CHAPITRE 81
He was back
Cela travailla le groupe des jeune héros de constater que leur supérieur avait des secrets qu'il ne semblait pas vouloir partager avec eux. Non, la vérité, c'est qu'il ne semblait pas « pouvoir » les communiquer. C'était bizarre et intrigant, surtout pour Johnny qui se sentait mal depuis qu'Edward lui avait posé certaines questions. Il avait tenté de prendre contact avec ses alliés, ils avaient un « protocole » pour ce genre de cas, mais il n'eut pas la moindre réponse. Il commença à chercher des réponses de son côté, étant donné que son « emmerdeur de service de chef », aussi nommé Edward ne semblait pas vouloir parler ! Sauf qu'il avait de drôles d'impressions chaque fois qu'il sortait.
C'était comme une forme de paranoïa qui le prit sans prévenir. Il avait l'impression d'être suivi, que quelqu'un ne le lâchait pas du regard et qu'il était pris en filature. Ce n'était peut-être qu'une impression, mais c'était vraiment flippant et même en retournant à la tour, cette étrange sensation ne le quittait pas. En fait, il se sentait de plus en plus mal, au point qu'il envisagea même de prendre ses affaires et de se casser ! Edward devait le comprendre : il l'invitait à le suivre chaque fois qu'il allait dans leurs base secrète, comme s'il le laissait volontiers souffler là-bas, même s'il savait que cela ne plaisait pas particulièrement à Steve de savoir qu'il y avait un rapprochement entre eux. Il était jaloux et à juste raison, vu les infidélités du petit emmerdeur.
« Ton mec est du genre « dominé », lui avait un jour dit Johnny, priant pour ne pas mourir.
— Pardon, je ne comprends pas vraiment ce que tu veux dire par là, répondit le blond avec un petit froncement de sourcils.
— Je suis moi aussi un « dominé », alors, deux mecs comme ça ensemble, ça ne marchera pas ! »
Le capitaine avait paru un peu troublé, fronçant davantage les sourcils tandis que le mutant se penchait vers lui.
« En clair, au mieux, on est comme une nana et son pote homo, on s'entend bien, mais il ne pourra jamais rien se passer entre nous ! »
Le blond avait croisé les bras sur le torse, semblant comprendre le sens de cette étrange conversation. Il sembla s'énerver et se rapprocha, un peu trop au goût du mutant.
« Donc, même alcoolisés, vous ne feriez rien ensemble ? demanda-t-il d'un ton menaçant.
— Si, il risquerait de me violer, mais il n'est pas du tout mon genre. Trop chiant et puis, ma vie est déjà suffisamment compliquée comme ça, pas besoin d'en rajouter avec le petit copain de Captain America qui doit être un lapin réincarné !
— Tu dis ça parce qu'il ...
— Se tape trop de monde, et pour être tout à fait honnête avec toi, si jamais j'avais trop bu, ouais, je le violerais ! Mais c'est justement pour ça que je ne bois pas avec lui ! Alors pas de souci, on ne se jettera pas l'un sur l'autre !
— J'espère bien ! », répliqua Steve d'un ton plein de menace.
Cela avait-il été bien malin de lui parler aussi franchement ? Il n'en était pas tout à fait sûr, mais avait l'impression que Steve était moins réticent à propos de leurs sorties. Il en eut d'ailleurs la confirmation le lendemain, lorsque Edward lui sembla avoir connu quelques petits « incidents » et présentait davantage de marques sur le cou. Kitty, qui avait décidé de venir à la base avec eux, tenta de lui tirer les vers du nez.
« Je ne sais pas trop, Steve était un peu... Bah, laisse tomber, il ne m'a pas fait mal...
— Je crois que c'est de ma faute ! reconnut Pyro dans un soupir. Cela semblait l'inquiéter qu'on parte souvent ensemble, alors, j'ai décidé de lui parler...
— Et donc, qu'est-ce que tu as bien pu lui dire ? demanda la jeune fille, un peu trop curieuse au goût du mutant.
— Que Ed et moi, ça ne se fera jamais et qu'il n'avait pas besoin d'être jaloux ! Je ne pensais pas qu'il réagirait comme ça.
— Bah, merci, Johnny », lâcha Edward.
Le blond le prit sur le ton de l'ironie et soupira de lassitude.
« Je suis désolé, je...
— Non, non, je suis sérieux : merci ! le coupa le brun avec un sourire équivoque. J'ai adoré cette nuit ! Aucun souci, parle-lui plus souvent ! J'adore quand il est jaloux ! »
Ce mec était masochiste, il avait besoin de se faire soigner ! Enfin, libre à lui de faire ce qu'il voulait, du moment qu'ils lui foutaient tous la paix, c'était le plus important.
— Hé, mais pourquoi toi et Ed, ça ne se fera jamais ? interrogea Kitty. Il est joli garçon et-
— On ne s'entendrait pas au lit, résuma très habilement Johnny.
— Alors pourquoi tu n'essaies pas avec Bobby ? », intervint Edward.
Il leva les yeux au ciel, gara la voiture à l'intérieur de l'entrepôt, et ils entrèrent dans l'ascenseur, les deux gamins reposant inlassablement la question qui le mettait mal à l'aise. Pourquoi se montraient-il aussi insistants ?
« Parce que je ne me vois vraiment pas sortir avec ce petit puceau prétentieux ! s'énerva finalement le mutant. Pour tout avouer, je le vois mal faire des trucs « immoraux » ! Vous savez, le gentil garçon restera toujours un gentil garçon.
— Sauf que c'est un gros pervers ! assura Edward. Il m'a demandé des cours particuliers sur « la chose », mais entre deux mecs... Wolverine aussi était là, c'est marrant d'apprendre des trucs à des mecs qui sont encore puceaux ! »
C'est un regard sceptique que les deux mutants posèrent sur lui, pas certains qu'il racontait la vérité, mais en même temps, c'était possible... Enfin, autant ne pas trop y penser ! Johnny décida d'aller s'installer à sa place habituelle lorsqu'il constata qu'ils n'étaient pas réellement seuls dans leur petite base. Magie lisait un magazine à sa place.
« Alors, tu as peur de ce qui pourrait t'arriver si jamais Bobby s'occupait de toi ? lâcha-t-elle ironiquement. En même temps, il à l'air d'en avoir une... »
Elle se tut, achevant sa phrase par un sourire équivoque au coin des lèvres. Johnny croisa les bras sur le torse et fronça les sourcils. Il ne l'avait même pas écoutée, se demandant simplement comment il allait faire pour récupérer sa place. Il en vint à la conclusion que retourner le canapé était la plus intéressante des solutions et n'hésita pas à agir, renversant la jeune fille de l'autre côté.
« Qu'est-ce qu'elle fiche là, la sorcière ? marmonna-t-il.
— Hé, je te permets pas de m'insulter ! En plus, tu t'indignes de ma visite, mais pas de la sienne ? »
En disant cela, la jeune fille pointa du doigt un endroit de la pièce. Dans l'autre fauteuil, était installé un homme élégamment vêtu d'un costard qui devait coûter la peau du cul, mais ce n'était pas ça le plus surprenant... Certes, trouver un mec habillé en homme d'affaires dans leur base, c'était vraiment surprenant, mais quand il s'agissait de Loki, on oubliait tout le reste...
Les gamins l'observèrent quelques secondes, ne semblant pas réellement croire en ce qu'ils voyaient. Loki se contenta de reposer le journal que Magie lui avait proposé et qu'il avait accepté par politesse, et se leva ensuite vers les jeunes qui semblèrent enfin capables de réagir, se mettant plus ou moins sur la défensive, le pyromane osant même user de son briquet pour faire apparaître une flammèche que le magicien fit disparaître d'un claquement de doigts. Il se téléporta ensuite près du gamin pour attraper le briquet.
« Tu permets que je récupère ça, je n'ai pas très envie d'avoir à t'affronter alors que ce n'est pas très utile », murmura-t-il d'un ton charmeur.
Il était bien trop abasourdi pour penser à répliquer et s'écarta en obligeant ses deux alliés à s'éloigner. La petite attrapa Edward par le bras.
« On se casse ! ordonna-t-elle en le tirant.
— Attendez », tenta Loki.
Mais elle courut jusqu'à la porte et... arriva ce qui devait arriver : elle se cogna contre la paroi et retomba en arrière. Le brun la rattrapa avant qu'elle ne s'écroule, du sang coulant de son nez, signalant qu'elle se l'était sans doute cassé.
« J'ai fabriqué une barrière spéciale pour protéger ce lieu et Magie a usé de son pouvoir pour séparer cet espace du reste du monde, donc, à part sortir par la porte d'entrée et l'ascenseur, vous ne pourrez pas quitter ce lieu...
— Espèce d'enfoiré ! gronda le pyromane. T'en as pas eu assez la dernière fois ? »
Loki décida de l'ignorer, s'approchant plutôt de son petit protégé qui semblait être le seul à ne pas paniquer. En même temps, leurs situations avaient radicalement changé lorsqu'ils avaient été une seule et même personne. En fait, en l'observant mieux, c'était comme s'il s'était attendu à sa venue, il n'avait pas perdu son calme, ni quoi que ce soit, il paraissait juste embêté.
« Tu veux dire que c'est ok ? demanda-t-il finalement. Qu'on peut vraiment tout dire ?
— J'avais besoin d'un coin tranquille où me cacher, répondit-il. Tu m'avais indiqué le lieu de cette base et elle semblait vraiment sûre.
— L'est-elle ? insista-t-il.
— Oui, et elle le sera définitivement maintenant, tout ce qui se passe ici ne sortira jamais d'ici... À part par vous, bien sûr. Alors, comment vas-tu ?
— Je ne sais pas ce que tu as fait à mon amant, mais il m'a largué comme une vieille chaussette ! »
Les deux jeunes gens se tournèrent vers leur chef avec de grands yeux ronds, ils devaient s'imaginer certaines choses et semblaient incertains sur la manière de réagir. Normal quand on ne savait pas tout.
« Ne t'inquiète pas, il reviendra, soupira Loki. Je n'ai pas trouvé le frigo et je commence à avoir faim.
— Attendez, pause, on peut m'expliquer ce qui se passe ? intervint Pyro. Vous foutez quoi, là ? »
Le dieu de la Malice passa une main dans ses cheveux en observant le jeune garçon et en se demandant comment présenter la chose. Il décida de ne rien dire, haussa les épaules, et retourna s'asseoir.
« On peut attendre les autres ? demanda-t-il. Cela m'embêterait de devoir me répéter plusieurs fois.
— Mais, enfin, vous êtes là pour nous attaquer ? demanda Kitty qui semblait vraiment perdue. Je veux dire, vous êtes un méchant, non ?
— Non, c'est un opportuniste, il va là où il trouve son intérêt et il semblerait qu'en cet instant, il trouve plus d'intérêt à être avec nous que contre nous, résuma Edward. Dites, avec la barrière, mon appareil fonctionnera, au moins ? Non, parce que je n'aimerais pas avoir fait tout ça pour rien...
— Edward, tu es encore sous le contrôle de Loki ? », lâcha la jeune fille, horrifiée.
Il soupira et secoua doucement la tête.
— Tu utilises de la magie pour ta machine, cela fonctionnera donc, tu n'as pas à t'inquiéter. À quoi va-t-elle servir ?
— On va attendre que les autres arrivent pour que je n'aie pas à expliquer deux fois », ironisa le brun.
Oubliant ainsi qu'il aurait suffi à Loki d'user de la lance de la destinée pour connaître toutes les subtilités de cet engin, de même que les intentions du gamin. Il décida d'abandonner cette bataille, jetant un regard vers la jeune fille qui saignait toujours du nez. C'était embêtant parce qu'elle laissait des taches sur le sol. Alors, le ténébreux se releva pour s'approcher d'elle. Elle esquiva un mouvement de recul et le pyromane se tint prêt au cas où il ferait un mouvement de trop, mais il se contenta simplement de soigner son nez.
La gamine parut surprise. Elle essuya le sang qui restait et tâta son nez, avant de le remercier timidement, mais il se détournait déjà d'elle pour reporter toute son attention sur son petit protégé. Il s'approcha de la machine et l'examina une nouvelle fois. Il avait bien fait cela avant, mais en vain, et il avait hâte de voir ce que cela ferait.
Quelques heures plus tard, les autres étaient arrivés. Spider-Man avait tenté de l'emprisonner dans une toile à laquelle il avait échappé en usant d'illusion, Gambit avait tenté d'utiliser ses techniques d'arts martiaux qu'il avait habilement esquivées et le mec de glace avait tenté de l'immobiliser, mais Ed avait lâché une beuglante plutôt amusante.
« Ok, j'admets que c'est sûrement le super-vilain le plus recherché des neuf mondes, après tout, il a tué le fils d'Odin et il a causé pas mal de ravages sur Terre, mais... Tout le monde a besoin d'un petit coin où se reposer, non ?
— Es-tu manipulé ? gronda Bobby avec un énorme froncement de sourcils.
— Bon, ok, j'avoue que j'ai peut-être pété un câble, admit Edward. Je ne suis pas manipulé, c'est juste que... Pour moi, Loki n'est pas mon ennemi...
— Que quelqu'un m'aide à le raisonner ! soupira le jeune homme en se tournant vers ses amis.
— Bah, le côté positif, c'est que, tant qu'il est ici, il ne provoque pas la destruction et le chaos ! minimisa le pyromane. Bon, et maintenant, on peut avoir des réponses à nos questions ? Qu'est-ce que vous foutez ici ?
— Il l'a déjà dit ! soupira Edward qui essuyait ses mains graisseuses sur un chiffon. Il avait besoin d'une planque et celle-ci est parfaite : personne ne viendra le chercher ici ! »
Il avait à merveille résumé la situation, Loki ne savait pas vraiment quoi ajouter de plus, mais il décida de jouer la carte de la sincérité, et se tourna vers les Jeunes Alliés.
« Je ne suis pas là pour vous attaquer. Si c'était le cas, vous seriez déjà tous sous mon contrôle. Je suis là où je dois être parce que je vais avoir besoin de vous et vous aurez bientôt besoin de moi, donc, nous n'avons que des avantages à retirer de cette collaboration.
— Pourquoi aurions-nous besoin de vous ? », répliqua Bobby avec un froncement de sourcils.
Loki ne prit même pas la peine de répondre, se concentrant plutôt sur Edward qui ne semblait rien avoir à redire, au contraire, cela l'arrangeait sans doute de le savoir ici. Johnny n'avait pas tort en sous-entendant que tant qu'il serait là, il ne ferait pas de remous, il devait se faire discret parce qu'il était recherché et pas seulement par les mortels, Odin avait sans doute mis une belle récompense sur sa tête...
Le regard d'Edward semblait vouloir lui dire quelque chose, sans doute avait-il capté le fond de ses pensées. Le ténébreux fronça les sourcils. En réalité, il semblait peser le pour et le contre concernant la potentielle réponse à formuler.
« Tony est allé voir ton père », confirma-t-il.
La nouvelle ne lui plut pas, il resta cependant stoïque, haussant les épaules d'un air dégagé comme si cela n'avait pas la moindre importance. Sauf que le brun continuait de l'observer et cela sembla mettre mal à l'aise les jeunes gens.
« Oublie-moi deux minutes et concentre-toi sur ce que j'ai dit, c'est le moment, non ? répliqua-t-il. Ils attendent des explications, je crois. »
En effet, tout les gamins continuaient à se méfier de lui, sauf Magie qui avait emprunté une console pour y jouer comme si la présence d'un de leurs ennemis était tout à fait normale.
« Tu es un fugitif, tu as besoin d'une planque, pas besoin d'être un génie pour comprendre ça ! », s'amusa Edward.
Johnny n'y tint plus. Il se dirigea vers son chef et lui donna un coup derrière la tête.
« Pourquoi on devrait l'accueillir ? hurla-t-il. On devrait peut-être prévenir les Avengers pour qu'ils lui fritent la gueule, tu ne crois pas ? Tu ne te souviens pas de ce qu'il t'a fait ? Avoue, en réalité, il te manipule encore et... »
Edward l'observa quelques secondes, ne semblant toujours pas savoir comment aborder le véritable problème auquel ils allaient devoir faire face. Même si les jeunes gens semblaient le déceler de manière instinctive, ce n'était pas encore ça.
« Comptes-tu affronter seul la suite ? », demanda finalement Loki.
Il semblait que ce fut le cas, vu son expression, cela ne présageait rien de bon. Mais il allait devoir abandonner cette idée, parce qu'il ne pourrait pas y arriver seul. Mais qu'il était dur de raisonner un Stark !
« Edward, de quoi parle-t-il ? », lâcha Spider-Man.
Au moins n'était-il pas entouré d'imbéciles et, vu leurs regards, ils semblaient tous déterminés à découvrir la vérité que le jeune homme entendait leur cacher. Cela faisait l'affaire de Loki qui alla s'installer, décidant de redevenir un simple spectateur dans cette situation bien particulière.
« Je ne suis pas sûr de vouloir vous impliquer là-dedans, admit le jeune homme.
— On est ton équipe ou pas ? répliqua Gambit avec agacement. Fais-nous un peu confiance !
— Ils ont raison, Edward, tu n'y arriveras pas seul. De toute façon, tu n'as pas le choix, il me semble, commenta Loki avec un large sourire. C'est amusant de voir que ton équipe semble aussi obstinée que toi... Tu as une très mauvaise influence sur tes compagnons de fortune. »
Le pire, c'est qu'il paraissait fier de lui, affichant un sourire qui était à la limite de la provocation muette, il était content de ses amis et à forte raison, des gens trop obéissants finiraient par se faire avoir, n'était-ce pas le cas avec la plupart des autres ? Ils s'étaient tous laissés avoir, bernés par des illusions trop parfaites, oubliant les passages de l'histoire qui manquaient et tous les signes précurseurs...
Edward observa ses amis un à un, évaluant une dernière fois leur loyauté, ou peut-être essayant de déterminer s'ils continuaient de croire qu'il était manipulé.
« D'accord, je vais tout vous dire », céda-t-il.
Tony et Thor avaient décidé de retourner sur Terre, n'ayant plus rien à faire à Asgard. L'état d'Odin semblait s'aggraver, peut-être par ce qu'il était affligé et affaibli par toutes les révélations que lui avait faites le brun. C'était normal, il avait aimé ses petits-enfants et c'était son fils qui les avait tués, cette simple idée lui avait fait oublier tout autre question qui aurait pu lui traverser l'esprit.
Steve semblait heureux de le voir revenir, il les salua tous les deux, haussant un sourcil en observant le directeur du Shield qui ne put s'empêcher de lui sourire davantage. Il avait dû sentir sur lui l'odeur du dieu de la Foudre parce qu'ils avaient profité de ces « vacances » pour s'accorder quelques instants de plaisir supplémentaires. Lui aussi s'était laissé allé, étant donné l'odeur qu'il portait sur lui...
Après avoir salué tout le monde et constaté l'absence des Jeunes Alliés qui s'étaient rendus dans une salle d'arcanes, il avait voulu savoir où se trouvait exactement Edward, mais personne ne semblait s'en inquiéter. Au contraire, Steve le rassura.
« Tu n'as pas peur qu'il s'envoie en l'air avec ton meilleur ami ? soupira le brun.
— Bucky est parti, avoua le blond d'un ton détaché. Il a décidé de suivre sa propre voie.
— Tu l'as laissé partir ? s'étonna Tony en haussant les sourcils. Tu n'aurais pas dû ! Steve, il...
— C'était son choix, je n'avais aucune raison de le retenir. »
Tony était tenté de faire remarquer qu'il avait ainsi perdu son unique rival, mais l'expression du si célèbre Captain America semblait emplie d'une étrange tristesse, comme s'il regrettait un peu de ne pas avoir agi autrement. Il se passa une main dans les cheveux et c'est à cet instant que le brun réalisa qu'il avait changé, que quelque chose s'était produit et qu'il n'était plus le même.
« Hé, Captain, t'es super bandant ! », lâcha Tony avec un large sourire.
Le plus amusant, c'est que le seul qui ne réagit pas à cette remarque fut celui qu'il ciblait, tous les autres avaient regardé le milliardaire d'un air choqué. Thor fronça les sourcils en guise d'avertissement, mais Steve avait juste posé le regard sur lui avant de hausser négligemment les épaules.
« Te moquer de moi de la sorte ne marchera plus, fit Steve. Bon, je vais aller me reposer. »
C'était quand même dommage de perdre un de ses plus adorables jouets. Il se demanda ce qui avait bien pu se passer et décida qu'il fallait qu'il s'isole avec Clint pour que celui-ci puisse lui faire son rapport, mais son petit ami le retint.
« Dis donc, toi, tu dragues les autres devant moi ? soupira-t-il.
— Mais je ne baise qu'avec toi », argumenta le brun.
La phrase fit s'écarquiller de surprise les yeux du dieu, il ne s'attendait probablement pas à devenir la cible de prédilection du brun. Chacun fit comme s'il n'avait rien entendu, même si aucun d'eux n'était très crédible. Il promit à Thor de rester gentil et suivit Clint dans le bureau.
« Je ne savais pas qu'il partirait si tôt, dit gravement l'archer. Quand j'ai compris qu'il était parti, il était déjà loin.
— Ce n'est pas grave, il n'est pas bien dangereux tout seul, nous n'avons pas de souci à nous faire. Autrement, tu sais où sont les gamins ?
— Non, les hommes que j'ai affectés à leur protection ont perdu leur trace, je crois qu'ils se montrent méfiants, mais ils ont une identité à cacher, c'est normal qu'ils se montrent de plus en plus prudents. Natasha a été un trop bon professeur, comme nous-mêmes. »
Ça, c'était plus embêtant, il n'aimait pas l'idée de ne pas savoir où pouvaient être les gamins, il préférait les avoir à l'œil. Il allait devoir affecter des hommes plus doués à la surveillance des mômes parce qu'au final, il n'était pas sûr de ce qu'avait pu voir Edward lorsqu'ils avaient été connectés avec Loki. Cela n'avait duré que quelques instants, le dieu ayant tout fait pour le contrôler, mais une fraction de seconde aurait fait la différence.
« À partir de maintenant, tu veilleras toi-même sur Edward, je ne veux pas qu'il échappe à ta vigilance. Autrement, comment ça se passe au Shield ? »
Clint sourit avant de déballer des dossiers sous le regard du brun qui ne pouvait s'empêcher d'être inquiet.
Note de l'auteur :
Bon, je suis malade, je ne vais pas bien du tout en ce moment donc je fais tout au ralentis ... Je crains que les prochaine publication seront lente et je m'en excuse, mais quand on est dans mon état, j'crois que c'est même un miracle si on peu écrire quelques petit trucs ...
J'ai quelques projets en cour que je dois finir, j'ai de nouveau projet qui se mettent lentement sur le feu ... Je dois faire le tris progressivement sur ce que je met en priorité et ce que je peu attendre encore un peu, je compte bien tout faire, mais il va falloir que je mette des ordres de priorité (Alone se trouvant en première position) ...
D'ailleurs, vous attendiez vous à revoir Loki si tôt dans cette histoire ? =3 En tout cas, vous allez avoir droit à certain chapitre spéciaux ... Niark niark niark ... C'est à partir de maintenant qu'on va voir si vous avez bien lus la fic et si vous avez noter des choses ... =3
