Chapitre 77
We have to talk
Bobby s'était installé dans un fauteuil, les yeux rivés sur Edward qui était assis à table et semblait en pleines révisions. Il écrivait frénétiquement sur des feuilles, ce qui était pour le mutant un comportement plutôt étrange. Un génie de l'informatique qui se contente de papier ? Mais à part ça, il n'y avait rien de vraiment particulier dans son comportement, alors devait-il le signaler aux autres ? C'était peut-être précipité de les prévenir pour si peu, Malicia et Gambit passaient la soirée en amoureux, Peter était parti voir des amis d'enfance, Pyro avait dû se perdre dans un coin, il n'y avait donc personne à qui demander conseil.
Le blond décida de se lever pour se rapprocher de son ami, constatant une fois encore qu'ils étaient bien seuls dans la tour. Captain était parti s'occuper du Shield avec pour seconds Natasha et Clint, Havok dormait dans sa chambre et Wolverine avait, lui aussi, dû se perdre quelques part... Et Bruce ne veillerait plus sur eux en faisant semblant de lire son journal.
« Tu fais quoi ? », questionna-t-il pour se changer des idées.
Mais le jeune homme était concentré comme jamais sur ce qu'il faisait, il s'acharnait à écrire des choses qui lui faisaient l'effet d'un fouillis pas possible, même si, pour Ed, tout semblait à sa place. Pour attirer son attention, le mutant posa la main sur son épaule.
« Quoi ? lâcha-t-il en se tournant vers lui.
— Je peux savoir ce que tu fais ? sourit avec indulgence Bobby.
— J'essaie de me retrouver dans tout ça... »
Le blond fronça les sourcils, se demandant ce qu'il voulait dire par là.
« Ok, ça risque d'être compliqué à expliquer, fit Edward en se frottant la nuque. Disons que... on a réussi à empêcher la mort de Natasha, Clint et Steve, mais pas celle de Pepper ni celle de Bruce... Faut que je vérifie tout... Parce que...
— Edward, on n'est pas dans le monde de Tony, rappela le mutant en lui frottant le crâne. Oublie tout ça, ce qui lui est arrivé n'arrivera pas ici ! »
Ça aussi, ils leur avaient expliqué rapidement, du moins avaient-il dit ce qu'ils avaient jugé nécessaire, en clair, pas grand chose. Malicia était partie avant que Tony ne leur raconte rapidement, pas difficile de comprendre pourquoi, si lui avait vécu tout cela, il aurait réagi de la même façon. Elle avait pu voir ses souvenirs, c'était devenu comme une réalité pour elle et, d'après ce qu'il avait compris, ce qu'elle avait vu était une manifestation de sa peur la plus grande.
Edward soupira, se retournant vers ses feuilles, il ne semblait pas prêt à vouloir abandonner tout cela, c'était compréhensible. Savoir l'avenir aurait pu leur permettre de trouver des solutions pour éviter tout ça, mais l'échec était pire dans ce cas.
« Ouais, tu as raison, on va plutôt sortir, t'es partant ? », céda le brun en se levant et commençant à ranger.
Pas vraiment, il aurait préféré esquiver cette sortie, mais n'avait pas envie que le brun sorte seul, peut-être voulait-il aller voir un dealer ou un truc du genre et, s'il le laissait partir seul, les autres lui passeraient un énorme savon. Heureusement, sur le chemin, ils trouvèrent Pyro qu'ils embarquèrent avec eux et, même s'il lâcha de petits grognements de mécontentement, il céda et les suivit.
Une demi heure plus tard, les deux mutants furent surpris de se retrouver dans leur base secrète laissée à l'abandon depuis qu'ils étaient officiellement entraînés par les Avengers. Pyro lâcha quelques reproches que ne sembla pas entendre le brun. Cela les inquiéta tous les deux et ils le suivirent jusque dans la zone de fabrication.
« Est-ce que tu me laisserais fouiller avant que tu te mettes à travailler ? demanda avec suspicion Johnny.
— Il n'y a pas de drogue ici, soupira avec lassitude Edward. Je suis désolé si je vous inquiète, mais il faut que je fasse ça le plus vite possible.
– « Ça », quoi, et pourquoi ?
— Chercher un moyen d'entrer en contact avec d'autres mondes ! dit-il comme s'il s'agissait d'une évidence. Il faut que je voie ça de mes yeux... Et pourquoi ? Bah ça, j'en sais rien, j'ai une drôle d'impression... »
Johnny serait bien allé plus loin dans ses interrogations, mais le jeune homme était déjà parti, cherchant diverses pièces à assembler. Sans doute se servirait-il de la magie que Loki avait laissé en lui, était-ce mauvais ? Encore une fois, il hésita et jeta un regard à son compagnon de fortune qui lui fit signe de le suivre un peu plus loin. C'était la première fois depuis le début de leur collaboration qu'ils échangeraient des mots seul à seul.
« Tu crois que c'est une bonne idée de le laisser faire ? Loki pourrait reprendre le contrôle comme ça, enfin, c'est possible, non ?
— Je n'en sais rien, faudrait qu'on en parle avec un magicien ou un truc du genre avant de tirer des conclusions hâtives, fit Pyro qui semblait embarrassé. Si on est trop sur son dos, il risque de replonger. Faut lui faire confiance.
— Tu parles en connaissance de cause ? »
Il lui adressa un regard glacial et confirma de vive voix. Il ne tarda pas à réagir en conséquence, l'abandonnant avec Edward sans même lui demander son avis. Bobby s'en voulut, bien sûr, comprenant qu'il manquait de tact, mais c'était plus fort que lui, il ne pouvait s'empêcher de s'interroger sur ce qui avait pu lui arriver pendant cette période où il ne l'avait pas vu.
Soupirant, il décida de se rapprocher de son ami et observa ses gestes. Demon était là, depuis quand, peu importait, mais la petite créature apportait à son maître ce dont il avait besoin et cela sans qu'il ait à le lui demander. Elle avait changé, selon Magie, c'était à cause de l'influence qu'avait exercé Loki. A priori, la manipulation avait provoqué des changements en elle. Elle avait grandi, son corps s'allongeant légèrement. Deux pattes avaient poussé, sa tête s'était également allongée, elle ressemblait à un petit chiot, mais un chiot qui aurait un bec et des plumes. Ses ailes par contre étaient toujours semblables à celles des chauve-souris.
C'était amusant d'observer cette scène, surréaliste certes, mais amusant, la petite chose tournait autour de son maître, ses ailes frémissantes. Dès que le garçon semblait avoir besoin de quelque chose, elles s'élançait vers l'objet pour le lui apporter aussi rapidement que possible. Il lui tapotait la tête pour la remercier et tout reprenait du début.
« Tu ne sembles pas savoir comment t'y prendre », finit par dire le génie.
Il fallut un moment à Bobby pour réaliser que c'était bien à lui qu'il s'adressait. Le brun se tourna vers lui, un sourire au coin des lèvres.
« C'est un cas difficile, c'est parce qu'il s'est refermé sur lui-même... Il a été trahi, alors il ne veut pas s'attacher aux autres... Tu n'y arriveras pas comme ça, parce qu'il ne veut plus ressentir ce genre de douleur.
— Tu parles en connaissance de cause, constata pour la seconde fois le mutant.
— Oui, je sais, lui et moi, on se ressemble sur certains points, avoua sans hésitation son interlocuteur qui reportait déjà son attention sur ses travaux. Il ne pourra faire confiance qu'en ceux qui l'ont sorti de là...
— Qu'en eux ? Mais toi, tu n'es pas comme ça, tu nous as vite accordé ta confiance.
— Pas vrai... »
Son ton était devenu neutre, peut-être même aurait-on pu dire grave. Il semblait hésiter sur un point, mais finit par faire son choix, se levant et se tournant vers le blond.
« Je ne vous ai pas accordé ma confiance au début, pas à toi, ni à Kitty... Non, je n'ai jamais eu confiance qu'en moi... Vous avez cru que je vous faisais confiance, mais ce n'était pas le cas... Et encore aujourd'hui, je ne te confierais pas ma vie.
— Je ne comprends pas...
— Quelqu'un m'a détruit, c'est aussi son cas, d'autres m'ont aidé à me reconstruire, mais je suis encore abimé... Et lui, qui l'a reconstruit ? »
Pas lui, ça, il en était sûr, mais était-ce vrai ce qu'il disait là ? Quand avait-il été détruit et par qui ? Quant à savoir qui l'avait reconstruit, le blond était certain de le savoir : les Avengers qui l'avaient recueilli à son arrivée.
« Je ne peux donc rien faire pour qu'il m'écoute ? »
Plus une constatation qu'une question, mais ce n'était pas comme s'il ne s'y attendait pas. Ils avaient tourné le dos à Pyro lorsque celui-ci avait commencé ses conneries et monsieur était bien trop fier pour revenir auprès d'eux ! Mais ils étaient tous une bande d'enfoirés. Pourquoi aucun d'eux n'avait-il bougé son cul pour le retrouver et le ramener de force à l'école où il aurait été en sécurité ?
« Tu le plaques contre un mur et tu l'embrasses ! lâcha avec amusement Edward. Cela a marché sur moi, ça devrait marcher sur lui ! Avec ça, soit il tente de te tuer, et tu es assez doué pour le retenir, soit il reste incapable de bouger et tu pourras lui déballer ton sac pour qu'il t'écoute !
— Ouais, super ! Je vais embrasser le mec qui me hait le plus au monde !
— Il n'y a qu'une faible distance entre l'amour et la haine... Tu devrais essayer, il ne pourra pas te haïr plus que maintenant... »
Il marquait un point.
Retravailler au sein du Shield avait fait une drôle d'impression à Steve Rogers, il avait pris la suite de Fury, mais les semaines pendant lesquelles Tony Stark avait pris les commandes avaient été marquées par de nombreux changements. Grâce au génie, le Conseil qui donnait les directives au directeur du Shield avait été radicalement restreint et leurs pouvoirs, limités. Le blond n'avait pas eu une seule fois besoin de les consulter ni de leur rendre des comptes, selon Maria. Par curiosité, il lui avait demandé qui composait le nouveau Conseil, mais elle avait admis ne pas savoir de qui il s'agissait, que l'anonymat était toujours d'actualité et qu'elle savait juste qu'il y avait trois personnes dont au moins une femme.
« Et qu'en pensez-vous ? avait demandé Steve.
— Ils n'ont pas pris de décisions, la plupart des situations ont été réglées par le directeur. Je ne peux pas juger des personnes qui ne semblent être que des consultants et rien de plus », avait répondu la jeune femme.
Cela l'avait laissé perplexe et il s'interrogeait sur la liberté que pouvait bien avoir le génie milliardaire. À qui rendait-il des comptes s'il n'avait plus besoin d'en présenter au Conseil ? Bien sûr, il s'agissait de Tony, il ne risquait pas de commettre d'erreurs et ne prendrait pas de décisions semblables à celles de Fury.
« Oh, en fait, qu'est devenu Fury ? », demanda-t-il à Maria.
Elle se mordit la lèvre en lui jetant un rapide coup d'œil.
« Vous ne le saviez pas ? fit-elle en penchant la tête sur le côté. Il est mort.
— Mort ? Quand ? Et comment est-il...
— Il est mort et savoir où, quand et comment, ne le ramènera pas à la vie », répliqua-t-elle en tournant les talons.
Elle partit sans lui laisser le temps de répliquer. Il se demanda s'il n'avait pas commis un impair, après tout, c'était son mentor et elle avait sans doute eu beaucoup d'affection pour lui. Il décida de ne plus aborder le sujet pour le moment, pas même avec Clint qui entrait dans la salle de commandement, lui apportant une carte mémoire qu'il glissa dans sa tablette.
Le dossier concernait Vipère qui avait été emprisonnée sur l'héliporteur, tout ce qui la concernait. Tout du moins, tout ce que Tony avait pu trouver en prenant ses fonctions. Dès qu'il était arrivé, Steve avait demandé à Clint de trouver des informations sur la jeune femme. L'archer lui avait appris que ces investigations avaient déjà été effectuées, mais que Tony avait décidé de ne rien leur transmettre... Pourquoi ? Parce qu'elle était morte, un ordre donné par Fury sans l'aval du Conseil, sans doute un de ces mauvais choix qui avait décidé le Conseil à se séparer de l'ancien directeur...
Étaient-ils allés plus loin qu'un simple licenciement ? Peut-être...
« Ils n'ont rien obtenu d'elle ? », demanda Steve en continuant d'examiner le dossier.
Il regretta d'avoir posé la question, Clint lui indiqua un fichier dans le dossier et Steve put avoir un avant-goût des tortures infligées à la femme. Il se demanda si elle avait été exécutée ou si elle était morte des suites de ses tortures.
« Elle n'a rien dit de particulier, fit l'archer en récupérant la tablette pour l'éteindre. Tu veux que je fasse d'autres recherches pour toi ?
— Tu as tant l'habitude de servir Tony que tu en as oublié que tu étais un soldat et pas une secrétaire, s'amusa le meneur.
— Nope, je suis un espion et je suis d'accord pour devenir son secrétaire. Sans lui, je serais encore au fond du caniveau. »
Probablement. L'archer n'avait pas supporté le fait de perdre ses capacités et de devenir inutile pour le groupe, normal qu'il soit aussi dévoué au génie, même si cela signifiait devenir son gratte-papier, ce ne serait pas la première fois qu'une personne vouerait sa vie à cet homme, lui-même l'aurait fait après son sacrifice pour le sauver.
C'était ainsi, les Stark étaient des hommes pour qui on pouvait se dévouer, ils semblaient fragiles au premier abord et c'était le cas, ils étaient humains et sans leurs armures, ils n'étaient que de simples mortels, mais ce n'était pas pour autant qu'ils se laissaient abattre, ils avaient fabriqué une armure afin de pouvoir se défendre face à leurs adversaires...
Celle-ci serait-elle suffisante pour protéger Edward de Captain America ? Parce qu'en rentrant, se soir là, le jeune homme n'était pas là et cela le rendit à moitié fou sans qu'il sut pourquoi. Peut-être parce que tout n'était pas encore réglé entre eux ? Bucky leur avait parlé la veille et était parti, Steve n'avait pas pu revenir sur le sujet avec son petit ami... Parce qu'il avait fui ? Probablement...
Edward rentra alors que le soleil se levait, parlant avec Bobby comme si de rien n'était, ne se rendant même pas compte de la bêtise qu'il avait commise. En était-ce réellement une ou bien Steve exagérait-il tout ?
« Désolé, on n'a pas vraiment fait attention à l'heure, fit le mutant en se frottant la nuque.
— Oh, ça va, on n'a pas couché ensemble, répliqua le brun avec une touche de provocation. D'ailleurs, va falloir que je me trouve un nouvel amant, non ? T'es volontaire ? Je peux t'apprendre des trucs pour- »
Il se croyait sans doute drôle, mais ce n'était pas le cas ! Rire de ce genre de chose n'était pas d'actualité, surtout après le récent départ de Bucky. Le meneur attrapa son petit ami par le bras pour l'entraîner vers leur chambre, sans écouter ses protestations. Comment avait-il fait pour contenir cette jalousie qui le rongeait chaque fois qu'Ed sortait ce genre de phrase ? Comment avait-il seulement pu laisser faire les choses avec son meilleur ami ? La simple idée de l'entendre faire cette proposition lui fit voir rouge...
« Steve, tu me fais mal ! se plaignit le jeune homme.
— Ce sont des choses qui arrivent lorsqu'on provoque clairement les autres !
— Lorsqu'on... Non, attends, c'est pas ce que tu crois, je me foutais de la gueule de Bobby ! C'était-
— Je ne veux plus que tu rigoles de ce genre de chose devant moi ! », hurla Steve de rage.
Parce qu'il l'avait fait, il l'avait trompé et lui, le grand, le puissant Captain America, n'avait pas eu les couilles de faire face à la situation ! Il n'avait pas su dire « ne fais pas ça » ! Il n'avait pas su lui faire comprendre à quel point ce genre de truc pouvait lui faire mal... Et il s'en voulut de lui avoir crié dessus, se souvenant du reproche que lui avait fait Bucky...
Ils n'avaient pas eu le même genre d'éducation.
Steve soupira en se passant une main dans les cheveux, ne sachant plus comment réagir face à cette créature venue d'un autre monde qui lui jetait un regard empli de reproche. C'était le monde à l'envers !
« Écoute, Edward, je...
— C'est bon, j'ai pigé, je ne recommencerai plus, tu devrais y aller, non ? Moi, je vais prendre une douche. J'irais me coucher juste après, alors tu peux retourner travailler. »
Il ne lui laissa même pas le temps de répondre. Il resta quelques instants sans bouger et finit par se dire que ce jeune homme était juste un chieur de première qui disait ce qu'on voulait l'entendre dire pour qu'on lui foute la paix. L'adulte rejoignit Clint hors de sa chambre, les poings serrés.
« Quelque chose ne va pas ? demanda l'archer en haussant le sourcil.
— Je suis désolé, je vais être en retard », sourit-il nerveusement.
Edward était sous la douche, se demandant pourquoi il avait une étrange impression depuis quelques temps, n'arrivant pas à la définir. Il se demanda s'il ne devait pas en parler à quelqu'un, parce que cela avait commencé juste après que Loki avait relâché son emprise sur lui. Peut-être était-ce lui qui lui glissait subtilement des sentiments douteux ? Il ne savait pas comment interpréter cela, mais était certain d'une chose, cela ne lui plaisait pas.
« Pousse-toi », ordonna Steve.
Cela fit sursauter le brun qui s'écarta, regardant son petit ami entrer avec lui sous la douche, complètement nu. Le plus jeune fut déstabilisé et ne sut comment réagir.
« Fallait le dire, que t'avais pas pris ta douche... »
Il voulut lui laisser la place, mais Steve le repoussa vers l'intérieur, le plaquant contre le mur. Quel mouche avait bien pu le piquer, il ne savait pas si le voir se pencher vers lui lui plaisait ou non, finalement, il détourna le visage sans comprendre pourquoi.
« Et voilà que tu joues les pucelles effarouchées, soupira Steve.
— Désolé, je ne pige pas trop ce qui t'arrive, ça ne te ressemble pas de faire ce genre de truc...
— Si tu veux parler, alors parlons de ces problèmes qui nous pourrissent la vie... »
C'était bien la dernière chose qu'il avait envie d'aborder dans l'immédiat. Il voulut s'échapper, mais le blond le repoussa brutalement contre le mur.
« Si tu ne veux pas parler, baisons ! »
Cette fois, le brun eut peur, ne reconnaissant pas du tout son petit ami qui lui agrippa le menton pour l'immobiliser, capturant ses lèvres des siennes. Cela aurait pu être excitant, mais cela l'inquiétait franchement. Il se débattit, ce qui sembla énerver le blond, qui finit par sortir du petit espace. Que venait-il de se passer ? Ce n'était pas totalement désagréable, au contraire, mais il ne comprenait pas.
Steve réapparut, tenant entre ses mains la ceinture du peignoir. Il agit encore plus bizarrement qu'avant, lui saisissant les poignets pour les lier ensemble et cela, même s'il protesta farouchement contre ce traitement. Il accrocha ses poignets au-dessus de sa tête, à la tuyauterie.
« Qu'est-ce que tu fous, bordel de merde ? lâcha-t-il.
— Tu fuis, je te force à faire face... »
Étrangement, cela calma légèrement le jeune homme, peut-être parce que le visage de Steve n'était plus du tout colérique. Au contraire, il semblait s'être perdu dans cette nouvelle expérience charnelle dont il n'avait clairement pas l'habitude et qui ne lui correspondait pas... Enfin, pas tout à fait... Là, le blond était vraiment très sexy, ses yeux mi-clos semblant demander ce qu'il convenait de lui faire subir. Ses mains le frôlèrent délicatement, caressant sa hanche et sa bouche vint effleurer la sienne pour la goûter, ses dents le mordillant avec délicatesse...
Elle glissa sur sa gorge et ses lèvres qui semblaient affamées de sa chair descendirent plus bas, croquant sans méchanceté ses boutons de chair. Ses mains ne restèrent pas inactives, redessinant le contour de ses formes, de ses muscles et allant toucher ses points sensibles. Le pire dans tout ça, c'était que maintenant qu'il avait les poings liés, il ne pouvait pas rendre la moindre des attentions qu'il lui prodiguait.
C'était délicieux, c'était comme mordre dans le fruit défendu parce que c'était l'homme le plus irréprochable du monde qui était en train de lui faire ces choses-là. C'était surréaliste et davantage encore lorsqu'il le sentit descendre encore plus bas...
« Non, attends, ne fais pas ça ! », protesta-t-il.
Mais cela semblait déjà être trop tard, au vu de l'expression de Steve qui souleva une de ses jambes, la passant sur son épaule avant de le prendre en bouche, entièrement. C'était un peu trop pour lui, le fait d'être ainsi traité par son petit ami, il vint un peu trop rapidement et ne put s'empêcher de rougir en regardant le blond se relever.
« Désolé... Je ne voulais pas... »
Mais quand même, le plus jeune devait admettre que son mec était vraiment sexy à cet instant. Sur le coin de sa lèvre, il y avait encore un peu de son sperme et il l'effaça du bout de son pouce, son autre main continuant de retenir sa jambe. La position n'était pas tout à fait confortable, mais l'idée de s'en plaindre ne lui traversa même pas l'esprit, il était hypnotisé par le regard bleu du blond.
« Maintenant, je vais te prendre... »
Edward frissonna de désir quand il sentit le membre dur de Steve se glisser contre son antre, cela allait probablement lui faire mal, cela lui ferait forcément mal, mais pour rien au monde il n'aurait voulu arrêter cela et se contenta de serrer les dents tandis que son petit ami prenait possession de son corps...
Était-ce parce qu'il ne lui demandait pas son accord ? Ou parce qu'il était un peu plus pervers qu'à son habitude ? Il s'en fichait, préférant savourer l'instant présent, gémissant à la fois de douleur et de contentement. Cela eut un effet incroyable sur son petit ami qui ne semblait pas insensible aux sons qui s'échappaient de sa bouche. Il alla très rapidement plus vite, trop vite ? Étrangement, cela plaisait à Edward, il aimait être traité de cette manière...
Steve vint en lui... Et lui contre son ventre... Ce fut un peu trop d'émotion pour lui, il ne restait debout que parce qu'il était retenu par ses liens. Le blond se retira, le tenant entre ses bras tandis qu'il le détachait, et l'emporta hors de la douche, l'aidant à enfiler son peignoir avant de le ramener dans son lit, le bordant.
« Ce soir, on parlera !
— D'accord, céda sans hésiter Edward.
— Tu as intérêt à être là, on a besoin de parler.
— Je sais... »
Le message était passé, ils avaient besoin d'une conversation seul à seul, alors pour une fois, Edward se montrerait obéissant et ne s'aviserait même pas de faire autre chose que de l'attendre, mis à part manger, bien sûr. En attendant, il roula sur le lit, cherchant du repos. Steve se pencha pour l'embrasser sur le front et le laissa ensuite tranquille.
Note de l'auteur :
Je sais que ça fait des semaines que je dis "la semaine prochaine, y aura peut être pas de chapitre", mais je le redis cette fois en connaissance de cause : cette semaine et la suivante seront TRES charger, je n'ai pas eu l'occasion d'écrire pendant celle qui es passé alors je risque fort de ne pas avoir de chapitre à publier prochainement, je m'en excuse grandement !
Ensuite : je suis aller voir Hacker ... N'allez pas le voir ! Ce film est LONG et se perd un peu en milieu d'intrigue, beaucoup de scène ne servent à rien et le seul moment agréable que j'ai passé, c'est quand j'ai vus la bande annonce d'Avengers 2 ... _ ... En claire, je me suis fait chier grave pendant ce film ... En plus, la moitiée de ce qu'ils disaient était dure à comprendre (j'étais fatiguer mais bon) et d'autre trucs me paraissé super incohérent ... Genre, le directeur des programmes de défence en posséde un dont les héros ont besoin, il dit non et le hacker envoi un "message" de son supérieur pour lui demandé de changer de mot de passe avec un programme disant "instruction" qu'il doit télécharger ... Non mais, sérieu, il peu pas tomber dans le piége ... Bah si, il marche pas, il court ! ... C'est juste pas logique, le timing est trop bon ... Bref, je me suis fait chier mais grave !
Autrement, demain, je joue les journalistes dans mon établisement scolaire ... J'éspère que ça va être cool ... ^^
