Coucou tout le monde ! Je reviens avec le chapitre 3, un POV JASPER rien que pour vous. Vous allez découvrir plusieurs choses sur les Cullen, comprendre aussi le pourquoi du comment de la conversation téléphonique entre Bella et Carlisle. Bonne lecture !
Je tiens à remercier certains d'entre vous pour votre fidélité depuis des années vous vous reconnaîtrez j'en suis certaine !
certaines review m'ont interpellé donc je tiens à vous répondre :
BellaMcCarthy : Coucou à toi ! Si Alice t'as déçu je peux le comprendre mais dans un chapitre, Bella et Alice auront une conversation à coeur ouvert. Tu pourras peut-être comprendre ce qui s'est passé.
larosesurleau : Alice a vu un des futur de Bella. C'était celui sans Alec ni aucun des vampires, un futur où Bella devenait seule et folle. Les visions d'Alice sont changeante en fonction des décisions de chacun, elle a écrit cette lettre avant qu'Alec ne décide de parler à Bella.
" L'amour ne voit pas avec les yeux, mais avec l'âme."
-William Shakespeare
Chapitre 3 : Ma douce Bella
POV Jasper
Carlisle et Esmée entretenaient une discussion animée, il semblait presque énervé et elle lui lançait des arguments à coup de mouvement de bras dynamique, une version moins excentrique de ma douce Alice. Je m'approche d'eux pour écouter leur conversation, je sentais leur émotion à fleur de peau.
-Tu te rends compte du mal qu'elle subit ? S'énerva Esmée.
-Calme-toi. J'avais prévenu tout le monde que cette histoire allait mal tournée mais tu ne m'as pas cru.
-Parce que c'est ma faute peut-être ? Je n'ai fait que l'aimer cette petite.
Je sentais la peine de notre mère adoptive et je fis signe à Alice de venir. Je rentrais tout juste de la chasse et visiblement quelque chose de grave était arrivé. Aussitôt je pensais à Bella, je baissais les yeux, honteux.
-Un médecin de Forks a appelé, apparemment il a réussi à retrouver notre trace. C'est le psychiatre de Bella, dit-elle l'air un peu triste. Carlisle lui a parlé dans le bureau et de ce que j'ai entendu elle va encore plus mal que je le croyais. Elle devient complètement folle et hystérique, elle pique des crises de nerfs à tout bout de champ et le médecin envisage de l'enfermer.
-Je vous l'avais dit que ce n'était pas une bonne idée le plan d'Edward, bougonnai-je.
Pauvre petite humaine, on lui avait vraiment bousillé la vie. Je me demandais bien comment on allait s'y prendre pour tout réparer.
-Bref, il a demandé la version de papa et il lui a sorti le mensonge qu'on a crée pour toute la ville.
-Et la mère de Bella, rappelai-je.
-Je ne suis pas responsable Jasper, s'énerva Alice.
-Je n'ai pas dit ça, la rassurai-je en lui caressant la joue.
Alice sourit et elle continua son récit.
-Le médecin a dit qu'il va rappeler dans quelques heures, quand il sera avec Bella.
Sa voix n'était qu'un murmure, elle se sentait coupable. Je lui baisai la main et me dirigeai vers nos parents, la tension était palpable.
-Et qu'est-ce que j'aurais dû dire hein ? Cria Carlisle en se retournant vers la fenêtre.
-La vérité mon dieu ! Rugit Esmée.
Je ne l'avais jamais vu dans un état pareil. Je la pris par les épaules pour la calmer, elle me lança un doux sourire et ferma les yeux. Elle avait raison d'être dans cet état-là, mais en même temps Carlisle n'avait pas le choix de faire ça. Le seul responsable c'était Edward et son obsession pour Bella, personne n'arrivait à le comprendre depuis quelques années. On était tout le temps obligé de changer d'endroit à cause des filles qu'ils faisaient souffrir. Carlisle se frotta le front en réfléchissant, je sentais bien son hésitation, sa culpabilité et sa colère envers Edward. Le concerné arriva nonchalant, scrutant chaque personne dans la pièce.
-Quoi, marmonna-t-il.
-Connard, lui lançai-je en quittant la pièce. Je ne supportais plus sa présence depuis qu'on avait quitté Forks à cause de lui. Je me sentais bien dans cette ville, cette maison était la première que j'avais eue et la quitter aussi rapidement était un grand bouleversement pour moi. Le pire c'est qu'il avait arraché Bella à Alice, sa seule amie depuis qu'elle était vampire. Je ne comprenais pas comment elle faisait pour le regarder en face, moi j'en étais incapable. Rosalie était quelque part dans le garage et je ne mis pas longtemps avant de l'apercevoir sous une voiture. La mécanique était la thérapie de ma sœur. Elle se sentait tellement coupable depuis ce qu'elle avait fait à Bella qu'elle s'était engagé à réparer toutes les voitures d'une petite ville près de chez nous gratuitement.
-J'ai entendu le médecin au téléphone, dit-elle. Le bureau de Carlisle est juste au-dessus.
-Arrête de te blâmer Rosalie.
-C'est de ma faute, je ne pensais pas que j'arriverais à détruire la vie de Bella ainsi.
-Tu n'es pas la seule, on est tous responsable de ça. On a tous entendu ce qu'a murmuré Edward et pourtant je suis le seul à avoir réagi.
-Malheureusement tout s'est retourné contre toi, soupira Rosalie en sortant la tête de dessous la voiture.
Je haussais les épaules, peu importe ce que voulait faire croire Edward, de toute façon je n'habitais plus ici. Je revenais deux jours par mois pour rendre visite à Esmée et à Alice. Comme Rosalie et Emmett, j'avais décidé de quitter les tensions pour ne pas que la famille implose à force de nos nombreuses disputes, malheureusement cela avait brisé mon couple quand j'ai demandé à Alice de faire son choix. D'un côté, je sais qu'elle est restée pour Esmée car elles sont très liées comme de vraies « mère et fille ». Mais de l'autre, ça m'a confirmé ce que je pensais depuis quelques années déjà, Alice n'était pas mon âme-sœur.
-Arrête avec ta mauvaise humeur, ça me contamine, bougonna Rosalie en soupirant.
Je haussais les épaules en écoutant la conversation dans le salon.
-Je pense que tu devrais prendre la parole Esmée, entendre ta voix fera du bien à Bella mais lui fera comprendre que tu es résignée à continuer dans cette voix, résonna Carlisle.
-Et si je craque ?
-Je prendrais le relais.
Je me précipitais dans la pièce pour intervenir.
-Je veux lui parler aussi, dis-je froidement à Carlisle.
-Non, fit Carlisle catégoriquement.
-Ce n'était pas une demande Carlisle, m'exclamai-je presque comme une menace.
-Bien, céda mon père. Mais je refuse qu'Alice lui parle, elles seraient trop bouleversée toutes les deux.
Je levais les yeux en l'air, car je savais pourquoi Carlisle ne voulait pas que ma future ex-femme parle à sa meilleure amie. Il avait peur de la réaction de son cher fils prodige. Alice me fit signe de la suivre à l'étage, nous devions signer notre contrat de divorce, c'était assez douloureux, surtout pour elle.
-Je veux garder la moto, dit Alice en souriant. Je te laisse le cabriolet et le 4x4.
-Je veux bien le 4x4 mais je veux la moto, répliquai-je.
-Bon très bien, je ne signe pas, me menaça Alice en boudant.
Je ne pus m'empêcher de rire devant sa tête renfrognée. Je continuais d'aimer Alice, mais d'une autre façon.
-Bon comme tu veux, abdiquai-je. Je demanderais à Rosalie une moto encore plus rapide.
-En réalité, je n'en veux pas de la moto, avoua Alice en baissant la tête. Je voulais trouver quelque chose qui t'empêcherait de divorcer.
-Alice, soupirai-je doucement. Tu m'as dit toi-même que tu voulais divorcer, que tu avais vu une femme dans ta vie. Tu penses qu'elle viendra bientôt mais tu ne sais pas quand et je ne veux pas que tu culpabilises à cause de notre mariage.
En se rappelant de cette vision, Alice eut un immense sourire. Je savais que je tenais là son point faible. Je pris la petite brune dans mes bras en la serrant contre moi, je savais que c'était dur pour elle de lâcher prise sur moi, j'étais la raison pour laquelle Alice était restée végétarienne. Soudain, elle se résigna et prit le contrat qu'elle signa d'un mouvement rapide.
-Je te libère, ricana-t-elle.
-Je n'ai jamais été prisonnier Alice, la rassurai-je.
Alice eut un petit sourire triste, car elle savait que j'étais resté ici pour elle et que j'avais fait beaucoup de sacrifice. L'heure de l'appel du médecin de Bella sonna et on se rapprocha vers le salon. Je ne fus même pas étonné de ne pas voir Edward parmi nous, il fuyait toute responsabilité comme toujours.
Quand le téléphone sonna, tout le monde retint son souffle, c'était comme si nous étions effrayés d'entendre Bella. Le son de sa voix était tellement différent, si triste et brisé. Elle semblait détruite par les paroles de Carlisle et je sentais sa détresse à travers le téléphone. Alice me serrait fort la main, elle souffrait aussi d'entendre sa meilleure amie dans cet état. Je fis signe à Carlisle de me la passer.
-Bonjour Bella, je tiens à m'excuser pour la dernière fois qu'on s'est vu. Ma réaction a été violente mais je ne voulais pas te blesser, murmurai-je.
-J'ai du mal à y croire, douta Bella.
-Je veux simplement te dire qu'il faut que tu vives ta vie pour toi. Oublie Edward, de toute façon vous n'étiez pas fait pour être ensemble. J'ai toujours sentit qu'il ne t'aimait pas pour celle que tu étais, mais pour ce que tu représentais.
-Mais qu'est-ce que je représentais ?
-L'interdit. Une douce et fragile personne qui est facile à manipuler et c'est ce qu'il a fait malheureusement, expliquai-je maladroitement.
-Ce n'est pas possible, pleura Bella.
Je sentais son cœur se briser encore plus, et sa douleur se mêla à la mienne ce qui activa mon don.
-Oh Bella, ne pleure pas. Ferme les yeux et respire profondément. Tu te souviens de cette clairière ? Penses-y Bella, respire l'odeur des fleurs, écoute la cascade et les oiseaux, ressens l'herbe sous tes pieds, souviens-toi de ces rires partagés et tu trouveras la paix.
-Merci Jasper. Merci beaucoup.
-Je vais te laisser maintenant, on va te dire adieu, parce que tu le mérites. Nous ne t'oublierons pas Bella, et sache que tout ira bien pour toi.
Je ne t'oublierais pas, voulus-je dire mais je n'en n'avais pas eu le courage. Cette étrange sensation me parcourait le corps, comme si des chevaux étaient au galop dans mon corps et le bruit de leurs courses sonnaient comme le prénom de Bella à l'intérieur de ma tête. Je regardais tout le monde autour de moi, chacun regardait son compagnon amoureusement sauf Alice. Elle était plongée dans une vision, elle semblait triste mais résignée. Quand elle revint à elle, elle souriait doucement dans ma direction.
-Je viens de voir ton âme-sœur, dit-elle malicieusement.
-Qui est-ce ?
-Je ne te dirais rien, répondit-elle.
-Juste un indice ! La suppliai-je.
-Elle est brune.
Je soupirais car je savais déjà qu'elle serait brune puisque je n'aimais que les brunes. Je regardais autour de moi et je vis Esmée pleurer dans les bras de Carlisle. Je lui en voulais de faire du mal à toute la famille pour protéger Edward. J'étais dans le jardin, sous la pluie, quand je ressentis la tristesse de mon ex-femme. Elle semblait paniquée et elle pleurait. Je me mis à courir le plus rapidement possible pour la retrouver dans sa chambre où elle était sur le sol.
-Alice !
Elle avait les yeux blancs, elle était en pleine vision. Elle murmurait des choses incompréhensibles, parlant de sang, de vampire, de rouge. Ses yeux bougeaient dans tous les sens cherchant un point invisible. Si je ne la tenais pas, elle serait tombée sur le sol, sans être consciente. J'appelais Carlisle en panique, il arriva dans la seconde et s'affola en voyant sa fille comme ça.
-Mets-la sur le lit, m'ordonna-t-il.
-Elle était en pleine vision, expliquai-je. Je ne l'ai jamais vu comme ça, sauf quand elle a vu qu'on quittait Forks.
-Elle est en état de choc, marmonna Carlisle en soulevant la paupière droite d'Alice.
Esmée déboula dans la chambre, elle vit Alice complètement raide et se mit à pleurer.
-Tout va bien Esmée, la rassurai-je. Alice a une vision et elle est choquée. Je vais tenter de la ramener à nous.
Je n'avais pas besoin de me concentrer sur Alice pour sentir sa panique grandir, sa vision était-elle terminée ? Je pris sa petite main que je frottais doucement avec mon pouce, ce geste l'avait toujours rassuré quand elle avait des visions effrayantes. Lentement, elle revint à elle, cherchant mon regard dans la pièce.
-Je suis là, murmurai-je.
-Jasper ! Sanglota Alice.
Elle se jeta à mon cou, manquant de nous faire tomber, et elle s'accrocha désespérément à moi.
-Je suis là, la rassurai-je.
-Jasper, c'est affreux.
Je compris qu'elle parlait de sa vision, alors je la serrais plus fort contre moi, voulant la protéger de mon mieux contre ses propres démons. Sa terreur était trop présente pour la questionner et je ne voulais pas la brusquer. Je portais Alice jusqu'à un endroit calme dans notre propriété, quelque part où je pourrais me concentrer sur elle. Peu à peu, les sanglots de la petite brune s'arrêtèrent, laissant place à un incroyable mal de tête. J'essayais de lui enlever mais j'avais bien du mal.
-Raconte-moi, tentai-je au bout d'un long moment.
-C'est trop confus, protesta Alice.
-Calme-toi. Essaye de te souvenir du début de ta vision. De qui s'agit-il ?
-Bella.
-Et qu'est-ce que Bella faisait ? Insistai-je.
Alice ferma les yeux, je lui envoyais en même temps une vague de calme.
-Elle est allongée par terre. Il n'y a rien autour, juste Bella et le sol. Elle semble si pâle et fatiguée. Elle ressemble à un fantôme.
-Et ensuite ?
-Il y a du sang Jasper ! Il y a trop de sang pour que ça soit anodin.
-Doucement Alice, murmurai-je en lui frottant le dos.
-Elle saigne beaucoup, beaucoup de trop. Son cœur ne bat plus. Jasper je crois que Bella est en train de mourir ! Paniqua Alice en ouvrant les yeux. Je ne peux rien faire pour l'aider, elle meurt et elle n'a pas assez de sang pour le venin.
Alice agita ses mains, essayant de repousser tout le sang qu'elle avait vu dans sa vision.
-Alice ! Tu n'es pas à Forks, tu es à la maison. Bella n'est pas là.
Alice revint subitement à elle, avec un regard triste. Je compris sa résolution, son envie de protéger Bella et son cœur brisé. Peut-être était-il trop tard pour Bella...
La nuit tomba sur le jardin mais nous restions là, à réfléchir sur la vision. C'est Alice qui murmura :
-Tu vas aller à Forks, Jasper. C'est encore trop tôt mais je n'ai pas le choix. Tu vas devoir surveiller Bella, c'est ma condition au divorce. Je t'en prie. Tu vas partir maintenant, je trouverais quoi dire à la famille.
-Je ne vais pas te laisser dans cet état ! Protestai-je.
-Jasper ! S'écria Alice. La seule façon de s'assurer que ma vision ne va pas se produire c'est d'aller vérifier par toi-même ! Tu es le seul qui n'a pas peur de la réaction d'Edward et tu es le seul en qui j'ai une totale confiance.
-Très bien, soupirai-je.
En réalité, j'étais quand même heureux de partir pour Forks. Une part de moi, je ne savais pas laquelle, avait une irrésistible envie de revoir Bella. Je pris ma moto pour aller plus vite, en expliquant brièvement à Rosalie que je partais pour Forks.
-Et Edward ? S'inquiéta-t-elle.
-Je l'emmerde ce connard ! Répondis-je.
Elle eut un sourire avant de se raviser quand ledit connard arriva dans le garage.
-Tu pars ? Me demanda-t-il avec une légère menace dans la voix.
-Ouais et alors ça te dérange ? Le défiais-je.
-Tu vas où ?
-D'après-toi ? Claquai-je.
-Je t'interdis d'aller à Forks ! Tu sais très bien que je sais énormément de chose de toi Jasper.
-Et tu sais très bien que je m'en tape ! Mais moi en revanche, je sais très bien te mettre à terre.
Je lui envoyais une puissante vague de culpabilité qui le fit tomber à terre. J'enfourchais ma moto en continuant de déverser des émotions sur Edward puis je pris la route en direction de Bella.
En arrivant quelques heures après, je retrouvais la ville comme je m'y attendais. La pluie m'accueillit avec bienveillance et protection. Je filais directement chez Bella, où je la vis dans sa chambre. Elle dormait d'un sommeil agité, elle faisait un cauchemar et je fus tenté de la réconforter mais je me ravisais au dernier moment, je n'étais pas Edward pour entrer dans la chambre des gens sans leur permission ! Je décidais d'attendre le jour qui arriverait bientôt pour prendre une photo de Bella endormie. Son réveil la tira de son cauchemar et elle soupira lourdement en regardant l'heure. Elle se leva et je vis ses bras abîmés, couverts de cicatrices roses et blanches. Elle s'enferma dans la salle de bain et quelques minutes plus tard, elle était habillée. Je remarquais son bandage sur son poignet, et l'odeur de son sang envahit mon nez et ma tête. Je fus obligé de quitter mon observatoire pour m'éloigner un peu, la tête me tournait et une étrange sensation me parcouru le corps. Quelques heures plus tard, Bella sortit de chez elle en direction d'un café. Je la suivais de loin et quand elle entra dans le café c'était pour retrouver un garçon de son âge aux yeux bleus un peu étrange. Il semblait hésitant avec ses gestes, un certain humour planait dans son attitude et sa douleur me perça le cœur. Il paraissait dévasté au fond de lui mais ne montrait rien, peut-être était-il en deuil ? Bella semblait heureuse en sa compagnie, presque amoureuse. Une pointe de jalousie perça en moi, mais je m'appliquais à l'ignorer pour me concentrer sur le rendez-vous de Bella. Il offrit un bracelet à Bella et s'énerva en voyant l'état de son bras. Je comprenais son énervement, se tailler les bras n'étaient pas une solution et c'était comme ça qu'elle mourrait dans la vision d'Alice. Je pris discrètement une photo en passant devant la vitre, je l'envoyais à Alice pour la rassurer.
« Tu vois qu'elle est en vie ! Je suis arrivé à temps, je la surveille ne t'inquiète plus. Elle se taille les bras c'est pour ça que tu l'as vu se vider de son sang. »
Je ne savais pas quoi rajouter d'autre, je n'étais jamais loquasse dans mes messages. J'hésitais un instant à retourner à la villa mais je ne voulais pas retourner dans un endroit plein de vieux fantômes, en plus il était trop loin de chez Bella. Je parcourus les petites annonces pour trouver quelque chose à louer quand je vis que la maison en face de chez l'humaine sous ma protection était en location. Parfait !
Je passais les jours suivants à observer Bella et à faire mon rapport à Alice. Un jour, un détail me fit tiquer sur le garçon qu'elle voyait souvent, il s'appelait Alec. Ce prénom me disait quelque chose, j'étais certain de connaître un vampire sous le même nom.
-Alice, le prénom Alec te dit quelque chose ? Demandai-je au téléphone.
-Il y a un garde Volturi qui s'appelle comme ça, tu sais le jumeau maléfique.
-Putain je le savais qu'il y avait un truc pas normal ! Pestai-je.
-Qu'est-ce qu'il se passe Jasper ? S'inquiéta Alice.
-Il est chez Bella. Ça fait une semaine que je l'observe venir voir Bella. Pourtant il semble si humain, je me suis fait avoir par cet enfoiré !
-Tu sais que ce n'est pas bon pour nous si les Volturi s'intéressent à Bella.
-Je sais, marmonnai-je. Je vais essayer d'en apprendre plus, je te laisse.
Je raccrochais rapidement en écoutant les paroles de Bella.
-Tu viens de me redonner une partie de ma vie, pleura-t-elle.
Elle sortit des photos d'un carton avec diverses choses. Je reconnus beaucoup des cadeaux qu'on lui avait offerts pour son anniversaire et je fus heureux de ressentir cette joie en elle. Bella eut une autre émotion en elle, de l'amour. Pour la première fois depuis que j'étais revenu, elle ressentait de l'amour envers cet enfoiré et la rage explosa en moi. Pourquoi est-ce qu'elle l'avait choisi lui, un Volturi sanguinaire qui ne lui veut que du mal ? J'eus envie de le tuer sur place, arracher Bella de son empire et lui faire l'amour.
Je m'arrêtais une seconde pour comprendre cette émotion. Pourquoi voulais-je faire l'amour à Bella ? C'était probablement les envies du vampire qui déteignaient sur moi, oui c'était ça !
Je décidais de chasser pour calmer ma colère et une fois calmé, je vis Alec partir de chez Bella. Une pointe d'amour était en lui mais bien trop profonde pour qu'il s'en rende compte lui-même. S'il n'était pas là pour ça, alors pourquoi était-il si proche de notre Bella ?
Ce que je fis deux jours après ne me rendait pas fier de moi. Je voulais connaître la raison du mutisme de Bella, et le meilleur endroit était chez son médecin. A travers la fenêtre, j'entendis Bella parler.
-J'ai l'impression d'être amoureuse docteur, dit-elle avec une voix étrange.
-Comment ça ?
-Je ressens quelque chose pour un homme depuis peu de temps. Il est arrivé en ville il y a peu et je ne peux pas m'empêcher de penser tout le temps à lui.
-Tu lui as déjà parlé ? S'inquiéta le médecin.
-Oui ! S'énerva Bella. Appelez mon père, il l'a déjà vu.
Son père confirma en entrant dans la pièce et le médecin fut rassuré. Elle parla un peu de notre famille, elle acceptait notre départ et qu'elle ne s'était plus coupé les veines depuis un très long moment.
C'est à partir de ce jour là que Bella commença à guérir sous mes yeux. Elle reprenait des couleurs, souriait et mangeait plus. Elle sortait plus également, parfois elle allait voir ses amis du lycée et elle s'était remise à écouter de la musique grâce à Alec. Je devais avouer que sa présence faisait du bien à Bella, elle semblait comblée avec lui mais c'était ça qui m'énervait ! Bella devenait de plus en plus amoureuse de ce vampire et elle passait tout son temps libre avec lui. Il avait fait la connaissance de son père et le courant semblait bien passer. Une nuit alors que Bella dormait en serrant un t-shirt à l'odeur de madeleine et de sucrerie, je me risquais à entrer dans sa chambre. Bella dormait profondément et je voulais essayer de comprendre ses sentiments pour Alec. Je posais délicatement mes doigts sur sa tête et c'est à ce moment-là que je l'entendis, l'appel de son esprit.
Je fus obligé de reculer sous le choc. Bella se réveilla en sursaut, elle devait l'avoir ressenti aussi. Elle regarda dans ma direction, mi-surprise et mi-effrayée.
-Jasper, murmura-t-elle.
Elle cligna des yeux et j'en profitais pour partir. Bordel de merde ! C'était quoi cette sensation ? Je ne pouvais pas ressentir ce genre de chose pour elle, on aurait dit que mon âme chantait en accord avec la sienne. Non ! Je n'avais pas le droit de ressentir ce genre de chose pour Bella.
Des avis ? Des questions ? Des questions ? les review sont là pour ça !
Des bisous sanglants sur vous.
