Il est des fois où je doute beaucoup de mes fictions, je me dis que j'ai l'esprit trop tordu pour vous. Mais grâce à vos review j'ai eu le sourire et je me suis dit que je tenais quelque chose qui allait vous plaire.
Si les idées viennent de moi, je ne suis pas seule dans cette aventure ! Je remercie beaucoup ma Bêta Morrijyg pour me donner l'envie de continuer et de me rassurer par ses commentaires sur chaque chapitre !
Comme ce n'est que le premier chapitre, je n'ai pas grand chose à vous dire mise à part que je publierai en principe tous les mercredi & samedi comme à mon habitude depuis plusieurs années !
A oui ! Le titre du chapitre est une chanson de Peter Peter qui m'a inspiré pour cette histoire, je vous conseil de l'écouter en lisant ce premier chapitre.
« La solitude est une façon de se prendre en otage. »
-Albert Brie
Chapitre 1 : Une version améliorée de la tristesse.
-Bonjour Bella, comment vas-tu aujourd'hui ?
C'était toujours la même question, stupide question.
-Comme toujours docteur.
-Je vois que tu n'es pas d'humeur à t'ouvrir aujourd'hui. J'ai parlé avec ton père au téléphone hier, il m'a dit que tu as passé ta journée dans ta chambre.
-Et alors ? Je travaillais pour mon examen de fin d'année, mentis-je.
Le psychiatre soupira, il savait que je mentais. En réalité, j'avais passé ma journée dans mon lit à repenser aux yeux rouges qui m'avait scruté. Et si c'était Victoria qui avait envoyé quelqu'un pour me tuer ?
-Je pense plutôt que tu as fait une crise de paranoïa non ? Insinua l'homme en face de moi.
-Non ! Je ne suis pas paranoïaque ! M'énervai-je.
-Je ne prétends pas le contraire Bella. Je pense plutôt que tu as fait une dépression suite à l'éloignement avec ta mère mais malheureusement tu refuses de retourner chez elle.
-Vous savez très bien pourquoi, soupirai-je.
Le médecin retira ses lunettes et se frotta les yeux, il devait passer des journées difficiles.
-Oui je le sais Bella. Tu restes à Forks en attendant que la famille Cullen revienne. Tu espères qu'Edward reviendra car vous ne pouvez pas rester séparés. Il y a aussi Alice, ta meilleure amie n'est-ce-pas ?
-Exactement, Alice me manque terriblement. J'avais l'habitude de passer beaucoup de temps avec elle avant, on partageait plusieurs matières ensemble et j'adorais la regarder dessiner.
Le docteur Jekin me fit un petit sourire triste et me prit la main.
-J'ai retrouvé la trace des Cullen, dit-il.
Il marqua une pause pour que je comprenne sa phrase. Il avait retrouvé les Cullen !
-J'ai parlé avec le docteur Cullen, un homme charmant d'ailleurs.
-Je vous l'ai déjà dit ! Carlisle est quelqu'un d'incroyablement gentil. Il m'a soigné quand j'ai eu l'accident de voiture.
-Justement, j'ai lu le rapport de l'hôpital Bella et ce n'est pas lui qui t'a soigné mais le docteur Marc.
-Ce n'est pas vrai ! Contredis-je.
-Regarde par toi-même Bella.
Il me donna le rapport qui semblait vrai, c'était inscrit que c'était bien le docteur Marc qui m'avait soigné et pas Carlisle. De plus c'était marqué que c'était Mike qui m'avait sorti de sous la voiture et pas Edward. Je ne comprenais rien !
-Vous avez raison c'est marqué ça, cédai-je.
-Je suis content que tu le reconnaisses, c'est bien. Donc je te disais que j'ai eu le docteur Cullen et il m'a parlé de toi.
-Vous voyez qu'il me connait ! Criai-je presque.
-Il m'a expliqué que oui, tu connaissais sa famille mais que tu n'étais pas la petite amie de son fils, vous n'avez jamais été ensemble d'ailleurs. Son fils Edward est gay et tu ne l'as jamais accepté. Tous les jours, tu allais parler avec eux, t'accrochant aux bras de son fils et ne voyais pas la vérité en face. Déjà à l'époque tu disais que Alice était ta meilleure amie alors qu'elle ne t'a jamais adressé un mot, elle ne t'aimait pas beaucoup. Tu allais souvent chez eux, réclamant Edward et quand tu ne le voyais pas, tu faisais une crise de nerf.
-Ce n'est pas vrai ! m'énervai-je.
-Allons Bella, calme-toi. Je vais te proposer un marché. Si j'appelle la famille Cullen, est-ce que tu acceptes d'écouter sans t'énerver, de dialoguer tranquillement sans menace ni crise ? Proposa le docteur en souriant.
-Oui.
-Bien.
Il composa un numéro que j'essayais d'enregistrer. 154 877-240. J'avais toujours un bout de papier sur moi, je griffonnais rapidement les chiffres avant d'écouter.
-Allô ? Fit Esmée.
-Esmée, couinai-je.
-Oh Bella. Ma petite chérie, je suis si heureuse de t'avoir au téléphone. Je suis désolée pour tout ce qui arrive mais nous n'avions pas le choix...
Quelqu'un parla à Esmée dans le dos et se fut Carlisle qui prit le relai.
-Bonjour docteur Jekin, j'attendais votre appel.
-Bonsoir, j'ai Bella avec moi et j'aimerais que vous parliez comme prévu.
-Bonjour Bella. J'ai appris que tu n'allais pas bien depuis notre départ et j'en suis désolé. Tu te demandes pourquoi nous somme partis sans te dire au revoir mais il y a une bonne raison. Nous avions peur que tu ne supportes pas le fait de nous voir partir et nous ne voulions pas t'infliger ça. Le seul problème c'est qu'il y a eu un manque de communication entre nous, tu nous voyais comme la famille idéale et tu n'as pas compris que tu n'en faisais pas partis tout simplement.
-Vous avez osé dire que votre fils est gay, soufflai-je.
-Oh ça, c'est une vérité dure à avouer.
J'entendais Emmett rire derrière lui ce qui me fit sourire.
-Est-ce qu'il est là ? Demandai-je.
-Non, Edward est parti dans un internat.
-Je comprends. Et Alice ?
-Elle est là mais elle ne veut pas te parler, elle s'en excuse mais elle ne veut pas te faire plus souffrir.
J'eus les larmes aux yeux. J'avais la chance d'avoir leur numéro mais personne ne voulait me parler.
-J'ai Jasper qui veut te dire un mot, hésita Carlisle. Je te le passe.
-Bonjour Bella, je tiens à m'excuser pour la dernière fois qu'on s'est vu. Ma réaction a été violente mais je ne voulais pas te blesser.
-J'ai du mal à y croire, avouai-je.
-Je veux simplement te dire qu'il faut que tu vives ta vie pour toi. Oublie Edward, de toute façon vous n'êtes pas fait pour être ensemble. J'ai toujours senti qu'il ne t'aimait pas pour celle que tu étais mais pour ce que tu représentais.
-Mais qu'est-ce que je représentais ?
-L'interdit. Une douce et fragile personne qui est facile à manipuler et c'est ce qu'il a fait malheureusement, expliqua le vampire blond.
-Ce n'est pas possible, pleurai-je à présent.
-Oh Bella, ne pleure pas. Ferme les yeux et respire profondément. Tu te souviens de cette clairière ? Penses-y Bella, respire l'odeur des fleurs, écoute la cascade et les oiseaux, ressens l'herbe sous tes pieds, souviens-toi de ces rires partagés et tu trouveras la paix.
Je sentais que Jasper manipulait mes émotions, j'en avais l'impression.
-Merci Jasper. Merci beaucoup.
-Je vais te laisser maintenant, on va te dire adieu, parce que tu le mérites. Nous ne t'oublierons pas Bella, et sache que tout ira bien pour toi.
Il raccrocha le téléphone et soudain je pris conscience des choses, ils venaient de me dire adieu pour toujours, ils ne reviendraient pas. Le docteur Jekin m'observa et me proposa un mouchoir. C'était un grand choc pour moi car j'étais persuadée qu'ils reviendraient. Le docteur Jekin appela mon père et celui-ci me prit dans ses bras. C'était la première fois que je pleurais dans les bras de mon père, c'était d'ailleurs la première fois que je pleurais devant lui.
Charlie me ramena chez nous, il était désemparé de me voir si triste, il me faisait encore plus de peine. Il tenta de faire des pâtes à la carbonara mais je voyais bien qu'il avait mis sa poêle trop fort.
-Laisse-moi faire papa, je suis encore capable de faire à manger, dis-je dans un sourire.
Charlie soupira.
-Je vais bien papa, le rassurai-je.
-De toute façon je ne serais pas capable de le faire moi-même, marmonna-t-il.
Je souris en essuyant les traces de larmes. En surveillant les lardons, je repensais à la conversation téléphonique, ainsi Jasper était de mon côté. Et même si je l'avais remercié pour ses excuses, je ne lui pardonnerais pas. Il m'avait brisé en deux, il avait ruiné ma vie. Enfin c'était ce que je pensais, peut-être qu'il n'y avait jamais rien eu entre nous, qu'ils n'étaient pas des vampires, et que ça n'existe pas. Tout ça était peut-être dans ma tête.
Je mangeais en silence, essayant de faire le vide dans ma tête. Charlie bu une bière et regarda sa montre.
-Tu as rendez-vous avec Sue ?
-Oui, je devais y aller après avoir mangé mais je ne vais pas te laisser seule.
-Je vais bien, répétai-je. Je vais prendre mes médicaments et aller me coucher, si j'ai besoin de toi je t'appellerais c'est promis papa.
Je lui fis un sourire rassurant avant de débarrasser mon assiette, j'allais monter dans ma chambre quand mon père m'appela.
-Quoi ? Répondis-je.
-Tes médicaments, dit-il en me tendant une boîte.
Je pris la fameuse boîte avec moi mais une fois encore je me couchais sans les prendre. Je ne voulais pas de ces cochonneries, ils finissaient tous dans les toilettes. En fermant les yeux, je me remémorais la berceuse qu'il m'avait composée.
Le lendemain, j'eus un certain plaisir à ouvrir les yeux. Sortir du lit ne fut pas si compliqué. Bien sûr j'avais encore beaucoup de mal à réagir normalement mais j'étais déjà debout. Je bus un peu de café avant de partir pour le lycée. Ce lycée qui ne servait à rien, rempli de gens qui ne servaient à rien. J'éteignais la radio après avoir entendu qu'une nouvelle attaque animalière s'était produite. Il pleuvait ce jour là, sans grande surprise, le parking était vide. J'attendis la dernière minute pour sortir de ma voiture, le seul endroit qui gardait une trace des Cullen. Un petit trésor que je gardais précieusement, le bracelet que Alice avait dû faire tomber dans ma voiture, je l'enfilais à mon poignet, parce que ça c'était réel au moins.
La journée de cours se passa comme les autres, sauf que je n'avais plus le regard tourné vers la table des Cullen mais sur mon cahier où j'avais recopié le numéro des Cullen.
-Qu'est-ce que tu regardes dans ton cahier ? Me demanda Jessica.
-Un numéro que je ne dois pas perdre.
-Je vois, marmonna-t-elle. Tu as cours cet après-midi ?
-Non, je vais passer voir mon père au commissariat avant de rentrer pourquoi ?
-J'aimerais bien que tu lui demandes s'il a des nouvelles au sujet du téléphone de mon père.
-D'accord, je lui demanderais.
En me garant devant le commissariat, je le revis. Cette personne aux yeux rouges comme le sang, il me souriait, je ne devais pas le regarder, il était dans ma tête. J'entrais dans le commissariat où je fus saluée par les amis de mon père.
-Bonjour papa, tu voulais me voir ?
-Ouais. Je ne veux plus que tu sortes le soir après la tombé de la nuit. Il y a trop d'animaux en ce moment et je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose ma chérie.
-De toute façon je ne sors plus, dis-je en riant amèrement.
-C'est bien dommage, tu devrais aller voir Jacob, ça te changerait les idées.
-Hum... Jessica m'a demandé si tu avais des nouvelles du téléphone de son père.
-Il est toujours en analyse, qu'il passe demain, ça sera fini je pense.
J'allais partir quand Charlie me demanda quelque chose de surprenant.
-Tu connais le type dehors ?
-Qui ? M'exclamai-je surprise.
-Celui assis sur le banc à côté de ta voiture, expliqua Charlie.
-Non, dis-je surprise.
Alors il existait vraiment ! Il y avait vraiment un vampire dans la ville qui me souriait. Un vampire qui semblait gentil mais effrayant à la fois. C'était probablement lui qui avait fait autant de victime. Je sortis du commissariat en regardant le ciel gris, au moins il ne pleuvait plus. Il était appuyé sur ma voiture, m'attendant probablement.
-Tu donnes du souci à mon père, dis-je en ouvrant la portière de ma voiture.
Je le vis sourire du coin de l'œil, il avait un sourire charmant.
-Pourquoi est-ce que tu dis ça ?
-Parce que je suis la fille du shérif et qu'à force de tuer des personnes tu vas finir par le rendre fou.
-Et qu'est-ce qui te fais dire que c'est moi le responsable ? Répondit l'homme aux cheveux noirs.
-Oh voyons, ris-je. Je sais bien ce que tu es !
Il eut un sourire rieur et se rapprocha un peu plus de moi.
-Et qu'est-ce que je suis ? Murmura-t-il avec un rictus effrayant.
-Un vampire, chuchotai-je sans cligner des yeux.
Je démarrais la voiture, voulant accentuer mon effet je-me-la-pète-et-j'ai-pas-peur-de-toi, malheureusement ce stupide engin cala et refusa de démarrer.
-Stupide bagnole, marmonnai-je en ouvrant la portière.
Le vampire était toujours là, il m'observait en souriant, ça devait être drôle de voir une humaine avec des soucis d'humaines.
-Au lieu de rire, tu veux bien m'aider à la faire démarrer ? Soupirai-je.
-C'est comme ça que vous traitez les vampires par ici ?
-Tu avoues que tu es un vampire ! Tu vas être punis pour ça, éludai-je.
-Je ne me fais pas de soucis, au pire je te mangerais avant que tu ne puisses me dénoncer, railla-t-il.
Il s'approcha du capot et bricola le moteur, cette scène me rappela Edward quand il bricolait mon moteur certains matins. Je secouais la tête, ne voulant pas penser à lui.
-Au fait, c'est quoi ton nom ? Demanda le mécanicien improvisé.
-Bella...Swan, hésitai-je.
-Ah c'est toi la fameuse Bella ! S'exclama-t-il en fermant le capot.
-Tu...Tu me connais ? Bafouillai-je.
Soudain je revis Victoria et la rage dans ses yeux. J'eus un geste de recul ce qui lui fit froncer les sourcils.
-Pas vraiment, disons que j'ai entendu parler de la fameuse Bella, celle qui se comporte bizarrement.
-Ah je vois.
Je décidais d'en savoir plus sur ce drôle de vampire aux yeux rouges.
-Tu connais une certaine Victoria ? Me renseignai-je.
Il réfléchit à ma question, il devait essayer de trouver des mots justes, pour ne pas m'effrayer.
-Et bien oui, j'ai entendu parler d'une certaine Victoria mais je ne sais pas grand chose. Elle est venue nous voir pour réclamer une vengeance, mais ça ne m'intéressait pas du tout, raconta le vampire en souriant.
-Est-ce que tu mens ? M'exclamai-je. Je n'arrive plus à avoir confiance aux vampires.
Il se gratta la tête et me fixa.
-Je ne vois pas pourquoi je te mentirais. Je ne te connais pas et de toute façon je n'ai rien à te prouver.
Il semblait sincère, ouais vraiment trop sincère.
-De toute façon, je ne vois pas pourquoi je te croirais, je ne connais même pas ton nom alors...fis-je sans terminer ma phrase.
-Alec, lança-t-il. Alec Volturi.
Volturi... Je connaissais ce nom. Ma mémoire refusa de se rappeler un instant et puis je revis la scène avec Edward. Nous regardions notre dernier film ensemble, Roméo et Juliette. Il m'avait alors expliqué qu'il avait envisagé de se tuer chez les Volturi.
-Tu vas bien ? S'inquiéta Alec.
-Oui, juste un vieux souvenir douloureux. Quelqu'un m'a déjà parlé de ton clan, expliquai-je vaguement.
Alec ne fit pas de commentaire, il se contenta de hausser les épaules et s'avança vers moi.
-Bon je crois que ta voiture est réparée mais tu devrais contacter un mécano, sourit-il. Sur ce, jeune et douce Bella, je vais te laisser car j'ai beaucoup de choses à faire. J'espère que notre route ne se croisera pas la nuit quand j'aurais faim.
Il sourit d'une façon effrayante avant de se diriger vers la forêt. Je restais encore surprise de cette rencontre. Encore ce matin, je pensais vraiment que j'avais inventé cette histoire de vampire et que toute l'année passée n'était qu'un mensonge fabriqué par mon cerveau. Et voilà que ce fameux Alec débarquait dans ma vie, d'une façon effrayante et séduisante à la fois. Il semblait si différent des Cullen, tellement plus décontracté et à l'aise avec moi. Et ses yeux ! Jamais un regard ne m'avait captivé comme ça. Une chose était certaine, je n'oublierai jamais cette rencontre, elle avait marqué le début de quelque chose pour moi. Je ne le savais pas encore mais j'avais rencontré la créature qui me changerait de A à Z.
Le soir passé, je montais dans ma chambre. J'ôtais mes chaussures ainsi que mon pull, prenant soin de ne pas regarder mes bras. Comme tous les soirs, plutôt comme à chaque fois que je me retrouvais seule, je ressentais cette même pulsion de douleur et de colère mélangées. J'avais une répulsion de moi-même qui grandissait à chaque fois que je me regardais dans le miroir. Je pris le peignoir suspendu derrière ma porte et je l'enfilais, il était si confortable, c'était une idée de Esmée. Elle m'avait conseillé de le porter après un bon bain chaud, pour me détendre ou tout simplement quand j'avais besoin d'un peu de douceur. Mais depuis que les Cullen avaient quitté ma vie, il ne servait qu'à cacher mes bras couverts de cicatrices. J'entrais dans la salle de bain, et je retirais le peignoir non sans grimacer devant l'état de mes pauvres bras. C'était surtout le gauche qui en avait le plus, là où James m'avait mordu même si j'avais l'impression que c'était dans une autre vie tout ça. J'ouvris le placard de la salle de bain, là où il y avait mon rasoir. J'avais appris à le démonter avec facilité au fil du temps, c'était un jeu d'enfant de retirer une des lames. « Stop ! » Sa voix furieuse mais familière résonnait dans mon esprit. Je souris malgré moi en l'entendant, c'était si bon cette sensation qu'il était près de moi.
-Je suis désolée Edward, mais c'est la seule solution pour que tu sois avec moi, répondis-je.
Je ne savais pas si je l'imaginais ou s'il était vraiment là, entendant mon appel de détresse. Je pris la lame entre mes doigts, gardant les yeux fermés pour avoir son image dans mon esprit. Je le voyais jouer du piano à côté de ses parents qui jouaient aux échecs, il semblait concentré, c'était un air inconnu qu'il jouait. J'appuyais la lame plus fort sur mon bras, je sentais la peau se déchirer, la chaleur du sang sur ma peau et pourtant je souriais. Je voyais encore mieux les Cullen à présent, je pouvais presque les toucher.
-Alice, murmurai-je en la voyant dans un fauteuil.
Elle releva la tête, regarda dans ma direction avant de secouer la tête et de se remettre à dessiner.
-Alice, dis-je un peu plus fort.
Cette fois, elle écarquilla des yeux et se leva. Elle se dirigea vers moi et m'appela, elle avait entendu mon appel. Jasper leva son regard et soupira, exaspéré par l'attitude de sa femme. Il lui maintenu le bras et lui murmura quelque chose que je n'avais pas compris avant de la prendre dans ses bras et de lui embrasser le front.
-Edward, criai-je à présent.
Il ne se retourna même pas, il ne m'entendait pas. Il gardait les yeux fermés pour jouer, il était si gracieux avec son piano. Je sentais le sang couler, la douleur se réveilla et je devais rester concentrer pour continuer de les voir.
-Bella, mais qu'est-ce que tu fais ! Hurla une voix familière.
La réalité me rattrapa bien trop vite. Charlie était dans la salle de bain, il regardait mon bras abîmé par toutes mes cicatrices avec des yeux inquiets. Sans attendre, il prit une serviette qu'il enroula autour de ma blessure. Je lui en voulais de m'avoir arraché à mon bonheur, mais je voyais qu'il souffrait. J'étais stupide de ne pas avoir fermé la porte à clé !
-Qu'est-ce qu'il te prend Bella ?
-Je ne sais pas, avouai-je. Mais c'est la seule solution que j'ai trouvé pour que la douleur diminue.
-Ce n'est pas une solution Bella, répondit mon père sévèrement.
Je soulevais la serviette et je constatais que j'avais trop forcé avec la lame. Je me rendis compte que j'avais perdu énormément de sang quand j'eus un vertige. Mon père me fit asseoir sur une chaise et se massa le crâne.
-Je ne vais pas pouvoir te laisser seule désormais, fit-il contrarié. Je vais dire à Sue de venir te surveiller quand je ne serais pas à la maison.
-Non papa, ce n'est pas la peine.
-Ça suffit Bella ! S'énerva mon père. Je n'ai plus le choix ! Je pouvais encore te faire confiance quand tu allais mal. Tu continuais de manger, tu arrivais à dormir grâce au médicament, tu allais au lycée mais maintenant que j'ai découvert que tu te mutilais, je ne peux pas garder les yeux fermés. Je vais être obligé d'en parler au psychiatre.
Je baissais la tête, honteuse. Je savais qu'à l'instant où ce satané médecin serait au courant, il m'enfermerait.
-Si j'accepte d'être surveillée, tu me promets de ne pas en parler au psy ? Proposai-je.
-Je ne sais pas, fit-il en se frottant le visage. Je vais voir ça avec Sue et ta mère.
-Pitié pas maman, grognai-je.
-Bon j'avoue que prévenir ta mère reviendrait à l'équivalent d'une tempête tropicale, rit-il doucement. En attendant, je vais aller à la pharmacie acheter ce qu'il faut pour ton bras. Je vais appeler Jacob, ça te fera du bien un peu de compagnie.
C'est comme ça que Jacob se retrouva chez moi, légèrement mal à l'aise. Il ne venait presque plus depuis que les Cullen étaient partis de Forks.
-Tu veux quelque chose à boire ? Demandai-je en souriant.
-Non merci, dit-il. Je ne reste pas longtemps, ton père m'a dit que tu n'avais pas le moral donc je viens te surveiller quoi.
-Ouais, c'est un accord entre nous, expliquai-je vaguement.
-Ah je vois.
Il garda les yeux sur son livre, il venait tout juste de sortir de son lycée et Jacob restait un bon élève malgré ses heures passées dans son garage. C'est probablement pour ça qu'il ne venait presque plus ici.
-Jake ?
-Hum ? Marmonna-t-il.
-Tu connais les Cullen ? Risquai-je.
-Bien sûr mais je ne vois pas pourquoi tu me poses la question. Tu les connais mieux que moi non ? Rétorqua mon ami sans comprendre.
-Je voulais vérifier quelque chose c'est tout, éludai-je en baissant la tête.
-Contrairement aux autres, ils ne peuvent pas me manipuler, chuchota Jacob sans me regarder.
C'est à cet instant que je compris qu'il s'était passé quelque chose après leur départ. Jacob disait peut-être vrai, on avait manipulé la ville et truqué toute ma vie. J'espérais trouver quelque chose pour contrer ça, une ruse ou la vérité sur le départ des Cullen. Je devrais trouver un moyen d'être seule pour aller chez les Cullen.
C'est tout pour cette semaine !
Si vous voulez découvrir autre chose que mes fanfic' je vous propose ma page d'écriture sur FB : les écrits d'Alouqua
Il y a toutes sortes de réflexion, des pensés, des moments de solitude qui me font douter, des coups de gueule, des chansons, des extraits d'autres histoires que je prépare en parallèle de Sombres Idylles, bref il y a beaucoup de chose à propos de moi !
Des Questions, des remarques ? les reviews sont là pour ça !
A mercredi !
Des Bisous sanglants sur vous.
