Chapitre 78

It Annoys You

Edward leur avait donné une liste de trucs à acheter pour fabriquer l'étrange appareil dans leur base secrète, parce qu'il n'avait, semblait-il, pas le droit de quitter la tour. Pyro trouvait cela suspect de voir que le jeune homme obéissait sans même penser à se rebeller, mais en fait, pour le mutant, c'était bien mieux de le laisser à la tour. Au moins n'aurait-il pas besoin de le surveiller !

Bobby avait pris la décision de l'accompagner et Havok jouait avec grand plaisir les chaperons. Il n'y avait plus grand monde dans le bâtiment, l'ambiance habituellement si vive avait changé jusqu'à devenir un peu plus pesante. Ils devraient simplement trouver un moyen de s'échapper pour aller remettre les objets dans le laboratoire du brun.

« Sérieusement, il nous prend pour qui ? soupira Johnny après le troisième magasin visité et dévalisé. Ses serviteurs ?

— Je crois que c'est Steve qui lui a demandé de pas sortir, fit Havok en rangeant leurs achats dans le coffre de la voiture. Qu'est-ce qu'il compte faire avec tout ça ?

— Ça ressemble à une armure, mais je ne suis pas tout à fait sûr. Ça pourrait aussi être un robot ou un appareil pour voyager dans le temps que je ne saurais pas l'identifier. D'habitude, il fait le contraire de ce qu'on attend de lui.

— C'est compliqué, conclut l'adulte.

— Tu sais, ça, je l'avais bien compris ! soupira le plus jeune en montant dans la voiture, côté passager. Il se tapait Captain et Bucky... Gamin, j'étais sûr que rien au monde ne se serait mis au travers de leur amitié... Enfin, c'était avant que j'apprenne qu'en fait, ils étaient ensemble et...

— C'est beaucoup plus compliqué que ça, certaines choses t'échappent, intervint Bobby derrière lui. Je crois qu'on ne nous a pas tout dit parce que tout ça ne nous regardait pas... »

Johnny haussa négligemment les épaules, posant les pieds sur le tableau de bord en se demandant ce qui avait bien pu lui échapper. Il était sûr d'avoir compris qui était Edward, mais comprendre qui pouvaient être Steve Rogers ou James Buchanan Barnes était bien plus ardu, parce qu'ils venaient d'une autre époque. Pour lui, Captain America était quelqu'un de parfait qui ne faisait jamais d'erreur, un homme prêt à se sacrifier si cela était nécessaire. Malgré son envie de protéger Edward, il avait accepté de le mettre en danger pour avoir une idée de ce que manigançait Hydra. Bucky, quant à lui...

Bucky... Un mec un peu froid, le genre dont on ne se méfie parce que c'est un mauvais garçon...

Mais Bucky avait changé après l'épisode Loki. Il était toujours aussi froid extérieurement, mais quelque chose s'était adouci en lui. Johnny s'était même surpris à pouvoir lui faire confiance. Il était devenu plus compliqué encore de le comprendre...

« Je pensais que tu pouvais comprendre ce genre de situation », murmura Bobby à son oreille.

Cela le fit sursauter et il donna même un coup à Havok qui freina, s'énervant contre lui, mais le jeune homme resta silencieux, se demandant pourquoi le gars derrière lui s'était autant rapproché et surtout, ce qu'il voulait dire.

« Je n'ai jamais baisé avec deux gars en même temps, moi ! lâcha-t-il d'un ton glacial.

— T'es sûr de ça ? répliqua son ancien ami.

— Va te faire mettre ! Je ne crois pas t'avoir vu traiter Edward de la sorte et-

— Je l'ai fait, surtout après qu'il s'est tapé Gambit, j'étais déjà vert de jalousie que Malicia soit avec ce foutu voleur alors, savoir qu'elle... le laisse la tromper comme ça... Et ils ont remis ça en plus ! »

Havok se racla la gorge, rappelant sa présence dans la voiture, il n'avait pas spécialement envie de se trouver mêlé à ce genre de chose et c'était compréhensible, il était peut-être un laissé-pour-compte, mais n'avait jamais réellement dû affronter la misère de la rue. Ses pouvoirs avaient intéressé dès son plus jeune âge, lui était donc encore « pur »... Dans un certain sens...

« J'ai du mal à comprendre les gars comme vous, fit tout de même Bobby.

— Comme Ed et moi ? répliqua Johnny en se tournant vers son ami.

— Ouais, les chaudasses de service qui s'envoient en l'air sans prendre en considération les sentiments des autres ! »

L'adulte décida de se ranger sur le côté, jetant un regard au plus jeune comme pour lui demander son accord. Oui, il voulait fuir et il avait raison parce que parti comme c'était, ils allaient finir par s'en foutre plein la gueule ! Il quitta donc le véhicule et Pyro en profita pour prendre le volant, en même temps, ça les arrangeait. Ils pourraient aller à la base sans plus avoir à se soucier de l'adulte. Lorsque Bobby sortit de la voiture, le membre de la confrérie eut presque envie de l'abandonner là, mais il fut trop rapide et s'installa à l'avant.

« Ça te dérange tant que ça que j'aie pu faire la pute dans la rue ? lui demanda-t-il. Ou c'est le fait que je me sois fait péter la rondelle qui te choque ?

— Non, ne sois pas vulgaire comme ça, cela n'a rien à voir... Je ne parle pas de ce que tu peux faire, mais de l'idée que cela ne te fait ni chaud ni froid de faire du mal aux autres et...

— Faire du mal à qui ? À l'époque, je n'avais personne à qui faire du mal. »

Il démarra, espérant que cela mettrait fin à cette étrange conversation, mais une chose le titilla, parce que Bobby aurait pu lui poser ce genre de question avant, cela faisait des semaines qu'ils dormaient au même étage et ils se côtoyaient tous les jours, pourquoi commencer à poser ces questions maintenant ?

Ils ne se dirent rien jusqu'à ce qu'ils arrivent à la base. Ils déchargèrent le matériel qu'ils posèrent simplement au sol, la plupart des objets étaient impossibles à identifier pour Johnny qui voulait juste achever cette mission au plus vite !

« Pourquoi n'es-tu pas revenu auprès de nous quand tu as commencé à éprouver des difficultés ? », demanda son ami.

Voilà ce qu'il aurait voulu éviter, d'autres questions sur ce sujet délicat. Il avait horreur de parler de ça, il aurait préféré crever que d'évoquer ce passage de sa vie et encore plus quand il s'agissait d'en parler à cet enfoiré de première ! Monsieur « Parfait » !

« J'avais besoin de thunes, j'aime le sexe, c'était une solution facile pour moi, ça te va ?

— Et ça ne te fait rien de savoir qu'on est mal de t'avoir laissé dans cette situation ?

— J'aime le sexe ! hurla Pyro. J'aime ça ! J'allais pas me priver de ce genre de truc parce que ça vous donnait un sentiment de culpabilité dont je me fiche complètement ! »

Bobby l'attrapa par le bras et le repoussa violemment contre le mur.

« Pourquoi ne comprends-tu pas ? hurla en retour le mutant. Si tu m'avais demandé de l'aide, je serais venu t'aider ! J'aurais tout fait pour t'aider à te sortir de cette merde et-

— Pourquoi je serais venu demander ton aide, à toi en particulier ? La brebis noire ne demande rien au mouton blanc ! Va te- »

Ce qui arriva ensuite fut trop rapide pour lui, le visage de l'autre était beaucoup trop proche du sien et quelque chose se plaqua contre ses lèvres. Au début, il ne comprit pas et ne put réagir. Quand il tenta finalement de le repousser, Bobby agissait de manière de plus en plus étrange... Ce n'était pas sa langue qui venait de caresser ses lèvres ? Cela le força à réagir, il frappa le torse d'Iceberg jusqu'à ce que celui-ci daigne reculer.

« Qu'est-ce que tu fous, t'es malade ? s'énerva Johnny.

— Je ne suis pas un mouton blanc... Je t'aurais suivi si tu me l'avais demandé... »

Mais c'était quoi ce bordel ? Lorsqu'il le vit se pencher sur lui, il réagit une fois encore en conséquence, lui décochant un coup de poing et profitant du fait qu'il soit surpris par l'attaque pour s'écarter de lui.

« Je rentre en bus ! », dit-il avant de prendre la fuite.


Edward se foutait de sa gueule, riant après qu'il lui avait expliqué pourquoi il avait un œil au beurre noir. Il avait dû se foutre de sa gueule avec son « plaque-le contre un mur et embrasse-le »... Bon, à l'origine, ce n'était pas l'idée, mais voir Johnny énervé lui avait donné envie de « tester » la situation.

« Sale enfoiré ! gronda-t-il.

— Ok, c'est bon, mais tu sais, tu t'y es pris un peu trop tôt... Ça a dû lui faire un choc...Tu as pensé à lui dire des trucs comme « je t'aime » ou même un simple « tu sais qu'en réalité, tu me plais » ?... Non, faudrait que tu lui balances « je bande chaque fois que je te regarde » ! »

Bobby voulut lui exprimer son point de vue avec quelques paroles bien senties, mais en relevant la tête, il vit que Wolverine était juste derrière Edward et avait parfaitement entendu ce qu'il venait de dire, résultat, le jeune mutant rougit probablement jusqu'aux oreilles.

« Tiens, en fait, quand tu t'imagines avec lui dans un lit, qui est au-dessus ? demanda Edward, ignorant qu'ils n'étaient plus seuls. Tu sais, celui qui domine le truc, tu as une idée ? Parce que, après le baiser, il y a le sexe... Enfin, quand le baiser marche et-

— Tais-toi ! », hurla Bobby en se levant.

Il avait envie de disparaître de la surface de la Terre parce que le sourire de Wolverine s'était progressivement élargi au fur et à mesure que le génie parlait. Edward se tourna sans se troubler.

« Bah, tiens, tant qu'on y est, et toi, tu sais qui sera au-dessus ?

— Ne me mêle pas à ça...

— Pourtant, toi aussi tu veux coucher avec un mec, non ? »

L'adulte perdit son sourire, fronçant même les sourcils.

« Est-ce que vous savez seulement comment le faire avec un mec ? Vous savez ? Préparation et-

— J'ai envie de crever ! l'interrompit Bobby en se laissant retomber sur sa chaise.

— Allez, faudra bien que tu passes aux explications un jour ou l'autre. Ou tu comptes baiser avec lui sans la moindre expérience alors que lui en a ?

— Moi, il en a pas ! », se moqua Wolverine en s'asseyant.

Cela interpella le jeune mutant qui se tourna vers son allié de toujours, réalisant qu'il venait de dire « il ». Il se demanda qui pouvait bien être cette personne.

« Bon, on commence par le début : c'est un peu comme le faire avec une fille », se lança Edward.

Ce qui n'arrangeait pas le jeune mutant. Il tenta de ne pas paraître trop gêné, décida de ne pas relever, mais son hésitation fut perceptible. Le sourire d'Edward s'élargit encore un peu tandis qu'il l'observait.

« T'es puceau ? lâcha-t-il avec une certaine fascination.

— J'ai déjà vu des films X et lu des livres pornographiques ! se défendit Bobby.

— Mais ça, c'est vulgaire. Ne t'y prends surtout pas comme dans ces films si tu veux que ça se passe bien. Autrement, tu vas juste passer pour un pervers un peu violent... Et toi, Logan, plus de cent ans, toujours puceau ?

— Niveau gars, ouais », admit l'adulte.

C'était étrange de l'entendre dire ceci, mais rassurant pour le jeune homme de voir qu'il n'en profitait pas pour se moquer de lui. D'ailleurs, cette conversation devint plus sérieuse et Edward cessa toute allusion déplacée, se contentant de répondre simplement à leurs attentes, évitant de rajouter des petites blagues idiotes. Il l'en remerciait silencieusement, même si au final, tout ce qu'il lui apprenait là risquait de ne jamais lui servir.

Johnny ne voudrait plus l'approcher après ce qui s'était passé, parce qu'il avait été trop... brusque ? Peut-être un peu trop direct ? Comment rattraper la connerie qu'il avait faite ?

« Bobby est demandé sur la Terre ! l'appela Edward.

— C'est juste que je me dis que tout ça, là, c'est juste te faire perdre ton temps, soupira-t-il. Je ne rattraperais pas le coup.

— Si tu pars défaitiste, c'est clair que tu n'y arriveras pas et donc, que tu vivras un amour à sens unique. C'est une situation difficile... Mais, si tu te déclares, soit ça passe, soit ça casse, mais tu seras définitivement fixé et tu pourras continuer ta vie...

— Il n'a pas tout à fait tort, fit remarquer Wolverine. Toi, t'as une chance de concrétiser au moins, moi, ça ne risque pas ! »

Cela voulait-il dire qu'il ne se dévoilerait jamais ? Bobby n'en savait rien et n'était pas sûr de vouloir savoir. Il soupira en se laissant retomber sur la table, s'interrogeant sur ses motivations. Il aimait Johnny, depuis quand et pourquoi, il n'en avait pas la moindre idée mais, depuis qu'ils travaillaient ensemble, il s'en était rendu compte... Ça devait dater d'avant le jour où ils avaient été forcés à collaborer tous les deux...

Décidément, tout cela était trop compliqué pour lui, il fallait qu'il trouve quelque chose pour oublier tout ça parce que ça ne le mènerait nulle part et ça, c'était une certitude. Comment pourraient-ils finir par se mettre ensemble ?

« J'ai presque l'impression de pouvoir lire dans ton esprit, dit Edward avec amusement. Pour toi, si deux personnes ne se ressemblent pas, elles ne peuvent pas être ensemble ? Donc, je ne devrais pas être avec Steve, c'est ça ?

— Non, attends, ça n'a rien à voir... »

Bobby réalisa alors que le capitaine était de retour, juste derrière Edward. Le jeune homme avait baissé sa garde, n'ayant pas remarqué sa présence... Et cela malgré le fait que le mutant et l'adulte à ses côtés tentaient de le prévenir.

« Si, Captain est un homme parfait, je ne suis pas à sa hauteur et tu as probablement raison, je n'arrive pas à lui être totalement fidèle, je n'arrive pas à être l'homme que je devrais être pour lui... Mais je n'arrive pas à m'imaginer la vie sans lui... C'est ma drogue la plus puissante et je ne suis pas sûr de pouvoir décrocher. »

Wolverine se racla une nouvelle fois la gorge, mais le jeune homme avait détourné le regard, fixant ses doigts qui dessinaient des formes difficilement identifiables sur la table.

« J'aimerais être à la hauteur de la légende, mais je crois que j'en suis incapable... Et toi, Bobby, comment tu fais pour être un gentil garçon ? »

Le mutant préféra rester silencieux, son regard ne pouvant se détacher du meneur qui s'était rapproché de son petit ami pour passer les bras autour de lui.

« Si tu avais été un « gentil garçon », je n'aurais jamais été attiré par toi...

— Pardon ? souffla le jeune homme, incertain.

— Les gentils garçons comme moi préfèrent les vilains garçons, pour les remettre dans le droit chemin ou pour en être détournés... Viens, on va parler. »

Il s'écarta ensuite de lui et s'éloigna, laissant perplexes les garçons autour de la table. Wolverine fit remarquer à Ed qu'il ne devrait pas faire attendre Captain America et le jeune homme quitta la table.

« C'est vrai ce qu'il a dit ? demanda peu après Logan à Bobby. Tu aimes un vilain garçon pour qu'il te détourne du droit chemin ?

— Qui te dit que je suis un gentil garçon ? », répliqua le plus jeune, outré.

Il décida de partir avant qu'on lui pose trop de questions, surtout que du monde commençait à apparaître ici et là. Si qui que ce soit entendait ce qu'ils disaient, dans moins de trois heures, tout le monde saurait qu'il avait le béguin pour Johnny !


Steve était en train de se déshabiller quand Edward entra dans la chambre. Cela lui rappela ce qui s'était passé le matin même et il ne put s'empêcher de frémir, s'asseyant sur le lit en essayant de ne pas trop y penser, donc, de ne pas se montrer trop voyeur... Mais bon, c'était de la faute de Steve ! Quelle idée de se déshabiller comme ça alors qu'ils devaient parler...

« Tu n'es pas un vilain garçon, Edward », déclara le blond.

Qu'en savait-il ? Il se trompait s'il pensait le contraire. Il était un garçon un peu instable qui n'arrivait pas à être fidèle alors qu'il avait le meilleur petit copain de la Terre ! C'était désespérant comme situation.

« Tu as juste eu une vie différente de la nôtre, j'ai bien compris ça, tu n'as pas... Je ne sais pas comment expliquer ça...

- Laisse tomber, Steve, on ne sera jamais d'accord sur ce sujet. »

L'adulte s'approcha pour se pencher vers lui, lui attrapant le menton pour l'obliger à relever la tête.

« J'avais promis de changer comme toi tu l'avais promis, je n'ai pas tenu m'a promesse alors que toi, tu as essayé... J'ai moi aussi des torts dans cette histoire.

— Où es-tu allé chercher ça ? répliqua Edward en fronçant les sourcils.

— Je ne t'ai pas donné tout ce que tu attendais, tu es donc allé le chercher ailleurs, c'est aussi simple que ça, non ? »

Il ne pouvait ni démentir, ni approuver, parce que c'était à la fois juste et faux. À l'origine, oui, il avait essayé de se contenter de cette relation simple et douce, mais progressivement, il avait éprouvé de la frustration, peut-être par ce qu'on l'avait habitué à un tout autre genre de relation ? Parce qu'il avait l'habitude du sexe ? Peut-être... Mais il s'en serait passé, il aurait pu se défouler autrement ... Avec le matériel adéquat par exemple...

À cette pensée, Edward détourna le visage, se souvenant que s'il avait plongé tête la première dans cette relation adultère, c'était parce qu'il avait été tenté par Bucky, l'idée d'obtenir ce qui lui manquait avait été une aubaine pour lui... Mais dire qu'il n'y avait eu que du sexe entre eux était faux !

« Tu es celui qui fait ressortir ce qu'il y a de mieux en moi, Steve. Et, avec Bucky, c'était pas juste du sexe, il était... comme moi... »

Le blond pencha la tête sur le côté, attendant la suite que le brun hésitait à lui dire, se mordillant les lèvres.

« Nous avons aussi une part de ténèbres que nous avons eu peur de te montrer, mais tu la connais déjà, tu y as déjà fait face une fois... Quand j'ai pensé à supprimer nos ennemis pour vous sauver... »

Steve vint lui caresser la joue du bout des doigts.

« Vas-tu avoir le courage de me dire la suite ? encouragea-t-il. Qu'est-ce qui te manquait dans notre relation au point que tu tombes dans les bras de Bucky ?

— Je ne suis pas tombé dans ses bras qu'à cause de ça ! le reprit Edward. Je ne suis pas... qu'un pervers...

— Je n'ai jamais dit que tu l'étais.

— Mais je le suis. J'adore le sexe, Steve... Je l'aime tant que... mes doubles ont accepté de vivre avec Obadiah jusqu'à un âge avancé... Je ne serais pas resté avec lui si je n'aimais pas cette situation... J'aurais pu le dénoncer et...

— Tu est un pervers, d'accord, mais je le savais, ça... Et je sais que tu ne sortais pas avec Bucky que parce que ça pouvait être excitant de le faire...

— Si, quand même un peu, mais en fait... Il avait compris qui j'étais et... je n'avais pas honte de lui demander... certaines choses... »

Une fois encore, Steve observa le silence en attendant les explications. Mais c'était là que ça devenait compliqué à expliquer. Non, humiliant serait plus juste, il craignait de dégoûter son petit ami, du moins, jusqu'à l'instant où il se rappela ce que lui avait fait ledit petit ami le matin même.

« Comme ce que tu m'as fait ce matin...

— Je suis désolé pour ce matin, j'étais énervé contre toi, s'excusa le blond.

— Mais c'est justement ça que j'aime ! Que j'attends ! J'aimerais que tu... m'attaches aux montants du lit et que tu me tortures ! J'aimerais que tu me fasses des choses perverses et que tu me demandes de te faire des choses ! J'aimerais que, lorsque tu es en colère contre moi, tu me le fasses comprendre comme ce matin... »

Il se tut, détournant le regard tout en rougissant. Pourquoi lui avait-il sorti ça de cette manière ? Son visage était brûlant et il se passa une main dessus, n'osant plus regarder son petit ami.

« Si je comprends bien, tu es un pervers ayant de drôles de besoins au lit ? ironisa Steve.

- J'aimerais que tu me prennes ailleurs qu'au lit, fit finalement Edward en ayant toujours autant de mal à s'exprimer sur le sujet. Que tu utilises des objets sur moi... Que tu joues avec moi... J'aimerais te... faire des trucs qu'on ne t'a jamais faits... J'aimerais... qu'on assouvisse nos fantasmes... Si tu en as...

— Bien sûr que j'en ai ! Je suis un homme, peut-être différent des autres, mais je suis un homme malgré tout... »

Le brun osa relever le visage vers le blond, surpris de découvrir des prunelles pleines de désir pervers. Il se mordillait les lèvres de manière intéressante et son doigt caressait les siennes. Bien malgré lui, le brun frissonna, électrifié par un désir soudain, se demandant si le meneur n'avait pas le même genre de « petit problème ».

« Quel genre de fantasmes as-tu ?

— J'en ai plein, lui sourit étrangement Steve. À mon tour de changer un peu pour me mettre à ton niveau...

— Est-ce que ça veut dire qu'on a fini de parler ? osa demander Edward.

— Pas tout à fait, mais on reprendra une autre fois... »

Il se pencha pour capturer ses lèvres des siennes, le poussant sur le lit.

« Tu m'excuseras, mais pour se soir, j'ai juste envie de faire simple...

— Ce n'est pas à chaque fois que je veux qu'on fasse des trucs... J'aimerais juste qu'on change de temps en temps... »

De toute façon, lui aussi aurait eu du mal à penser à autre chose que de « juste » faire l'amour, mais ce n'était pas à lui de gérer tout ça, Steve prenant les rênes, ses mains glissées sous sa chemise.


Note de l'auteur :

Enfin, on aborde le

couple Bobby/Johnny, bon, c'est mal partit mais bon, c'est justement ça qui est marrant avec eux ! Niark niark niark !

Concernant Steve, question : a votre avis, quel genre de fantasme pourrait avoir Steve ? J'ai des idées, je vous rassure, mais je ne sais pas si je vais les appliqués ou pas, par ce que ça va allonger plus encore la fic, j'en mettrais sûrement quelque un mais pas tous ... Mais vous, qu'avez vous imaginé lorsqu'il en à parler ? Je suis curieuse de le faire ! Niark niark niark !