Et la suite pour ma chère EvilNanaty! :). Tes reviews me donnent le sourire. Deux en l'espace de deux jours, je me sens privilégier :3. Et tout ce que j'ai à te dire au sujet de ta question c'est... BINGO! xD. Bonne lecture! ;)


5ème partie :

Emma voulait être sûre avant de tirer des conclusions, surtout avec tous les signes contradictoires qu'elle avait eus avec Neal Cassidy. Soit il avait une copine soit il voyait quelqu'un d'autre de son entourage et par conséquent, la théorie sur le fait qu'il serait intéressé à elle autrement qu'en tant qu'élève serait peut-être plausible.

C'est pourquoi le lendemain matin - c'était un samedi, elle tanna son père et sa mère pour qu'ils puissent l'emmener à la bibliothèque municipale non loin de chez eux - parce que c'était là qu'il serait, l'autre étant à plus de 50km. Emma prétexta n'y avoir jamais mis les pieds et qu'elle aimerait bien voir les livres qu'elle pourrait y trouver. Ces parents ne purent lui refuser vu le speech qu'elle leur faisait. Ravie, elle les embrassa et ils prirent la route ensemble quelques minutes plus tard. Il était 11h20 quand ses parents la déposèrent devant l'entrée. Ils décidèrent d'aller faire des courses et un peu de shopping pendant qu'elle visitait la bibliothèque. Ils promirent d'aller la récupérer dans une heure. Emma acquiesça et les rassura en évoquant son portable. Ils reprirent donc la route et Emma prit son courage à deux mains avant d'aller dans cette grande bibliothèque. Quand l'adolescente blonde y entra, elle fut impressionnée par le décor et la hauteur des lieux. Elle vagabonda ici et là tranquillement puis arriva à l'entrée principale de la bibliothèque. Elle circula dans la grande salle bordée de nombreuses rangées de livres, fort bien alignés d'ailleurs. Sur sa droite, elle vit un grand accueil et reconnut la silhouette de son prof' en train de parler à une jeune femme brune à ses côtés. Elle était si belle en comparaison à elle. Emma se dirigea vers une étagère où des livres de poésie étaient apposés. Elle était assez proche d'eux et cela lui permettait d'entendre la discussion. De dos, il ne pouvait pas la reconnaître de toute façon.

« -Alors… il te plaît ce travail ? s'enquit Neal Cassidy à son amie mystérieuse.

-J'adore. Ton père a eu raison de m'y pousser.

-Je le sais. Tu aimes la lecture, Belle. Tu es faite pour travailler dans un endroit comme celui-là.

-C'est gentil, Neal. »

Emma guetta d'un œil la scène et vit que la brune avait posé une main sur son avant-bras avec tendresse. Belle remarqua alors que la jeune fille les observer. Elle était quelque peu intriguée puis reporta son attention sur Neal.

« -Je suis tellement heureuse si tu savais. Avec tout ça ! Quand j'y repense… Je n'en reviens pas. On va se marier ! » reprit Belle en souriant à son compagnon.

Emma se figea en tenant un livre. Avait-elle bien entendu ? Sa main trembla et elle lâcha le livre. Le bruit du bouquin au sol attira l'attention de Belle et de Neal. La lycéenne s'abaissa pour le récupérer et le remit sans se retourner. Elle sentait leurs regards posés sur elle.

« -Faite qu'il ne me reconnaisse pas », supplia-t-elle intérieurement en faisant mine d'être plongée dans le titre des ouvrages et se dirigeant vers une autre étagère, deux rangs plus loin.

Neal avait la gorge nouée. Il reconnaîtrait Emma Swan entre mille. Que faisait-elle ici ? Belle le scruta avec attention.

« -Tu connais cette jeune fille ? l'interrogea-t-elle, curieuse.

-Oui. Une élève au lycée.

-Elle nous écoutait. Je l'ai remarqué tout de suite. Elle est mignonne... Peut-être qu'elle a le béguin pour toi ?

-Pardon ? balbutia-t-il, nerveux.

-Bah dis donc… tu dois avoir du succès au lycée », ajouta-t-elle d'un air réfléchi, ne prêtant pas attention à ce que Neal venait de lui dire.

C'est à ce moment-là qu'un homme d'une cinquantaine d'années, grisonnant et marchant avec une canne, vint à eux.

« -Bonjour, Belle ! lança-t-il d'un ton chaleureux.

-Bonjour, mon chéri, répondit-elle en l'embrassant sur les lèvres et l'enlaçant tendrement.

-Salut, fils !

-Bonjour, Papa. Euh, vous m'excusez quelques minutes. Je viens de réaliser qu'il fallait que j'emprunte un livre ici.

-Je peux t'aider si tu veux ? s'enquit sa future belle-mère.

-Non, ça ira. »

Neal Cassidy prit le chemin emprunté par la lycéenne plus tôt et la chercha parmi les rangées, se questionnant sur sa présence ici.

Emma s'était réfugiée vers le fond de la bibliothèque et prit un livre au hasard, juste pour tenir quelque chose dans ses mains tout en essayant de retenir ses larmes. Elle ferma les yeux et repensa à ce qu'elle avait fini par découvrir au sujet de l'homme qu'elle aime. Il était fiancé à cette jolie brune. Une larme coula alors sur sa joue. L'adolescente n'y arriva pas. La seconde d'après, elle fut prise d'un sanglot silencieux tout en regardant une rangée de livres, une main couvrant sa bouche. Elle avait le cœur gros et la gorge nouée. Maintenant elle savait la vérité…

« -Emma ?

-Pitié, non… Il m'a vue », songea-t-elle, affligée tout en reniflant discrètement.

Emma Swan se retourna en passant une main dans ses cheveux blonds, l'air vulnérable. Elle ne cacha pas ses larmes quand il fut à un mètre d'elle.

« -Je me disais bien que c'était toi. Que fais… Emma ? Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-il, inquiet en voyant son visage baigné de larmes.

-Ce n'est rien, monsieur, assura-t-elle en essuyant ses larmes d'une main et lâchant un pauvre sourire.

-Emma… je vois bien que ça ne va pas, répondit Neal, accablé de la voir ainsi.

-C'est cette histoire, monsieur, mentit-elle en montrant discrètement le livre qu'elle avait toujours en main et qu'elle cachait précieusement.

-Vraiment ?

-Oui. C'est une histoire d'amour assez triste entre une jeune fille et un homme plus âgé. Le genre d'amour impossible vous voyez. Plus la fille eut de gentilles intentions de sa part, plus elle se posait de questions. Elle était amoureuse de lui et jusqu'à présent, elle avait toujours pensé que c'était à sens unique vu la réserve qu'il lui témoignait, et pourtant… certains détails ne collaient pas. Alors la jeune fille a voulu en avoir le cœur net et elle finit par apprendre qu'il était fiancé à une autre. Finalement, elle se faisait des idées depuis le début. Il était juste gentil avec elle. Voilà pourquoi je suis triste…, raconta-t-elle, le cœur serré.

-Eh bien, que d'émotions… Je peux voir de quel auteur c'est ? questionna Neal Cassidy, intrigué, en tendant sa main vers elle pour avoir le livre.

-Oh, non », pensa-t-elle, mortifiée.

La lycéenne se mordit la lèvre inférieure et baissa la tête en lui tendant le livre, sentant la fin du monde venir. Le jeune professeur de mathématiques récupéra le livre et prit connaissance de ce dernier. Il scruta le nom de l'auteur d'un air interdit. Il bloqua même dessus.

« -Euh… Je ne crois pas que Lovecraft fasse dans la romance. Jane Austen oui, mais lui… », murmura-t-il pour lui-même.

Emma blêmit à cette remarque et voulut disparaître de la surface de la terre. Neal observa alors la jeune fille complètement abattue et l'évidence lui sauta aux yeux. Emma évoquait son histoire à elle… à eux. Il était pris entre deux sentiments : la joie et la surprise, mais se garda bien de le montrer. Il voulait être complètement sûr de lui avant de faire tomber le masque.

« -Mmh… je crois que ton histoire n'est pas complète, annonça-t-il après réflexion.

-Vraiment…, balbutia Emma, perdue par ce revirement.

-Oui… il n'y a pas le point de vue de cet homme. Il se trouve qu'il se sentait très proche de la jeune fille au fil des semaines et que du point de vue de sa position, il ne pouvait pas avoir de relation avec elle. C'est pourquoi il était si distant. Quand il a réalisé que ça blessait la jeune fille plus qu'autre chose, il a décidé d'être moins radical. Par ailleurs, il s'avérait que les sentiments qu'il nourrissait pour elle étaient plus forts qu'il ne le réalisait et ne pouvait s'empêcher d'être inquiet à son sujet. Pas un jour, il ne cessa de poser les yeux sur elle. Il ne pouvait plus nier l'évidence. Il était aussi amoureux, mais il ne pouvait le montrer.

-Il sait… mais ça n'a pas de sens ! pensa-t-elle.

-Il s'est engagé avec quelqu'un. Pourquoi donc serait-il amoureux de la jeune fille ? » déclara Emma, en repensant à l'échange de tout à l'heure.

Neal songea à sa discussion avec Belle quand Emma les avait épiés.

« -Ce que la jeune fille ne sait pas, c'est que la jeune femme brune qu'elle a vue avec lui n'était autre que sa future belle-mère. Elle va se marier avec son père et non avec lui, révéla-t-il en contemplant la jolie blonde.

-C'était un malentendu…

-Il l'apprécie beaucoup, mais ça s'arrête là. Il y a qu'une personne qui compte pour lui », confessa l'homme brun.

Emma Swan releva la tête et contempla ce dernier avec un regard différent. Elle n'était pas encore prête à briser ce dialogue et a employé le pronom « je » pour se désigner dans cette histoire.

« -Dis comme ça… elle se sent très bête. Elle ne voulait pourtant pas avoir d'a priori », livra la lycéenne à Neal.

Celui-ci sourit tendrement et ne dit rien.

« -Est-ce qu'elle peut donc espérer être avec lui, même s'ils savent tous les deux que c'est interdit, que ce sera compliqué ? demanda Emma avec anxiété.

-Oui, chuchota son professeur.

-Elle veut…Non. J'ai besoin d'une preuve, lâcha-t-elle, abandonnant les faux-semblants.

-Une preuve ?

-Que ce n'est pas le fruit de mon imagination », admit l'adolescente avec sincérité.

Neal fixa les alentours et personne ne fut dans le coin.

« -D'accord… Je vais te donner cette preuve », souffla celui-ci d'un ton nerveux.

Il réduit ce qui lui restait de distance avec elle. Il pouvait à présent voir de très près ses magnifiques yeux émeraude. Cette approche troubla fortement Emma.

« -Donner… ? » commença-t-elle à dire puis les mots moururent.

Du bout des doigts, Neal effleura la joue gauche de l'élue de son cœur. Son rythme cardiaque était nettement plus élevé quand il osa franchir cette barrière interdite. Sa main libre prit en coupe le visage d'Emma et il posa enfin ses lèvres sur les siennes avec douceur et lenteur. La jeune fille tint à deux mains les pans de son t-shirt face à l'intensité magique de ce baiser. Malheureusement, il ne dura pas. Neal décida de l'interrompre. Il s'était légèrement écarté et tentait de reprendre un souffle plus régulier face à la violence de leurs sentiments. Emma, quant à elle, cherchait à reprendre ses esprits. Elle était partie loin loin… Mon dieu, ce premier baiser était merveilleux et plein de promesses futures. Son professeur scruta alors sa montre et pesta ce qui surprit sa jeune compagne. Il lui adressa un sourire d'excuse.

« -On m'attend…

-D'accord…
-Email ? l'interrogea-t-il du regard.

-Email », acquiesça-t-elle, le cœur battant.

Il garda le livre et la contempla quelques secondes avec tendresse en reculant puis finit par se retourner pour aller rejoindre son père et Belle à l'accueil.

Emma n'était pas triste. Elle savait qu'elle le reverrait de toute façon. Rien ne pourrait gâcher le bonheur qu'elle ressentait à cet instant. Il l'aimait, c'était tout ce qu'il comptait. Comment allaient-ils faire à l'avenir? Elle l'ignorait, mais ils trouveront ensemble. Pour l'heure, elle avait juste hâte de pouvoir lui parler par mail dans la journée. C'est donc le cœur léger à présent qu'elle se promena dans la bibliothèque.


Deux heures plus tard…

Après un retour à la maison et un repas rapide en famille, Emma se rua dans sa chambre pour aller sur son ordinateur portable. En se connectant sur sa boite mail, elle réalisa qu'il lui avait déjà envoyé un message. Elle cliqua sur le lien et c'est avec une joie non dissimulée qu'elle découvrit un numéro de portable. Le sien. Il avait accompagné ce numéro d'un : En espérant que tu as des SMS illimités…

Emma enregistra le numéro dans ses contacts sous les initiales « N.C » et le rassura par un SMS en lui confirmant qu'elle les avait bien illimités grâce à son forfait « jeune ».

J'aimerai te revoir avant le cours de lundi. Tu penses que c'est possible ? Il y a tellement de choses dont on doit parler… - N.C.

Oui. De temps en temps, je fais mes devoirs le weekend chez Ruby. Je peux dire à mes parents que je passerais l'après-midi chez elle. Ruby pourra me couvrir. De toute façon, j'ai effectivement des exercices à faire notamment en maths… - Emma.

Prends donc tes devoirs avec toi. Je serai ravi de t'aider – N.C.

Comme un prof' particulier ? Dois-je me sentir privilégier ? – Emma.

Oui… Non… Je ne veux pas faire de favoritisme, Emma. – N.C.

Je ne faisais que plaisanter. Je ne suis pas du genre à me vanter… – Emma.

Je vois, pas facile de reconnaître ça par sms. Alors… demain 13h30 ? – N.C.

Oui. Où ça ? – Emma.

Pas à l'école ni devant chez ton amie en tout cas. Il faut que ce soit un lieu neutre où les gens passent inaperçus. – N.C.

Il y a le parc des promenades à l'extrémité de la ville ? – Emma.

Bon choix. Tu sauras y aller par tes propres moyens ? – N.C.

Oui… - Emma.

Emma ? – N.C.

Oui ? – Emma.

Tu me fais confiance ? – N.C.

Oui. – Emma.

J'ai une voiture et j'aimerai t'emmener quelque part où on pourra discuter tous les deux. Je connais un endroit plutôt calme où il y a un lac, mais il est à 10 km de Storybrooke. Il y a quelques promeneurs, coureurs et randonneurs habitués qui font un circuit là-bas. Ils connaissent mon père, car il loue un chalet à cet endroit pendant les vacances d'été. Nous aurons l'occasion de les croiser sur le chemin. Nous ne serons pas vraiment seuls… Et en même temps, on n'aura pas à se cacher là-bas vu qu'ils ne savent rien à notre sujet. – N.C.

Je suis d'accord. Là-bas nous pourrons parler sans crainte qu'on nous reconnaisse et savoir que nous ne sommes pas vraiment seuls ne me stressera pas. – Emma.

Jamais ne ferait quoi que ce soit qui pourrait te déplaire. J'ai beaucoup de principes et tu les découvriras demain. – N.C.

Ce n'est pas que je ne te crois pas. C'est que… je ne me suis jamais retrouvée… enfin… je ne suis jamais sortie… C'est assez gênant… – Emma.

Oh, Emma… On doit parler demain de ça… – N.C.

Oh. C'est un problème ? – Emma.

Non. Je t'expliquerais. En attendant, j'aimerai en savoir plus sur toi. Ce que tu aimes, ce que tu détestes. J'aimerai connaître davantage Emma Swan. – N.C.

Sur ce message apaisant, ils discutèrent longuement par texto de leurs loisirs, de leurs sorties et de leurs voyages. Ils réalisèrent avoir déjà quelque point en commun. De plus, Emma sut enfin comment son charmant professeur s'appeler. Neal. Ce prénom lui correspondait tellement bien. Elle avait hâte d'être à demain.

Pour l'heure, elle contacta sa meilleure amie pour la mettre au parfum. Bien évidemment, Ruby accepta de lui venir en aide. Puis la blonde décida d'informer ses parents de son projet pour demain. Ne se doutant de rien, ils donnèrent leur aval.


Le lendemain, Emma était en retard. Il était 13h40 que Neal s'inquiéter déjà, adossé à la portière de sa voiture. Avait-elle changé d'avis ? Pourtant elle lui avait envoyé un message à 13h20 pour confirmer qu'elle partait. Se pourrait-il qu'il lui soit arrivé quelque chose ? Il passa une main nerveuse dans ses cheveux, soucieux de son absence. C'est alors qu'une adolescente blonde, essoufflée, habillée d'un manteau épais, d'un jean gris avec des genouillères de protection et des rollers aux pieds, se dirigea vers le parking en regardant partout. Elle vit Neal non loin d'elle et soupira de soulagement. Il était là. Elle s'élança vers lui en souriant. Se sentant épié, il chercha du regard la source puis il la reconnut. L'homme brun répondit à son sourire, c'était décidément contagieux. Elle ne voyait que lui, mais manque de chance, au dernier moment, un des rollers dévia pendant cet instant d'inattention. Emma était sur le point de tomber aux pieds de son professeur, que ce dernier la rattrapa de justesse. Quelle honte…

« -Emma ! Tout va bien ? s'enquit-il, inquiet, un bras autour de sa taille.

-Oui…oui, murmura-t-elle, le souffle court, les mains agrippées à son manteau marron.

-Tu as pris des rollers ? Sérieusement ? Tu viens de te remettre à peine d'une entorse. En plus ce n'est plus un temps pour en faire.

-C'était le moyen… le plus rapide. J'étais… déjà en… retard à cause… de ma mère. Au dernier moment, elle m'a… demandé de faire la vaisselle… Quand j'ai vu l'heure, je savais qu'à pied… je serais plus en retard que maintenant », annonça-t-elle en se redressant pour garder l'équilibre.

Elle se mit à rougir quand elle réalisa la façon dont elle se tenait à lui. La jeune fille pouvait également sentir son bras autour d'elle.

« -Tu as pris des chaussures ? questionna-t-il en la regardant dans les yeux.

-Des ballerines. Elles sont dans mon sac. Il est caché sous mon manteau. Il a plu un peu au moment où je suis partie, informa-t-elle.

-D'accord… Viens t'asseoir »

Il ouvrit la portière côté conducteur et l'aida à prendre place. Neal se contenta de lui enlever les rollers pendant qu'elle retira son manteau pour récupérer son sac. Elle jeta son manteau sur la place à côté et se défit du sac. Quand elle le mit devant elle, Emma remarqua que Neal l'observait silencieusement. Était-ce de l'admiration ? Soudain, une famille passa à côté d'eux et vit la scène avec attendrissement.

« -Voilà comment un frère se comporte avec sa sœur ! Tu devrais faire de même Nicholas », lâcha la maman à son fils avant de se diriger vers une voiture.

Neal et Emma froncèrent des sourcils et réalisèrent qu'ils eurent la même réaction ce qui les fit rire tout bas. Il murmura pour lui-même :

« -Mauvaise déduction… ».

Elle enleva ses chaussures du sac et le referma. À peine le fit-elle, que son chevalier servant lui mettait ses ballerines avec précaution, ne lui laissant pas le choix. Emma le scruta à la fois avec surprise et tendresse. Il remarqua son regard et d'un air gêné, il se détourna. Neal prit les rollers et les rangea derrière avec le sac.

« -Nous y allons ? lui demanda-t-il gentiment.

-Oui », répondit-elle, soudain timide.

Emma se releva et fit le tour de la voiture grise puis s'installa côté passager, à côté de lui. Elle s'attacha et mit son manteau sur elle. Dès qu'elle fut prête, il démarra et quitta le parking. Il prit une direction et se concentra sur la route. L'adolescente l'observa avec attention. Il passait des vitesses avec agilité et aisance. Par ailleurs, elle reconnut avoir une fascination pour ces mains sur le volant. Comme elle aimerait être le volant… Ses joues se colorèrent à cette pensée. Bon sang, elle était choquée. Elle détourna la tête. La jolie blonde devait arrêter de songer à ce genre de choses. Ce n'était pas possible du moins pour l'instant. Elle devait calmer ses ardeurs.

« -Emma…

-Mmh…, lança-t-elle d'un air distrait.

-Pas curieuse de savoir dans quelle ville on va ?

-Es-tu un serial killer? » répliqua-t-elle à la place.

Cette remarque eut le don de le rendre soucieux. Il semblait même contrarié.

« -Non. Mais tu as le droit d'y penser. Après tout, tu ne me connais pas tant que ça, admit Neal Cassidy.

-Je te fais confiance. Tu ne me mens pas.

-Emma… Tu es si naïve. Les hommes peuvent faire croire n'importe quoi pour arriver à leur fin.

-Je sais, mais je ne suis pas comme ça. J'ai la capacité de savoir si quelqu'un me ment ou pas, répliqua l'adolescente, d'un air fier.

-Vraiment ? Comme un super-pouvoir ?

-C'est vrai ! Surtout quand je suis très prudente. Teste-moi. Je te pose des questions et à toi de me dire la vérité ou non.

-Ok, on va voir ça.

-Qu'est-ce que tu aimes chez moi ?

- Il y a beaucoup de choses. Tes yeux, tes cheveux, tes lèvres, ton sourire, ton courage, ton sens de l'amitié et ta gentillesse.

-Tout ce que tu dis est vrai. Qu'est-ce que tu n'aimes pas chez moi ?

-Ton entêtement et ta froideur.

-Ok… Tu sais que tu peux me mentir aussi ? lâcha-t-elle tristement.

-Emma, je ne suis pas parfait non plus, tu sais… Pose-moi encore deux autres questions.

-Est-ce que tu me vois comme une femme ?

-Non, répondit-il d'un ton tendu.

-C'est un mensonge ça. J'ai même senti ton hésitation.

-Je suis très partagé à ce sujet. Tu es lycéenne, tu es mineure, mais d'un autre côté, tu…

-Neal… »

C'est à ce moment-là qu'elle réalisa qu'ils étaient arrivés, car son compagnon emprunta un sentier boisé et se gara sur un côté. Au loin, elle voyait quelque chalet et un lac juste à 500 mètres d'eux.

« -Tu es celle qui est proche de mon idéal féminin. Tu es ma femme idéale sauf que…

-Quoi ?

-Tu ne l'es pas encore, mais j'ai vraiment envie de la découvrir un jour. Cet écart d'âge me tue si tu savais. Pourquoi ne t'ai-je pas rencontré un ou deux ans plus tard ? Les choses seraient plus faciles.

-Oh… Tu regrettes ?

-Mon seul regret c'est de ne pas pouvoir t'avoir et t'aimer librement à cause de nos âges, de notre condition.

-Qu'est-ce qui te pose un problème au fond ?

-Cette année va être un enfer et je sais que tu serais prête à m'attendre. Mais j'ai peur de fermer toutes les possibilités qu'il peut y avoir autour de toi à cause de moi.

A suivre...