...Coucou? Désolée de cette looooongue absence...j'avais promis au moins un chapitre par mois, et y a rien eut en Octobre. Alors je promet que dans les mois qui suivront, y en aura au moins un qui comptera deux chapitres. Promis!

Sinon, j'ai eut beaucoup de mal à l'écrire celui-là: j'voulais absolument faire rentrer un perso qui le méritait, et ça a été difficile. Très difficile.

XVI. Un garçon étrange

Des yeux hétérochromes! Rien que ça! Après le bras noir, les cheveux blancs et la cicatrice, des yeux vairons! Le prochain truc sera quoi? Des oreilles pointues?

Ça faisait une semaine qu'Allen pestait contre les changement physique qu'il subissait depuis trois ans. Et ça faisait une semaine que Cross restait muet, comme au début de leur voyage. Ou fuite. Au choix.

-Oy, le vieux! Pourquoi tu parles plus? T'es devenu muet?

- Mmh…

Allen se renfrogna. Quoi? Avec cette nouvelle bizarrerie, le rouquin ne voulait plus lui adresser la parole? Il avait peur d'être contaminé? Il le considérait comme un monstre?

Vexé, l'enfant talonna sa monture, un superbe Alezan brûlé, nommé Fëanor*, partant au galop, histoire de prendre ses distances avec l'adulte morose.

Cross, surprit par sa réaction, mot un temps avant de réagir.

-Oy! Gamin! Reviens!

Trop tard. Allen disparaissait déjà dans la courbe du chemin. Soupirant, le rouquin finit par arrêter Tinúviel**, une belle jument noire comme la nuit. Exaspéré par le comportement de l'enfant, il la dessella et monta le camp. Le gamin finirait bien par revenir.

Quoique….il avait eut un petit aperçu de son sens de l'orientation dans le village précédent il y a deux jours. Et c'était pas glorieux.

Après trois longues heures, Cross commença à s'inquiéter. Le soleil s'était couché depuis une heure. A la fin de la quatrième heure, il se leva, prit un bout de bois dans le feu qu'il utilisa comme torche, et commença à pister son imbécile de compagnon de voyage. Il le retrouva au bout d'une demi-heure de marche acharnée et de griffures au visage dans une petite clairière sombre entourée de ronces, juste à côté d'un nid de serpent. Le garçon de douze était complètement paniqué à l'idée de devoir passer la nuit dans ce lieu inhospitalier.

Et Cross se demanda comment il avait fait pour survivre six mois livré à lui-même trois ans plus tôt.

Allen se fit remonter les bretelles, en premier lieu pour avoir contraint Cross de se déplacer, en second lieu pour être la cause de ses griffures à son visage charismatique, et en dernier lieu parce que le feu s'était éteint pendant les recherches. Mais en vérité, Cross remerciait intérieurement le gamin, car il venait de lui donner un prétexte excellent pour mettre à exécution son projet.

Et c'est pourquoi le lendemain matin, la forêt fut animée par de forts cris de protestation.

Trois heures plus tard, Allen se retrouva dans une taverne plutôt huppée, entouré d'hommes à la mine plutôt inquiétante, qui lui montraient une quantité de reconnaissances de dettes plutôt...élevée. En particulier la somme due.

-Alors comme ça, c'est toi qui rembourse les dettes de Cross?, demanda l'un d'eux.

- ...Oui…, la voix d'Allen monta dans les aigus.

Il vit ses...interlocuteurs le regarder avec condescance, parfois mêlée de colère ou de dégoût. Particulièrement un qui avait les joues si gonflées que l'enfant se demandait comment elles pouvaient ne pas exploser. Limite si de la fumée n'en sortait pas.

Ah...3, 2, 1:

-Il s'fiche de nous ce putain d'rouquin! Ce gosse n'a pas un sous! Il peut faire quoi?! Des travaux pratiques?!

Le blandin insulta mentalement l'homme qui venait d'exploser: non mais pour qui il se prenait celui-là? Il était pas aussi faible qu'il le semblait! Merde!

-Pour ce qui est des travaux pratiques, il pourrait travailler dans mon bordel, suggéra un grand maigre à moustache.

- Quoi?

Personne, y compris Allen, n'en croyait ses oreilles.

-Quoi? Il a un physique étrange, certes, mais bon nombre de mes clients recherchent des choses exotiques.

- Ah oui, c'est vrai qu'y a qu'des riches qui viennent chez toi, grommela un homme.

Ah, ça expliquait le langage.

Soudain, Allen frissonna en réalisant le sens des paroles du gérant du bordel. A quatre pattes, il commença à fausser compagnie à ses créanciers.

-Nan, s'il va bosser chez toi, j'le verrai jamais chez moi!

- Ouais, pareil pour moi!

Génial, s'ils se disputaient maintenant, sa fuite passera inaperçue. Plus qu'une paire de jambes et il serait libre. Sauf que…

-Oy, Moyashi. Qu'est-c'tu fous par terre?

Merde.

-Hé! Il se barre! Foutu gosse!

Les hommes se retournèrent d'un même mouvement, et le temps qu'ils reprennent leurs esprits, Allen se releva et prit ses jambes à son cou. Dans le même temps, il piqua la bourse suspendue à la ceinture de jeune homme qui avait ruiné ses plans. Ça lui apprendra, tiens.

Il couru dans le dédale de rues pendant un long moment. À bout de souffle, Allen finit par prendre appuie sur un mur, après s'être assuré qu'il avait semé ses poursuivants. Rassuré de ce côté, il entreprit de faire l'inventaire de son butin.

Il siffla: la bourse était pleine de pièces d'or et d'argent.

-Très bien, maintenant que tu as examiné son contenu, tu vas me faire le plaisir de me la rendre, fit une voix juste au-dessus de lui.

Allen sursauta. Il leva la tête, les yeux écarquillés. Sur le toit le surplombant, le garçon de la taverne le regardait, une tempête se lisant dans ses yeux gris métallique. Le garçon fronça encore plus les sourcils devant son manque de réaction, puis se laissa tomber dans le vide, atterrissant souplement devant lui. Impérieux, il tendit la main.

-Rends moi ma bourse, Moyashi, siffla-t-il.

- C'est Allen, rétorqua le blandin. Pourquoi tu m'as balancé?

- Sais pas. C'était marrant de te voir paniquer à leurs paroles.

- ...Tu te fiche de moi!

- J'en ai l'air? Maintenant, rends-moi ça!

- Non.

Et Allen partit en courant. Ayant l'avantage de la taille, il put de glisser dans les espaces confinés entre les maisons ou sous des soupirails. Sauf que l'autre semblait être plus expérimenté sur la course poursuite et le Free running. Il lui sauta dessus depuis un toit, les entraînant dans un roulé-boulé démentiel qui se termina dans la rivière traversant la ville. Soufflant et crachant, les deux garçons en sortirent, chacun sur une berge, trempés jusqu'aux os, le regard assassin dirigé sur leur vis-à-vis.

-Espèce de saloperie de pousse de soja! Tu vas me rendre ce qui m'appartiens oui!

- Hé! Les gars! Il est là!

- On a retrouvé le gosse!

Allen se retrouva pris entre deux eaux: d'un côté, son poursuivant, de l'autre, ses créanciers. Entre les deux, lui et la rivière. Sans hésiter, il plongea et nagea à toute vitesse dans le courant. Il était rapide, enfant, et le courant forcissait de plus en plus. Bientôt, l'enfant sortait de la ville, sous le regard éberlué de ses poursuivants. Grelottant dans le froid de l'hiver, Allen se dirigea vers la forêt, espérant trouver un coin tranquille où il pourrait se reposer et se réchauffer en paix. Ensuite, il se mettrait à la recherche de Cross et lui ferait la peau.

Les lèvres bleuies, les extrémités gelées, les cheveux givrés, Allen s'effondra sous un pin, tremblant. Il respira difficilement pendant un moment, puis se redressa péniblement, cherchant des yeux de quoi faire un feu. A ses pieds, des aiguilles de pin, plus loin, quelques pierres, a côté, du petit bois. Bien, il avait de la chance dans toute cette merde.

Un craquement retentit. Le blandin tourna la tête, espérant que ce sois du gibier. Ah, non. Le gibier là dedans, c'était lui.

Le garçon aux yeux gris l'avait retrouvé. Et il avait pas l'air content. Il se rapprocha, l'empoigna par le col et...le relâcha aussitôt.

-Putain! Mais t'es glacé!

Allen le regarda, l'œil torve. Et tout fut noir.

-oO^_^Oo-

Quand il se réveilla, ce fut au bruit du crépitement d'un feu agréablement chaud. Il tourna la tête, et fut surpris de voir le garçon de la taverne. Il faisait cuir ce qui fut jadis un lapin, ne lui prêtant aucune attention.

Maintenant qu'il en avait le temps, Allen en profita pour détailler un peu plus son sauveur. Il était grand, des cheveux corbeau mi-longs lui arrivant en dessous des omoplates, sauvages. Une frange qu'il ne cessait de dégager d'un coup de tête lui tombait devant les yeux. Son visage était fin, mature. Vêtu d'une veste en daim, d'une chemise qui avait dû connaître des jours meilleurs, d'un pantalon noir et de bottes en cuir, il semblait plus âgé qu'Allen.

-T'es réveillé?

Ce n'était pas une question, plus un constat. Il se releva, et accrochée à sa ceinture, l'enfant pu apercevoir la bourse précédemment volée.

Allen le suivit du regard, se demandant pourquoi l'autre restait ici, maintenant qu'il avait récupéré son bien.

-D'où tu connais Cross?, questionna l'bjet de ses pensées.

- Comment ça?

- Tu marmonnais son nom dans ton délire. Avec une liste incroyablement imaginative de le faire souffrir.

Allen fronça les sourcils.

-Ce ne sont pas tes affaires. Et d'abord, la politesse, c'est de se présenter, avant de questionner.

- C'est vrai.

- Et donc…, s'impatienta l'enfant. Tu connais mon nom. Je peux savoir le tien?

- ...Kanda. Bon, maintenant, d'où tu connais Cross?

- Pourquoi? Tu le connais, toi?

- …

- Donc c'est pas tes affaires. Et le lapin crame.

-oO^_^Oo-

*(*): Fëanor et Tinúviel, deux prénoms elfiques voulant respectivement dire "Esprit du feu" et "Fille du Crépuscule". Si Ennael lit cette fic, ne pas m'en vouloir, j'ai pas pu le changer, il voulait pas partir le prénom ^.^"""

Kanda: Yes! J'suis en scène!

Kanda: Quoi? Je peux aussi être content non?

Lavi: Alerte! Tous aux abris! Kanda est...bizarre!

Et ce fut la débandade, laissant Yû Kanda, sous le choc, au milieu d'une place, vide de monde.

Kanda: Alors toi~

Et moi, je m'éloigne discrètement sur la pointe des pieds, car il vient de se souvenir que c'est moi qui écris le script…

Ah au fait, ça vous dérange si je fait intervenir la magie? Pck j'me disais que comme Cross manipulait les arcanes…

Ja ne ^.*