Bonjour tout le monde ! Profitez-vous aussi du soleil ?

Je réponds à vos review qui m'ont beaucoup fait rire !

BellaMcCarthy :Tant de question et si peu de réponse ! J'espère que tu auras la réponse à tes questions !

Jane-Hayline : Non je n'ai pas laissé tomber !

MSM-65 : Mais tout n'est pas si simple tu verras ;)

Grazie : Merci de ta fidélité !

larosesurleau : Ahahah ! J'ai tellement ri quand j'ai lu ta review !


"Le souvenir des peines passées est agréable."

-Euripide.

Chapitre 4 : Tomber avant l'aube.

J'avais enfin retrouvé une part de ma vie, la plus importante. Beaucoup de mes trésors perdus étaient sur mon bureau, en attente de leur sort. Je ne savais pas ce que j'allais en faire car pour être honnête, mes photos, mes cadeaux d'anniversaire et les autres objets que mon ami vampire avait retrouvés ne comptaient plus pour moi. C'était une sensation étrange de vouloir retrouver Edward mais en même temps de ne plus avoir besoin de sa présence. Ma tête et mon cœur se battaient sans répit contre mes sentiments. Je tournais mon regard vers la fenêtre, Alec était dehors, il était au téléphone et semblait contrarié. Ce vampire si étrange et effrayant me sourit tendrement avant de raccrocher et d'arriver dans ma chambre une seconde plus tard.

-La prochaine fois que tu me regardes comme ça Bella, je te dévore, me menaça Alec en souriant.

-Je ne dirais pas non, répliquai-je avec le même sourire.

-Ne flirte pas avec moi Bella, me réprimanda sévèrement le vampire.

Je baissais la tête, un peu honteuse de flirter avec ce vampire sanguinaire alors qu'il ne ressentait rien pour moi, à part une curiosité presque malsaine. Il m'observait beaucoup en me posant trop de question à mon goût. Alec secoua la tête et me releva le menton à l'aide de son doigt.

-Ne sois pas honteuse Bella, je dis ça pour ton bien.

-Je suis bien avec toi c'est tout, j'aime bien ta présence et puis c'est toi qui me cherches.

-Ce n'est pas moi que tu apprécies Bella, c'est le vampire que je suis. Je serais un humain, tu ne m'apprécierais pas, tu ne m'aurais jamais adressé la parole.

Il avait raison, j'étais attirée par le vampire et pas par Alec. J'étais pitoyable. Une larme s'échappa de mon œil droit, je l'essuyais avec rage. Je détestais être humaine, je détestais les sentiments et les larmes. Je me levais de ma chaise pour quitter la pièce mais Alec me retint par le bras, il me ramena devant lui et me plaqua contre son corps froid. Il caressa mes cheveux, posa une main sur le creux de mes reins, puis il passa son nez contre mon cou. Cette scène était tellement érotique, je sentais son odeur de vanille qui me rappelait les madeleines de ma voisine à Phoenix, ça m'enivrait totalement.

-J'ai tellement envie de te mordre Bella, avoua Alec en posant ses lèvres sur mon cou.

-Fais-le, murmurai-je en posant une main sur ses cheveux.

Il se raidit et me relâcha un peu brusquement.

-Tu vois, c'est de ça que je parle Bella ! Tu es totalement éprise par le vampire que je suis et pas de ma personne.

Je levais les yeux au ciel, agacée.

-Je vais te dire pourquoi ! S'énerva légèrement Alec. Tu es encore amoureuse d'Edward. Peu importe ce que je dirais ou ferais, tu ne verrais que par lui. En étant avec moi, tu ne vois qu'une façon d'être proche de lui, tu peux te souvenir de sa peau froide, de son corps dur et de sa vitesse. Il n'y a que ça que tu aimes chez moi. Ma froideur, ma dureté et ma vitesse.

Je pleurais encore. Alec était dur parfois, il ne se rendait pas compte du mal qu'il faisait ou il n'en n'avait rien à faire, je ne savais pas trop. Le vampire soupira devant mes larmes.

-Je te laisse avec tes souvenirs, moi j'en ai ma claque !

Il claqua théâtralement la porte de ma chambre et je sentis à nouveau ce vide en moi. Je me roulais en boule sur mon lit en attendant son retour.

-Il va revenir, me murmurai-je sans arrêt.

Mais Alec ne revint pas. Il faisait nuit maintenant, mon père ne rentrait pas ce soir car il était sur une grosse affaire et j'étais toute seule, vraiment toute seule. Je pris mon téléphone et je composais le numéro du vampire mais il refusa mon appel.

-Alec, pleurais-je. Alec je suis désolée mais je n'y peux rien. Les Cullen sont trop présents dans ma vie et j'aimerais que ça change. Reviens. On pourrait parler.

Une heure après, je n'avais pas de réponse.

-Crétin de vampire ! Marmonnai-je en fourrant mon téléphone sous mon oreiller.

Je me levais pour mettre un peu de musique dans la chambre, il y avait ma berceuse posée contre le lecteur de disque. Je mis le disque dans la fente et un air de piano m'envahit l'esprit. Au début, beaucoup de souvenir revint dans mon esprit, la première fois que j'ai vu Edward, quand j'ai compris qu'il était un vampire, notre premier baiser, la partie de Base-ball, James, Victoria et le départ d'Edward.

J'arrêtais la musique, prise d'une soudaine migraine. Edward n'avait jamais essayé de me comprendre ni de me faire rire. Je n'arrivais pas à comprendre ce qu'il voulait de moi et c'était ça le pire, ne rien savoir. Je détestais Edward pour m'avoir fait connaître les vampires, pour l'avoir aimé, pour m'avoir abandonné. Je le détestais. Cette révélation me soulagea d'un poids et je sus immédiatement ce qu'il fallait que je fasse. Je pris le carton vide posé par terre et je commençais à trier les photos et tous les objets en rapport avec lui. A mon grand étonnement, j'avais beaucoup de bazar entassé dans le carton et il était plutôt lourd. Je loupais une marche dans les escaliers et je finis ma course par terre, avec une belle égratignure sur le bras.

-Et merde, pestai-je.

Je me relevais maladroitement, furibonde contre moi-même et contre l'escalier de m'avoir fait mal et d'être intacte lui. Je ramassais les objets éparpillés entre moi et la porte, je les jetais dans la boite d'un geste rapide. En fermant la porte, un doute me traversa l'esprit. Et qu'est-ce que j'allais faire de toutes ces choses ? Une photo de toute la famille devant la maison me résolut à y aller. Je roulais le plus vite possible car je voulais me débarrasser de la boite. Le chemin me semblait plus long que d'habitude, ce qui était impossible puisque je prenais toujours le même chemin. Dans la nuit, la maison semblait fantomatique, effrayante. J'ouvris la porte avec la clé qu'Alec m'avait donnée, je me demandais bien comment il l'avait eu. Je traversais le salon blanc puis j'ouvris la baie vitrée pour atteindre le jardin. Je retournais le carton pour le vider sur le sol avant d'aller dans la cuisine pour trouver des allumettes. En ouvrant un tiroir, je les vis, je vis aussi une photo de moi et d'Esmée dans un petit cadre rose. Ma détermination ne s'envola pas, au contraire. J'allumais les lumières sur mon passage pour me sortir des ténèbres et enfin quand je craquais l'allumette, la lumière envahie mon esprit pour m'éclairer vers la vérité.

-Adieu Edward, dis-je simplement.

Des larmes coulaient le long de mes joues, les dernières que je versais pour Edward. Un corps froid et dur se posa contre moi, des bras longs et forts m'enlacèrent.

-Ce n'est pas exactement ce que j'attendais mais c'est bien Bella, dit Alec en resserrant son étreinte.

-Je ne veux plus qu'il soit dans ma vie. Je ne le veux pas dans mon avenir.

Alec souleva mes cheveux et déposa plusieurs baisers sur ma nuque.

-Bella, soupira-t-il.

Je me laissais aller à ses baisers, c'était tellement agréable. Je savais que pour lui c'était difficile d'avoir des contacts avec moi mais j'appréciais vraiment être dans ses bras et qu'il fasse autant d'effort.

-J'ai fini par le haïr, admis-je. Je ne veux plus l'attendre comme ça, je sais qu'il ne reviendra pas, cette maison en est la preuve.

-Et pourtant ton cœur s'accélère quand tu parles de lui, dit Alec d'une drôle de voix.

-Mon cœur s'accélère parce que tu me tiens dans tes bras, protestai-je.

-Ah Bella, si seulement je pouvais te croire.

Je me retournais pour lui faire face, ne voyait-il rien ? Je posais ma main sur son visage, verrouillant mon regard sur le sien, marron sur rouge.

-En regardant tes yeux, je te vois toi Alec et pas Edward. Il a des yeux dorés et les tiens sont rouges. Ce n'est pas avec lui que je passe mon temps libre, c'est avec toi. Merde Alec, ouvre les yeux.

Au lieu de ça, le vampire ferma les yeux et son visage se fit plus dur, j'avais perdu mon temps, Alec était trop buté pour m'écouter. Il les ouvrit et toute douceur avait disparu dans son regard.

-Je pourrais presque croire que c'est une déclaration d'amour, se moqua Alec avec une lueur de sourire dans les yeux.

-Moi amoureuse de toi ? Ne sois pas con, mentis-je.

Cette fois, le Alec rieur et agréable sourit de pleine dent et ricana comme un idiot. J'aimais tellement passer du temps avec lui, rire comme ça même dans des moments tragiques. Alec me prit la main et me ramena vers la voiture.

-Je suis quand même désolé pour tout ça, ajouta Alec en regardant le ciel étoilé. Je n'aime pas particulièrement les humains je l'avoue, mais je ne comprends pas pourquoi leur faire miroiter quelque chose d'absurde.

-Je ne sais pas, murmurai-je indécise.

-Je ne vois pas ce qu'il y a d'attirant dans une humaine, continua Alec dégoûté.

-Moi non plus, répondis-je amer.

Alec eut un sourire trop grand pour être honnête et on retourna dans la voiture en silence. Alec prit la place du conducteur ce qui m'étonna mais je ne dis rien. Il alluma la radio et une musique d'ambiance combla le silence pesant.

-La musique de mon temps me manque, marmonna Alec en posant son coude sur la vitre.

-Tu as quel âge ? Le questionnai-je.

-Plus ou moins quatre siècles.

-En fait, tu es une antiquité, plaisantai-je.

-Une œuvre d'art tu veux dire, ricana Alec.

-Si tu le dis.

Alec nous déposa chez moi et une voiture bleue était garée devant chez moi. Pendant un court moment, je crus que c'était les Cullen. Peu de personne avait une voiture de luxe dans les environs, il n'y avait que les Cullen.

-J'ai loué la voiture, marmonna Alec en m'observant.

-Pourquoi faire ?

-J'ai besoin d'une voiture rapide, ton tas de ferraille m'agace, dit-il en prenant le volant de la Mercedes.

-Mon tas de ferrailles t'emmerde Alec, bougonnai-je.

Alec leva les yeux au ciel comme à son habitude et il continua vers une route que je ne connaissais pas. Alec brancha son Ipod au tableau de bord et une douce musique envahie l'habitacle. Elle était à la fois triste et mystérieuse.

-Qu'est-ce que c'est ? Demandai-je à Alec.

-Madame Butterfly de Puccini, sourit le conducteur.

-J'ai déjà entendu cet air dans mon enfance, murmurai-je.

-Tes parents aiment l'opéra ?

-Alec, soupirai-je. Pourquoi est-ce que tu poses autant de question sur ma vie ?

-Je suis quelqu'un de très curieux, avoua Alec. En plus de ça, je ne connais aucun autre humain.

-Je ne sais pas si mon père aime l'opéra, à vrai dire, je ne connais pas ses goûts musicaux. Ma mère a eu sa période opéra je pense.

-Ta mère est une femme périodique ?

-Oui. Elle aime bien changer d'activité.

-Elle change à quel rythme ?

-Alec tu m'énerves avec tes questions, ronchonnai-je.

La musique changea, la voix féminine fut remplacée par une voix d'homme sensuel, me déclenchant des frissons.

-Tu as froid ?

-Un peu, avouai-je.

-Je vais mettre un peu de chaleur, tu vas voir qu'en deux secondes, la voiture va être bien chaude. Autre chose qu'avec ta bicoque.

-J'aime beaucoup ma camionnette, protestai-je.

-Elle est trop lente, soupira le vampire.

-Je ne t'oblige pas à m'accompagner à chaque déplacement, ripostai-je.

Je vis Alec sourire, fier de lui. Il aimait beaucoup m'énerver sur des sujets sans grande importance. La chaleur me détendit un peu et je me surpris à être impatiente, je voulais savoir où l'on allait. J'eus une partie de ma réponse quand on s'arrêta au poste de frontière. Nous allions au Canada !

-Bonsoir, fit le garde.

-Bonsoir monsieur, répondit machinalement Alec.

-Que venez-vous faire au Canada ?

-Je vais faire une surprise à ma femme, répondit Alec en souriant.

Je manquais de m'étouffait en entendant la phrase d'Alec.

-Oh je vois, vous allez à Alberta ?

-Exactement, sourit Alec.

-Et bien bon spectacle les amoureux.

La barrière se leva et Alec démarra en trombe.

-Depuis quand je suis ta femme ? Râlai-je.

-Mademoiselle râleuse est de retour. Moi qui voulais te faire plaisir en te montrant un endroit merveilleux, c'est raté, fit-il faussement déçu.

-Je n'ai pas dit que ça me dérangeait que tu me présentes comme ta femme.

Alec me prit la main et caressa ma peau. Tout doucement, il approcha ma main de sa bouche et y déposa un léger baiser. Ce geste me fit du bien, j'aimais beaucoup le contact de sa peau froide sur la mienne. J'augmentais le volume de la musique et je me laissais bercer par les mouvements légers de la voiture et les caresses de mon vampire sur ma main. Après un moment à regarder le ciel incroyablement étoilé du Canada, je pris conscience de l'endroit où nous étions.

-Pourquoi est-ce que nous allons au Canada ?

-Je veux te montrer quelque chose que tu n'as probablement jamais observé et que tu aimerais voir.

-Ah, fis-je en regardant à travers la fenêtre.

Alec détourna son attention de la route pour me jeter un regard et il soupira. Je ne comprenais pas ma réaction, pourquoi est-ce que j'étais déçue à ce point-là ? Une part au fond de moi le savait mais je ne voulais pas me l'avouer.

-Tu pensais à quoi ? Demanda soudain Alec.

-Je pensais...

-Tu pensais à quoi ? Répéta Alec.

-Je croyais que tu m'emmenais voir les Cullen, lançai-je sans reprendre ma respiration.

Alec soupira en se garant et il serra un peu plus fort ma main.

-Si j'avais voulu t'emmener voir les Cullen, je t'aurais mentalement préparé. Et puis je ne pense pas que tu sois prête pour les affronter.

-Hum.

Le vampire lâcha ma main et sortit de la voiture, je l'imitais en secouant la tête, j'avais probablement gâchée la soirée.

-Regarde autour de toi, murmura Alec.

Je lui obéis et je découvris un ciel magnifique. Il était sombre et clair, l'ombre et la lumière. Le ciel se joignait à la mer aussi sombre, tranquille. Nous étions en haut d'une falaise, le vent était puissant et froid, il me donnait envie de m'envoler. Alec était heureux comme un enfant, il semblait aussi émerveillé que moi face à cette vue.

-J'ai découvert cet endroit un jour en chassant mais il faisait encore jour.

-C'est magnifique, avouai-je.

-Et encore tu n'as pas vu le plus beau ! Attends je vais installer ce qu'il faut.

Alec sortit une couverture et un sac à dos et il installa un endroit confortable sur l'herbe. Il en sortit une autre qu'il me mit autour des épaules pour me tenir bien au chaud et il m'entoura de ses bras forts et puissants.

-Il y a quelque chose de merveilleux à voir ce soir, me murmura Alec à l'oreille

Le vampire me fit asseoir sur la couverture et se colla à moi.

-Ce soir il y aura des aurores boréales durant une partie de la nuit.

-Non tu plaisantes ? Hurlai-je presque. J'ai toujours rêvé d'en voir mais je n'aurais jamais cru que ça serait possible.

-D'ici une heure, je pense qu'elles devraient arriver, commenta Alec en regardant sa montre.

J'étais vraiment heureuse d'être ici, j'en avais oublié les Cullen et l'épisode un peu plus tôt dans la journée. Je ne ressentais que de l'apaisement et de l'amour en ce moment, Alec était vraiment formidable.

-Je peux te poser une question ? Fit Alec.

-Tu n'as pas eu ton lot de réponse aujourd'hui ?

-Non, sourit-il sur mon épaule.

-Je t'écoute, soupirai-je.

-Comment te sens-tu ?

-Quoi ?

-Les oreilles c'est comme les pieds, ça se lave Bella, ricana le vampire fier de sa réplique.

-Très spirituel ça !

-Je pense que tu as très bien entendu ma question Bella, insista Alec.

-Je vais bien, la plupart du temps. Le plus dur c'est quand je dois aller au lycée et revoir leur table vide, voir que leur voiture n'est plus sur le parking et quand je cherche sa présence la nuit en me réveillant. C'est ça qui me fait le plus mal mais en dehors de ça, je vais bien.

Je pris conscience que ces moments douloureux étaient uniquement quand je n'avais pas Alec avec moi. C'était une chose qui s'était imposée à moi, j'avais besoin d'Alec pour survivre.

-J'ai besoin de toi Alec, avouai-je.

-Je sais Bella, dit Alec en embrassant mon cou.

-J'ai besoin de toi, répétai-je.

Alec me retourna et il essuya les larmes qui roulaient sur mes joues, je n'avais pas remarqué que je pleurais.

-Pourquoi pleures-tu ? S'inquiéta Alec.

-Je viens de réaliser que je t'aimais, sanglotai-je.

Alec releva ma tête et regarda dans mes yeux, il soupira légèrement et sans que j'ai le temps de réagir, il m'embrassa. Ses lèvres froides bougeaient au même rythme que les miennes et quand il força l'entrée de ma bouche avec sa langue, je laissais un gémissement s'échapper. Ce baiser était salé par mes larmes, je pleurais de plus belle car je laissais enfin mon cœur s'ouvrir à quelqu'un d'autre. C'était ça qu'il me fallait pour oublier Edward, c'était l'amour d'Alec. Quand il rompit le baiser, j'étais à bout de souffle.

-Je n'avais pas prévu de t'embrasser, avoua Alec en se frottant le crâne.

-Tu dis ça comme si je t'avais violé, fis-je un peu vexée.

-Pas du tout Bella, tu n'es pas prête pour une autre relation et encore moins avec un vampire.

-Tu dis n'importe quoi.

-Passons un marché Bella, proposa Alec en me souriant.

-Je t'écoute.

-Laisse-moi te guérir, te faire oublier les Cullen et en échange je te poserais un nombre limité de question par jour.

-Ça marche, acceptai-je avec un grand plaisir. Tu auras le droit à 4 questions par jour.

-C'est tout ? Fit Alec déçu.

-Oui 4 questions sur mon passé et autant que tu veux sur les Cullen.

-Marché conclus ! Rit Alec.

Il s'approcha de moi et m'embrassa chastement. Je me replaçais contre son torse et je vis une lueur dans le ciel.

-Ça commence, chuchota Alec dans mon oreille.

Le spectacle était si époustouflant que j'en avais littéralement le souffle coupé. Un mélange de couleur et de nuance. Du bleu, du vert et du violet. Tout cela créait un tableau vivant qui changeait lentement, comme au rythme d'une chanson.

-Respire Bella, souffla Alec dans mon oreille.

J'étais tellement bien à observer les aurores boréales que j'avais oublié la présence d'Alec.

-C'est incroyable n'est-ce pas ? Murmura Alec.

-Je n'ai rien vu de plus beau dans ma vie.

-Moi non plus, dit Alec. J'en ai vu pour la première fois avec Aro quand il nous a transformés.

-Nous ? Répétai-je incrédule.

-Jane et moi.

-Ton âme-sœur ? Hésitai-je.

-En quelque sorte, rit Alec. Jane est ma sœur, enfin ma jumelle.

Aussitôt je me détendis, je ne savais pas qu'il avait une sœur. Décidément, je ne savais presque rien sur lui.

-Je rêve ou tu as été un moment jalouse, plaisanta Alec.

-N'importe quoi.

-J'ai senti ton cœur s'accélérer, s'amusa le vampire.

Je roulais des yeux, un peu honteuse de réagir comme ça, nous n'étions rien l'un pour l'autre, on avait juste échangé un baiser. Je me fis légèrement glisser sur le torse d'Alec pour être dans une position plus confortable. Il se pencha pour m'embrasser, il souriait en même temps. Alec changea rapidement de position pour se retrouver au dessus de moi. Il continuait de m'embrasser tout en m'immobilisant. Vous voyez ce moment où tout le monde autour de vous disparaît lentement, ne restant plus que l'autre ? Je vivais ce moment là avec Alec, quelque chose que je n'avais jamais partagé avec Edward. Et voilà que je repensais à lui, je me maudissais à l'intérieur en me concentrant sur les lèvres de mon vampire brun qui étaient froides et délicieuses. Je reconnus le goût de la vanille sur lui, comme si je mangeais des madeleines. Oui Alec sentait la madeleine et c'était dangereusement délicieux. Je retirais la couverture autour de mes épaules, j'avais très chaud malgré le froid mordant de l'hiver et la peau glacée d'Alec. Le vampire sourit contre mes lèvres et posa sa main contre ma nuque pour avoir une emprise totale sur moi, savoir qu'il pouvait me tuer d'un seul mouvement me grisait encore plus. J'aimais le danger que représentait Alec, un vampire sanguinaire et parfois dérangé. Ouais j'aimais être avec Alec plus que j'aimais ma pauvre vie humaine. Je repris mon souffle, manquant de tomber dans les pommes et tentai de déboutonner la chemise d'Alec.

-Tu fais quoi petite fouine ? Sourit Alec en m'empêchant de continuer.

-Je te déshabille, souris-je.

-Le but de la balade était de te montrer un incroyable spectacle.

-Je trouve que ce spectacle est déjà incroyable, répondis-je en montrant son torse à peine dévoilé.

-Je parle d'un spectacle météorologique, rectifia Alec en se marrant. Veux-tu bien arrêter de me déshabiller et te concentrer sur le ciel ?

-C'est impossible de me concentrer avec toi, ris-je.

Alec remit la couverture autour de moi et il s'allongea à mes côtés, se contentant de poser sa main sur mon ventre, en parfait protecteur. Je nouais mes doigts aux siens, vraiment heureuse. Les aurores étaient toujours en plein mouvement gracieux, comme une danse. Mon esprit dansait en même temps, principalement à cause de la main du vampire sur mon ventre qui décrit des petits cercles.

-J'aimerais que ces moments dur toute l'éternité, soupirai-je.

-C'est une chose possible, ricana Alec sans quitter son regard du ciel.

-C'est possible pour toi, marmonnai-je. Tu restes coincé dans tes années les plus jeunes alors que moi je sais que je vais changer puis vieillir et ensuite mourir.

-On finit tous par mourir, même les vampires les plus vieux meurent, dit Alec avec une émotion étrange dans la voix.

-Tu as été transformé à quel âge ?

-Je ne sais pas exactement, avoua Alec. Nous étions à la limite de l'âge autorisé c'est à dire 13 ans. Je pense que je devais avoir 15 ans peut être 16 maximum.

-C'est très jeune et pourtant tu sembles avoir à peu près le même âge que moi.

-J'ai toujours fait plus vieux que mon âge, ricana Alec. D'ailleurs on dirait toujours que je suis le grand frère de Jane alors que théoriquement c'est elle qui est née la première et qui a ouvert les yeux en temps que vampire en première.

-C'est drôle, souris-je.

-Elle me manque, hoqueta Alec de tristesse.

-Pourquoi est-ce que tu n'es pas avec elle ?

-Elle est... indisponible, hésita le vampire sur le dernier mot.

Je ne pensais pas que je voulais en savoir plus, les histoires de vampire me faisaient plutôt peur surtout que les Cullen m'avaient déjà parlé du clan des Volturi. Mais m'avaient-ils dit toute la vérité ? On m'avait décrit ces vampires comme des monstres sans aucun respect pour l'humanité. Bon Alec n'était pas un enfant de cœur, je n'avais jamais dit le contraire mais il n'était pas pire que James ou Victoria. Rien qu'à penser à elle, j'en avais des frissons.

-Tu as froid ? S'inquiéta Alec.

-Non. J'ai pensé à quelque chose de désagréable.

-Comme quoi ? Dit Alec un sourire dans la voix.

Je vis le visage de Victoria qui hantait encore mes cauchemars et je plaquais mes mains sur mon visage.

-Victoria, chuchotai-je.

-Oh.

Alec ne fit pas de commentaire et j'eus un moment de peur, il ne semblait pas étonné d'entendre ce prénom.

-Je sais que tu as peur d'elle mais je n'ai pas senti sa présence donc ne te fais pas de soucis, expliqua Alec en mettant un bras autour de mes épaules.

Je posais ma tête sur son épaule, profitant de la vue. Les aurores continuaient leur apparition et leur échange de couleur sous mes yeux ébahis pendant des heures et puis tout doucement le ciel se plongea dans l'obscurité.

-C'est le moment le plus sombre de la nuit, juste avant l'aube.

Je souris à la métaphore. Ces derniers temps, ma vie avait été une nuit entière. Le soleil était tombé quand Edward m'avait quitté et lentement, le noir avait pris place dans ma vie. Je pensais que je ne retrouverais jamais la lumière, que rien ne pouvait être pire que son absence quand l'aube arriva en même temps qu'Alec. Oui vraiment c'était une magnifique métaphore de ma vie.

Je me réveillais dans une voiture confortable, intérieur en cuir blanc et une douce chaleur m'enveloppait. Ah oui ! J'étais dans la voiture de location d'Alec.

-J'attendais que tu te réveilles, sourit Alec en me regardant.

-On est où ? Grognai-je encore fatiguée.

-Chez toi depuis quelques heures, j'ai profité que tu dormais pour pousser cette petite merveille et j'adore, c'est une magnifique voiture !

-Ah les hommes et leurs joujoux, ris-je.

Ça me rappelait Emmett quand il arborait fièrement ses bolides trafiqués par sa femme. Je m'étirais lentement, m'étonnant que mon corps ne soit pas endolori après une longue période sans bouger.

-Tu veux rentrer ? Proposai-je à Alec.

-Je ne sais pas si c'est raisonnable, évalua Alec avec une bouille adorable.

-Comme tu veux, fis-je déçue.

-Je te rejoins dans une heure d'accord ? Proposa Alec.

J'acceptais en souriant. Alec passerait encore une journée avec moi même si je savais que j'allais encore dormir un peu. J'observais le ciel pluvieux en soupirant, quel mauvais temps ! J'allais sortir de la voiture quand quelque chose me chagrina l'esprit.

-Tu chasses où Alec ?

-Dans les environs de Sequim pourquoi ? Sourit Alec.

-J'avais peur que tu manges un de mes amis ou de mes proches, avouai-je piteusement.

Alec partit dans un fou rire un peu vexant, mais je ne pus m'empêcher de sourire devant sa bonne humeur.

-Bon maintenant sors de la voiture car j'ai les crocs, m'avertit Alec dans un sourire menaçant.

-Oh très spirituel comme phrase ! Ris-je en sortant de la voiture.

-A plus bébé, dit Alec en démarrant rapidement.

Je haussais les yeux devant son amusant, c'était vraiment un gamin ! Je rentrais chez moi en souriant comme une andouille, ne prêtant pas attention à la maison en face de la mienne qui venait d'être loué il y a quelque temps déjà mais personne ne semblait y habiter. En jetant ma veste sur le canapé, je remarquais un mot de mon père.

« Je suis rentré dans la soirée prendre mes affaires mais tu n'étais pas là. Je suppose que tu es avec tes amis ou un garçon. Envoie-moi un message quand tu seras rentrée à la maison.

Charlie ».

Comme toujours mon père ne passait pas par quatre chemins, c'était à la fois pratique et embarrassant, alors comme ça il se doutait de quelque chose. Ah mon dieu, j'étais vraiment un livre ouvert pour tout le monde ! Je montais mollement les marches menant à l'étage pour m'octroyer un moment sous l'eau chaude. En me déshabillant, je vis une marque rouge s'installer sur mon cou, oh non pas ça ! Je pris une inspiration car je savais que Charlie allait me tuer pour ça, et je ne voulais pas que tout le lycée sache que je fricotais avec quelqu'un. Et quelle personne en plus ! J'avais assez de mensonge autour de ma vie au lycée pour ne pas qu'une fausse-vraie rumeur se propage en mêlant réalité et invention de Jessica. Je pris soin d'attacher mes cheveux pour ne pas les mouiller et je soupirais de bien-être quand l'eau chaude me piqua légèrement la peau. Je profitais plus que raisonnablement de l'eau chaude et quand je sentis les premières gouttes froides je décidais de me laver rapidement et de me rincer avant de finir en glaçon. La chaleur de Phoenix me manquait, j'étais lasse de cet endroit humide mais en même temps je ne me voyais pas partir d'ici, qui s'occuperait de Charlie ? Sue, évidemment me fit une petite voix sournoise dans ma tête. Ah cette voix me rendait folle parfois, elle adorait me torturer comme ça quand je disais des choses absurdes, me rappelant que je me faisais des illusions.

-Merci de me le rappeler, dis-je ironiquement en m'enveloppant dans une serviette courte.

À ce moment là, j'entendis quelqu'un rire derrière moi, c'était Alec qui m'observait avec un petit sourire en coin.

-Tu parles toute seule ?

-Ouais, marmonnai-je en roulant des yeux.

-Tu fais ça depuis combien de temps ? Se moqua Alec.

-Je compte cette question comme une des questions de la journée.

-Très bien, rit-il. Alors ?

-Depuis que j'ai conscience que j'ai une conscience.

-On va dire depuis toujours quoi ! S'esclaffa Alec en s'approchant de moi.

Je roulais des yeux en essayant de m'essuyer mais je voyais le regard de mon séducteur de vampire dans le miroir et je n'arrivais pas à me concentrer, satané regard hypnotique !

-Tu as bien mangé ? Paillai-je.

-Oh oui, une jolie blonde qui voulait plus que jouer au Scrabble si tu vois ce que je veux dire.

Je lui jetais la première chose qui traînait sur le meuble près du lavabo mais il l'attrapa au vol, satané vitesse vampirique ! Alec regarda le tissu en arquant un sourcil.

-Si c'est comme ça que tu comptes me chasser de la pièce tu t'y prends très mal, rit-il.

Son rire n'avait rien d'humain, c'était celui d'un prédateur, un chat qui tenait une souris entre ses pattes. Bref j'étais faite comme un rat ! Alec me montra fièrement ce que j'avais jeté et ce n'était ni plus ni moi que ma petite culotte avec mon prénom brodé dessus, un cadeau farfelue d'Emmett qui n'avait fait rire que lui et Jasper. Je m'en souvenais comme si c'était hier.

-Hey Bella j'ai un cadeau ! Fit Emmett avec un grand sourire ce qui ne prévoyait rien de bon.

-Si c'est encore un de tes autocollants pour voiture fait maison tu peux te le garder, marmonnai-je.

-Ah non, c'est pas ça !

J'ouvris la boite qu'il me tendait avec appréhension.

-Ça ne va pas te mordre, promis Jasper en sentant ma réticence.

-Tu peux arrêter de faire ça Jasper, merci !

En regardant l'intérieur, je restais sans voix. Emmett m'avait offert une petite culotte verte en dentelle et en soie avec mon prénom brodé.

-C'est pour éviter de les confondre avec celle d'Alice ou de Rosalie quand tu l'enverras balader dans toutes les pièces de la maison. C'est Jasper qui a choisi la couleur !

Bref je n'avais jamais été aussi gênée de toute ma vie mais je devais avouer que ma culotte me plaisait beaucoup !

-Bella ? M'appela une voix au loin, tellement loin de ce souvenir.

-Oui Alec ?

-Tu penses à eux n'est-ce pas ?

-Oui, avouai-je.

-J'avais remarqué que tu avais parfois des « absences » mais je ne comprenais jamais pourquoi.

-Parfois je vois un objet qui me rappelle les Cullen, je crois que c'est pour ça qu'il me les avait tous cachés sous le parquet.

-Mais pourquoi tu l'as encore ? Me questionna Alec en montrant la culotte.

-Parce que je l'avais sur moi le jour où il m'a quitté, souris-je amèrement.

-Ah d'accord, se contenta de répondre Alec. En tout cas, jolie culotte.

Je fis un clin d'œil au vampire, j'étais maintenant sèche et je ne comptais pas le laisser observer ma culotte encore longtemps. Je retirais la serviette qui m'entourait le corps et je m'avançais vers Alec. Il se marra devant mon audace, pensant probablement que j'allais attendre qu'il prenne les choses en main. Sauf que je me rapprochais dangereusement de lui, vraiment dangereusement, je ne pense pas qu'une feuille de papier aurait passé entre nous. J'approchais mes lèvres des siennes et avant qu'il comprenne mon manège, je récupérais mon bout de tissue et ouvris la porte, triomphante.

-Sacrée petite fouille, marmonna Alec frustré.

Je faisais la danse de la victoire, en petite culotte dans ma chambre, je savourais ma victoire sur ce vampire maniaque du contrôle ! Ah c'était si bon d'avoir ma revanche sur lui, malheureusement cette satisfaction ne dura pas. Alec réapparut derrière moi et me fis voler jusqu'au lit, la chute fut un peu dure et j'étais certaine que j'aurais un bleu demain. Le prédateur avait une lueur folle dans les yeux et je me marrais devant son air faussement énervé, il n'était pas très bon comédien ! Alec s'installa au dessus de moi, caressa doucement mes courbes avant de me chatouiller d'une main experte sur LE point sensible : mes côtes.

-Non Aleeeeec je t'en prie, hurlai-je.

-Vengeance Bella, me taquina-t-il.

Il continua jusqu'à ce que je devienne violette à force de rire et de retenir ma respiration. Il se releva et me jeta des vêtements en pleine figure en souriant.

-Couvre-toi ou je te mange en moins de temps qu'il en faut pour dire Poudlard.

-Tu connais Poudlard toi ? M'étonnai-je.

-Tu me prends pour quoi ? S'indigna Alec.

-Pour un vieux vampire rabougri.

-Et bien je signale à mademoiselle-je-me-prends-pour-une-jeune qu'elle a devant elle le vampire le plus cultivé sur la littérature contemporaine de tout Volterra.

-Avoues que tu les as lus un jour pendant que je faisais mes devoirs.

-Je suis cramé, rit Alec. Mais c'est plutôt drôle à lire ces bouquins.

Je m'étais habillée en même temps que l'on parlait et je fus surprise de voir que les vêtements s'accordaient très bien ensemble. Saleté de vu vampirique.

-Je vais manger, annonçai-je.

-C'est bien, répondit Alec d'un ton sec. En quoi je suis censé être intéressé de cette annonce.

-Et ben...

-Et ben Edward te suivais comme un petit chien et tu ne pouvais pas aller au toilette sans qu'il te tienne la porte c'est ça ?

-Oui, avouai-je en baissant la tête.

-Je ne suis pas Edward, répéta Alec pour la centième fois depuis qu'on se connaît.

-Je le sais, marmonnai-je encore plus honteuse de ma réaction.

-Et puis relève-moi cette tête ! Tu n'es pas une soumise Bella, tu es une femme forte et indépendante.

Je m'exécutais avec difficulté, alors c'est comme ça qu'il me voyait, comme une soumise ?

-Je lui foutrais bien mon point dans la gueule rien que pour t'avoir rendu comme ça, marmonna Alec.

Je lui fis un sourire, loin d'être réticente à cette idée. Je descendis les marches pour aller me faire une tasse de café avec un sandwich au poulet. J'avais ma tasse dans la main et mon sandwich dans l'autre quand je vis un homme blond à travers la fenêtre de ma cuisine, il rentrait dans la maison en face. Je l'observais alors, il avait une veste de moto et un engin de la mort garé dans son allée, encore un de ces petits nouveaux friqués qui vient s'installer parmi nous. J'avalais le sandwich en vitesse, manquant de m'étouffer au passage comme à mon habitude. Bref miss catastrophe en personne. Je remontais dans ma chambre avec l'intention de faire mes devoirs, enfin je devais le faire en théorie mais j'étais trop épuisée par ma nuit sous les aurores pour réussir à comprendre mon sujet de philosophie, j'étais assise devant mon livre et ma page blanche en pestant contre Erode et tous les autres auteurs Grecs.

-Les pauvres philosophes, ricana Alec en tournant sa page.

-J'en ai marre, soupirai-je.

-De moi ?

-Non pas de toi, souris-je. Mais du lycée, des devoirs et de la philosophie.

-Je dois t'avouer que cette matière est plutôt enrichissante quand tu as soif de sang et que tu es résilié à domicile par ton créateur.

-Et bien quand on est normal, on déteste la philosophie !

-Parce que tu te considère normale toi ? Se moqua le vampire.

Je levais les yeux au ciel, il était insupportable !

-Oh non, tu ne peux pas être normale. Tu as été irrévocablement amoureuse d'un vampire plutôt con et roux en plus, tu as aimé sa famille comme la tienne et maintenant tu traînes avec un vampire sanguinaire et sans cœur. Non vraiment tu n'es pas normale Bella, énuméra Alec avec ses doigts.

-Oh je pense que je fais plus que traîner avec toi Alec, ris-je gravement.

Un sourire carnassier étira les lèvres du vampire et je compris aussitôt ses intentions. Il s'approcha de moi, tel un félin et posa ses mains sur mes hanches. Il pencha sa tête pour m'embrasser et des papillons parcoururent mon ventre, c'était si bon cette sensation ! Le baiser se fit plus intense, plus sensuel. Alec me souleva légèrement et j'accrochais mes jambes autour de sa taille, je repris rapidement ma respiration et me rejetais à nouveau sur ses lèvres. Alec nous déposa sur le lit d'une rapidité vampirique, comme à son habitude, il était au dessus de moi. Le vampire écarta les mèches de cheveux qui barraient mon visage, c'était un geste tendre et inhabituel chez Alec.

-Tu es tellement belle, sourit-il.

Il m'embrassa dans le cou, déclenchant des frissons sur tout mon corps. La tête du vampire continua de descendre vers mon épaule qu'il embrassa au passage, il pivota à nouveau vers mon cou puis ma clavicule, son visage dériva vers la naissance de mes seins. Je le sentis sourire contre ma peau, il passa mon pull et mon débardeur par dessus ma tête puis se remit à m'embrasser un peu partout sur ma peau. Sa bouche froide continuait de me torturer jusqu'à ce qu'il relève la tête lentement.

-J'aimerais bien faire quelque chose avec toi, sourit Alec.

-C'est quoi ?

-Te mordre, dit-il sérieusement.

Je clignais des yeux sans vraiment réaliser ce qu'il me demandait.

-Me mordre, répétai-je.

-Rassure-toi, je ne vais pas te transformer. Je veux juste goûter à ton sang avant que tu ne sois plus vierge.

Je me mis à rougir, comment savait-il que j'étais vierge ?

-Je le sens car ton sang est pur comme...

-Comme de l'eau de source ? Hésitai-je.

-Exactement. Tu es une sorte de diamant brut et je veux être le premier à te tailler, expliqua Alec.

Je ne réfléchis pas à sa proposition, j'étais excitée à l'idée de savoir qu'il voulait me mordre.

-Alors mords-moi sans hésitation.

Alec eut un sourire qui n'avait rien d'humain et je vis son vampire en lui s'éveiller. Son regard devint noir de soif, il était presque effrayant comme ça. Il plongea dans mon cou en vitesse mais au lieu de planter ses dents comme je m'y attendais, il m'embrassa au niveau de ma jugulaire.

-Détends-toi Bella sinon tu vas souffrir, me chuchota Alec juste avant de me mordre.

La sensation de ma chair qui se déchire sous ses dents était douloureuse, mais également exquise. Alec aspira mon sang, ma vie et en même temps son venin. Ce qui était étrange pour moi c'est que j'attendais la brûlure de son venin mais il n'y avait aucune douleur que du plaisir. Je ne savais pas que c'était jouissif de se faire aspirer la vie par un vampire, savoir qu'en une seule seconde je pouvais mourir. Alec retira ses crocs de mon cou et lécha le sang qui coulait sur ma peau.

-Tu es divinement délicieuse, chuchota Alec avec un regard doux.

Il me caressa le visage d'un geste tendre, presque amoureux. Il se posa à côté de moi et me pris dans ses bras, je n'arrivais toujours pas à comprendre ce qu'il s'était passé. Avais-je vraiment donné mon sang à ce vampire alors que je ne savais presque rien de lui et que je connaissais depuis si peu de temps ? Alec posa son bras sur mon ventre et émis un grognement affectueux, j'adorais ça.

-Je te ferais bien l'amour là maintenant, confessa Alec.

-Alors je t'en prie fais-moi l'amour ! Réclamai-je.

Alec ricana et m'embrassa le front.

-Je crois que tu n'es pas assez guérie pour ça malheureusement.

Je roulais des yeux en me retournant de l'autre côté du lit, boudeuse.

-Si tu le prends comme ça, rit Alec avant de se jeter sur moi.

Je me mis à glousser quand Alec déchira mon jean d'un seul mouvement. Il prit soin de mettre ma culotte brodée dans sa poche et se déshabilla rapidement.

-Tu es sûre Bella ? Parce qu'une fois que je te pénètre, tu ne pourras plus revenir en arrière.

-Tu ne cherches pas à me guérir ? Demandai-je sournoisement.

-Bien sûr mais...

-Alors ferme-la et fais-moi l'amour, ordonnai-je en l'embrassant.

Alec sourit contre mes lèvres et positionna mes jambes, il se plaça entre elles de façon à me pénétrer et tout en continuant de m'embrasser, il s'enfonça en moi et déchira mon hymen.

Quand Alec se retira de moi, il semblait fier de lui. Moi j'étais fière de nous. Alec avait réussi à ne pas me blesser et moi j'avais réussi à ne pas penser au Cullen, surtout pas à Edward.

-J'espère que tu ne proposeras pas ce genre de thérapie à ton médecin, plaisanta Alec.

-Ça te rendrait jaloux ?

-Non.

Je me raidis, je venais de me prendre une claque mentale.

-Je serais furieux et je le tuerais pour avoir abusé de ta faiblesse, expliqua Alec. En plus, je n'aimerais pas que tu partages son odeur.

Alec m'embrassa le sommet du crâne et essaya de sortir du lit.

-Tu t'en vas ? Couinai-je.

-Oui pourquoi ?

-Reste avec moi cette après-midi, suppliai-je.

-On est déjà le soir Bella, rectifia Alec.

-Alors reste avec moi cette nuit.

-Très bien, soupira Alec en se remettant sous la couverture.

Je me pelotais contre mon vampire et profitais de sa présence et de son odeur sucrée, j'aimais tellement être dans ses bras et le contact peau à peau m'apaisait encore plus. Alec m'enroula de ses bras et je sombrais dans un sommeil sans cauchemar pour la première fois depuis qu'Edward était parti.

Je sentis mon vampire bouger dans la nuit mais quand j'ouvris un œil, il s'était simplement habillé et remis au lit avec moi.

-Je ne voulais pas que tu attrapes froid, chuchota-t-il. Rendors-toi amore mio.

Je souris en sombrant à nouveau dans le sommeil, j'étais son amour. Malheureusement, je ne réussis pas à dormir complètement, je sentais les doigts froids du vampire me caresser le dos et ça me faisait sourire comme une imbécile. Le jour se leva et Alec arrêta enfin ses caresses pour me serrer contre son torse, je l'entendis écrire un message sur son téléphone avant de se pelotonner contre moi comme s'il s'apprêtait à dormir. J'accueillis ce moment avec plaisir, Alec se comporta comme un humain cette nuit.

Alors que je dormais paisiblement, bercé par la respiration régulière du vampire, j'entendis ma porte s'ouvrir, ce qui me fit extrêmement peur.

-Bella, je suis...

Mon père dans toute sa beauté, il entrait dans ma chambre sans frapper depuis que mon ancien petit ami avait quitté la ville.

-Oh désolé, je vous laisse les jeunes.

Il referma la porte et je l'entendis marmonner des choses que je ne comprenais pas puis descendre les escaliers. Pendant ce temps là, Alec était mort de rire et sortit du lit.

-Arrête de rire Alec !

-Tu aurais dû voir ta tête et celle de ton père ! Je ne sais pas lequel de vous deux était le plus gêné.

Je roulais des yeux mais j'eus un sourire. Bon au moins les présentations étaient faites, enfin façon de parler. Alec se pencha pour m'embrasser chastement et il me retira la couverture d'un geste rapide, ce qui me fit geindre, il faisait froid ce matin.

-Putain Alec j'ai froid maintenant.

-Ne fais pas ta mijaurée Bella, tu adores avoir froid sinon tu ne traînerais pas avec des vampires. Tu viens, on va descendre car il faut que je rentre chez moi pour me changer et pour m'occuper de certaine affaire.

-Tu ne restes pas alors, soupirai-je.

-Roh Bella, je viens de passer toute une journée plus une nuit avec toi alors ne pousse pas trop loin d'accord ?

-Ok.

J'étais déçue de devoir passer autant de temps sans lui, car je ne le verrais pas le lundi non plus vu que j'étais en cours.

-Je passerais te voir demain soir d'accord ?

-Oui.

Alec me fit un petit sourire en ouvrant la porte de ma chambre, aussitôt, je savais que je devrais supporter les questions plutôt gênantes de mon père. On descendit les escaliers l'un derrière l'autre et Alec se marra en entendant mon cœur s'affoler.

-Bonjour monsieur, dit Alec en souriant. Tout à l'heure je n'ai pas eu l'occasion de me présenter, je m'appelle Alec Volturi.

-Bonjour, fit mon père un peu surpris. Je suis Charlie Swan, le père de Bella et accessoirement le sheriff de la ville.

-Et moi je suis Bella. Fille de l'un et petite amie de l'autre, plaisantai-je.

-Oh très drôle Bella, vraiment très drôle, soupira Alec. Fais-moi penser à t'apprendre des répliques vraiment drôles la prochaine fois.

-Tu ne devais pas partir toi au fait ? Répliquai-je.

-Non finalement je vais rester un peu sauf si ça embête ton père.

-Appelle-moi Charlie et non je suis ravi de partager mon repas avec vous. C'est agréable de voir Bella si heureuse, ça change.

Je roulais des yeux en écoutant l'échange verbal de mon père et de mon vampire. Ils parlaient de moi et de mes sautes d'humeur ou ce genre de débilité qui me mettait mal à l'aise. Finalement Alec rentrait bien dans le schéma de ma vie, encore mieux qu'Edward. Et ce qui me déroutait c'est que mon père semblait apprécier Alec, il succombait à son charme vampire à chaque seconde alors qu'il avait une aversion très prononcée pour Edward. Je continuais de boire ma boisson chaude tout en ignorant Alec qui s'était allié à Charlie pour me taquiner, je me posais devant la fenêtre et je vis à nouveau le voisin. Il était malheureusement trop loin pour que j'aperçoive son visage toutefois sa chevelure blonde me rappela celle de Jasper, je les voyais vraiment partout ces satanés vampires !


Bon voilà tout pour le moment !

Des avis, des questions, des remarques ? les reviews sont là pour ça :)

Des bisous sanglants sur vous ! :)