! », s'amusa Edward.

C'était comme un jeu entre eux, Loki semblait vouloir l'apprivoiser, lui inculquer quelques règles de discipline, en vain, bien évidemment. Plusieurs fois, il avait dû reprendre tout à zéro et cette fois encore, cela se confirmait. Le pire, c'était qu'à cause de tout cela, Edward n'aurait pas su dire depuis combien de temps il était « manipulé » par le dieu de la malice. Cela pouvait aussi bien faire une semaine comme deux ou trois mois, mais c'était nettement plus supportable que lorsqu'il s'était trouvé entre les mains de Hydra, peut-être parce que son esprit était influencé par celui de Loki ?

Le ténébreux pesta contre lui, mais ne mit pas sa menace à exécution. Était-ce de cette façon qu'il avait essayé d'inculquer une éducation «convenable » à ses fils ? Si cela avait été le cas, alors il s'était planté sur toute la ligne. Cela donnait plutôt envie de se rebeller, pas étonnant que ses gamins aient été redoutés, d'après ce qu'il avait compris, ils agissaient en vraies petites terreurs.

« En tout cas, je suis content de l'avancement de ce projet, soupira Loki en s'écartant de lui. D'ici peu, ta planète sera à moi.

— C'est ce que tu crois ! répliqua Edward avec son immortelle insolence. La dernière fois, ils n'étaient que cinq, cette fois, ils ont les X-Men et les 4 Fantastiques...

— Et tu crois que ce sera suffisant ? Alors que je t'ai toi... La dernière fois, j'ai dû me contenter d'un scientifique renommé, certes, mais là, j'ai quand même un Stark pour m'épauler...

— On a un Hulk, répliqua tout naturellement le jeune homme.

— Tu es aussi désespérant que ton semblable ! », soupira avec lassitude Loki.

Il ne le savait que trop bien. L'homme le tira ensuite vers la chambre, sans doute pour l'obliger à se reposer après avoir mangé quelque chose. Mais ce n'était pas réellement ce qu'il voulait dans l'immédiat. Il voulait achever sa mission, mais de quoi s'agissait-il exactement ? Il semblait avoir d'autres objectifs que ceux définis par Amora et, surtout, Thanos. Avait-il toujours l'intention de se venger de son frère pour une offense qui n'existait pas ?

« Combien de temps avant que le portail ne soit prêt ? questionna le ténébreux.

— Quelques jours », répondit sincèrement le jeune homme tandis qu'il s'asseyait à la table.

Où un repas chaud l'attendait. Étant donné que Loki lui imposait cela comme un ordre, il mangea sans hésiter, mais toute son attention était focalisée sur son interlocuteur qui s'était installé dans un sofa et l'observait avec attention, tous deux tentant de se sonder mutuellement. Edward savait qu'il se servait de lui, mais jusqu'à quel point ? Était-ce juste pour la création de son portail ou pour combler le vide laissé après la mort de ses fils ?

Et lui, pourquoi se sentait-il si à l'aise avec Loki ? Même sans le contrôle : il avait l'impression d'être compris dans le malheur de son existence. C'était le cas, ils se comprenaient... Ils étaient semblables... Jusqu'à quel point ?


« Tu as fais quoi ? s'indigna Steve, marchant derrière Tony.

— Je ne vois pas où est le problème, n'as-tu pas toi-même dit que tous ceux voulant bien nous aider pouvaient se joindre à nous ? répliqua le milliardaire qui examinait un dossier.

— Tony, il y a une grande différence entre nos « alliés » et « Lui » ! »

Natasha se tourna vers le duo, haussant un sourcil interrogateur en direction de Maria qui récupérait les dossiers qu'achevait de signer le brun. Elle resta aussi stoïque que possible, mais il semblait bien que quelque chose lui déplaisait dans ce qui était en train de se passer. La rousse ne put s'empêcher de se préparer à la nouvelle bataille qui risquait d'avoir lieu.

« Il est un grand spécialiste de la magie, je pense donc qu'il pourrait nous être d'un grand secours dans cette affaire ! argumenta Tony en se tournant vers son interlocuteur. Tu sais, je ne l'ai pas invité en tant qu'Avenger, mais bien en tant que directeur du Shield. Nous ne demandons pas votre avis sur la question, ni votre accord ! »

Cette réponse sembla attirer l'attention générale des héros présents dans la pièce, dont Wolverine et Thor, qui tentaient une partie d'échecs où le mutant trichait, ainsi que Pyro, Havok et Gambit, qui jouaient eux au poker. Chacun sentait venir une dispute intéressante et distrayante en attendant qu'ils puissent agir.

« Tu sais, je ne suis pas sûr que M. Fantastique apprécie cette idée de génie ! », s'énerva Captain.

Et voilà que le blond mêlait Richards à l'histoire, cela devenait très intéressant, surtout pour l'espionne qu'elle était. Elle passa en revue toutes les informations dont elle disposait et finit par en déduire que le milliardaire avait fait une grosse connerie.

« Ne me dis pas que tu as contacté Fatalis , lâcha-t-elle d'un ton glacial.

Tony leva les yeux au ciel d'un air désespéré, sembla sur le point de balancer ses dossiers, mais jeta un regard dépité à la rousse qui comprit qu'elle avait vu juste.

« Mais quelle mouche t'a piqué ? s'écria-t-elle. Te rends-tu seulement compte que c'est un criminel ?

— Il a l'immunité diplomatique...

— Tony !

— Natasha ! soupira en retour Clint qui pénétrait dans la pièce. Tu contredis les ordres de notre directeur ? Tu n'as pas peur d'être mise au chômage ? »

Et voilà que Clint se mettait du côté de Tony maintenant ? Se rendait-il compte de la bêtise qu'il venait de commettre ?

« Et si Fatalis voulait toujours mettre la main sur toi ? argumenta la jeune femme.

— Bon, alors, écoutez-moi bien : on a un problème et celui-ci s'appelle les Chitauris ! Il faut donc qu'on retrouve rapidement Loki et ses alliés et, au risque de me tromper, Fatalis est l'homme le plus avancé en matière d'étude de la magie ! »

Il n'avait pas tort, Natasha n'avait pas grand chose à répondre à cela, mais elle ne le sentait pas du tout et craignait pour le milliardaire, mais celui-ci ne semblait pas avoir peur, alors pourquoi s'inquiéter pour un homme qui semblait se foutre de ramener l'homme le plus dangereux de la Terre dans sa propre demeure ? Enfin, plutôt celle des Avengers.

Le brun se désintéressa complètement de ses interlocuteurs comme de ses dossiers, les rendant à Maria qui fronça les sourcils de mécontentement, et s'approcha de Clint d'un air intéressé. C'est à ce moment que Natasha nota dans sa main la présence d'un arc.

« Alors, ça marche ? interrogea-t-il.

— Ouais, ça fait effet, même si ce n'est pas encore ça, admit l'archer en serrant un poing devant lui. Mais c'est assez impressionnant de constater que cela fonctionne, je pensais que ça planterait !

— Tu doutes de moi, tu me blesses !

— De quoi parlez-vous ? », lâcha la rousse en s'approchant d'eux.

Les yeux sur les mains de son collègue de toujours, elle avait du mal à comprendre comment il faisait pour arriver à serrer les poings aussi longtemps. Lors de ses tortures par Hydra, il avait eu les ligaments tranchés, rendant inutilisables ses capacités d'archer, comme le simple fait de retenir longtemps un objet dans les mains. Il avait perdu aussi beaucoup de son agilité mais, à cet instant, elle n'avait pas l'impression de retrouver le Clint désespéré.

« D'un nouveau projet qui devrait permettre à notre archer de réintégrer les Avengers en reprenant son arc et ses flèches », sourit Tony en tapotant le sommet de son crâne.

Elle était abasourdie, au point qu'elle en oublia de lui briser le poignet, fixant Clint avec de grands yeux. Cette fois, ce fut sa tête que tapota Tony. Se sentant offensée, elle repoussa la main taquine en fronçant les sourcils.

« Quel projet ? siffla-t-elle d'un ton menaçant.

— Oui, quel projet ? renchérit Steve, tout aussi menaçant, bras croisés sur le torse.

— Oh, vous pouvez toujours essayer de m'intimider : je suis le directeur du Shield maintenant et j'ai un garde du corps très efficace. Thor !

— Je ne suis pas là pour te servir ! protesta le blond toujours assis en face de Wolverine. Je t'avouerais même que cette histoire m'intéresse, moi aussi.

— Quoi, un petit ami n'est-il pas sensé protéger son bien-aimé ? Tu es décevant, Thor ! »

Natasha eut de nouveau un blanc, ne sachant plus du tout si Tony se moquait d'eux où s'il était sincère. Étant donné l'expression surprise de Thor, c'était peut-être la vérité, mais l'Ase n'avait peut-être pas voulu que cela se sache ? La rousse décida de ne pas se laisser détourner de son objectif par cette information, qu'elle soit vraie ou fausse. Elle se jeta littéralement sur Tony en lui faisant une prise de son cru pour qu'il se retrouve à terre et le maintint ainsi.

« C'est quoi cette histoire avec Clint ? lâcha-t-elle en lui tordant le bras dans le dos.

— J'ai conçu des nano-régénérateurs ! céda le milliardaire en frappant le sol devant lui. Des machines microscopiques conçues pour réparer et régénérer les cellules détruites !

— Pardon ?

— Technologie microscopique réparatrice ! »

Elle le relâcha, à moitié satisfaite par sa réponse, se releva en s'essuyant les mains avant de regarder Steve.

« Tu veux que je continue à l'interroger, sur Fatalis, cette fois ? proposa-t-elle.

— Je l'ai dit et je le répète ! s'énerva le brun en se relevant. Fatalis peut nous aider ! La menace d'une nouvelle attaque Chitauri est grande et je garantis que si Loki se sert des capacités d'Edward, le portail pourrait être radicalement différent.

— Tu ne surestimes pas un peu ton fils ? fit remarquer Wolverine.

— Non, c'est vous qui le sous-estimez : c'est un génie et il a eu entre les mains tous les dossiers du Shield parmi lesquels se trouvait le rapport sur l'appareil de Selvig ! En clair, il sait comment construire un portail... Alors s'il ne l'a pas déjà fini...

— C'est qu'il en crée un plus performant ? », termina Steve.

C'était une possibilité à ne pas négliger, mais pouvaient-ils réellement prendre le risque d'une alliance avec Fatalis ? Natasha savait que cette décision ne dépendait plus d'eux. Tony semblait prendre son indépendance, ne consultant même plus les membres de son équipe. Se pouvait-il qu'il décide d'agir seul, de son côté ? Après tout, il devait avoir l'impression d'être responsable de leur mort et se battait avec acharnement pour l'empêcher dans ce monde, mais il donnait l'impression de vouloir le faire seul, de son côté.

Le brun avait récupéré un dossier tendu par Maria qui ne semblait pas vouloir abandonner l'idée de le faire travailler et, vu que les Avengers le « détenaient » pour sa propre sécurité, il devait effectuer ses lectures dans la Tour. Cela déstabilisa la rousse qui ne comprenait pas qu'il puisse les tenir à l'écart de ses affaires. Il sembla saisir sa perplexité car il se tourna vers elle en haussant un sourcil interrogateur. Mais c'était inutile, ce qu'elle ressentait ne pouvait être décrit et elle quitta la pièce. Ils avaient probablement perdu Tony lorsque celui-ci avait perdu Pepper.


Le blond ne tarda pas à partir à la poursuite de Natasha, la retrouvant dans l'ascenseur. Il se demandait si elle allait à la salle d'entraînement où plutôt du côté de sa chambre pour se reposer, ou faire semblant. Elle ne fit que lui jeter un rapide coup d'œil avant de détourner le regard et il fut attendri de la voir si gênée.

Depuis qu'il était réapparu, la situation était gênante, il aurait dû lui donner des signes de vie et savait être en tort, mais comment aurait-il pu se tourner vers cette femme pendant les moments de doute qu'il avait vécus loin d'eux ? Le fait qu'il ne puisse plus tenir un arc entre ses mains alors qu'il s'agissait là de son plus grand atout lui avait donné l'impression de perdre de son intérêt au sein même de son équipe, il s'était sentit faible et inutile et n'aurait pas supporté que ses amis le gardent dans le groupe par simple pitié, mais Tony lui avait offert une opportunité.

Le brun l'avait retrouvé et lui avait parlé de ses prototypes, lui expliquant rapidement de quoi il retournait. Des robots microscopiques qui exploreraient son organisme pour reconstruire les parties défectueuses. Il lui avait parlé en des termes qu'il n'avait pas compris, mais avait achevé son exposé de manière efficace en lui expliquant que cela l'aiderait à guérir. Au début, cela l'avait laissé sceptique.

« Tu pourras de nouveau serrer Natasha dans tes bras. »

Des mots qui furent bien plus convaincants que tout le reste, il s'était dit que de toute façon, il n'avait rien à perdre. Cela s'était déroulé comme Tony l'avait prévu, les améliorations ne s'étaient pas faites attendre et cela l'avait déstabilisé. Maintenant, il ne se souciait plus réellement de tout ça, ne voyant que les bons côtés de cette expérience.

« Il ne pense pas à mal, lâcha Clint à Natasha.

— Il s'écarte de nous, mais crois-tu que cela puisse marcher ? soupira-t-elle avec agacement.

— En effet, mais je crois que c'est d'avoir perdu Pepper qui le fait agir comme ça, cela lui a rappelé de mauvais souvenirs. Il nous a déjà vus mourir une fois, je pense qu'il ne veut pas revivre ça...

— Je sais, mais...

— Il reviendra vite, ne t'inquiète pas, il a trop besoin de vous. »

Elle ne répondit rien, restant droite, mais il savait parfaitement qu'elle n'était pas bien. Il laissa tomber l'arc qu'il tenait toujours pour la prendre dans ses bras, éprouvant un réel plaisir à pouvoir l'étreindre de toutes ses forces. Natasha fut surprise et sembla comme incapable de réagir : elle n'avait pas l'habitude des contacts physiques, mais il ne lui laissa pas réellement le choix.

« Il reviendra comme moi je suis revenu... »

Et là, sans crier garde, il lui vola un baiser que la rousse ne semblait pas capable de refuser. En fait, au vu de sa réaction, elle semblait l'avoir espéré, l'enlaçant en retour. Enfin, ils se retrouvaient.


Ils étaient en situation de crise dans la Tour Avengers et ceux-là ne semblaient pas prêts à venir en aide à Tony qui devait faire face à Ben Grimm, La Chose, rien que ça. L'homme qui ressemblait à une pierre plus qu'à autre chose semblait vraiment très en colère. C'était compréhensible : Fatalis et lui n'étaient pas en très bon termes... Non, en fait, c'était même pire que ça.

« Vous êtes désespérants ! soupira Tony en levant les yeux au ciel. Nous avons une menace qui plane au-dessus de nos têtes et vous, vous semblez vous en foutre !

— Ne nous réunissons-nous pas pour trouver une solution ? protesta Richard.

— Bon, d'accord, puisque les super-héros ont décidé de pas voir l'avantage d'une telle alliance, alors le Shield agira de son côté ! lâcha finalement le brun. Salut ! »

Il prit la direction de l'ascenseur, mais Steve se mit entre lui et sa destination, comme à sa grande habitude. Le milliardaire était agacé par le comportement de ses amis et ne les comprenait pas du tout. Fatalis était un allié de grande importance pour cette situation critique, son pays était tout autant menacé par cette possible attaque extraterrestre que tous les autres, pourquoi le mettre à l'écart ? Sous le simple prétexte que son dirigeant était vu comme un dictateur terroriste ? Il était aimé dans son pays...

« Je suis d'accord pour que le Shield travaille avec Fatalis, mais je ne suis pas d'accord pour te laisser seul à seul avec lui. Il a attaqué New York avec des robots pour tenter de te retrouver ! Je ne lui fais pas confiance !

— Je ne compte pas l'affronter une nouvelle fois, fit Tony avec lassitude.

— Je vais t'accompagner, c'est tout... Je laisse les autres gérer le reste ici.

— Tu comptes jouer les gardes du corps ? Tu as des obligations ici, non ?

— Il a peut-être raison, s'avança Thor. Je rappelle que je suis, a priori, la plus grande crainte de Fatalis, alors je vais l'accompagner. De toute façon, ça se passera ici, dans la Tour. S'il se passe quoi que ce soit, on fera appel à vous, d'accord ? »

Steve se tourna vers l'Ase, pesant probablement le pour et le contre avant de se décider. Il finit par se pencher vers lui pour lui glisser quelques mots à l'oreille avant de repartir vers leurs alliés. Richards semblait vouloir tempérer Grimm. Avait-il accepté ou lui avait-il fait d'autre remarques ? Le demi-dieu lui fit signe d'avancer, ça devait être le cas.

Il ne leur fallut pas longtemps pour rejoindre le lieu où ils devaient attendre que Fatalis daigne se montrer.

« Tu penses réellement qu'il peut nous venir en aide ? demanda le blond en le regardant s'asseoir.

— Je le pense sincèrement, mais ne t'inquiète pas pour moi, si je l'intéressais encore d'une quelconque façon, nous l'aurions su.

— Je me souviens qu'il t'avais envoyé un ambassadeur pour te présenter ses condoléances après la mort de Pepper. Alors, je n'ai plus réellement peur concernant ses intentions, mais s'il nous aide, ne risque-t-il pas de demander une contrepartie ? »

C'était probable, à moins qu'il ne considère que la sécurité de son pays était plus importante, mais il s'abstint d'en parler à Thor, pour ne pas l'inquiéter davantage. Il reporta toute son attention sur l'écran devant lui et se mit à jouer. Il ne fallut pas longtemps au blond pour se rappeler à lui, frôlant ses mèches brunes. Le milliardaire se tourna vers lui, l'observant d'un air perplexe.

C'était amusant de voir à quel point il pouvait être délicat avec lui. Même s'ils étaient « ensemble », ils n'avaient pas été plus loin que s'embrasser, peut-être parce que la situation n'était pas favorable au laisser-aller ? Ils avaient d'autres préoccupations, plus grandes que de s'envoyer en l'air... Et pourtant, il y avait cette espèce de frustration, parce que dire qu'il n'y avait pas de désir entre eux serait totalement faux. Ils se regardaient tous les deux avec cette petite pointe de provocation et le simple fait de se toucher les électrifiait. C'était du moins le cas de Tony. Les doigts de l'Ase frôlèrent ses lèvres.

« Si tu veux m'embrasser, n'hésite pas », soupira le brun.

Le blond n'hésita pas une seule seconde à s'exécuter, se penchant vers lui pour l'embrasser chastement sur les lèvres. C'était bon de retrouver ce genre de contact : cette barbe qui piquait sa peau et le fait qu'il impose son propre rythme, c'était rassurant. Peut-être parce qu'il n'avait pas à se faire de souci ?

Quelqu'un frappa à la porte, ils s'écartèrent l'un de l'autre avant que Maria n'entre dans la pièce et n'y introduise Fatalis, qui venait avec tout son équipement de super vilain, les paparazzi et les magazines allaient s'en donner à cœur joie. Il était accompagné de sa garde du corps, Lucia.

« Vos alliés ne sont pas présents ? », demanda l'homme en s'avançant vers lui.

Tony se leva pour lui faire face, les formes de politesse étaient inutiles en cet instant, tous deux avaient une idée de ce qu'ils risquaient si Loki et ses alliés réussissaient à ouvrir un portail. En comparaison, New York ferait figure de simple petit accident de parcours. Le traumatisme avait pourtant été grand, autant ne pas imaginer ce qui pouvait arriver.

« Je ne vais pas vous mentir, ils n'étaient pas favorables à une association avec vous, admit sans honte le brun. Disons que vous n'inspirez pas confiance, surtout en considérant le fait que vous avez failli tuer Captain America devant la Terre entière, il n'y a pas si longtemps que ça...

— C'était il y a presque un an. »

Personne n'avait oublié mais Tony s'abstint de lui rappeler, même si cela le démangeait. Fatalis observa Thor quelques secondes, était-ce dû à l'intérêt qu'il portait à son « espèce »? Après tout, le prince était d'une autre galaxie, d'un autre monde, Tony mentirait s'il disait qu'il n'aurait pas lui-même voulu faire quelques recherches sur les Ases ou les Jötuns. Il avait d'ailleurs eu l'occasion de le faire dans son propre monde.

« Donc, actuellement, ce ne sont pas les Avengers qui demandent mon aide ? », demanda l'homme d'un ton condescendant.

Tony aurait voulu le rembarrer, mais s'abstint de le faire, se contentant simplement de lui jeter un regard glacial empli d'avertissement.

« En effet, les Avengers ont suffisamment d'alliés et préfèrent trouver d'autres personnes pour affronter cette crise, comme, par exemple, les X-Men et leurs supers pouvoirs ou encore les Quatre Fantastiques et leur fameux M. Fantastique...

En voyant le regard glacial que lui retourna le monarque, le milliardaire sut qu'il avait touché de plein fouet son ego. L'homme était capable d'encaisser énormément d'insultes, mais sitôt qu'on le comparait à Red Richards, cela n'allait plus. Lui faire une telle remarque était risqué, mais Fatalis sembla se calmer très rapidement, son regard brillant se posant sur lui...

« Je serais curieux de voir combien de temps vos fameux héros mettront à trouver le repaire de Loki et de ses alliés ! répliqua-t-il avec assurance.

— Vous avez déjà quelque chose ! », comprit instantanément Tony.

C'était sa seule déduction possible. La seule manière de rebondir après l'offense qui lui était faite était de prouver l'incapacité de son rival de toujours.

« Mieux que cela : je sais où ils se trouvent ! », confirma Fatalis.


Note de l'auteur :

... Je n'ai rien à dire de vraiment particulier, si ce n'es que j'ai hâte de voir Avengers 2 ! Je me suis demandé, par rapport au blouclier de Captain qu'on vois briser ... Il est en Vibranium, donc sencer être indestructible, non ? Alors dans ce cas, est ce que ça pourrait pas être un "faux" ? Après tout, il perd le siens dans le lac, dans Captain America 2 ... Donc peut être qu'en fait, c'est une fausse image ? En tout cas, j'ai vraiment hâte de le voir !

Bon, sinon, au sujet de la fic, j'ai presque fini d'écrire cette partie ... =3 ...