Note d'introduction :
Rebelote : ce chapitre évoque certains passages de la fic, certains sont seulement survolés, alors j'ai ajouté des petits chiffres comme cela : [1], il suffit de se reporter au bas de la page pour savoir où se trouvent exactement les passages et ainsi vous évitez de relire toute la fic ! ... Même si en réalité, ce serait recommandé pour vous rafraîchir la mémoire ! =p
Chapitre 85
You Are My Enemy
Les gens étaient naïfs, c'était une réalité qui touchait tout être ayant existé. Les animaux se montraient trop naïfs et s'approchaient des habitations humaines, alors que cela pouvait leur coûter la vie. Les enfants étaient un exemple même de naïveté, eux qui pouvaient croire tous les mensonges des adultes. Et même si ces derniers avaient la sagesse de l'âge, beaucoup restaient naïfs... C'était peut-être leur expérience qui les rendait si crédules ?
Les adultes sont tellement persuadés de tout savoir alors qu'en réalité, ils ne savent rien ! Tony savait que lui aussi possédait sans doute ce défaut de « conception » qu'il considérait comme une sorte de « bug », c'était peut-être la raison pour laquelle il avait décidé d'aller aussi loin, pour être sûr qu'on ne dirait pas de lui qu'il avait été candide ? Passer petit à petit des pactes, avec divers diables, qui dirait de lui qu'il avait été naïf ? On pourrait dire qu'il avait été stupide, mais sûrement pas naïf.
Mais dans cette histoire, ce n'était pas lui le naïf, ce n'était pas non plus ses alliés qui avaient ouvert les yeux sur ce monde. C'était tous les autres, spectateurs de cette pièce comme les principaux acteurs, les Avengers et tous les autres... Personne n'avait rien vu alors que tout était pourtant sous leurs yeux.
« Que voulait Fatalis ? », lui avait un jour demandé Steve.
Tony avait fait l'ignorant, mais c'était pour garder entre ses mains la plus belle de ses cartes. Fatalis était redoutable, combien de fois avait-il failli tuer les Avengers ? En réalité, il aurait pu les tuer deux ou trois fois, voire plus, mais Fatalis n'était pas un idiot : tuer des héros, c'était en faire des martyrs et c'était également prendre le risque de provoquer une guerre froide entre son pays et d'autres communautés, sur leur monde, il prenait ce dont il avait besoin en évitant autant que possible les dommages collatéraux.
Ce fameux jour où ils s'étaient rencontrés avait marqué le commencement de la fin [1]. C'était le jour où il avait décidé de passer aux choses sérieuses et de prendre leurs destins à tous en main.
Fatalis l'observait d'un regard inquisiteur, tentant sans doute de comprendre le fond de ses pensées. Il aurait pu essayer longtemps, Tony lui-même n'était pas sûr de ce qui se trouvait dans son propre esprit à cet instant.
« Je sais ce que vous attendez de moi », céda finalement le brun.
Le monarque arbora une micro expression, le fait que son visage soit brûlé lui permettait d'échapper à ce genre d'examen... normalement, mais Tony était capable de presque tout maintenant.
« Votre pays subit actuellement une pénurie due à de mauvaises récoltes, et vos mauvaises relations avec les pays voisins font qu'ils ne sont pas enclins à suppléer à vos besoins et font la sourde oreille... Vous êtes trop arrogant pour admettre avoir besoin d'aide... »
Une lueur dangereuse traversa le regard de l'homme, mais le brun répliqua par un sourire ironique. Il connaissait son point faible, certes, mais c'était réciproque. Il connaissait parfaitement ses petits points faibles.
« J'ai quelque chose dont vous avez besoin, mais c'est réciproque, avoua le milliardaire. J'ai besoin de vous, de votre aide, si je veux que nous puissions garder en main les cartes de notre destin. »
L'homme parut surpris, mais fléchir le genou était une nécessité si on voulait pouvoir compter sur un homme tel que Fatalis. Et Tony était prêt à tout pour protéger son monde, ses amis, sa nouvelle planète encore si pure et naïve.
Fatalis parut troublé, il ne s'était sans doute pas attendu à ce que le célèbre Tony Stark se livre de la sorte et s'abaisse aussi bas, mais le brun se foutait de tout ça, il connaissait les dangers de ce monde et resta immobile, bras croisés sur le torse, tandis que le monarque semblait hésiter entre ironie moqueuse ou se vexer en imaginant qu'il s'agissait d'une mauvaise blague. Il décida de jouer franc jeu avec l'homme.
« Docteur Fatalis, je ne suis pas sot au point d'imaginer que vous l'êtes, lâcha le brun d'un ton froid. À moins que vous ne vouliez que je vous traite de sot pour vous forcer à dire la vérité.
— Alors, ma théorie était juste : vous êtes un imposteur », fit l'homme.
On pouvait berner des milliards de personnes avec une résurrection qui pourtant sonnait faux, surtout quand ces gens étaient emplis d'espoir, mais un homme comme Fatalis ne pouvait être trompé aussi facilement. Il devait y en avoir d'autres qui se doutaient de la vérité, mais qui se taisaient, parce que le monde avait trop besoin de lui.
« Je suis un imposteur tout en étant réel : je suis bien Tony Stark... Venant d'un monde alternatif et plus avancé, je sais ce qui nous attend... Et si nous ne voulons pas que notre monde coure à sa perte, alors vous et moi, nous devons trouver un terrain d'entente. »
Fatalis l'observa encore quelques instants, tentant de trouver le piège.
« "Nous" inclut-il les Avengers ? demanda finalement le monarque.
— Non, ils ne sont pas prêts à tous les sacrifices, ce qui n'est plus mon cas... Je suis prêt à tout pour parvenir à mes fins... Et vous êtes comme moi... Je vous propose une alliance...
— Qui donc est votre ennemi pour que vous alliez aussi loin ?
— Tout ce qui n'est pas sur cette planète... »
Tony avait encore le choix, tout arrêter avant qu'il ne soit trop tard. Pour s'assurer les « faveurs » de Fatalis, il lui avait offert les nanomachines, une injection conçue par lui que l'homme avait utilisée, vu son visage reconstruit... Mais cela ne changeait pas le fait qu'il aurait pu tout arrêter, il n'avait pris aucun véritable engagement...
Sauf qu'il avait eu peur, il avait craint de perdre les Avengers une nouvelle fois et il n'avait pas pu laisser faire, alors oui, il avait fait le choix d'aller loin, pour protéger ce monde. Il avait échoué une fois et ne survivrait pas à un nouvel échec, lorsqu'il avait senti que cela arriverait, lorsqu'il avait cru qu'il les perdrait un à un, alors il avait décidé de prendre les choses en main, de manière définitive...
Parce qu'il avait franchi le point de non-retour lorsqu'il avait décidé de se servir de Vipère et de la rallier à lui.
C'était pendant l'attaque de l'appareil de Hydra, lorsqu'ils étaient partis libérer Edward [2], il avait contacté Fatalis et lui avait demandé d'appliquer son plan, l'homme avait donc appelé la dame et lui avait proposé de l'aider à prendre la tête de son organisation, mais pour cela, elle devait se « rendre » aux Avengers et faire une certaine chose au bon moment.
Tout s'était passé sans encombres, le Captain s'était laissé à moitié berner par ses paroles, la promesse de faire tomber l'Hydre en lui coupant la tête alors que son but était de la remplacer. Elle avait tué le baron et personne n'avait réalisé qu'elle l'avait fait davantage que pour protéger sa vie, mais son rôle le plus important ne débuterait qu'un peu plus tard...
« Tu es sûr de pouvoir retourner n'importe quelle situation à notre avantage ? », c'était la question que lui avait posée Steve lorsqu'ils revenaient de la mission les opposant au Baron [3]. Bien sûr que oui ! Tony Stark savait comment faire pour manipuler son monde, il suffisait de jouer la comédie, lui et Edward s'y était prêtés... Mais la plus belle représentation s'était déroulée ce fameux jour où Steve lui avait posé cette question... Et Vipère avait joué le rôle le plus important.
Vipère l'avait poignardé devant les caméras du monde entier, et en direct. Et quand le Shield était arrivé, elle avait accusé Fury pour le discréditer, tout était calculé, même si à cet instant elle ne se doutait pas que c'était Tony lui-même qui avait demandé à ce qu'elle agisse ainsi. Comment mettre la main sur le Shield ? Attendre que ses dirigeants se perdent et les discréditer, forcer les vrais dirigeants à tout entreprendre pour revaloriser leur agence « secrète », même à la mettre entre les mains d'un homme incontrôlable. Cela les avait perdus.
Vipère avait été remise aux mains du Shield, combien de temps avait-elle souffert ? Peu importait, pour mettre la main sur Hydra, elle était prête à tout et Tony aurait pu en témoigner, il l'avait retrouvée méconnaissable dans sa cellule, mais n'avait pas éprouvé la moindre compassion pour elle. Pas après ce qu'elle avait fait à Clint et à Edward. Elle dut avoir peur, même si elle n'en montra rien, mais elle ne put dissimuler sa surprise lorsqu'elle réalisa que tout venait de lui.
« Hydra sait à quel point le danger guette ce monde, vous même en avez pris conscience, lui avait-il dit. Marchons comme un seul homme pour devenir une force qui protégera ce monde...
— Vous voulez en être le roi ? avait-elle demandé d'un ton moqueur.
— J'en serais capable, j'ai tué un roi dans une autre vie, un être qui se prenait pour un dieu... Je veux unifier notre monde avant qu'il ne soit trop tard... Et j'ai besoin de toutes les ressources disponibles : Hydra, agence de l'ombre qui renversera petit à petit les dictatures et les gouvernement corrompus, le Shield, qui agira dans la lumière... »
Elle l'avait regardé, penchant la tête sur le côté, se demandant où pouvait être le piège.
« Qu'attendez-vous de moi ? interrogea-t-elle.
— Que vous disparaissiez de la surface de la terre... Ce ne sera pas difficile : Fury vous a fait exécuter... J'espère que vous lui rendrez la monnaie de sa pièce... »
Parce que Fury savait, il avait toujours su qu'il fallait se méfier de lui, peut-être même que certaines de ses actions avaient été mal interprétées, comme sa tentative « d'enlèvement »d'Edward ? S'était-il douté que le garçon n'était pas tout à fait en sécurité auprès de son double ?
Et elle l'avait tué...
« Fatalis ? hurla Kitty, terrifiée. Ce n'est pas possible, pourquoi irait-il s'allier à un homme comme lui ?
— Et on parle de Vipère ! lâcha Peter, dans le même état. Elle l'a poignardé ! Elle a essayé de le tuer ! Faudrait être dingue pour s'allier à une nana qui a essayé de vous tuer ! »
Bobby, quant à lui, restait figé, semblant incapable de réagir. Comment aurait-il pu accepter que son supérieur, l'homme en qui il avait le plus confiance, puisse accepter une alliance incluant Vipère, une membre de Hydra ? Il ne réussit plus à tenir debout et tomba comme une masse sur le fauteuil, juste à côté de Loki qui les observait toujours avec attention.
Était-ce pour cela qu'il n'entrait plus en contact avec eux ? Parce que Tony lui-même avait confirmé à quel point ils étaient compromis ? Parce qu'il l'était, trop attaché à ces imbéciles de service qu'étaient les Jeunes Alliés, mais ça... Qu'est-ce qui poussait Magnéto à accepter une telle chose ? Et lui, qu'allait-il devenir ? Si les autres considéraient qu'il était compromis, alors, se pouvait-il qu'en réalité, il soit seul désormais? Et Havok ? Était-il au courant ? Lui aussi s'était pas mal attaché à son équipe.
Un sentiment de panique l'envahit, il avait l'impression que son monde s'effondrait et eut envie de fuir, d'aller chercher ses alliés là où ils étaient censés être et demander des réponses, sauf qu'il savait parfaitement que cela ne mènerait nulle part... Et si lui était perdu, alors que dire d'Edward ?
« Il faut que je prévienne Havok, marmonna-t-il.
— Il est peut-être au courant pour l'alliance, supposa Magie.
— Non, il n'est pas au courant, lui aussi avait du mal à contacter les membres de la Confrérie ! s'énerva le blond. Je veux...
— Tu pourras, le coupa Edward. On a encore le temps avant de devenir des méchants, mais c'est maintenant qu'il faut que vous décidiez si vous voulez être de la partie ou non et...
— Edward, je suis avec toi, lâcha Malicia sans hésitation.
— On est tous avec toi, répliqua Bobby. C'est toi qui nous as réunis, non ?
— Et je suis toujours là pour une bonne petite fête ! s'amusa Magie. Qu'en dis-tu ? Tu es de la partie ? »
Elle s'était adressée à Johnny qui avait encore beaucoup de mal à encaisser cette trahison de la part de son supérieur. D'ailleurs, il ne réussit pas à répondre, se détournant pour se diriger vers l'ascenseur, mais le Soldat de l'Hiver s'interposa.
« Laisse-moi passer ! grinça-t-il.
— Je ne cherche qu'à protéger mes intérêts, fit le soldat. Je n'ai aucune envie de tomber entre les mains de mes ennemis et de perdre le peu que j'ai...
— Dis plutôt que tu as peur de perdre quelqu'un, répliqua Johnny. C'est aussi mon cas ! Je n'ai aucune envie de prendre le risque de perdre Havok, alors laisse-moi passer !
— Ne lui parle pas devant les caméras ou tu nous mettras tous en danger, lui inclus. »
Il acquiesça, comprenant à quel point cela pouvait être dangereux d'en dire trop, mais il ne pouvait pas laisser Havok dans l'ignorance. Ils étaient alliés, même si leurs compagnons les avaient abandonnés, ils avaient entrepris cette mission ensemble.
« Tu reviendras ? », demanda Bobby, inquiet.
Reviendrait-il ? Avait-il sa place dans cette équipe ? À l'origine, il n'était là que pour les surveiller, rien de plus, et maintenant ? Avait-il été compromis au point de refuser de se battre contre Magnéto ? Ou retournerait-il auprès des siens ? Peut-être qu'il reprendrait sa place d'avant, dans la rue ? Il ne savait pas pour l'instant et son seul objectif était de rejoindre Havok, alors il ne répondit pas, se contentant de sortir de leur base secrète.
C'était étrange de devoir passer du temps avec les Avengers tout en sachant qu'ils allaient les trahir. Heureusement, les Jeunes Alliés étaient devenus de bons menteurs, parce qu'ils avaient dû apprendre à l'être ? Pour cacher les petits secrets qu'ils avaient tous les uns pour les autres ? À cet instant, c'était soirée jeux vidéo pour tout le monde, tout ceux qui avaient bien voulu venir. Scott Summers n'avait pas hésité longtemps avant de venir, trouvant là une nouvelle occasion de passer du temps avec son frère, mais celui-ci n'était pas présent, ce qui faisait sûrement l'affaire de Logan qui s'était sûrement empressé de lui proposer de rester pour l'attendre. Havok reviendrait-il ? Ça, le brun n'en était pas tout à fait sûr.
Edward observait le mutant, se demandant s'il allait oser ou pas un rapprochement. Penser à ce genre de trucs lui permettait d'oublier tout le reste, alors il se plaisait à élaborer des stratégies sournoises pour tenter de faire en sorte qu'il se passe quelque chose. Il hésitait franchement à faire du rentre-dedans aux deux mutants, juste pour voir s'ils seraient jaloux ou pas, mais Steve semblait surveiller sa propriété. Cela aurait pu servir d'argument parce que le jeune homme adorait quand son amant était aussi « câlin », mais il n'avait pas envie de se fâcher avec lui. Sauf que partis comme ça, jamais ils ne concluraient !
Peut-être qu'en les laissant seuls ? Le jeune homme décida de tenter l'expérience, prétextant aller chercher un bouquin pour les laisser en tête-à-tête, mais encore faudrait-il que les autres fassent de même, ce qui n'était pas le cas. Edward resta devant le couloir pour observer mais ces imbéciles s'amusaient trop sur la console pour réaliser qu'ils étaient de trop. Tant pis pour cette fois, en même temps, Logan était un grand garçon, il fallait qu'il trouve un moyen de se débrouiller tout seul !
Dans sa chambre, il attrapa le premier comic qui lui tomba sous la main, décidant de retourner auprès du groupe avec son alibi. Il se figea en découvrant Tony à l'entrée de sa chambre. Comment réagir face à lui ? Devait-il seulement réagir d'une quelconque manière ? Il avait l'impression que, de toute manière, quoi qu'il fasse, il serait démasqué : ils étaient la même personne, comment pouvait-on se tromper soi-même ? Il savait que ça ne marcherait pas, alors il ne tenta pas de jouer la comédie. Son aîné sembla le comprendre car un sourire indéfinissable naquit au coin de ses lèvres.
« C'est un bon comic que tu tiens là. »
Il haussa les sourcils et posa le regard sur la couverture, c'était un des premiers sortis sur Iron Man, il fallait dire que c'était l'un des premiers super-héros né longtemps après Captain America, les gens avaient sans doute éprouvé une montée de nostalgie. Ils l'avaient aimé, même en apprenant qu'il s'agissait de Tony Stark, le fabricant d'armes alors en pleine crise d'identité. Le comic racontait les origines du héros, mais beaucoup de choses étaient inventées.
Est-ce qu'un jour, ils tenteraient de trouver une explication à l'origine d'Iron Boy ? Ou bien se disaient-ils tous qu'il était né simplement parce qu'il était le fils de Tony Stark et que c'était donc une évidence qu'il devienne lui aussi un héros ?
Pourquoi était-il devenu un héros ? Parce qu'il cherchait à s'émanciper des Avengers ? Faire le contraire de ce qu'ils disaient ? Parce qu'il voulait les protéger ? Et maintenant ? Tony avait le même but que lui, il était simplement capable d'aller plus loin pour les protéger...
« Jusqu'où iras-tu ? », demanda-t-il.
Tony pencha légèrement la tête sur le côté en le scrutant attentivement. Il ne se laissa pas impressionner, il en était tout à fait hors de question ! Et même lorsqu'il s'approcha de lui, Edward refusa de reculer d'un seul pas.
« Jusqu'où étais-tu prêt à aller pour les protéger ? demanda en retour le brun. N'avais-tu pas parlé de tuer ceux qui menaçaient leurs vies ? Alors imagine ce que je suis capable de faire, moi qui les ai déjà vus mourir une fois ! »
Il n'avait pas tort, mais était-ce la bonne solution ? N'y avait-il pas une autre manière d'agir ?
« Es-tu avec moi, Edward ? »
Comment pouvait-il être avec lui ? Il ne pouvait pas admettre qu'on puisse aller aussi loin pour parvenir à ses fins, même s'il savait qu'il avait failli atteindre ce point de non-retour. Il secoua négativement la tête.
« Je ne peux pas cautionner ça, je sais que je ne peux pas te dénoncer parce que tu as bien joué ton rôle, mais non, je ne peux pas accepter ça... Je ne suis pas dupe, tu te joues de tout le monde... »
Il voulut répondre, mais Edward ne pouvait plus contenir la colère qui l'envahissait peu à peu, il lâcha le livre, attrapant son aîné par le bras.
« Et Pepper, tu l'as laissée mourir, non ? Ça t'a permis de récupérer ton entreprise, je me trompe ? Est-ce que t'as seulement essayé de la sauver, elle ? Savait-elle que tu la laisserais mourir ? »
L'homme se dégagea sans mal, le repoussant à son tour jusqu'au mur mais, même ainsi, Edward ne put se taire et continua, haussant le ton :
« Tu as manipulé tout le monde... Tu t'es joué de tout le monde... Est-ce que tu aimes vraiment Thor ou bien tu te laisses juste baiser pour pouvoir le rendre aveugle à ta tromperie ? »
S'il cherchait à le mettre en colère, il avait réussi. Tony hurla de rage, levant le poing et l'assénant contre le mur, juste à côté du visage d'Edward. Encore heureux, le jeune homme n'aurait sûrement pas survécu à un coup de poing de son double dopé au sérum du super-soldat. L'idée le fit frissonner de peur, il fixa son interlocuteur, se demandant s'il allait se servir de lui comme d'un punching ball. Heureusement, ce ne fut pas le cas. Après l'avoir regardé dans les yeux d'un air glacial, il s'était écarté de lui.
Avait-il touché un point sensible ? Tony semblait avoir beaucoup de mal à se calmer, soufflant pour se détendre et finissant par y parvenir. Edward réalisa que ses yeux semblaient avoir changé de couleur, comme cette fois où il l'avait agressé. Des yeux d'une couleur écarlate et, pour la première fois depuis qu'il était au courant, il se demanda ce qu'il avait dû subir de plus dans son monde : se pouvait-il qu'il ait subi d'autres altérations ?
« Je t'interdis formellement de quitter la tour ! lâcha Tony.
— Parce que tu crois que je vais t'obéir ? répliqua Edward en fronçant les sourcils.
— Si tu quittes la tour, je te considérerais comme mon ennemi... »
Sans rien ajouter, l'adulte quitta la pièce, sans attendre son accord. Donc, s'il sortait d'ici, il deviendrait son ennemi ? Ce serait donc définitif, un voyage sans retour... De toute façon, il avait déjà fait son choix depuis un moment !
Il revint dans le salon où Tony arborait de nouveau un air joyeux, installé aux côtés de Thor qui avait passé son bras par-dessus son épaule. Il ne savait plus s'il simulait ou non l'amour qu'il manifestait pour le dieu de la Foudre. Il espérait que rien de toute cette amourette n'était simulé, Thor était quelqu'un de bien, il ne méritait pas qu'on le trompe de la sorte et qu'on utilise ses sentiments contre lui-même.
« Steve, on sort ? », proposa le jeune homme à son petit ami.
Son double lui lança un regard plein d'avertissement mais il ne répondit que par un sourire, se concentrant plutôt sur son petit ami qui n'y réfléchit pas longtemps, s'approchant de lui et le suivant jusqu'à l'entrée où il récupéra sa veste.
Edward ne jeta même pas un regard en arrière, n'ayant aucune envie de trahir ses amis qui jouaient à merveille la comédie des gamins pris dans leurs jeux. Cela ne durerait pas, mais c'était à eux de décider maintenant s'ils voulaient aller ou non jusqu'au bout.
Indications pour relire les passages évoqués :
[1] Chapitre 26 : The End Is Beginning
[2] Chapitre 46 : Everybody is Fool
[3] Chapitre 51 : No Question Asked
Note de l'auteur :
Je suis en pleine période d'examen et un peu malade, je crois même avoir rendus tous mes camarades de classes malades ... Donc, je n'ai pas réellement de chose intéressante à dire, surtout que j'ai commencé à préparer mes examens de la semaine. En tout cas, je vous remercie d'avoir lus la fic ! ^^
