Bonsoir tout le monde ! Je m'excuse pour l'heure tardive de publication mais je prépare la brocante chez mes grands-parents et je suis la secrétaire de remplacement bref ça fait beaucoup de boulot ! Je vous laisse avec un POV ALEC rien que pour vous !
Pardon pour les éventuelles fautes mais ma bêta est très en retard et je ne veux pas vous laissez sans chapitre !
BellaMcCarthy : Je n'avais pas prévu de faire un passage sur eux mais je les ai mentionné dans le chapitre suivant, il me semble ou celui d'après. Mais rien ne dit que je ne vais pas faire intervenir tes chouchous, affaire à suivre !
« Les ennemis de mes ennemis sont mes amis »
Chapitre 12 : Le Pacte
POV ALEC
Je faisais les cents pas dans le couloir du sous-sol du château en attendant Heidi. Elle était censée me retrouver ici il y avait une demi-heure. La ponctualité n'était pas son fort, elle était chiante ! Je l'entendis arriver tout en prenant son temps.
-Surtout prends ton temps ! Dis-je amèrement.
-Et voilà c'est reparti pour un tour, se plaignit la vampire en accélérant.
-Je t'attends depuis trente minutes ! Merde Heidi !
-Je te signale que je suis là gracieusement, je ne suis pas obligée de t'aider.
-Et moi je ne suis pas obligé de te couvrir quand tu fais le mur.
-Bon Alec, s'impatienta la grande blonde. Et si on y allait maintenant que j'aille à la chasse le plus rapidement possible !
Je fis un maigre sourire à mon amie en nous dirigeant vers la chambre, ou plutôt la cellule, d'un vampire que j'avais attrapé quelque part au sud de l'Afrique. C'était un vampire noir, un nomade qui avait côtoyé des proches des Cullen et je voulais des informations. J'avais besoin de Heidi pour qu'elle lui donne l'illusion de vouloir me donner des informations sur eux. C'était ma mission secrète depuis que Bella avait disparu grâce à l'aide d'Alice. Si Démétri m'assurait que les Cullen n'avaient pas changé de résidence, j'aurais pu y aller pour leur soutirer des informations mais Aro m'avait interdit d'utiliser la force. Depuis quelques temps, il avait remarqué qu'un mouvement de rébellion soufflait sur la communauté vampirique et on devait montrer patte blanche selon lui. Quelle connerie ! En attendant je n'avais pas le droit déclarer la guerre ou tuer un vampire sans aucune raison au risque d'être puni, ou que Jane soit encore un peu plus privée.
-Tu rumines encore ta colère ? S'inquiéta Heidi.
La vampire était devenue la « surveillante » de Jane quand Aro l'autorisait à sortir. Alors bien sûr, j'avais parfois le droit de la voir sous sa surveillance pour éviter tout rapprochement physiquement entre Jane et moi.
-Ouais, marmonnai-je.
-Tu devrais laisser tomber Alec. Bella ne reviendra pas et on a aucun moyen de savoir comment la retrouver !
-Je ne peux pas laisser tomber Jane. Aro veut que j'épouse Bella et que je la retienne à Volterra en échange de la liberté de Jane.
-Mais Jane n'est plus enfermée ! Rétorqua Heidi en haussant le ton.
-Tu sais bien ce que je veux dire Heidi ! Je ne peux même pas rester une heure seul avec elle. J'ai passé toute ma vie avec elle, imagine qu'on te prive de Démétri !
-Je ne vois pas de quoi tu parles.
J'émis un petit ricanement, comme si je n'avais rien vu !
-Je ne sais pas depuis combien de temps votre manège dur mais je sais ce qu'il se trame entre vous !
-Rien. C'est juste un coup de temps en temps ! Mentit mon amie.
-Mais bien sûr, ricanai-je encore plus.
D'un seul coup je n'eus plus envie de rire mais de pleurer. Un immense chagrin m'envahit et je pensais à Bella. J'eus besoin de toute ma force mentale pour ne rien montrer devant elle, je la vis sourire de toutes ses dents. Je serrais les dents et je fis sortir la fumée paralysante de mes mains, Heidi fit un bond en arrière, l'évitant de justesse.
-On fait moins la maligne maintenant ! Souris-je méchamment.
-Attends que je le dise à Marcus ! Cria la blonde.
Je ris devant sa peur, c'était presque jouissif !
-Encore en train de vous chamailler ? Demanda Marcus d'une voix plus enjoué qu'à son habitude.
-C'est Alec qui a commencé, mentit encore une fois Heidi.
-Menteuse ! Criai-je.
-Calmez-vous mes enfants. Pourquoi tous ces cris entre vous ?
Je repris une voix respectueuse, après tout Marcus était un des rois.
-Je plaisantais avec Heidi quand elle a utilisé son don sur moi pour que j'arrête de me moquer d'elle. Elle m'a fait croire que j'étais triste et j'ai répliqué en lui envoyant de la fumée.
-Dois-je vous rappeler les règles de vie des Volturi ?
-Non maître, répondis-je en échos avec Heidi.
-Alors qu'elle est la règle numéro 8 ? sourit Marcus.
-Ne jamais utiliser son don sur un autre Volturi sauf cas exceptionnel, récita Heidi en baissant la tête.
-Bien, malgré que la situation n'est pas dans la catégorie des cas exceptionnels je vais dire que je n'ai rien vu et n'en dirais rien à Aro.
-Merci maître, dis-je sincèrement.
-Ah les jeunes ! Parfois je me dis que vous avez été transformé trop tôt.
Je me raidis, c'est vrai que nous étions à la limite surtout Jane qui n'avait pas mûri après sa transformation.
-Mais ça fait plaisir de vous voir si joyeux. Alec, j'espère pour toi que tu ne fais rien derrière le dos d'Aro sinon tu connais la sanctions.
Je fis un signe courtois de la tête le temps que le vieux vampire s'éloigne et je me retournais vers Heidi encore plus pâle qu'à son habitude.
-On l'a échappé belle !
-Trouillarde, me moquai-je.
-Bon on y va ? Proposa Heidi en avançant en direction de la cellule de prisonnier.
Je l'avais retrouvé en Afrique, quelque part dans une tribut qui le considérait comme un dieu vivant. Quelle blague ! Je l'avais mis au régime sec, c'est à dire un verre de sang par semaine, à peine de quoi rester conscient. Il était dans un état comateux depuis un mois maintenant sans voir personne d'autre que moi, la raison officielle de sa détention à Volterra s'était son exposition au soleil devant les humains. Sauf que moi j'attendais autre chose de lui. J'ouvris la porte blindée de la cellule ce qui fit sursauter le vampire noir.
-Bonjour, dis-je d'une voix froide.
Je ne voulais pas lui faire peur mais je ne voulais pas qu'il prenne trop d'assurance. Je fis un signe de tête à Heidi qui se décala légèrement pour ne pas être dans son champ de vision. Je n'eus pas de réponse, il était trop assoiffé pour répondre. Heureusement j'avais amené des munitions pour m'aider. Je versais un peu de sang dans un récipient en plastique que je lui apportais lentement sans faire de mouvement brusque. Il but tout le liquide d'une traite sans ouvrir les yeux, je lui infligeais une vraie torture.
-Bon maintenant on peut parler ? Demandai-je patiemment.
-Encore, réclama le vampire.
-Comment t'appelles-tu ?
-Laurent, murmura le vampire rasta.
-Bien Laurent, maintenant je vais te poser une série de question simple et tu vas répondre sincèrement. Je saurais si tu mets !
Il hocha la tête en signe de compréhension.
-D'où viens-tu ?
-De Jamaïque mais j'ai vécu une grande partie de ma vie en Amérique du Nord ou en Asie.
Je savais déjà ça mais je voulais le tester, savoir si je pouvais lui faire confiance. Je lui resservis une autre dose de sang.
-Que faisais-tu en Afrique ?
-J'ai fuis un vampire fou furieux et je suis tombé par hasard sur cette petite tribu qui vénérait un dieu du soleil.
-Tu sais pourtant que l'exposition devant les humains est interdite, répondis-je en fronçant les sourcils.
-Qu'est-ce-que je risquais de toute façon ? Ils n'ont aucun moyen de communication avec le monde extérieur, ils vivent en autarcie.
-Et si des touristes visitaient le coin ? La tribu est proche d'une réserve naturelle et beaucoup de safaris sont organisés dans la région.
Je le questionnais pour Aro, moi personnellement je m'en foutais !
-Je ne me montrais pas aux étrangers en prétextant que je ne pouvais pas les voir, qu'ils étaient nocifs pour moi.
Je lui redonnais un peu de sang, il avait un meilleur teint.
-Donc tu pensais vraiment que je ne serais pas au courant de tes petites sorties et de tes banquets entre amis ?
Ils fronçaient les sourcils, un peu soucieux.
-Une photo a été prise lors d'un safari. On te voit briller au soleil et elle a été posté sur la toile. Malheureusement pour toi, nous avons des équipes qui surveillent internet en continue. Donc quand j'ai vu le cliché je suis venu te chercher. Je suis tombé sur ta petite équipe de comique, ton clan à ce qu'il paraît.
Il se braqua, je le compris à la façon dont il remua. Je fis un signe de tête à Heidi pour qu'elle le force à me révéler ses secrets.
-J'ai crée ce clan pour me protéger.
-De quoi as-tu si peur ?
Je vis son regard s'attarder sur la poche de sang. Je lui versais le reste dans un plus grand récipient, il le but lentement cette fois.
-Je reprends, de quoi as-tu peur ? Répétai-je.
-De ce vampire, Edward Cullen.
-Edward, souris-je. Je le connais bien ce type, qu'est-ce-qu'il t'a fait ?
-Il sait que j'ai des ennuies avec les loups de Forks. J'ai réussi à leur échapper de justesse et il m'a menacé de me livrer à eux.
-Bien. Bon maintenant qu'on en est au Cullen, que font-ils depuis plusieurs années ?
-Ils vivent une vie paisible. Leur clan a éclaté en deux, tous les enfants sont partis sauf Edward qui reste fidèle à Carlisle, raconta Laurent.
-Concernant les enfants, que sais-tu ?
-Pas grand chose, je les ai vu une fois lors d'une réunion avec les Denali. Ils n'avaient pas l'air heureux de voir Edward.
-Je peux comprendre, intervint Heidi. Ce type est un vrai connard.
-Mais parfois les ennemis qui ont des ennemis communs deviennent amis, souris-je à mon amie.
Elle ne comprit pas sur le coup mais peu importante. J'en venais au point crucial.
-Où sont les autres Cullen ?
-Ils ne s'appellent plus Cullen mais Hale, ils forment un clan à part.
-Je le savais déjà, soupirai-je.
-Je ne sais pas où ils habitent, mais je sais que le blond voyage souvent. Il semble vraiment malheureux.
-Merci. J'ai fini avec mes questions.
Je regardais Heidi, lui fit signe qu'on sortait de la pièce.
-Non attendez ! Cria Laurent.
Je ne me retournais même pas. Maintenant que j'avais mes informations sur les Cullen, je pouvais retrouver Aro et lui livrer les confidences du prisonnier. J'appelais Santiago qui traînait dans les parages.
-Occupe-toi de lui, dis-je en désignant la cellule de Laurent.
-Je l'amène à quelqu'un avant ? S'enquit-il.
-Non, ce n'est qu'une affaire d'exposition devant des humains. Je devais lui soutirer des informations avant de l'exécuter. Je vais faire mon rapport à Aro, fais ton travail Tiago ! Ordonnai-je.
Je montais les escaliers menant au rez-de-chaussé et à l'accueil, Livia était la nouvelle secrétaire pour les visites touristiques qui rapportaient beaucoup d'argent à la ville et permettait à Aro d'agrandir sa fortune déjà très importante. Elle remplaçait Zoé que j'avais mordu l'année dernière après un énième échec de localisation de Bella, Aro ne s'en était pas plaint puisqu'elle était devenue un vampire talentueux, même si son don était parfois instable, elle pouvait faire exploser tout objet en verre en le fixant intensément. C'est comme ça que Jane fut autorisée à sortir un peu de sa prison dorée. Mais je ne réservais pas le même sort à Livia, elle était trop sotte pour que je lui accorde un seul regard.
-Buongiorno Alec, dit-elle avec un sourire charmeur.
-Ciao umano.
Bonjour l'humaine. Je la rabaissais souvent en lui rappelant sa condition humaine, elle pensait devenir comme nous, elle se mettait le doigt dans l'œil ! J'entrais sans frapper dans le bureau personnel de mon maître, je fus étonné de le voir en compagnie d'un humain.
-Alec, me salua Aro. Je suis bien heureux de te voir mais comme tu peux le voir, je suis en rendez-vous.
-Ce n'est pas grave, j'attendrais là, dis-je en désignant le fauteuil.
-Alec, sourit faussement Aro. Tu sais que je n'aime pas être dérangé pendant mes rendez-vous ! Alors tu me parleras de ta trouvaille après.
-Non voglio disturbarla signore, dit l'homme en levant les mains en l'air.
-Tu ne vois pas que tu déranges le maire avec tes caprices Alec ! Bon puisque tu es entêté ce matin reste là.
Je fis un sourire victorieux comme réponse, j'avais gagné ! Il discuta affaire avec le maire pendant une petite heure, ils parlaient d'un projet de construction qui empiéterait sur le château. La belle affaire, c'était notre propriété depuis des siècles, des millénaires. Cette ville nous appartenait toute entière sans que les humains ne le sachent et il était évident que le domaine du château ne serait pas empiété ! Le débat était animé, le maire semblait enthousiaste à l'idée de faire ce chantier mais Aro ne céda pas, pis encore, il le menaça de le mettre à la porte. Avait-il oublié que sa maison appartenait à la famille et qu'elle était généreusement prêté à la ville depuis plusieurs siècles ? Quoi qu'il en soit, il quitta le bureau furieusement en emportant ses plans avec lui, il était temps !
-La prochaine fois qu'il vient, j'en fais un sandwich ! Dit Aro en le regardant partir.
-Il n'a pas peur de nos yeux ? M'étonnai-je.
-Non. Il est bien connu que nous sommes une famille un peu particulière et il est hors de question que l'on sacrifie notre château pour un hôtel de luxe !
Bon il était déjà énervé avant que j'ai le temps de lui exposer ce que je savais et de lui demander une nouvelle fois l'autorisation de partir à la recherche de Bella.
-Bon que voulais-tu Alec ? Dit soudain Aro.
-Laurent a parlé sous l'influence de Heidi.
Je lui révélais les renseignements qu'il m'avait livré une heure avant et il fut un peu partagé.
-Je vois, murmura-t-il. Donc si je comprends bien, les Cullen ne sont plus ensembles. Alice est hors d'atteinte ?
-Je pense savoir où elle est ainsi que Jasper, mentis-je.
-Tu comptes faire quoi Alec ?
-Y aller, négocier avec eux pour les ramener, résumai-je. Et pourquoi pas trouver quelque chose d'intéressant sur l'autre continent.
-Je sais très bien ce que tu entends par quelque chose d'intéressant Alec, tu parles de Bella.
-Exactement ! Elle n'a pas disparu, elle est bien quelque part et je compte la trouver un jour !
-Tu essayes depuis des années Alec ! Me rappela Aro avec de la lassitude dans la voix. Pourtant tu reviens toujours les mains vides ou avec des cadavres derrière toi. Tu es devenu incontrôlable depuis que tu as connu cette humaine.
-Et pourtant ce n'est qu'une humaine, chuchotai-je pour moi-même.
Le sourire d'Aro n'échappa à mes yeux mais je ne dis rien pour ne pas l'énerver un peu plus.
-Pourquoi veux-tu y aller Alec ?
-Notre marché tient toujours si j'arrive à emmener Bella ici, Jane sera libre de tous ses mouvements. Je ferais tout pour elle quitte à en mourir, quitte à tuer tous les autres vampires.
Je regardais intensément Aro dans les yeux.
-Quitte à tuer Bella pour sauver Jane, je le ferais.
Il savait très bien que je ne mentais pas, je ferais n'importe quoi pour sortir Jane de là. Ma douce Jane...
-Je le sais Alec mais votre relation est tellement malsaine ! Aux yeux de tous c'est une atteinte aux bonnes mœurs.
-Parce qu'aimer son âme-soeur est un crime ?
-Je n'ai pas dit ça mais coucher avec ta sœur Alec c'est affreux !
-On a déjà eu cette conversation. J'ai accepté d'épouser Bella en échange de ma liberté avec Jane, j'aime Jane et lui exprimer mon amour de cette façon est naturelle. Je comprends que pour vous c'est immonde, je penserais la même chose à votre place mais moi je ne vois pas seulement notre lien sanguin, je vois notre lien tout simplement. Nous sommes ensembles depuis le ventre de notre mère et nous le serons jusqu'à la fin.
Aro s'approcha de moi en tapota mon épaule, ce qui me surpris.
-Je comprends Alec. Mais je ne peux pas me permettre de vous laisser comme ça, vous afficher aux yeux de tous.
-Alors je dois trouver Bella ! Je dois me marier avec elle et faire taire les rumeurs, fis-je en me relevant d'un coup.
-Exactement Alec, sourit Aro. Mais ne rate pas cette fois, sois sûr de toi car c'est ta dernière chance que je te laisse. Tu partiras quand tu seras prêt mais tu ne reviendras pas sans Bella, tu comprends Alec ? Si tu reviens sans elle, je te séparais à jamais de ta sœur. Tu n'as pas de date limite et je t'autorise en emmener qui tu veux avec toi.
-Heidi ? Proposai-je.
-Non pas elle, j'en ai besoin pour ramener suffisamment de nourriture au château.
-Démétri ? Proposai-je en souriant.
-Absolument, il te trouvera Alice et Jasper. C'est comme ça que tu trouveras ta cible. Laisse-moi maintenant j'ai à faire.
J'avais ouvert la porte quand il me héla.
-Passe voir Jane dans sa chambre avant de partir. Je ne veux pas qu'elle me déteste après ton départ, tu me détestes déjà et j'en suis attristé.
-Je ne vous déteste pas maître, je vous en veux, répliquai-je en fermant la porte.
Je courais presque pour trouver Démétri afin de lui annoncer la nouvelle, c'était impensable qu'Aro nous laisse partir ensemble pour un temps indéfini. Mon ami était dans sa chambre, j'entrais sans frapper comme à mon habitude.
-On ne t'a jamais appris le principe d'une porte ? Demanda-t-il avec un sourire dans la voix.
Il était dos à moi mais je savais qu'il arborait un sourire radieux.
-Je m'en fou de la porte, je voulais te parler en urgence.
-Et c'est quoi l'urgence ? Demanda-t-il en se retournant.
-On part au Canada tous les deux, dis-je comme un enfant.
-C'est tout ? Dit-il déçu.
-On part tous les deux. Tous les deux crétin ! Tu saisis ?
Il m'y une seconde pour comprendre. Nous serions libre pendant un long moment, sans ordre, sans surveillance. C'était un merveilleux cadeau de notre maître et j'étais plus qu'heureux de le partager avec mon ami. J'eus une petite pensé pour Jane qui serait emprisonnée ici pendant que je passerais du bon temps avec Démétri.
-Va la voir avant de partir car on ne sait pas quand on revient, sourit gentiment Démétri.
-Tu veux dire si on revient, rétorquai-je.
-Qu'est-ce-que tu racontes Alec ? S'inquiéta-t-il.
-Je te raconterais ça sur le chemin. Prépare tes affaires on part ce soir !
Je quittais sa chambre pour me rendre dans celle de Jane, j'étais heureux de pouvoir passer du temps avec elle mais ce moment résonnait comme un adieu, du moins j'en avais l'impression. Je fus surpris de ne pas voir de garde à sa porte mais je ne m'en formalisais pas, je toquais à la porte soudain timide.
-Dégagez peu importe l'ordre d'Aro ! Cracha ma sœur.
J'eus un immense sourire, c'était ma sœur tout craché ! J'ouvris la porte malgré son interdiction.
-Même si l'ordre est de venir te voir ? Demandai-je en passant la tête à travers le morceaux de bois.
-Alec ! Cria ma sœur à l'autre bout de la pièce.
J'entrais dans la pièce et je refermais la porte derrière moi, Jane se jeta dans mes bras. Je l'attrapais dans mes bras, elle crocheta ses jambes autours de ma taille. C'était incroyable de la retrouver après tant d'année sans pouvoir la toucher comme ça. Elle se lova contre mon corps, comme avant. Je restais dans cette position un long moment, savourant l'odeur chocolatée de mon âme-sœur. Jane plaqua ses lèvres sur les miennes, elles étaient tellement douces comme quand elle était encore humaine. Je fermais les yeux et j'oubliais le reste du monde autour de moi, j'oubliais mon départ qui approchait et je savourais ce contact. Après plusieurs minutes à échanger un baiser langoureux avec elle, je me décollais d'elle mais je gardais son visage entre mes mains.
-Que nous vaux cette intimité ? Demanda ma sœur avec un regard inquiet.
-Rien du tout, la rassurai-je en souriant.
-Non Alec. Aro n'accorde rien sans rien, tu es le premier à le savoir. Si Aro nous accorde du temps ensemble c'est qu'il t'envoie quelque part sans moi et ça me fait peur.
J'embrassais une nouvelle fois ma Jane pour la faire taire. Je savais comment la rassurer depuis notre enfance et maintenant que nous étions vampires la seule chose qui apaisait ma sœur c'était de l'embrasser.
-Alec, soupira-t-elle.
Je lui souris, je pouvais sentir son envie grâce à notre connexion mentale. Il paraissait que les âme-sœurs pouvaient sentir tout ce que l'autre ressentait même à des kilomètres de distance. Nous étions le tableau parfait des âmes-sœurs, là dénudés sur le lit, nos jambes entremêlés. Jane était tellement petite comparé à moi, elle était restée une adolescente coincé dans sa quatorzième année. J'embrassais son cou tiède juste au niveau de la morsure qui lui avait offert une nouvelle vie, une vie d'esclave mais une vie ensemble. Je m'en moquais de tout ce que nous devions subir du moment qu'elle était là. Jane était le centre de ma vie, mon tout. Et là que je lui faisais l'amour comme si c'était la dernière fois, je comprenais pourquoi j'avais cédé à la tentation et passé du côté obscur. Mon corps était lié au sien tout comme nos âmes, nous ne faisions qu'un.
-Je t'aime Alec, susurra Jane en fermant les yeux.
C'est à ce moment que je me libérais en elle, jouissant de bonheur et de plaisir. Jamais je n'avais ressenti ça avec une autre femme, Bella m'avait apporté un peu de bonheur mais elle était trop différente de moi, beaucoup trop docile pour être mon âme-sœur.
J'étais allongé sur Jane, elle me caressait les cheveux comme souvent. Petits, nous faisions souvent ça, je m'allongeais sur elle et elle me caressait les cheveux. Dans ces moments nous étions seuls au monde.
-Alec, tu pars quand ?
-Dès que j'aurais quitté ta chambre.
Sa caresse s'arrêta un instant avant de reprendre d'un rythme différent, un peu plus lent.
-Alors reste pour toujours avec moi Alec. Je ne veux pas que tu me quittes.
-Je n'ai pas le choix Jane. Je le fais pour nous, pour toi !
-Tu le fais pour Bella car elle te manque, dit-elle d'une voix triste et froide.
-Non c'est faux, mentis-je. Je veux qu'elle vienne au château pour me marier avec elle et en finir avec cette histoire.
Jane se raidit, elle n'aimait pas cette idée de mariage, elle ne comprenait pas que ce n'était pas un mariage d'amour. Même si pour être honnête, l'idée de me marier avec Bella m'arrachait un petit sourire.
-Mais je n'ai pas le choix, je dois accepter l'idée de te partager avec elle puisqu'elle deviendra ma belle-sœur.
Je remontais la tête pour l'embrasser chastement.
-Mais tu seras la seule dans mon cœur, la rassurai-je.
-Menteur, sourit tristement Jane.
Je me relevais pour me rhabillais rapidement mais Jane me sauta dessus, manquant de me faire tomber.
-Jane, ris-je. Arrête de faire ça, un jour on va se blesser.
-Tu es assez fort pour nous retenir tous les deux, rétorqua ma sœur sans se défaire de son sourire.
-Bon lâche-moi maintenant, ordonnai-je.
-Non.
Je soupirais d'agacement, Jane était vraiment têtue ! Je défis ses bras de mon cou et je m'éloignais d'elle en direction de la porte. Elle me lança un coussin mais je l'entendis voler dans la pièce, l'évitant au dernier moment.
-Trop lente, me moquai-je.
En quittant la pièce, j'entendis sa dernière requête à travers la porte.
-Surtout n'oublie pas de lui passer le bonjour pour moi !
Sa voix était narquoise, elle détestait Bella plus que n'importe qui au monde mais ne le montrait pas. Je le savais parce que je la connaissais plus qu'elle se connaissait elle-même. Je réfléchissais sur la manière d'agir pour localiser Bella en retrouvant Démétri qui m'attendait dans le garage, il me fit un grand sourire.
-Je conduis, dit mon ami en me montrant les clés.
Je haussais les épaules, de toute façon je n'en n'avais pas l'intention. On prit la voiture la plus rapide disponible et on ne mit pas beaucoup de temps pour faire la route jusqu'à la l'aéroport où nous attendait notre avion. Démétri avait réglé les détails du vol et moi j'avais appelé mon contact pour lui renseigner nos heures d'arrivé, il conduirait ma voiture jusqu'à l'aéroport car je voulais récupérer mon petit bijoux qui plaisait tellement à Bella.
Après plusieurs heures de vol, on arriva à Moncton. J'étais légèrement nerveux à l'idée d'aller chez les Cullen mais je n'avais pas vraiment le choix, je savais par expérience que Carlisle travaillait toujours la nuit et donc nous serions tranquille pour aller parler à Edward. Le seul problème restait Esmée, elle ne me portait pas vraiment dans son cœur. Je devrais attendre de voir Edward seul. En prenant le volant de ma Mercedes, je pris conscience que je n'étais pas très loin de Bella et un frisson de plaisir parcourut mon corps ce qui n'échappa pas à Démétri.
-Pressé de la voir hein !
-Tu n'as pas idée à quel point je suis heureux d'être loin du château.
-Je le suis aussi, mais j'aurais aimé que Heidi soit là.
-Je le voulais aussi mais Aro m'a dit non.
Une grimace de déception traversa le visage de mon ami, ce qui ne me surprit pas.
-Alors toi et Heidi vous êtes ensembles ? Demandai-je sincèrement intéressé.
-Ouep. Mais ce n'est pas comme toi et Jane, il n'y a pas cette union de l'âme et tout ça. C'est juste du plaisir et un sentiment de bonheur quand on est ensemble.
-C'est l'amour, résumai-je.
-Toi aussi tu es amoureux de Bella. Et ne nies pas Alec, je le vois bien à ton petit sourire niais quand tu entends son prénom.
-Je déteste ça. J'ai l'impression que je trahie Jane. Mais j'ai aussi finir par la haïr car à cause d'elle je suis séparé de ma sœur.
-Je ne dis pas le contraire mais ta relation avec Bella est plus saine que celle avec ta sœur. Ne t'énerve pas, je ne vous juge plus depuis longtemps.
Je me concentrais à nouveau sur la route pour trouver le chemin menant chez les Cullen.
-Je ne pense pas qu'Edward soit chez lui, je ne sens pas son odeur se rapprocher.
-Il serait où ? Demandai-je un peu perplexe.
-Vu l'heure tardive, il doit être dans un endroit qui ouvre le soir.
-Des cours du soir par exemple ? Proposai-je.
-Ouais. Il aime quoi dans la vie le romantique ?
J'eus un sourire moqueur en lui répondant.
-Il adore jouer du piano !
On rit quelques minutes le temps du trajet et quand j'arrivais devant le Metro Moncton School of Music je fus un peu déçu, je pensais me garer devant un vieux bâtiment comme l'école de musique en Volterra mais au lieu de ça, je fus devant un bâtiment trop moderne. Il faisait bien nuit à Moncton, Edward pouvait se donner à sa passion merdique sans être dérangé par le soleil.
-Il est là, me dit Démétri en me désignant une fenêtre.
J'étais toujours impressionné devant la précision de son don, il localisait les personne dans une pièce sans être dans la maison. En l'occurrence, Edward était à l'étage dans la pièce éclairée en face de nous, je ne pouvais pas le voir mais je voyais son ombre à travers la minuscule fenêtre.
-On y va, dis-je à Démétri.
On ouvrit les portières d'un seul mouvement, à la façon des agents du FBI dans les séries vintages. Je regardais le look de Démétri, il portait un jean noir délavé avec un pull bleu. Il ressemblait à ces étudiants cool et branchés que l'on voyait à New-York. Quant à moi j'avais mon éternel paire de Converse assortie à ma veste grise et mon jean droit. J'avais l'allure d'un gamin à la mode ce qui passait inaperçu dans cette ville dynamique. Démétri m'ouvrit la porte et il s'adressa à la femme à l'accueil, elle avait la trentaine et regardait la télévision sur son téléphone.
-Salut, dit Démétri. Edward est là ?
-Je peux savoir qui vous-êtes ? Demanda l'humaine en levant un sourcil.
-Démétri et Alec Volturi des cousins de la famille Cullen, souris-je d'un air charmeur. Mais j'aimerais lui faire la surprise, on est venu d'Italie pour le voir, sa mère Esmée nous a dit qu'il était ici. On est passé chez eux, le docteur Cullen est à l'hôpital et on voulait faire plaisir à leur fils.
J'avais réussi à la convaincre puisqu'elle se leva et nous fit signe de la suivre.
-Edward donne son cour du soir à des futurs prodiges, votre cousin est vraiment doué ! Dit-elle rêveusement.
-On a tous un talent dans la famille, répliqua Démétri.
Je lui mis un coup dans les côtes pour le faire taire.
-Quel est le votre ? Demanda l'humaine.
-Je suis très doué pour la chasse, je ne rate jamais mes cibles.
La voix de Démétri était très basse, très menaçante. L'humaine tressaillit et se tourna vers moi.
-Et le votre ?
-Moi je n'en n'ai pas. Je suis seulement doué pour endormir d'ennuis les gens.
Démétri se mit à rire comme un imbécile mais son rire fut contagieux pour l'humaine, elle pouffait de rire en s'arrêtant devant une porte bleue.
-C'est la salle de piano. Attendez ici quelques minutes, la leçon est bientôt terminée. Si vous avez besoin de moi, je suis à l'accueil.
Démétri lui fit un signe de la main quand elle s'éloigna, ce qui me fit lever les yeux au ciel.
-Tu en as pas marre de faire du charme aux humains constamment ? Demanda-je agacé.
-C'est sûr que comparé à toi, je suis irrésistible.
Je levais une nouvelle fois les yeux au ciel quand un adolescent boutonneux ouvrit la porte. Il marqua un temps d'arrêt devant nous et Démétri lui fit un clin d'œil.
-N'oublie pas de revoir la partition pour la semaine prochaine car tu as énormément de lacune, lança Edward sans se retourner.
Il se retourna vivement dans notre direction, il semblait surpris.
-Tiens, tiens, le petit prodige ne serait-il pas surpris de nous voir ? Lançai-je.
-Il a probablement perdu son don ! Railla Démétri fier de notre effet.
-Vous vous amusez bien les bouffons ? Demanda le vampire roux en croisant les bras.
-Comme des enfants, assura Démétri.
J'aimais tellement me moquer des autres avec Démétri, nous étions sur la même longueur d'onde.
-Bon vous voulez quoi ? J'imagine que vous n'êtes pas là pour vous foutre de ma gueule !
-Détrompe-toi Eddy, j'adore me foutre de ta gueule ! Protestai-je.
Il était temps d'en venir au chose sérieuse !
-Tu te doutes bien que nous ne quittons pas le château sans une bonne raison. Vois-tu un ami en commun est venu nous voir pour nous dire que ton clan avait implosé.
-Et alors, je ne pense pas que ça fasse parti des règles de conduite du gentil vampire !
-Non c'est vrai, dis-je avec un sourire hypocrite. Mais la règle 10 vous oblige à informer Aro, Marcus ou Caïus de tout incident dans votre clan.
-Je ne vois pas en quoi c'est un incident, me contredit Edward.
-La division d'un clan c'est un incident important, répliqua Démétri.
-Le clan n'est pas divisé. Alice, Emmett et les Hale sont partis quelque temps car ils n'aiment pas Moncton mais on se voit régulièrement.
Edward croisa les bras, un signe de nervosité.
-Je ne suis pas nerveux ! S'énerva Edward.
-Donc tu acceptes que l'on se rende chez vous pour une petite mise au point ? Demandai-je ironiquement.
Je savais très bien qu'il refuserait. Laisser les Volturi entrer quand on était en fraude c'était comme laisser la mort entrer dans sa demeure.
-Tu connais ma réponse alors pourquoi demander, soupira Edward.
-Pour la forme voyons ! Expliqua Démétri.
L'humaine arriva, un air soucieux sur son visage.
-Tout va bien ? Demanda-t-elle à Edward.
-Mais oui, la rassura Démétri. On discute avec notre bon vieux Eddy ! Bon on rentre maintenant ou on va boire un verre ?
Alors Edward, je la tues maintenant ou j'attends un peu ?
-C'est bon on y va, capitula le vampire roux.
On salua l'humaine qui semblait inquiète pour Edward, avait-elle senti la menace que nous représentions ? Edward monta docilement à l'arrière de la voiture, après tout c'était lui qui était en tord et il devait se faire tout doux. Je pris le chemin d'une vois sans issue pour être un peu plus tranquille. Je me garais rapidement, coupais le contact et fis signe à Edward de sortir.
-Pourquoi venir ici ?
-Parce que j'ai un accord à te faire, répondis-je.
-Un accord ? S'étonna Edward.
-Exactement. Disons que j'ai des choses plus importantes que tes problèmes familiaux et que j'ai décidé de faire l'impasse sur votre faute.
-En quel honneur ?
-En l'honneur que vous êtes des amis d'Aro, dit Démétri.
-Pas seulement, continuai-je. J'ai besoin de toi Edward.
-Je ne suis pas intéressé pour rejoindre la garde, me coupa-t-il.
-Non je n'ai pas dit Aro mais moi. J'ai besoin de ton aide pour avoir une information précieuse.
-Je t'écoute, bougonna le roux.
-Comme tu le sais Bella m'a totalement ridiculisé devant tout le monde. Malgré tout il faut que je la retrouve pour Aro.
-Comme toujours tout tourne autours d'elle, soupira-t-il.
-Quoi qu'il en soit Edward je sais que tu la désires toujours mais qu'elle est hors d'atteinte.
-Remercie Alice pour ça, claqua-t-il amèrement.
-Je le ferais en temps voulu crois-moi ! Ris-je.
Je lui arrachais un maigre sourire, c'était toujours ça ! J'inspirais un bon coup cherchant les mots qui me manquaient.
-J'aimerais que tu m'aides à la retrouver.
-Qui, Alice ou Bella ? Sourit machiavéliquement Edward.
-Les deux à vrai dire. Je ne peux pas trouver Alice tout seul et je ne peux pas trouver Bella sans elle.
-De toute façon, elle ne te dira jamais où se trouve Bella et elle ne vit pas seule.
Je me grattais nerveusement la joue, je n'avais pas pensé à ce détail.
-Si tu arrives à cuisiner Alice pour moi je t'offre quelque chose que tu ne pourras pas refuser.
Je l'avais intriqué. Il changea de position, nettement plus ouvert à la discussion.
-Que me propose-tu Alec ?
-Je te propose les dix premières années de la vie de Bella.
Ça m'avait échappé. Ce n'était pas quelque chose qui me plaisait mais je devais faire des compromis si je voulais la retrouver.
-Ça marche Alec. Je vais appeler Alice et me renseigner pour toi.
-Je n'ai pas dit que tu avais Bella à ta disposition. Tu seras obligé de vivre à Volterra pendant ces années.
-Je suis d'accord mais je veux une autre chose. C'est donnant donnant Alec.
Je soupirais, Edward était vraiment dur en affaire. Mais qu'est-ce-qu'il voulait de plus que 10 ans avec Bella ? Je lui laissais la femme que j'aimais contre une seule information !
-Je veux la transformer moi même quand il me plaira.
-Je m'en fiche de ça, je te la laisse mais tu devras rendre des comptes à Aro.
-Je le sais bien. Comme je sais aussi que je serais sous ses ordres alors je ferais ce que je veux de Bella temps qu'elle sera en pleine forme. On est d'accord alors ?
-Donc tu veux 10 ans avec Bella, disposer d'elle comme tu veux ?
-Exactement. Et je ne veux pas que tu la touches pendant cette période.
Je pesais le pour et le contre, ne pas toucher Bella pendant une si longue période me paraissait impossible surtout si je le verrais.
-Alors ? Insista Edward sentant que je pliais.
-Marché conclu.
Je serrais la main que me tendait le vampire en face de moi. Je m'engageais dans une pente glissante car j'étais obligé de respecter mes engagements, surtout que je représentais les Volturi.
-Alors très bien, je vais appeler Alice et essayer de lui tirer les vers du nez. Je vous recontacte rapidement mais en attendant quittez la ville.
Je lançais un regard à Démétri qui hocha la tête, de toute façon Edward ne pourra jamais nous échapper, il était sous contrôle permanent des Volturi à cause de ses tendances coléreuses et destructrices. Je repris le volant en me dirigeant vers un hôtel miteux pour prendre une douche et attendre l'appel d'Edward. Je n'étais pas couvert de sueur mais prendre une douche me calmais toujours. Je venais de faire une chose horrible, j'avais promis à Bella que je ne lui ferais pas de mal et que je ne jouerais jamais avec elle. Mais qu'est-ce-que j'avais fait ? En sortant de la douche, j'étais toujours septique sur notre marché.
-Tu penses vraiment qu'il va te rappeler ? Demanda Démétri.
-Oui je pense, je lui ai fait une offre qu'il ne peut pas refuser.
-Ça fait cher l'information ! Constata mon ami.
-Qu'est-ce-que tu veux, c'est ça ou un chou blanc, soupirai-je.
-Tout de même, ça veut dire qu'il a le monopole de la compagnie de Bella alors que tu seras marié à elle, résuma Démétri.
-Oui elle va m'en vouloir c'est certain, marmonnai-je.
-Elle va te haïr tu veux dire !
-Sans parler de la transformation et du mariage. Oh c'est certain, elle va me tuer.
Mon téléphone mit fin à la conversation, c'était Edward qui me rappelait.
-T'es rapide quand tu veux, me moquai-je.
-Ta gueule Alec. Tu veux mon information ou pas ?
-Je t'écoute mon lapin, souris-je.
-Je ne sais pas grand chose mais j'ai entendu Rosalie parler du zoo de Winnipeg donc ils sont quelque part dans cette zone.
-Merci Edward, dis-je sincèrement.
-Je ne l'ai pas fait pour toi Alec.
-Je m'en doute. Je te tiens au courant dès que j'en sais plus.
-J'y compte bien.
Edward raccrocha, il venait de me délivrer une information capitale. Je pris mes clés que j'avais lancé sur le lit, ce qui fit grogner Démétri.
-J'ai pas fini de dormir, dit-il en se levant.
-Tu feras une sieste en route ! Me moquai-je.
En réalité, Démétri était très feignant. Il aimait flâner dans les rues le soir, rester allonger sur un lit, regarder des films. Bref il était resté très humain, un peu trop parfois. On prit la direction de cette ville connue et assez peuplé, j'allais avoir beaucoup de mal à trouver Alice là-bas. Je pris mon téléphone pour appeler mon contact au Canada.
-Céline ! Dis-je avec un sourire.
-Alec, mon vampire préféré ! Plaisanta l'hybride.
Céline était une hybride, elle était née d'une union entre une humaine et un vampire. C'était la créature la plus belle que je n'avais vu dans ma vie. Je la connaissais depuis sa naissance, je l'avais vu grandir et elle était mon trésor. Quand je passais au Canada, j'allais la voir. Elle était devenue comme ma nièce et elle était sous ma protection.
-Comme si je vais te croire, ris-je.
-Que me vaut l'honneur de ton appel ? Il me semble que tu étais interdit de sorti !
-Je suis en mission et j'ai besoin que tu me localises Alice Cullen.
-C'est facile ça, elle doit être à côté d'un centre commercial celle là !
Je ris avec Céline, elle avait un humour un peu bizarre mais je le partageais avec elle.
-Démétri n'arrive pas à la localiser car il ne l'a jamais vraiment approché.
-Et heureusement j'entre en ligne !
J'éclatais de rire une nouvelle fois. Céline n'avait pas de talent particulier si ce n'est qu'elle était une experte informatique.
-Elle est à Winnipeg, c'est tout ce que je sais.
-Je te tiens au courant, à plus Alec !
Je l'entendais déjà pianoter sur son ordinateur quand elle raccrocha, j'étais certain qu'elle trouverait quelque chose car Alice ne prenait jamais un pseudonyme. Même quand elle était mariée avec Jasper, elle s'appelait Alice Cullen. J'avais demandé à Céline de trouver une piste concernant Bella mais elle m'avait assuré que c'était comme de chercher une aiguille dans une botte de foin malgré ça elle avait essayé de la trouver mais l'opération fut sans succès. En même temps, le prénom de Bella était beaucoup trop courant pour la repérer facilement et je ne connaissais pas son nom de famille d'emprunt.
-Tu m'écoutes ? Demanda Démétri en agitant une main devant mon regard.
-Non.
-C'est bien ce que je pensais. Je te demandais qu'elle était la suite du plan une fois à Winnipeg ?
-Trouver Alice, la faire parler. Si elle ne veut pas, tuer Rosalie ou Emmett. Simple, rapide et efficace.
-Tu fais quoi de Jasper ?
-Je négocie avec lui, dis-je en souriant.
-Comme tu l'as fait avec Edward ? Douta Démétri.
-Il n'est pas aussi facile de négocier avec lui, surtout s'il apprend le pacte que je viens de passer.
-Un pacte avec le diable, marmonna Démétri.
Cette image de diable me fit sourire, il était bien connu que j'étais le diable des diables parmi les gardes Volturi et je ne laisserais pas quelqu'un d'autre toucher ma Bella. Elle allait devenir ma femme selon la volonté d'Aro. Soudain une ampoule éclaira ma lanterne.
-Franchement Dem, tu me crois si bête que ça ? Souris-je devant son visage surpris.
-Je ne te suis plus là, avoua mon ami.
-Tu penses vraiment qu'Aro va laisser Edward faire ce qu'il veut de Bella ? Tu te rappelles pourquoi il s'intéresse autant à elle ?
-Elle est de la même famille que celle qui a fait un enfant à Edward, comprit le vampire châtain.
-Donc Edward ne pourra pas faire n'importe quoi avec elle puisque Aro veut qu'elle fasse un enfant hybride, continuai-je.
-Sans parler de ton mariage ! S'exclama mon passager.
-Qui est le mieux placé pour faire un enfant à Bella que son futur mari ? Conclus-je.
Bien sûr que je pouvais réduire à néant la promesse que j'avais fait à Edward mais tout passerait par l'autorité du maître, je couvrais mes arrières comme toujours. Il était certain qu'Aro ne serait pas heureux d'apprendre que j'avais conclus un pacte nul avec un Cullen mais la faim justifiait les moyens ! En arrivant à Winnipeg, je mis un point d'honneur à appeler Aro pour le mettre au courant avant que la situation prenne un tournant inattendu.
-Alec, s'exclama mon maître.
-Maître, j'ai de bonne nouvelle.
-Déjà ? S'étonna-t-il.
-Je suis le plus efficace d'entre tous, rappelai-je. Avant toute chose j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
-Commence par la mauvaise, soupira Aro.
-J'ai conclus un pacte avec Edward Cullen.
-Je ne vois pas en quoi cela est une mauvaise nouvelle, rétorqua Aro.
-Laissez-moi finir. Il a accepté de me donner la ville où se trouve Alice Cullen en échange d'une chose impossible à donner.
-Qu'elle est cette chose Alec, s'inquiéta le roi des vampires.
-J'ai proposé à Edward de venir au château pendant 10 ans tout en profitant des charmes de Bella une fois que je l'aurais ramené. Mais cela ne lui a pas suffi, il a voulu la propriété absolue de l'humaine.
-Explique-toi ! Cria à présent Aro.
-Il ne voulait pas que je la touche ni que je sois dans la même pièce. Il voulait faire ce qu'il voulait d'elle et la transformer quand il l'aurait souhaité.
-Non, non, non !
-J'ai compris qu'il parlait du mariage mais je n'avais pas le choix si je voulais obtenir des informations sur Alice, risquai-je.
Un grand silence me répondit, je savais qu'il était énervé contre moi mais cette situation était un cas de force majeur.
-Donc si je résume, tu ne pourras pas lui faire un enfant ?
-Exactement.
-Alors je rends ce contrat nul par les pouvoirs qui me sont conférés. J'en ferais part à Edward dans une lettre officielle. Donc qu'elle est la bonne nouvelle ?
-Céline est sur le point de trouver Alice. Avant le couché du soleil, j'aurais son adresse.
-Bien, très bien ! Continue comme ça mais ne fais pas de dégât Alec sinon je vais devoir te punir.
-Oui maître.
Je raccrochais avant de prendre une nouvelle engueulade mais j'avais réussi à rompre le marché sans me mouiller, je retrouver Démétri qui revenait de chasse.
-Je suis couvert ! Indiquai-je.
Démétri me fit un sourire sincère, il n'aimait pas cette idée d'offrir Bella. Après tout, il aimait bien l'humaine comme beaucoup de Volturi avant qu'elle me ridiculise devant tout le monde. Depuis cette épisode, j'avais perdu un peu de ma prestance mais mon don rappelait rapidement aux gens que j'étais toujours autant dangereux. Après une bonne chasse et avoir fait le plein de ma voiture, je reçus par texto l'adresse où vivait potentiellement Alice Cullen.
Je me postais à quelques maisons de là pour surveiller la petite maison. Aucune lumière n'était allumée mais j'entendais du bruit, à l'intérieur. Ce qui était bizarre c'était cette impression qu'un cœur battait chez eux, avait-elle un invité chez elle ? Je fis signe à Démétri de faire un tour et de regarder de plus près, qui sait Bella y était peut-être ! Mais quand mon ami revint, il semblait déçue.
-Ce n'est pas Bella, c'est une petite blonde plus jeune qu'elle.
-Une humaine ?
-Affirmatif, elle dort sur le canapé et Alice lui caresse les cheveux.
-Bizarre, murmurai-je. On va rester là pour observer leur comportement et se renseigner sur le nombre d'habitants.
-Je ne pense pas que Jasper soit ici car je ne l'ai pas senti.
-Fais chier, dis-je dans un grognement.
La planque était vraiment chiante, les Cullen étaient chiants. Je n'aimais pas faire ça, rester là sans bouger. Même si c'était dans notre nature de ne pas bouger, moi je m'emmerdais ! Démétri fixais la demeure d'un regard absent, il semblait loin d'ici.
-J'ai l'impression que c'est plus qu'une idylle avec Heidi n'est-ce-pas ?
-Je ne sais pas.
-Tu le sais mais tu ne veux pas l'avouer car tu as peur de la réaction d'Aro.
-Je sais très bien ce qui va m'attendre si je lui annonce notre liaison.
-Il t'arrachera la tête, Plaisantai-je.
-Pire, il me séparera d'elle à jamais.
-Je connais ça, murmurai-je. J'aurais préféré qu'il ne découvre jamais notre liaison.
-D'ailleurs comment a éclaté votre secret ?
Je reportais mon regard sur la maison que nous surveillions mais mon esprit était à des années de là.
-C'est Athenodora qui nous a surpris un soir. Nous étions en mission de surveillance lors d'un de leur voyage, Jane était blasée de servir de chien de garde et elle en avait marre de cette vie. J'ai posé ma main sur son dos pour la réconforter et elle m'a embrassé. Nous pensions être seuls mais Athenodora a tout dit à Caïus qui s'est fait une joie de le rapporter à Aro et tu connais la suite.
Démétri acquiesça, tous les membres Volturi connaissaient l'histoire des jumeaux incestueux. Dans la maison, du mouvement mit fin à notre conversation et à mes pensés. Quelqu'un arrivait chez Alice, c'était Rosalie. Elle entra sans frapper pour ne pas réveiller l'humaine qui dormait. Je décidais de sortir de la voiture pour tenter d'entendre leur conversation. Je marchais à l'ombre des arbres, me protégeant des rayons du soleil et du regard des Cullen.
-Bella a appelé, dit Rosalie.
J'échangeais un regard avec Démétri, la conversation était intéressante.
-Elle va bien ? Demanda Alice d'une voix lointaine.
-Pas vraiment, elle a perdu sa petite patiente aujourd'hui.
-Je le savais mais je ne voulais pas lui dire.
-Pourquoi tu ne lui parles presque plus ? S'inquiéta Rosalie en s'asseyant sur une chaise à côté de l'autre vampire.
Je ne voyais pas le visage d'Alice mais je vis ses épaules affaisser.
-Je sais que Wendy va nous trahir mais je ne sais pas comment.
-Wendy ? S'étonna Rosalie en regardant l'humaine endormie.
Alice acquiesça de la tête et elle lui désigna la porte avant de se lever en même temps que la blonde.
-On bouge, dis-je à Démétri.
On eut juste le temps de se cacher derrière une voiture, les filles avaient ouvert la porte.
-J'ai vu dans une visions qu'elle va parler avec Aro.
-Ce n'est peut-être pas ce que tu crois, la rassura Rosalie. On a tous parlé un jour ou l'autre à Aro, elle devait être déjà transformée.
-Non ! S'écria Alice. Elle était humaine, j'ai vu ses yeux bleus. Elle était heureuse d'être avec eux, elle riait avec Alec.
-Comment peut-on rire avec ce connard ? Plaisanta la blonde.
-Je me le demande aussi, ricana Démétri à côté de moi.
Je lui mis un coup de point dans l'épaule et je me retournais vers les filles.
-Alors il ne faut plus parler de Bella devant elle, conclut Rosalie.
Ainsi c'était cette humaine, Wendy, qui allait nous fournir des renseignements !
-Mais le problème c'est qu'elle bloque mes visions quand elle est proche de moi. J'ai l'impression qu'elle en fait exprès, soupira Alice en se retournant vers la fenêtre.
-C'est impossible qu'elle puisse faire ça, sinon elle bloquerait aussi le don d'Edward. Non je pense qu'il y a quelque chose d'autre mais il faut creuser.
-J'ai peur pour elle tu sais, avoua Alice en baissa la tête. J'aimerais la transformer mais avec tout ce qui se passe avec la famille, je n'ai pas le temps.
-Es-tu sûre que c'est elle ta compagne ?
-Oui ! S'écria Alice. Je sais que vous n'êtes pas tous d'accord avec cette relation mais c'est comme ça. J'aime Wendy plus que ma vie, je l'aime au delà de l'inimaginable et sans m'en rendre compte je suis devenue dépendante d'elle.
-J'ai l'impression de m'entendre parler quand je décris ma relation avec Emmett, commenta Rosalie avec de l'émotion dans sa voix.
-Elle va bientôt se réveiller, dit Alice en ouvrant la porte.
-Tu vois son avenir ? Questionna la jolie blonde.
-Non mais elle gigote avant de se réveiller, sourit amoureusement Alice.
J'attendais que les vampires soient occupées avec l'humaine pour sortir de ma cachette, de ce que je voyais c'était une humaine très jolie, blonde avec de grands yeux bleus et un visage. Elle souriait souvent et semblait bien dans sa peau, jusqu'à ce que je remarque son regard triste quand Alice n'était pas là. D'une certaine façon, elle me faisait penser à Bella quand je l'avais rencontré. Je tenais là une informatrice potentielle, je devrais l'approcher un maximum ou je devrais laisser faire Démétri. On regagna la voiture après avoir vérifié que personne ne nous suivez, j'étais excité à l'idée de traquer cette humaine.
-Bon on tient un gros poisson, dis-je en mettant ma ceinture.
-On va où ? Demanda Démétri un peu surpris.
-Faire le tour du quartier pour nous trouver un point de surveillance. Tu as toujours tes cartes du FBI ?
-Oui dans mon sac pourquoi ?
-On va se faire passer pour des agents et emprunter une maison à quelqu'un.
-Tu as toujours des idées extrêmes toi, rit Démétri devant mon visage réjouis.
Après un tour du quartier, avoir passé un costume sombre et des lunettes de soleil, on offrit une semaine de vacance à un couple retraité qui habitait en face des Cullen ou Hale selon le point de vu. Démétri appelait souvent Heidi pour prendre des nouvelles mais également pour le tenir au courant, nous aurions probablement besoin d'un coup de pouce.J'avais convaincu Aro de nous envoyer Heidi quelques jours pour nous aider. Nous attendions une occasion de parler à cette Wendy sans Alice ni la blonde mais elle ne semblait jamais seule, après quelques jours de planque, Démétri perdit patience.
-Je vais y aller. Je vais tuer la blonde, tu neutralises Alice et l'humaine.
-Arrête Démétri, on doit agir en douceur.
-Mais c'est quoi cette politique idiote ? Depuis quand les Volturi agissent dans la dentelle ?
-Depuis que l'on a des problèmes tiens ! Soupirai-je.
Du mouvement chez Alice attira mon attention, Wendy montait dans une voiture. Démétri s'élança dans le garage et prit la moto pour suivre plus rapidement Wendy. Le but était de la toucher physiquement pour la traquer définitivement. J'en profitais pour prendre la voiture afin de chasser, Démétri m'envoyait son itinéraire en temps réel et je ne mis pas longtemps pour le retrouver.
-Je suis lui ai rentré dedans et j'ai son odeur, elle va en cours.
-Quoi c'est une lycéenne ?
-Non, une étudiante et elle est dans un bâtiment de science. Viens on y va.
Je suivais le vampire dans le dédale de couloir jusqu'à un immense amphithéâtre. Je repérais la petite blonde à un siège isolé du reste du monde, elle était déjà prête à devenir un vampire ! On s'installa à côté d'elle, Wendy était prise au piège.
-Salut, lança Démétri d'un air joyeux.
-On se connaît ? Demanda-t-elle d'un air revêche.
-Non mais nous on te connaît, répondis-je en souriant.
Dans la quasi obscurité, elle ne pouvait pas distinguer nos yeux.
-En faite, on t'observe depuis plusieurs jours, rectifia Démétri en se tournant vers elle.
Elle eut un frisson, parfait !
-Et comme tu peux le constater, nous aussi on sort un peu de l'ordinaire. Tout comme tes chers Cullen !
-Je ne vois pas de quoi vous parlez ! Mentit l'humaine.
-Allons ce n'est pas bien de mentir, surtout pas aux Volturi ! Ricana Démétri.
Elle s'arrêta de respirer par la peur, visiblement elle nous connaissait de réputation. Mais qu'est-ce-qu'elle savait d'autre ?
-Je pense qu'on devrait sortir d'ici et parler dans un lieu plus confortable, proposai-je. Et surtout Wendy, ne fais pas chose que tu pourrais regretter, je ne suis pas un enfant de cœur.
L'humaine fut très sage jusqu'à la voiture et une fois qu'on fut en route vers une l'aéroport, je passais à table tout de suite.
-Bon tu sais quoi sur Bella Swan ?
-Bella ? L'amie d'Alice, Rosalie et Emmett ? Pas grand chose.
-C'est-à-dire ? Insistai-je.
-JE NE TRAHIRAIS PAS ALICE ! Hurla l'humaine.
Je roulais des yeux devant sa colère, c'était exaspérant.
-Je m'en moque d'elle, de la blondasse ou du gros costaud ! Moi je veux tout savoir sur Bella.
-Je ne sais rien à part qu'elle déménage souvent et qu'en ce moment elle ne se sent pas bien. Je ne sais rien de plus, je vous jure !
Ce n'était pas grand chose, j'étais vraiment déçu mais il me restait une carte à jouer.
-Tu vas espionner pour nous.
-Il en est hors de question, dit-elle en croisant les bras. Je préfère mourir que de trahir les Cullen.
-On dirait Bella, pouffa Démétri.
Wendy fronça les sourcils, elle ne comprenait pas la comparaison.
-Je vais te raconter une petite histoire intéressante. Bella était une petite humaine comme toi, elle a rencontré Edward qui lui a promis de la transformer alors qu'elle était encore au lycée. Résultat elle a passé la vingtaine, elle vit seule et a échappé de peu à l'internement psychiatrique grâce à moi.
-Je ne savais pas, murmura Wendy.
-Tu ignores beaucoup de chose Wendy, même sur Alice. Je suis conscient que tu l'aimes et je comprends cet amour mais maintenant on va te faire un marché.
Je lançais un regard à Démétri, s'il voulait la transformer ça serait son problème !
-Je vais te transformer en échange de ta coopération, proposa mon ami.
-Non.
-Non ? Répétai-je. Très bien. Démétri, attache là. On va chercher Heidi à l'aéroport !
Avant la fin de l'après-midi, Wendy avait subi un lavage de cerveau façon Heidi. Elle m'obéirait au doigt et à l'œil et me rapporterait tout ce qu'elle entendrait au sujet de Bella.
Céline était venue à Winnipeg pour me voir, en temps normal c'était toujours moi qui me déplaçait mais je n'avais pas envie de quitter la ville au cas où Wendy trouverait des informations. J'étais heureux de la voir et ça me remonta un peu plus moral de l'entendre rire.
-Cette humaine t'a vraiment retourner le cerveau, commenta Céline une fois que je lui fis un résumé de mon histoire avec Bella.
-Tu n'as pas idée mais je ne pas accepter l'idée qu'elle soit partie loin de moi.
-Tu as vraiment envie de te marier avec elle ! Comprit l'hybride.
Je hochais la tête en guise de réponse. Je regardais Céline manger avec bon appétit, ça me faisait plaisir de la voir s'adapter à sa nature. C'était une magnifique jeune femme dans la vingtaine, avec ses cheveux bruns aux reflets acajous, elle ressemblait à une poupée. Ses yeux marrons et dorés étaient uniques, elle était le parfait mélange entre sa mère humaine et son père vampire. J'étais toujours au restaurant avec Céline quand Wendy appela pour me donner l'information dont j'avais tant besoin.
-Bella est à Houston, elle a un appartement dans un quartier chic. Elle vit seule mais semble entourée d'amie. Elle appelle Alice et Rosalie toutes les semaines.
Wendy me donna l'adresse que je notais sur un petit morceau de papier.
-C'est bien, la félicitai-je.
Je raccrochais avec de me lever brusquement de ma chaise.
-Deviens amie avec Wendy. Je veux que tu la suives quand elle n'est pas avec les Cullen.
-Compris chef !
Je fis un sourire à Céline avant de me diriger vers l'aéroport à quelques rues de là. Je ne pris pas la peine d'attendre Démétri, je partais directement à l'aéroport. De toute façon Céline lui raconterait tout, je voulais aussi qu'il profite un peu de Heidi qui retournait à Volterra dans la soirée. Pour le coup, je louais un jet privé qui m'assurait un vol rapide pour le Texas. Peu de temps après, je me retrouvais sous le soleil du sud avec une envie irrésistible de serrer Bella dans mes bras, j'étais si proche ! Un chauffeur de taxi me déposa en bas de son immeuble, je grimpais les étages à vitesse vampire et soudain je sentis son odeur unique envahir mes narines. j'y étais presque. Il ne me restait plus qu'à frapper à la porte et attendre. Alors qu'elle s'ouvrit ce n'était pas ma petite humaine brune qui apparut devant moi mais un putain de vampire blond !
Je ne suis pas vraiment satisfaite de ce chapitre (comme à chaque fois) mais je ne vois pas ce que je pourrais rajouter de plus !
Et voilà c'est tout pour le moment.
Aimeriez vous que je fasse intervenir des personnages que vous aimez bien ? j'accepte toute proposition du moment qu'ils soient vampires, loup ou humain (Je ne vois pas comment faire intervenir Harry ou Hermione dans Sombre Idylle !)
Des avis, des remarques, des réactions ? les review sont là pour ça !
Des Bisous sanglants !
