Hey! Comment va?

Ça y est, ce chapitre (qui s'est déroulé i semaines) est enfin écrit! Bon, je l'ai remixé à ma sauce pour qu'il corresponde à l'histoire, mais tout ce qui touche au téléphone est vrai. Sauf les lieux indiqués ^^

Je précise au passage que j'ai légèrement modifié le chapitre précédent. Trois fois rien: il ne cherche pas à entrer en formation mais à l'université. Et je m'étais plantée en écrivant 'l'appartement plus près de la fac que mon ancien chez moi' puisqu'Allen est déscolarisé.

J'espère qu'il vous plaira et vous amusera. Moi, j'me suis éclatée en l'écrivant ^^

Bonne lecture *v*

3. La bêtise de Tim.

Jeudi. 10h du matin.

- Allô?

- Oui, bonjour. Je m'appelle Allen Walker, et j'ai vu que vous acceptiez des étrangers dans votre...

- Excusez-moi, mais vous vous trompez de numéro.

- ...Ah? C-comment ça?

- Vous êtes chez un particulier, là.

- J-je..vous voulez dire que...ce n'est pas l'université de Tokyo?

- Non. Là vous êtes à Osaka.

- ...

- Au revoir.

Biip Biip Biip

- ...

BOUM!

- Oy Moyashi! Fais moins de bruit!

- ...

- Meoww

Krrr Krrr Krrrrr

- Moyashi! Si ta boule de poil m'esquinte la porte, tu passe par la fenêtre!

- Tu touche pas à Tim!

- Alors occupes toi de lui!

Oui, vous l'avez bien compris, je viens d'avoir le courage de rappeler la dame qui m'avais raccroché au nez jeudi dernier. Et je viens aussi de comprendre pourquoi elle m'avais raccroché au nez en croyant que c'était une blague.

Assiste mon lit, je me remet difficilement de la honte et la colère qui me submergent.

Non mais c'est quoi ce bordel?! J'suis allé me renseigner, on m'a donné une feuille avec plein de renseignement, dont le numéro de téléphone, et je tombe chez une mamie à Osaka?!

Krr Krr Krrrrrr

- Moyashi!

- C'est Allen! Bakanda!

Et c'est pas le moment de m'énerver!

Je me lève avec humeur, et ouvre (enfin) la porte à Tim qui file sans détour à la cuisine. Il avait faim le pauvre.

- Ahh! putain! Sale bête!

- Fais lui pas mal!

Je me dépêche de suivre le chaton, et le retrouve suspendu par la peau du cou au poing sans compassion de mon colocataire.

Qui le secoue sans ménagement.

- Mais qu'est-ce que tu lui fais?! je m'affole.

- Il a sauté sur la table et m'a piqué des sobas! Apprends lui les bonne manières si tu veux pas le retrouver dans les toilettes.

Eurk! T'as de ces idées.

- Lâches-le, c'est qu'un chaton et il avait faim. Tu vas survivre avec une ou deux pattes en moins, non?

- Tch.

Kanda me balance Tim dans les bras, qui miaule de protestation. Je lui sers un peu des restes d'hier.

Ah oui, moi je sais pas ce qu'ils mettent dans les croquettes, alors je préfère lui faire à manger moi-même. J'ai lu quelque part qu'on pouvait trouver dès morceau de cadavre de chat DANS les croquettes pour chat. Bande de cannibalisateurs.

Je m'assoie lourdement sur une chaise, me prenant la tête dans les mains, et soupire.

- Si c?est pour déprimer parce qu'on t'as refusé, tu dégages.

- On m'a pas refusé...

Oui, je lui avais dit pour mon projet, et il m'a (un peu) aidé.

- Alors pourquoi tu déprime?

- C'était un...

Stop. Si je lui dis, il va se foutre de moi.

- Non, rien. Oublie.

Au même moment, une sonnerie retentit. Et c'était pas la mienne. Je vois alors Kanda bondir de sa chaise et se précipiter dans sa chambre.

Pfffiouuu, sauvé par le gong.

J'en profite pour retourner dans la mienne, emportant Tim avec moi.

N'empêche, j'suis vraiment dégoûté.

J'suis arrivé il y a quelques années à Tokyo. En vérité, je suis Anglais. Mais à la mort de mes parents, un ami de la famille s'est vu devenir mon tuteur, et m'a accueilli chez lui. Au Japon. J'vous raconte pas le décalage horaire.

Et jusqu'à il y a trois mois, je vivais chez Cross. Qui me faisait travailler. Et je ne vais pas m'attarder sur ces mauvais souvenirs où je vais finir par passer par la fenêtre.

De mon propre chef.

Et me voilà à surfer sur Internet, histoire de trouver le vrai numéro de téléphone de l'université.

Je veux devenir vétérinaire holistique. Qui soigne avec les plantes. J'ai arrêté le lycée en dernière année, donc je n'ai pas de diplôme, parce que j'avais l'impression de ne pas apprendre ce que je voulais. Et depuis presque un an, j'essaie d'entrer dans des formations, sauf que celles qui m'intéressent ciblent les adultes, et étant mineur, je ne suis pas accepté. Alors j'ai fini par me tourner vers l'université, qui à une faculté agricole où on peut apprendre la médecine vétérinaire. Le hic, c'est qu'étant étranger, il me faudrait au moins 12 ans d'études dans mon pays d'origine. Et le bac. Sauf que j'ai déménagé quand j'avais 13 ans. Et que Cross n'a pas pris la peine de me faire des papiers japonais. Et c'est très compliqué, je n'est moi-même pas compris tout les tenants.

Et donc je me retrouve à demander si l'université accepterais de me faire une dérogation. Et pour ça il me faut leur véritable numéro de téléphone.

Ah! Trouvé~

Je les appelle tout de suite.

Tuut Tuut Tuut Tuut Tuut

- Bonjour, vous êtes bien au secrétariat du campus de Komaba de l'université de Tokyo. Nous sommes actuellement en communication. Veuillez patientez, nous allons prendre en charge votre appel.

J'entends alors une petite musique hautement irritable, suivie d'une pub sur le campus. Suuuuper, un répondeur.

1/4 d'heure plus tard.

Oy! Ça fait au moins 4 fois que je l'entends ce message! 'Patientez patientez', bah oui, mais si vous mettez autant de temps, bah non!

En plus j'ai faim. Alors bye bye~!

Je raccroche rageusement. Tant pis, je rappellerai cet après-midi.

- Kanda? T'as faim? je demande en passant devant sa chambre.

- ...

- Je vais faire à manger.

- ...

- Bon, tu connais le proverbe: 'Qui ne dit rien, consent'. Alors je te laisserais une part.

- ...

Je crois qu'il est mort. Tant pis, ça en fera plus pour moi.

Je commence à sortir les haricots verts et les pommes de terre du congélateur, les steaks hachés du frigo, et les ustensiles. On va essayer de rien faire cramer, sinon on va se faire laminer par une furie, je me dis en passant un tablier.

Tim saute sur le plan de travail en miaulant. Je l'adore ce chat, il sait exactement de quoi j'ai besoin quand je fais le cuisine.

S'il m'aide? Bien sûr qu'il m'aide. Il est très intelligent, il comprends tout ce que je lui dis.

Au bout de 30 minutes, de la vapeur commence à s'échapper des haricots, et une douce odeur provient de la poêle où cuise steaks et pommes de terres rissolées. Tim et moi on salive.

- Tim, mets donc le sel sur la table s'il te plaît, je demande en sortant assiettes et couverts.

Après avoir amené les plats sur la table, je lui aurais bien demandé d'aller chercher Kanda, mais...

- Kanda?! A taaaable!

- ...

Mais il est vraiment mort ou quoi?

Je toque. Aucune réponse. Pris d'une intuition, je regarde dans l'entrée. Non, il est pas sorti, il y a encore ses chaussures et sa veste. Il est pas sous la douche...pas dans le salon...et je ne pense pas qu'il soit constipé au moins de rester coincé aux toilettes pendant 3/4 d'heure. Prenant mon courage à deux mains (j'l'aurais bien pris à trois mains, mais j'en ai que deux), j'ouvre tout doucement la porte de sa chambre et jette un coup d'œil. Elle est bien rangée. Mieux que la mienne, ce qui, entre nous, n'est pas bien difficile. Les rideaux sont tirés et je peux voir du relief sous la couette. Qui se soulève de manière régulière. Bon, bah il est pas mort, bonne nouvelle.

Ne voulant pas le réveiller, je ferme tout doucement l...

Merde! Tim, non! Reviens!

Impuissant, je vois la boule de poil, toute mignonne que j'ai sincèrement aimée, se précipiter dans la chambre de mon irascible colocataire, en ligne droite vers le lit.

Je le vois sauter sur la silhouette anciennement paisible de Kanda, qui attrape le chaton par la peau du cou et le balance par terre.

Tim!

Et lentement, comme dans un film d'horreur, sa tête se tourne vers moi, les cheveux en bataille, le regard meurtrier, me flinguant dès la seconde on je l'ai regardé dans les yeux.

Oups.

Craignant pour ma vie, je ne sais pas si je dois entrer franchement dans la pièce pour récupérer Tim, ou courir pour sauver ma peau, en espérant qu'il me suive sans s'occuper du chaton.

Oui, chez moi, c'est le chat avant tout.

Malheureusement je ne saurais jamais qu'elle aurait été la meilleure solution: Kanda se lève, s'approche du chaton, et au moment où je m'apprête à lui sauter dessus pour pas qu'il y touche, il nous attrape tout les deux par la peau du cou et nous met à la porte.

De l'appartement.

Aïe.

J'ai faim, j'ai mal à la nuque (plus jamais je ne prendrai un chat par là), je suis sur le palier, sans veste ni argent, enfermé dehors par mon colocataire qui à l'air légèrement énervé, avec mon chat et mon estomac affamés. Et j'ai froid. Et je ne connais personne dans le quartier. Enfin, pas au point d'aller leur demander l'hospitalité.

Je me prends la tête dans les mains.

Mais qu'est-ce que je vais faire?

-oO^_^Oo-

Alors? Ça vous a plut?

Kanda: Non! On m'a réveillé!

Allen: Et alors! Il était plus de 12h et je m'inquiétais! T'avais qu'à répondre!

Kanda:Jj'ai mal dormi à cause d'une certaine boule de poil!

Allen: N'incrimine pas Tim! Il n'y est pour rien!

Kanda: Ah oui?! Rappelle moi pourquoi tu te retrouve dehors!

Allen: C'est ta faute!

Kanda: Que...

Allen: C'est pas Tim qui m'a mis à la porte que je sache!

Kanda: Je t'aurais pas mis à la porte s'il était pas rentré dans ma chambre!

Allen: Il serait pas rentré dans ta chambre si t'avais répondu!

Kanda: Je dormais!

Allen: C'est pas une heure pour dormir!

Kanda: Sauf si on a mal dormi!

...

Je crois qu'on va les laisser, hein? Et je vous annonce un chapitre pour samedi. Sans retard, promis ^^

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