Coucou tout le monde ! Merci pour votre fidélité ! On passe au chapitre 5, je viens de rédiger le chapitre 10 et je peux vous dire qu'il va y avoir des rebondissements !


"Ce changement est grand, ma surprise est extrême"

-Racine

Chapitre 5 : une thérapie personnelle.

Bon on ne va pas se mentir, mes résultats scolaires étaient légèrement en baisse depuis que j'avais rencontré Alec devant le bureau de mon père. Et je devais avouer qu'avoir une journée entière pour faire mes devoirs me faisait du bien. Alec était resté une heure à parler avec mon père, répondant à ses questions, se moquant beaucoup trop de moi et puis il était partit non sans m'avoir fait un petit cadeau.

« Je sais que je vais te manquer, ça ne sert à rien de le nier Bella. J'espère qu'avoir un peu de moi te permettra de dormir un peu mieux. À plus bébé. »

J'avais ri en reposant le petit mot du vampire sur mon bureau, il avait raison en disant qu'il allait me manquer. Sur mon lit, il y avait son tee-shirt bleu nuit qu'il portait la veille, j'eus un immense sourire en le voyant. Mais mon regard dériva vers la tache de sang sur mon drap, oups j'allais devoir nettoyer ça avant que Charlie n'entre encore dans ma chambre sans prévenir. Il faut croire que j'avais un peu le don d'Alice car au moment où je mettais en boule les draps de mon lit, mon père entra dans la chambre tout sourire.

-Je suis heureux Bella.

-De quoi ? Soupirai-je agacée.

-De m'être trompé et que Sue ait raison.

-Et en version décodée ça donne quoi ?

-Je croyais que tu étais encore dans une phase de psychose machin-chose-là et que tu inventais ta romance.

-En quoi j'aurais inventé quoi que se soit avec Alec ? Demandai-je un peu vexée maintenant.

-Et bah comme avec les Cullen quoi, marmonna mon père gêné.

-Oh je vois. Et non, Alec est réel. On est bel et bien ensemble, enfin je pense mais bref c'est mon histoire et ma vie papa.

-Je ne dis pas le contraire mais je pense que tu devrais appeler ta mère pour avoir ce genre de conversation entre fille quoi.

-Elle m'a fait le coup de la pilule et des préservatifs il y a très longtemps papa ne t'en fais pas.

-Très bien, sourit mon père soulagé. Je vais manger chez Billy et Jacob ce soir, tu viens ?

-Avec plaisir, souris-je.

Mon père quitta la pièce en sifflotant. J'étais persuadé qu'il avait déjà appelé Sue et ma mère pour partagé la bonne nouvelle, c'est pourquoi quand mon téléphone sonna je n'eus pas besoin de regarder le numéro qui s'affichait pour savoir que c'était ma mère.

-Bonjour maman, soupirai-je.

-Oh Bella, je veux absolument tout savoir ! S'égosilla ma mère en tapant des mains.

-Maman, j'espère que tu n'as pas mis le haut-parleur pour que toutes tes copines entendent.

-Non, se défendit-elle. J'ai acheté un kit main-libre.

-Oh tu n'es plus si allergique à la technologie finalement, me moquai-je.

-Bella, je te rappelle qu'on parlait de ton petit copain.

-Ce n'est pas mon copain, c'est juste comme ça.

Je savais que je n'allais pas choquer ma mère car elle aussi avait été très libérée avant de rencontrer son deuxième mari.

-Je vois, fit-elle déçue. Mais comment il est ?

-Les cheveux noirs comme un corbeau et un sourire ravageur, un peu comme...

J'allais dire un peu comme Jasper les rares fois où il souriait en ma présence.

-Comme qui ?

-Comme cet acteur dans le dernier film que j'ai vu, bref j'ai oublié son nom. Il est tellement drôle quand il discute avec Charlie et puis j'ai l'impression qu'un truc magique se passe. Et son accent italien est à craquer !

-Ah le premier amour Bella...

-Ce n'est pas mon premier amour, rectifiai-je.

-Non mais c'est ton premier amant, c'est presque pareil et c'est même plus fort.

-Si tu le dis.

-Alors comment c'était ? S'enquit ma mère.

-Maman ! La sermonnai-je.

-Tu te protèges au moins ?

-Au revoir maman, la coupai-je.

-Attends Bella.

-Quoi ? Grognai-je.

-Tu vas aller mieux, je le sens. Envoie-moi une photo de lui s'il-te-plaît.

-Oh Alec n'aime pas trop les photos, mentis-je.

-Essaye quand même, je veux voir son sourire ravageur moi aussi.

-Maman, il n'est pas de ton âge ! Pouffai-je.

De toute façon, il n'était même pas du mien.

-Je sais, rit ma mère sans comprendre ma blague intérieur. Je te laisse ma chérie, Phil a faim et il commence à être tard ici. Je t'aime Bella !

-Moi aussi.

Je raccrochais en secouant la tête, ma mère restera toujours aussi disjonctée. Je fis rapidement une lessive avant de me mettre au travail et de rédiger une rédaction sur la philosophie Grec et le « savoir tomber pour se relever ». Très ironique. En relisant ma copie, je me rendis compte que j'y avais mis trop de passion et de sentiments mais peu importait du moment que c'était fait, mon dieu je parlais comme Jessica maintenant ! Je continuais de pester contre mes influences sociales et mes devoirs quand j'entendis Charlie rentrer de sa petite balade, signe qu'il avait faim. Je marchais lentement vers la cuisine quand mon père m'appela dans le salon.

-Hum Bella c'est quoi cette marque ?

-Quelle marque ? Fis-je faussement innocente malgré ma main qui cacha le suçon.

-Exactement cette marque que tu caches, rit mon père.

-C'est Alec qui a décidé de poser sa marque au cas où Mike Newton aurait des vus.

-Newton hein ? Sourit mon père. Il te court encore après ?

-C'est pire avec le temps, soupirai-je.

-Tu devrais demander à Alec de venir te chercher un jour à l'école histoire de calmer l'autre rigolo.

-Ah tu es vraiment le meilleur des pères ! Souris-je. Pour la peine, je vais te faire des hamburgers maison avec des frites et en dessert de la glace.

-Et toi tu es vraiment la meilleure des filles, répondit mon père en se tournant vers la télévision, signe que la conversation était terminée.

J'y avais bien échappé cette fois-ci. Mon père avait vu la trace de morsure, j'allais devoir trouver un moyen pour la cacher demain. Tout en préparant à manger, je fis un message à Alec.

« La prochaine fois, choisis un endroit plus discret Alec ! »

La réponse ne tarda pas à venir.

« Hum j'avais pensé à le faire dans la voiture mais bon, on ferra ça ailleurs... »

Je pouffais de rire en lisant son message, quel pervers.

« Je parlais de mon cou idiot ! »

« Oh je vois, papa a tout grillé hein! »

« La ferme Alec ! »

« Techniquement je ne parle pas là et mon téléphone n'a pas de clapet donc je ne peux pas le fermer non plus ».

J'étais presque certaine qu'il était mort de rire en m'écrivant ce qui me fit sourire de plus belle.

« Je prépare des hamburgers biens saignants, je t'en garde-un au frai? »

« Je préfère que tu me gardes tes petites fesses au frais »

« Oh Alec je suis choquée là! »

« Et encore tu n'as pas tout vu amore mio. »

Je rangeais mon téléphone sous le regard amusé de mon père.

-Il te fait des messages cochons ? Demanda mon père.

-Papa...

-Quoi je demande juste, vu ta tête ça ne m'étonnerait pas. Tu tiens ça de ta mère, elle était pareil à ton âge.

-Et elle l'est toujours, quand elle a fait une bêtise, je le vois directement.

-Comme la fois où elle avait oublié de te mettre des vêtements chauds pour tes vacances, continua mon père avec un sourire.

On pouffa de rire en se rappelant la tête de ma mère ce jour là puis le calme revint. Mon père débarrassa la table et je retournais dans ma chambre pour faire un brin de ménage et patienter jusqu'à ce soir. J'étais contente de voir Jake, lui raconter tout ce qu'il se passait depuis l'arrivée de mon vampire en ville et tout simplement profiter de la présence calme de Jacob. Quand mon père entra dans ma chambre pendant que je regardais des images sur mon ordinateur, il fut surpris de me voir déjà prête.

-Tu as fait vite, en temps normal tu traînes des pieds pour te préparer.

-Alec m'oblige à faire vite sinon il part sans moi, expliquai-je.

-Je devrais te menacer comme ça aussi, rit mon père de bon cœur.

Je retrouvais Jacob qui parlait avec plusieurs autres garçons de la réserve. Enfin était-ce vraiment lui ? Il avait coupé ces cheveux à ras et semblait différent, beaucoup trop différent.

-Bella ! S'écria-t-il en me soulevant de terre.

Son corps chaud irradiait à travers mes vêtements. C'était tellement différent des vampires que ça me fit légèrement reculer.

-Jake ! Tu as coupé tes cheveux !

-C'est plus pratique, expliqua le garçon.

-J'aimais beaucoup tes cheveux moi ! Me plainai-je.

Jacob roula des yeux et me lâcha, il fit un signe de la tête à Charlie qui discutait à la porte de chez lui et me prit la main pour me conduire dans son garage, notre lieux de confidence.

-Alors le moral ? S'enquit-il.

-Je vais bien, souriais-je.

-Hum c'est quoi cette lueur dans les yeux ?

-Tu veux la version courte ou longue ? Demandai-je en m'asseyant sur le vieux fauteuil défoncé.

-Tu veux dire la version surnaturelle ou censurée, rectifia Jacob.

Je ricanais de sa réflexion, ce qui le fit sourire étrangement.

-Je veux aussi te dire quelque chose sur moi.

Je penchais la tête, curieuse de savoir son secret.

-Tu te rappelles de cette légende sur les Quileutes ?

-Ouais celle qui parle des Cullen, répondis-je ce qui fit soupirer Jacob.

-Pourquoi est-ce que ta réponse ne me surprend pas ? Marmonna celui-ci.

Je levais un sourcil, cherchant ce qu'il voulait dire.

-Non pas cette partie, l'autre partie.

-Sur les loups ? Risquai-je.

-Oui !

Je cherchais au fond de ma mémoire, ce souvenir était assez loin et vague mais je rappelle d'une légende sur des humains devenant loups.

-Les Quileutes descendent des loups, répétai-je en échos à mon souvenir.

-Exactement !

-Tu vois que je ne m'intéresse pas qu'au vampire ! M'écriai-je.

-Bella, rit Jacob. Heureusement que tu parles à un loup-garou sinon tu exposerais tes chers Cullen au monde entier là.

-Ce ne sont plus mes chers Cullen, marmonnai-je en croisant les bras.

-Menteuse, me taquina mon ami.

-Attends une minute toi ! Ripostai-je. Tu viens de dire quoi là ?

-Tu as bien entendu Bella.

-Je n'arrive pas à y croire, marmonnai-je.

-Tu peux croire que les Cullen sont des vampires sans problème mais croire que je suis un loup-garou ça non, c'est trop pour mademoiselle ! S'énerva Jacob.

Je pris le premier objet qui était sous ma main et je lui jetais en pleine figure. Loupé !

-Bon ok je te crois, soupirai-je. Un jour j'ai fait ça à Emmett et il l'a évité pratiquement pareil.

-Tu ramèneras toujours tout à eux n'est-ce pas ? Fit Jacob avec un sourire triste.

-Ils ont fait parti de ma vie, je n'y suis pour rien, soupirai-je. Bon et si on changeait de sujet. Du genre comment t'es devenu un loup-garou ?

Jacob rit légèrement, heureux que mon attention se porte sur lui.

-Je ne suis pas censé t'en parler.

-Oh Jacob c'est mesquin de faire ça ! Tu me balances à la pleine tronche que tu es un loup et maintenant tu refuses de m'en parler, boudai-je.

-Je t'en parle à condition que tu trouves un moyen d'échapper au poisson frit, proposa Jacob.

-Je commande une pizza ? Fis-je dans un clin d'œil.

-T'es la meilleure Bella !

Je fit un sourire à mon ami en sortant mon téléphone de la poche, après avoir commander une pizza au fromage pour mon ami et une au légume pour moi, on se dirigea dehors pour attendre le livreur avec une grande faim. Ça m'avait manqué un peu ces moments d'humanité avec un humain, enfin si on pouvait dire que Jacob était humain.

-Tu manges de la viande crue ? Demandai-je soudainement.

-Hein ?

-Quand tu deviens euh... un loup, tu manges quoi ?

-C'est rare que je mange en étant un loup, expliqua Jack en se marrant. En général, je suis avec la meute ou alors je fais de la surveillance.

-Oh je vois, une sorte de police de la réserve, plaisantai-je.

-Je dirais plus une milice privée, rétorqua Jacob avec un clin d'œil.

Le livreur arriva avec nos pizzas, quelques minutes avant que Billy nous appelle pour manger.

-Il n'est pas question que j'avale cette cochonnerie, protesta Jacob en désignant le « repas » préparé par nos pères.

-Mais c'est la tradition le dimanche soir, répliqua son père.

-Oui et bah la tradition est nulle et en plus notre tradition le dimanche c'est une pizza avec Bella !

-Depuis quand on a une tradition ? M'étonnai-je.

-Bella joue le jeu ! Chuchota Jacob.

-Oh et bien c'est vrai Billy ! On préfère un truc bien gras avec une bière et un film romantique.

Charlie et Billy échangèrent un regard, comprenant mon manège.

-Ah oui un film romantique et vous regardez lequel ce soir ? Demanda mon père en riant.

Je ne laissais pas Jacob répondre, je tenais là une pièce fatal contre lui : il détestait les comédies romantiques.

-Love Actually, dis-je fièrement.

-Pitié non, marmonna Jacob.

Je fis un sourire sadique -qui aurait rendu Alec fier de moi- en direction de mon ami. Il ne pouvait pas échapper au dîner de Billy et jouer au jeu vidéo dans la même soirée.

-Pourquoi t'as fait ça ? Soupira Jacob au volant de sa voiture.

-On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, plaisantai-je.

-Et en langage clair ça donne quoi ?

-Tu ne peux pas éviter le poisson frit et éviter le film romantique, ri-je devant la tête de mon ami.

Il se gara à la place de mon père et on ne mit pas longtemps avant de rentrer à l'abri, la pluie tombait à flot, saleté de flotte ! Je préparais le film pendant que Jacob faisait réchauffer les pizzas.

-Si tu avais prévu ton petit manège tu aurais dû faire livrer les pizzas chez toi, marmonna Jacob.

-Je n'avais rien prévu Jake, j'ai saisi la perche que tu m'as tendu, ricanai-je.

-Elle te vient d'où cette manie de ricaner ?

Je secouais la tête en levant les yeux au ciel, je ne pouvais pas lui sortir d'un coup qu'elle me venait du nouveau vampire que je fréquentais depuis peu et avec qui j'avais couché, non je ne pouvais vraiment pas lui sortir ça comme explication.

-De mes fréquentations, bon elles viennent ces pizzas ?

Jacob n'arrêtait pas de bouger sur le canapé, au point que je changeais de place pour aller sur le fauteuil de mon père, en plus il dégageait une chaleur insupportable.

-Ta chaleur c'est un truc de loup ou juste de Jacob ?

-De loup. C'est sûr que je suis plus chaud que les sangsues !

-Jacob arrête, marmonnai-je.

-Non mais c'est vrai, et puis c'est quoi cette puanteur dans ta cuisine ?

-Pourquoi est-ce que tu réagis toujours comme ça Jacob ?

-Ils sont mes ennemis de sang, je n'y peux rien si je ne les aime pas.

-Tu ne le connais même pas, chuchotai-je un peu blessée.

-Le connais ? Répéta Jake. Tu parles de Cullen, il est revenu c'est ça ? C'est pour ça que tu es heureuse comme ça !

-Non Edward n'est pas revenu, il ne reviendra jamais, il m'a quitté tu comprends ? Criai-je à présent.

Ça faisait du bien de le crier, Edward ne reviendrait pas et j'avais besoin de l'extérioriser autre qu'au dépend d'Alec. Après Jacob avait mérité que je lui hurle dessus. Le loup soupira en voyant mon air furibond et blessé et essaya de me toucher le bras, geste que j'évitais par réflexe. Ha non il n'allait pas s'en tirer comme ça !

-C'est de ça que tu voulais me parler tout à l'heure ? Se radoucie Jacob en feignant de s'intéresser au film.

-Oui, marmonnai-je.

-Qui c'est ? Soupira Jacob en montrant la cuisine.

-Tu veux le savoir en temps qu'ami ou en temps que loup car ma réponse ne sera pas la même.

-Je veux savoir en temps que loup ami et soucieux pour sa meilleure amie.

-Et bien je dirais juste que c'est le gars le plus drôle que j'ai rencontré, souris-je.

-Merci, se braqua Jacob en croisant les bras.

Je levais les yeux au ciel, ce qu'il était con parfois !

-Pardon, marmonna Jake en voyant que je ne continuais plus. Je vais essayer d'être plus attentif.

-Merci. Alors je te disais qu'il est fantastiquement imparfait et c'est pour ça que je l'aime. Tu vois, il n'essaye pas de tout faire parfaitement, l'autre fois il m'a déchiré un pull en essayant de me retenir.

Je ricanais encore à ce souvenir, ce qui fit arquer un sourire au loup mais ne fit pas de commentaire alors je pus continuer sur ma lancée.

-On a beaucoup parlé des Cullen, il m'a fait comprendre qu'ils ne reviendraient pas et que je devais tourner la page. D'ailleurs il m'aide beaucoup à passer à autre chose, et j'y arrive.

-C'est bien, sourit sincèrement Jacob.

-J'ai réussi à éprouver quelque chose pour un autre, à aimer sans avoir peur grâce à lui. Il m'a fait découvrir des aurores boréales, tu te rends compte Jake, des aurores boréales ! M'émerveillai-je.

-Pff c'est bien connu le coup du spectacle météorologique pour avoir la fille dans son lit, plaisanta le loup.

Je rougissais, me trahissant sans le vouloir.

-C'est pas vrai Bella ! Me dis pas que t'as fait ça bordel !

-Ne sois pas vulgaire Jacob, le sermonnai-je.

-Et toi, ne sois pas conne ! Cracha le loup vraiment énervé.

Sa réplique me blessa mais il ne semblait pas le remarquer, je baissais la tête, accusant le coup et j'essayais de retenir mes larmes avec beaucoup de mal. Mon ami continuait de manger sa pizza comme si rien ne s'était passé, ce qui m'énerva encore plus.

-Comment oses-tu dire ça ? Je suis conne sous le prétexte que je suis amoureuse ! Tout ça parce que quoi Jacob c'est un vampire, et si je serais amoureuse de toi ça changerait quelque chose alors que tu es une espèce de monstre ?

Jacob tourna la tête dans ma direction et son regard me fit froid dans le dos, ainsi j'avais raison, il devenait un monstre quand il s'énervait. Il se leva d'un bon se plaçant juste devant moi et il posa ses mains de chaque côté du fauteuil, il me tenait comme une proie.

-C'est moi le monstre Bella ? Dit-il d'une voix menaçante. Tu dis que je suis le monstre dans l'histoire alors qu'il t'a mordu dans le cou très récemment.

Jacob appuya sur la plaie qui commençait à cicatriser, ce qui me fit grimacer.

-Arrête Jacob, suppliai-je.

-Tu vas dire que je suis le monstre alors qu'il t'a séduit pour avoir ton sang et ton corps ? Qui te dit qu'il va revenir hein ! Qui te dit qu'il ne va pas faire comme Edward et t'abandonner dans la forêt ? Riposta Jacob en se rapprochant de plus en plus.

-Barre-toi Jacob.

Mais il ne bougea pas, ce qui me fit paniquer.

-Casse-toi de chez moi Jacob sinon...

-Sinon quoi Bella ? Tu vas appeler ton gentil petit vampire ?

Aussitôt la sonnette retentit, puis la porte s'ouvrit dans un énorme bruit qui me fit sursauter mais je ne lâchais pas le regard du garçon.

-Éloigne-toi, dit une voix que je chérissais beaucoup.

Jacob ne fit pas un geste de recul, pis encore, il se mit à trembler de rage.

-Je ne vais pas me répéter, ajouta Alec d'une voix lourde de menace.

Jacob n'eut pas le temps de réagir car le vampire se jeta sur lui, une tornade de cheveux noir et de peau brune se déchaîna du salon à la porte d'entrée. Puis le vampire mit le loup à terre, d'un coup d'une rapide balayette, trop rapide pour être humaine. Je voyais Alec parler à Jacob, celui-ci en mauvaise position, et puis une voiture démarra. Alec revint dans le salon, un air soucieux sur le visage.

-Tu vas bien ?

-Oui, enfin je crois.

-Déjà tu ne saignes pas, se rassura Alec.

Le vampire se laissa tomber sur le canapé, me tendant les bras pour m'inviter à le rejoindre.

-J'ai entendu que tu criais sur quelqu'un quand j'étais dans la forêt donc je suis venu par curiosité. Quand j'ai vu qu'il posait les mains sur toi, je me suis énervé.

-Pourquoi tu as frappé alors ?

-Je reste un gentleman, sourit Alec.

Je ricanai de sa remarque et puis je me blottis contre lui. Heureusement qu'il était là, sinon je ne savais pas comment j'aurais fait sans lui. Au bout d'un moment, je pris la résolution d'aller me coucher car il commençait à être tard.

-Je vais aller me coucher, marmonnai-je.

-Tu veux que je reste ?

-Non, objectai-je. Je suis épuisée de toute façon. Mais si tu veux te rendre un peu utile, range ce bazar et viens me dire bonne nuit avant de partir.

Alec leva les yeux au ciel et marmonna quelque chose que je n'entendis pas mais avant que je commence à monter les escaliers, je l'entendis ranger les objets répandus sur le sol. Une fois dans ma chambre, je me déshabillai rapidement, enfilant un pull qui traînait sur la chaise de mon bureau et retirant mon jean pour un short noir. Je soupirais d'aise quand je pris le tee-shirt de mon vampire pour le respirer à plein poumon, il sentait divinement bon. Quelques instants plus tard, alors que j'étais perdue dans mes pensés, Alec entra dans la chambre sans faire de bruit.

-Il t'a dit des choses affreuses ? Supposa Alec en me serrant doucement la main.

-Il m'a dit que tu allais partir comme Edward et que je n'allais plus jamais te revoir vu que tu avais obtenu ce que tu voulais de moi, expliquai-je.

-Et qu'est-ce que je voulais selon lui ?

-Mon sang et mon corps, répétai-je.

Alec secoua la tête, mi-amusé et mi-agacé par ma réponse.

-Je ne fais que répéter les mots de Jacob, marmonnai-je.

-Je le sais petite fouine, mais ce n'est pas ça que je veux de toi.

Devant mon air surprise, il continua de s'expliquer :

-Je veux que tu oublies Edward, qu'il ne fasse plus parti de ton cœur et que tu respires le bonheur.

Je lui fis un pauvre sourire en guise de réponse, je ne savais vraiment pas quoi répondre à ça. Pouvais-je vraiment le croire ? Après tout Edward disait la même chose !

-Tu n'es pas Edward, chuchotai-je pour moi-même.

-Non Bella, je ne suis pas ce salaud, répondis Alec en se posant sur le lit.

Je savais qu'il voulait rester avec moi cette nuit mais j'avais besoin d'être seule. Je devais être seule pour faire le vide, un bilan de tout ça et surtout j'avais besoin de dormir car je me levais tôt pour aller à un salon de littérature avec le lycée.

-Je voudrais que tu me laisses Alec, avouai-je.

-Tu me quittes, ironisa celui-ci.

-Non idiot, mais j'ai besoin d'être seule pour réfléchir.

-D'accord mais...

Alec ne termina pas sa phrase mais se jeta sur mes lèvres, dans un baiser passionné, loin de l'urgence des précédents. Non vraiment Alec n'était pas Edward ! Il me quitta en passant par la fenêtre, Charlie devait être rentré. Je m'endormis assez rapidement cette nuit là, bercée par l'odeur d'Alec et pourtant je fis beaucoup de cauchemars en entendant les mots de Jacob sans répit. Le réveil fut difficile, toutefois, le bruit de Charlie sifflotant dans la salle de bain m'empêcha de me recoucher, je le soupçonnais de faire exprès. Je pris une rapide douche et décidais d'enfiler le vêtement du vampire avant de rejoindre mon père dans la cuisine pour un petit déjeuné express.

-Nouveau tee-shirt, remarqua-t-il.

-Nouveau petit-copain, plaisantai-je avec un clin d'œil.

-Ah je vois c'est le tee-shirt de ce gars, hum Alec c'est ça.

Je lui fis un petit sourire en finissant ma tasse de café, la première de mon existence mais j'en avais besoin. Cette nuit, j'avais fais le rêve étrange que Jasper était venu dans ma chambre, j'en avais eu la peur de ma vie. Ça ne pouvait pas être autre chose qu'un rêve n'est-ce pas ? Sur le chemin du lycée, je me fis klaxonner par une voiture assez rapide, je lui fis signe d'avancer, moi je n'étais pas pressée d'arriver au lycée. La voiture se gara sur le parking du lycée, tient un nouveau ? Ma curiosité fut de courte durée puisque je montais directement dans le bus réquisitionner pour la sortie, m'asseyant à côté d'Angela.

-Alors ma belle, quoi de neuf ? Demanda-t-elle en souriant.

-La routine, souris-je.

-La routine n'implique pas un délicieux sourire sur tes lèvres dès le lundi matin, dit-elle conspiratrice.

Je m'approchais d'elle feignant de lui dire un secret.

-Et si je te réponds que c'est parce que j'adore les salons sur la littérature, chuchotai-je.

-Tu n'es pas drôle Bella ! Moi je suis sûre qu'un garçon est dans le lot ! Oh je sais, c'est cet indien là, Jacob c'est ça ?

-Ne me parle de lui, pestai-je.

-Il s'est passé un truc entre vous ? S'inquiéta Angela.

-Oui, il m'a fait une grosse crise de jalousie qui a fini en bagarre mais je n'en dirais pas plus.

-Comme tu veux, sourit mon amie en mettant ses écouteurs dans ses oreilles.

Finalement la journée fut plutôt agréable. Angela me tint compagnie toute la journée, j'achetais de nouveaux livres et on parla avec de jeunes auteurs peu connus mais très prometteurs notamment une du nom de Stephanie Meyer qui racontait une histoire d'amour entre un vampire et une humaine, ça me fit tellement sourire que je décidais de l'acheter, autant me cultiver sur les relations entre humains et vampires pour ne pas que ça foire une deuxième fois.

-Je ne comprends pas cette fascination pour les vampires, dit Angela en lisant le résumé du livre.

Elle était plutôt roman policier et moi roman dramatique ou romantique, et puis elle ne pouvait pas comprendre ce que ça faisait d'être avec des vampires.

-Moi non plus mais j'aime bien les histoires d'amours, expliquai-je brièvement.

-Je vois, répondit mon amie dans le bus.

On avait mangé un petit sandwich à un stand et nous étions directement rentrées au lycée, notre journée finie puisqu'on n'avait pas d'option ce jour là. La voiture du matin était toujours là, mais ce qui était étrange c'était cette effervescence sur le parking.

-Vous ne devinerez jamais qui est revenu au lycée ! S'époumona Jessica.

-Je n'en sais rien moi, marmonnai-je.

-Le sportif devenu olympique ? Proposa Angela.

-Non essaye encore, la taquina la brune pulpeuse.

Je regardais autours de moi, vraiment angoissée maintenant. Et si... et si c'était Edward !

-C'est Cullen, fit Jessica toute fière de son effet.

Je crus me sentir mal, la tête me tournait et je me raccrochais à Angela pour ne pas tomber. Mon monde venait de s'écrouler. Le peu de travail que j'avais accompli était ruiné à néant, je ne comprenais pas comment c'était possible, et pourquoi maintenant ?

-Respire Bella, m'ordonnèrent mes amies.

Je cherchais du regard celui qui avait brisé ma vie mais aucun roux n'était là, non à la place je vis un blond grand, beau et effrayant à la fois. Jasper ! Je fis un pas en arrière, puis un deuxième. Je n'étais plus très loin de ma voiture, peut-être un mètre. Lui était à quatre mètres de moi, il me regardait, me jugeait. Oserait-il user de sa vitesse vampirique ? Je ne pris pas le risque de lui tourner le dos, je cherchais à tâtons la serrure sans la trouver du premier coup.

-Et merde, jurai-je en tournant mon regard quelques secondes pour avoir accès à la serrure de ma porte. Une fois à l'intérieur, je me sentis étrangement en sécurité alors que soyons honnête, la taule ne résisterait pas à la force du vampire. Aussi, quand il frappa au carreau, je sursautais manquant de faire tomber mes clés à mes pieds. C'est en tremblant que je démarrais ma voiture même si je savais qu'au finale, je n'arriverais pas à aller bien loin. Mais je devais m'éloigner de lui, du vampire qui m'avait attaqué.

-Bella attend, fit la voix étouffé de Jasper à travers la vitre.

Je ne lui prêtais pas attention et quittais le lycée sans un regard en arrière, je devais rester concentrée sur la route pour ne pas avoir d'accident. J'avais rendez-vous avec mon médecin comme tous les lundi après-midi mais je ne pouvais pas y aller dans cet état, il allait penser que je faisais une autre crise de paranoïa alors qu'il était là bordel ! Jasper était de retour dans ma vie et ça me foutait une peur bleue. Alec m'avait dit de l'appeler si quoi que se soit d'important se passerait aujourd'hui, était-ce important ça ? Je pilais net, putain Jasper était au milieu de la route ! Sans attendre plus longtemps, je pris mon téléphone et composais le numéro de mon vampire.

-Oui Bella ?

-Il faut que tu viennes, chuchotai-je.

-Je n'ai pas le temps pour une partie de jambe en l'air Bella, plaisanta Alec.

-Jasper est là, expliquai-je.

-J'arrive, où es-tu ?

-Tu te souviens ce café où tu m'as donné rendez-vous un jour en m'offrant un pull, on est là.

-D'accord.

-Alec, fais vite je t'en prie, suppliai-je en raccrochant.

J'avais entendu Alec courir pendant que je raccrochais, je me détendis aussitôt. Je verrouillais inutilement les portières, réflexe humain, puisque le vampire qu'était Jasper ne remarquerait même pas ce détail s'il voulait arracher la portière de ma voiture. Il s'approchait doucement, tel un félin, souriant dans ma direction. Son sourire était charmeur, trop pour être honnête, il me regardait dans les yeux, or sur marrons, un regard hypnotisant. Quand Jasper n'était plus qu'à quelques centimètres de ma camionnette je vis une silhouette se détacher du paysage, Alec était arrivé !

-Alec, criai-je dans la voiture.

Il se retourna et me fit un petit sourire crispé, il était énervé. Jasper continuait de s'approcher de moi et d'Alec. Le vampire végétarien ne quittait pas son regard de moi malgré la barrière qu'était Alec. Je n'entendis pas ce que disait ce dernier mais je savais que c'était des menaces à la façon dont avait réagi Jasper. Il détourna les yeux pour observer Alec, peut-être analysait-il ses émotions ? J'ouvris un peu la fenêtre pour entendre leur échange.

-Tu penses que je vais te croire ? Sourit Jasper.

-Elle est mienne, que tu le veuilles ou non Jasper. De toute façon tu n'as aucun droit de regard sur elle, tu n'es rien pour Bella. Rien !

Alec tomba à genou et j'ouvris la porte en vitesse pour me précipiter vers lui, qu'est-ce que lui faisait Jasper ?

-Alec, criais-je en courant vers lui.

Le vampire à terre tourna la tête vers moi et son regard me fit sursauter, il semblait enragé.

-Recule, m'ordonna-t-il.

-Alec, répétai-je.

-Merde Bella, écoute-moi pour une fois !

Pourtant mon instinct me criait d'aller vers lui, de le protéger contre Jasper qui le tenait pas le cou. C'est alors que je me glissais entre lui et Alec, moi pauvre humaine j'essayais de faire une barrière avec mon corps. J'étais vraiment stupide !

-Lâche-le ! Ordonnai-je à Jasper.

-Écarte-toi, marmonna-t-il sans me regarder.

Je le repoussais avec mes petites mains, ce qui le fit sourire. La rage monta en moi et je le giflais de toutes mes forces, me brisant la main au passage. Le vampire posa sa main libre à l'endroit où je l'avais frappé, visiblement blessé par mon geste. C'est à ce moment-là que l'autre vampire en profita pour se relever, me posant derrière lui et envoya une fumée vers Jasper. J'essayais de voir d'où venait cette fumée mais elle semblait sortir de ses mains, de ses mains ! Elle engloba totalement Jasper, celui-ci tomba comme mort. J'eus un moment de panique venant du fond de mon âme pour Jasper.

-Qu'est-ce que tu lui fais ? Demandai-je à Alec.

-Je l'assomme. Bon sang Bella, pourquoi est-ce que tu ne m'as pas écouté !

-Mon instinct m'a dit de m'interposer, il allait te tuer !

J'entendis mon interlocuteur rire amèrement, et puis toute la fumée disparut comme par magie. Pourtant Jasper ne se relevait pas, il « dormait » toujours et cela m'inquiétait.

-Il n'est pas mort, juste évanoui. C'est mon don, j'enlève toutes les sensations des gens et ils tombent dans une espèce de coma.

Je n'arrivais pas à saisir ce qu'il disait mais mon cerveau était comme déconnecté, j'avais probablement avalé de la fumée aussi.

-Oh Bella, soupire Alec avant de m'embrasser.

Je tournais maintenant le dos à Jasper, ainsi Alec gardait un œil sur lui et pouvais anticiper son réveil. Il continuait de me serrer dans ses bras quand j'entendis Jasper geindre, signe qu'il était réveillé.

-Lâche-là, murmura-t-il faiblement.

-Non.

-Alec, arrête de jouer avec ses sentiments.

Je me retournais lentement vers Jasper, qu'est-ce qu'il voulait dire par là ?

-Je ne joue pas avec Bella, moi.

Le sous-entendu du Volturi était lourd, moi même je l'avais entendu.

-Alors pourquoi tu lui fais croire que tu l'aimes, alors que ce n'est pas le cas.

-Je n'ai jamais dit à Bella que je l'aimais, sourit Alec fière de lui.

Le choc. La douleur. Encore le choc. Jasper me lança un petit regard inquiet en sentant mes émotions mais je l'ignorais du mieux que je pouvais.

-Bella, m'interpella Alec.

-Oui ? Dis-je après un moment à regarder dans le vide.

-Est-ce que je t'ai déjà dit que je t'aimais ?

-Non, dis-je durement.

Soudain la scène me parut incongrue, hors de sens.

-En quoi ça te regarde Jasper ? Crachai-je.

-Ça me regarde car je veux te protéger et être en présence d'un Volturi n'est pas une situation sécurisée pour une humaine, se risqua Jasper.

-Me protéger ? Répétai-je avec un petit rire. Tu as voulu me protéger aussi pendant mon dernier anniversaire quand tu as voulu me mordre ? Arrête ton char !

-Bella, soupira Jasper. Tu ne peux continuer de coucher avec ce vampire et lui donner ton sang !

-Je fais ce que je veux, répliquai-je. On y va Alec !

-À tes ordres mon capitaine, ricana Alec en m'embrassant le crâne.

-Oh et Jasper, rentre chez toi et n'oublie pas de dire au Cullen d'aller se faire foutre. Surtout Edward.

J'entendis Jasper se marrer même si je ne le regardais pas, ce n'était pas censé être drôle ! En regardant Alec du coin de l'œil, je le vis sourire lui aussi. On rentra dans la voiture et Jasper quitta la route non sans un dernier regard haineux envers l'autre vampire. Pourquoi est-ce qu'il réagissait comme ça ? Se fut Alec qui prit la route, j'étais incapable de conduire maintenant que l'adrénaline avait quitté mon corps, ma main me faisait un mal de chien.

-Je t'emmène à l'hôpital, soupira Alec en regardant mon bras.

-Je dois aller voir mon psy, je n'ai pas le droit de rater un rendez-vous.

-Téléphone-lui et décale ton rendez-vous d'une demi-heure, répliqua Alec en me passant mon téléphone.

Je le regardais avec un air surpris mais il m'expliqua qu'il était sur le siège conducteur. Je soupirais en mettant le téléphone à mon oreille, un peu anxieuse de la réaction du médecin.

-Bonjour, c'est Bella Swan, dis-je à la secrétaire.

-Bonjour, je peux vous aider Bella ?

-J'aimerais décaler mon rendez-vous d'une demi-heure avec le docteur Jekin.

-Je vous le passe, répondit la femme.

-Allô ? Fit la voix douce du médecin.

-Bonjour docteur, marmonnai-je. Je vous téléphone pour vous prévenir que je dois repousser ma séance.

-Et pourquoi ?

-Je me suis blessée à la main, en faisant une mauvaise chute.

-Je comprends, je vous attendant dans une heure alors. Dites au docteur Greyson que vous venez de ma part, c'est un ami de garde aujourd'hui.

Comme prévue, j'étais passée en priorité grâce à mon passe-droit. Alec m'avait attendu dans la voiture et il raccrocha quand j'entrais dans la voiture, une attelle au poignet.

-Alors cassé ?

-Non juste un doigt de déplacé, la routine quoi.

J'eus le droit à un petit sourire et mon vampire démarra la voiture sans parler, un silence un peu gêné.

-Alors comme ça, tu ne m'aimes pas.

-Bella, soupira Alec en quittant la route des yeux.

-Non, ne te justifie pas. Tu ne m'aimes pas, il n'y a rien à dire de plus.

-Je ne t'aime pas comme tu as aimé Edward, d'un amour inconditionnel. Je t'aime bien comme humaine et comme compagnie.

-Comme « humaine » ? Fis-je incrédule.

-Oui, on a souvent une humaine avec qui on baise et qu'on boit son sang.

-Je suis juste ta poche de sang personnelle et ton vide-couille, crachai-je.

Alec pila net, ce qui me fit décoller du siège. Il sortit de la voiture et ouvrit ma portière, il me fit descendre de voiture et me prit dans ses bras.

-Tu crois que je me ferais chier à essayer de te guérir d'Edward ? Pourquoi est-ce que je passe mon temps à essayer de chercher où ils sont pour que tu obtiennes les réponses que tu as besoin d'entendre ?

-Tu n'as que ça à faire, supposai-je.

-Non Bella, non. J'ai des affaires plus urgentes mais tu es ma priorité ! Pourquoi est-ce que je t'accompagnerais chez ton psy pour lui prouver que tu es guérie et surtout pourquoi est-ce que je me ferais du souci pour ta main ?

-Parce que tu es idiot, raisonnai-je de mauvaise grâce.

-Ce que tu es bête ! Sourit le vampire avant de m'embrasser tendrement.

Il me prit la main non bandée et m'accompagna jusqu'à la porte du cabinet qui s'ouvrit sur le psychiatre pendant que le vampire me donna un baiser à faire pâlir Juliette de jalousie.

-Ma chère Bella ! S'enthousiasma le docteur Jekin.

-À plus bébé, dit Alec en souriant.

-Alec, l'appelai-je.

-Ouais ?

-Je rentre comment ? Ris-je en voyant mes clés dans sa main.

-Je viens te chercher avec ma voiture et après je t'emmène au septième ciel ! Plaisanta le vampire.

-Alec, le réprimai-je.

Il rit tout en s'éloignant et je me retournais vers le psychiatre qui était visiblement ravi d'assister à cet échange verbal. On entra dans son bureau et il me proposa un verre de soda ainsi qu'un antidouleur en voyant mon poignet.

-Je vois que ça va mieux Bella, sourit-il.

-Oui, c'est le moins qu'on puisse dire.

-Je suis heureux de voir que tu as réussi à passer à autre chose.

-Alec m'aide beaucoup, c'est un amour de...

Je m'arrêtais à temps, j'allais dire « un amour de vampire ».

-De petit-copain, achevai-je.

-Alors tu as passé le cap d'une simple relation amicale avec lui ?

-Oui, souris-je malgré moi.

-Raconte-moi tout.

J'eus un sourire, si seulement il savait !

-Alec a déclenché quelque chose en moi. Il m'a fait réaliser que je ne pouvais espérer revoir Edward, depuis quelque temps déjà, je l'avais compris mais Alec m'a emmené à leur résidence et voir la maison vide m'a fait un choc.

-Je me doute, dit calmement l'homme en face de moi.

-Sans compter qu'il a été là pour éponger mes larmes, toutes mes larmes. Il a passé des nuits à me prendre dans ses bras et à me bercer. Parfois il m'oblige à sortir du lit quand je broie du noir.

-Il a une excellente influence sur toi ! Je suis content de voir qu'il t'aide à avancer. Est-ce que tu rêves toujours d'Edward ?

-Non. Bizarrement je n'ai plus besoin de penser à lui. Tout doucement, Alec se fait une place dans mon cœur et je ne m'en pleins pas au contraire.

-Tu es amoureuse Bella ?

-Je ne sais pas, avouai-je. Une part de moi, et je ne sais pas à quel point elle est importante, l'aime et l'autre part se préserve.

-Tu as couché avec lui ?

-Oui, dis-je sans honte.

-Sans avoir une petite pensée pour Edward ? Insista le médecin.

-Non ! M'exclamai-je. Je ne pensais qu'à Alec, son odeur, ses lèvres sur mon corps, cette sensation en moi et quand j'ai joui, j'ai pensé à Alec pas à Edward. Je n'ai même pas pensé à Edward de la journée. Alec m'a emmené voir des aurores boréales, est-ce qu'il y a plus romantique ?

-Je ne sais pas, avoua le médecin. Je suis vraiment content de ton progrès. J'appelle souvent ton père, pour avoir des renseignements sur toi et ça fait plusieurs jours qu'il pensait que tu étais amoureuse mais il n'était pas sûr que cette relation soit réelle mais visiblement j'en ai eu la preuve.

-Oh mon père aussi. Il nous a surpris au lit, pouffai-je de rire.

-Situation gênante j'imagine, s'amusa le psychiatre.

-Oui, surtout pour lui.

Cette fois, je ris de bon cœur.

-C'est la première fois que je te vois rire comme ça, et c'est probablement la dernière fois Bella. Je pense que tu n'as plus besoin de mes services pour le moment car tu as la meilleure des thérapies : l'amour.

Je luis fis un petit sourire, si seulement il savait. Était-ce de l'amour entre Alec et moi ? Peut-être pas. On avait simplement besoin l'un de l'autre. Le médecin me tira de mes réflexions en se levant vers sa porte, Alec m'attendait contre le mur de la salle d'attente, un petit sourire aux lèvres. J'étais certaine qu'il avait écouté la conversation.

-Alec, dites-moi comment vous avez guéri notre Bella que j'utilise cette thérapie sur mes autres patients !

-Je pense que vous auriez beaucoup de problèmes avec la justice docteur si vous utilisez la même méthode que moi, rit le vampire.

-Ah je vois, s'amusa l'humain. Du moment que Bella soit heureuse, moi je n'y vois pas d'inconvénient. Je continuerais d'appeler ton père régulièrement au cas où, mais sinon c'est la dernière fois que je te vois ici. Bravo Bella !

-Au revoir docteur, dis-je en serrant la main qu'il me tendait.

J'étais heureuse de savoir que plus jamais je n'aurais à subir une séance de thérapie humaine, quelle corvée ! Alec mit une main dans mon dos et me poussa légèrement vers la sortie, je crois qu'il avait envie de parler avec moi. Malheureusement, il reprit aussitôt la route en mettant une musique douce et berçante qui me fit somnoler jusqu'à ce qu'il se gare devant un restaurant français : « le septième ciel »

-Alec, ris-je.

-Quoi ? Sourit ce dernier.

-Je ne m'attendais pas à ça, avouai-je.

-On mange et je te saute, plaisanta le vampire.

-Tu veux dire je mange et tu me mords puis on baise, rectifiai-je.

-C'est d'un vulgaire dans ta bouche ! Fit Alec en souriant. Petite cochonne !

-Je ne vais pas dire que l'on va faire l'amour puisque tu ne m'aimes pas, raillai-je.

-Tu ne vas pas recommencer alors que je t'emmène au restaurant !

-Non, de toute façon moi non plus je ne t'aime pas, mentis-je.

-Contrairement à toi, je ne mens jamais ! S'amusa Alec en me nouant ses doigts froids aux miens.

Je secouais la tête, un peu exaspérée et blessée à la fois. Je m'étais fais des films sur ma relation avec Alec, mais ça allait changer à partir de ce soir.

Une semaine s'était passée depuis ma rencontre avec Jasper, je n'en avais pas reparlé. Ça ne servait à rien de faire toute une histoire, Jasper n'essayait pas de m'approcher car Alec était toujours avec moi en dehors des cours. Il m'accompagnait au lycée, m'attendait devant le boulot, passait ses nuits dans ma chambre à regarder par la fenêtre. Alec n'était plus le même depuis que Jasper était de retour, non tout avait changé. Le vendredi soir, je pris mon courage à deux mains en demandant à Alec de ne pas rester à la maison pour la nuit.

-Et pourquoi ? S'étonna le vampire.

-Parce que je ne veux pas d'un autre vampire qui se fait plus de soucis pour ma sécurité que pour ce que je peux ressentir.

-Je ne comprends pas Bella.

-Je ne veux pas d'un autre Edward ! Répliquai-je amèrement.

-Je ne suis pas Edward, soupira Alec.

-Alors prouve-le ! Le défiai-je.

Alec traversa la pièce à vitesse vampire et me plaqua contre le mur. Il planta ses crocs brutalement dans mon cou, au même endroit que la première fois, ce qui m'arracha un cri de douleur. Heureusement que mon père n'était pas encore rentré. Alec but mon sang à grande gorgée, je le sentais s'apaiser à chacune d'entre elle, aussi je posais ma main dans ses cheveux que je commençais à caresser doucement. J'étais en extase avec cette sensation, sentir mon corps se fondre au sien encore plus que quand on faisait l'amour.

-Alec, ça suffit maintenant, tentai-je.

Mais il ne lâcha pas prise et enfonça ses crocs encore plus dans mon cou, ça faisait un mal de chien !

-Alec, suppliai-je.

Le vampire arracha mes vêtements d'une seule main et me pénétra d'un mouvement brut, trop brut pour être agréable. Alec retira ses dents de mon cou et m'embrassa violemment en continuant son mouvement en moi.

-Bella, grogna Alec.

Sa voix était encore plus dur qu'à l'ordinaire et il me faisait autant peur qu'il m'excitait.

-JE-NE-SUIS-PAS-EDWARD, dit-il saccadant chaque mot par un coup de rein.

Alec me maintint contre lui avant de me poser sur le lit. Il avait toujours une lueur dangereuse dans le regard et je me pris à ressentir de l'amour pour lui, je l'aimais tellement quand il était lui, même s'il était violent. J'avais échangé de plein gré la douceur d'Edward contre la fougue d'Alec et je ne m'en plaindrais jamais. Il mordilla un de mes seins ce qui me fit soupirer d'aise, il redevenait attentionné envers moi. Il couvrit ma peau de baiser et dans un dernier mouvement, se répandit en moi. J'eus des frissons sur tout le corps et j'eus une grimace quand il se retira de moi. Alec se rhabilla sans un mot pour moi et passa la porte de la chambre.

-Tu vas où ? Lui demandai-je

-Tu ne voulais pas que je reste non ? Donc je rentre chez moi.

-C'était pour te faire réagir, marmonnai-je un peu honteuse.

-Malheureusement ça ne marche pas comme ça avec moi, cracha Alec avant de fermer la porte de la chambre.

-Je t'en prie, ne t'en vas pas.

-Tu m'as énervé Bella et là maintenant j'ai envie de te tuer. Sauf que si je le fais, je vais le regretter demain.

-Donc ça prouve que tu tiens à moi ! Souris-je.

Alec secoua la tête avec un léger sourire avant de s'en aller. Après tout je l'avais cherché. Un rapide coup d'œil par la fenêtre me confirma ce que je pensais, Alec n'était pas parti puisque sa voiture était encore là. Il me regardait intensément, ce qui me fit fondre instantanément.

-Monte, lui dis-je en ouvrant la fenêtre.

-Je me demandais si tu allais me laisser comme ça toute la nuit, ricana le vampire en me serrant contre lui.

-Je déteste quand tu es froid et distant avec moi.

-Et moi je déteste quand tu rêves de Jasper, marmonna Alec.

-Je ne rêve pas de lui ! Protestai-je.

-Depuis qu'il est de retour à Forks, tu l'appelles en dormant. Tu soupires et parfois tu souris.

-Je rêve également de toi, tentai-je de le rassurer.

-Non. Tu ne prononces plus mon prénom depuis qu'il est arrivé donc j'hésite à le tuer maintenant pour être tranquille.

-Si tu fais ça Alec je te jure que...

-Tu tombes dans le piège, sourit tristement Alec. Je ne compte rien faire à ton précieux vampire blond pour le moment, le temps qu'il se tient éloigné de toi ça me va. Ce n'est pas comme ça que j'arriverais à te guérir totalement s'il est dans mes pattes constamment.

Le lundi matin, Alec fut obligé de retourner en Italie pour une affaire assez urgente et il m'expliqua qu'il n'avait pas le droit de refuser une convocation à Volterra. Et donc j'étais toute seule sur le parking du lycée, enfin si on oubliait Jessica et son bavardage inutile et constant à côté de moi.

-Alors selon la rumeur, Jasper est revenu seul en ville.

-Non sans rire, marmonnai-je.

-Il habiterait dans la même rue que toi, continua l'humaine.

Je me retournais vers elle, surprise. Comment savait-elle ça ?

-De qui tu tiens tes informations ?

-Je ne divulgue jamais mes sources ! Piailla Jessica.

-Nous avons les moyens de vous faire parler, imitai-je en souriant.

-Bon très bien, je l'ai vu l'autre fois entrer dans une maison de ta rue, je crois même que c'est celle d'en face de chez toi.

-L'enfoiré ! Je vais le tuer !

Au même moment le-dit enfoiré se retrouva en face de moi, un sourire hypocrite sur les lèvres.

-Qui veux-tu tuer ?

-Dégage Jasper ! Soupirai-je.

-Tu n'as pas l'air de vouloir ça.

-Je t'ai dit de dégager d'ici, de Forks et surtout de la maison en face de la mienne ! Criai-je.

Jessica s'éclipsa discrètement, je la remerciais silencieusement.

-C'est vrai que j'aurais pu venir frapper à ta porte avec une assiette de biscuit à la main pour signaler mon déménagement mais je n'ai pas encore eu le temps.

-Oh c'est drôle ça ! Ripostai-je en m'éloignant de lui.

-Attends Bella ! S'exclama Jasper en m'attrapant le bras.

J'eus un frisson le long de mon échine et le vampire retira sa main aussitôt. Il me scruta un moment puis soupira en me laissant repartir, mais qu'est-ce qu'il cherchait ?

La journée fut vraiment éprouvante, en plus d'avoir encore mal à la main, je devais supporter la présence de Jasper dans presque toutes mes matières et devoir faire semblant de ne pas m'intéresser à lui m'épuisait.

-C'est moche de faire semblant de ne pas me voir, murmura Jasper derrière moi.

Je ne répondrais pas ! Je ne répondrais pas ! Je ne répondrais pas !

-Ton obstination n'est pas très ferme Bella, continua le blond.

Jasper n'existe pas ! Jasper n'existe pas !

-C'est quoi toute cette frustration Bella, rit discrètement le vampire.

Il m'énervait à lire dans mes émotions ! Sans attirer son attention, je commençais à imaginer le corps d'Alec sur le mien, ses mains me caressant doucement et sensuellement.

-On peut être deux à jouer Bella, susurra Jasper d'une voix sensuelle.

Je ressentis aussitôt un désir incontrôlable pour le vampire derrière moi. Je dus m'accrocher à la table pour ne pas me retourner sur lui et le violer là devant tout le monde. Surtout quand il accentua ce désir sans m'avertir.

-Jasper, murmurai-je.

-Ah ce que j'aime quand tu dis mon prénom de cette manière.

-Je te jure que si tu continues, je laisse Alec te tuer comme il en a envie.

Un violent orgasme explosa en moi sans crier gare et je fus obligée de mordre ma main pour ne pas que j'émette un son mais la scène ne passa pas inaperçu devant le prof de math.

-Miss Swan, vous avez besoin de sortir quelques minutes ?

-Oui, je vais aller me mettre de l'eau sur le visage.

-Bien Miss Weber accompagnez là.

-Je pense qu'il vaut mieux un homme avec elle pour la soutenir si elle s'évanouit, protesta Jasper.

-Comme vous voulez monsieur Hale. Prenez vos affaires Bella, le cours finit dans un quart d'heure de toute façon.

Je ramassais mes affaires, non sans jeter un regard noir au vampire et je quittais la pièce sans un mot de plus. J'allais directement à ma voiture, je voulais rentrer chez moi et tenter d'oublier cet épisode gênant mais c'était sans compter sur Jasper. Il attendit que je sois contre ma voiture pour me plaquer de façon à ne pas me laisser une chance pour m'échapper.

-J'aime bien ce petit jeu, sourit Jasper.

- Fous-moi la paix Jasper, tentai-je.

-Pourtant ton corps en veux plus, répliqua Jasper en se collant encore plus à moi.

-Arrête de lire dans mes émotions ! Criai-je.

Mon énervement le fit rire et il plaqua ses lèvres froides contre mon cou, de l'autre côté de la morsure. Il déposa de tendre baiser, qui me brûlait honteusement. À chaque fois que sa peau rencontrait la mienne je brûlais de désir. Il s'approcha de mes lèvres et j'allais me laisser faire. Je voulais savoir ce que je ressentirais quand nos lèvres se toucheraient mais Jasper éloigna son visage du mien.

-Je ne t'embrasserais pas avant que tu m'aies supplié, susurra-t-il avant de me laisser.

Je restais sans voix, mais que venait-il de se passer bon sang ? Je roulais en direction de mon travail sans réussir à mettre de l'ordre dans mes idées. Et ce ne fut pas les tâches monotones de mon job qui m'aidaient à occuper mon esprit. En rentrant chez moi, je fus surprise de voir un paquet poser sur la première marche de l'escalier.

-C'est pour toi, expliqua mon père.

-Ah.

Je m'avançais vers lui et je vis que l'expéditeur était Alec. J'eus un sourire mais décidais de préparer le repas avant de l'ouvrir. Une heure plus tard, j'étais à table avec mon père qui souriait en voyant mon regard absent.

-Il n'est pas là ton Roméo ?

-Qui ? Marmonnai-je.

-Et bien je ne connais qu'Alec mais si tu sors avec ce Newton, je te jure que je me pends, plaisanta Charlie.

-Je te rassure, il ne fera jamais partie de la famille celui-là, dis-je dans une grimace.

-Ce qui me ramène à ma première question : où est ton Roméo ?

-En voyage familial, expliquai-je rapidement. Une affaire urgente donc il est en Italie.

-Sa famille n'est quand même pas de la mafia ? Se risqua Charlie.

-Non, ris-je de bon cœur. Sa famille est juste riche et son père avait besoin de lui pour quelque chose. C'est tout.

-Ah je vois. Et il revient quand ?

-Demain, souris-je.

-J'aime tellement ce sourire, marmonna Charlie en finissant son assiette.

Mon père débarrassa la table pendant que je montais dans ma chambre avec le paquet. Je l'ouvris rapidement et j'y vis une énorme doudoune avec une lettre de mon vampire préféré.

« Ma chère Bella, jeudi je t'emmène en voyage. Ça tombe bien puisque le lycée fermera pour une inondation ! Prépare-toi au froid mordant! »

J'eus un fou rire en lisant sa lettre. Je me demandais bien où il m'emmenait et tout le long de la semaine, il resta muet à ce sujet, pis encore, il faisait exprès de m'ignorer quand je lui posais une question à ce sujet. Et quand, étrangement le lycée fut inondé à cause d'une canalisation mal entretenue, je fus en vacance une semaine. Mon père m'avait annoncé la nouvelle le mercredi soir pendant le repas où Alec assistait en feignant de manger.

-Charlie, je pourrais emprunter votre fille une semaine ? Demanda Alec en souriant.

-Pourquoi faire ?

-Vous voulez vraiment savoir Charlie ? Rit sombrement Alec.

-Non papa, tu ne veux pas savoir et moi non plus, souris-je.

-Ah ces jeunes, marmonna Charlie avec un sourire. Bon très bien, va t'amuser je-ne-sais-où avec je-ne-sais-qui.

-Je-ne-sais-qui ici présent, plaisanta le vampire en levant la main.

La réplique du vampire fit rire mon père et Alec en profita pour lui annoncer que l'on partait maintenant. Il me prenait vraiment au dépourvu !

-Je n'ai même pas fait mon sac, marmonnai-je une fois dans la chambre.

-Ça tombe bien car j'ai acheté une montagne de vêtement pour fille et bizarrement tout est à ta taille !

-Quelle coïncidence ! Répliquai-je.

C'est une fois dans la voiture, après avoir détaillé le contenu de mes nouveaux vêtements, que je posais enfin la question :

-Alec, où m'emmènes-tu ?

-A Moncton au Canada, dit-il en prenant la direction de l'autoroute.

Devant mon air surprise, il ajouta :

-Je t'emmène voir les Cullen.


Ma Bêta me disait qu'elle ne pensait pas que se soit une bonne idée ! Et vous ?

N'oubliez pas la petite review !

Des bisous sanglants !