Salut tout le monde …

Et voilà le chapitre 2 que vous attendiez …

Je vous remercie beaucoup pour les personnes qui ont pris le temps de me laisser une review et j'espère de tout cœur ne pas vous décevoir avec ce chapitre 2.

Encore merci et je vous laisse découvrir la suite, on se retrouve en bas.


Chapitre 2 : La rencontre

PDV Edward

Nous étions vendredi et dans moins d'une heure, je serais dans les bureaux de la « Voltury Compagy ».

Dire que j'étais nerveux était un euphémisme. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Aro, Marcus et Isabella faisaient partis du cercle de privilégiés que portait ce pays, je n'étais pas à l'aise dans ses sphères. Evolué et peut être collaboré avec des gens soucieux du protocole et de ses niaiseries, me donnait des boutons. Pourtant la chance était trop belle pour que je la gâche avec des bêtises.

J'avais parlé à mes parents de cette opportunité et ils m'avaient vivement félicité pour mon travail. J'avais toujours pu compter sur le soutien d'Esmée et Carlisle Cullen ainsi que de mon frère Emmett et ma sœur Alice.

Bien que je sache qu'ils s'inquiétaient tous pour moi, ils avaient fini par comprendre que je n'étais pas comme eux. Je n'aurais probablement jamais de femme ni d'enfant.

J'avais eu une enfance très heureuse entouré d'une famille aimante ce n'était pas le problème.

Ma mère était une décoratrice d'intérieure de renom. Elle avait travaillé pour les plus grands et rénovée un tas de bâtiments connus. Sa réputation n'était plus à faire et tout le monde s'arrachait son emploi du temps.

Mon père était l'un des chirurgiens les plus doué de sa génération. Il passait son temps à travailler et je dois dire que je ne l'avais pas beaucoup vu durant mon enfance. Pourtant les moments privilégiés que je passais avec lui je les chérissais du plus profond de mon cœur.

J'avais également un frère et une sœur.

Emmett, mon frère, était plus âgé que moi. Il venait d'avoir 35 ans et était marié depuis plus de 10 ans à Rosalie Hall, une grande blonde magnifique avec des yeux bleus océans et un corps de rêve. Ensemble ils avaient trois enfants. L'aîné Jade avait 8 ans, ensuite il y avait Seth 5 ans et enfin le petit dernier Liam venait de fêter ses 2 ans la semaine dernière. Je savais que mon frère n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. Rosalie adorait les enfants et bien qu'au premier abord on pourrait croire qu'elle était froide et hautaine, on changeait vite d'avis en apprenant à la connaître.

Ma petite sœur, Alice venait de fêter ses 26 ans. Elle s'était mariée l'année précédente avec l'un de mes meilleurs amis, Jasper Hall le frère de Rosalie. Il venait d'avoir une petite fille Lena qui avait maintenant deux mois. Un amour de petit bout qui avait l'air aussi speed que sa mère. Je crois que nous n'étions pas sortis de l'auberge si s'était le cas. Je souhaitais bien du courage à Jasper pour arrivait à les suivre.

J'étais donc le seul qui était sans attache mais ma vie me convenait ainsi.

Quand je jetais un coup d'œil à ma montre, je me rendis compte qu'il ne restait plus beaucoup de temps avant la réunion. Je ne pouvais pas arriver en retard à cette réunion, cela ne ferait vraiment pas bonne impression.

Je me dépêchais d'attraper ma mallette d'homme d'affaire, de vérifier que mon costume était immaculé et de sortir de mon bureau. Je croisais Jessica qui avait revêtue un tailleur un peu plus chic qu'à l'ordinaire. Elle hocha la tête dans ma direction tout en me suivant. Il était convenu qu'elle vienne avec moi pour cette réunion afin qu'elle prenne des notes et que dès le départ elle se rende compte de qui nous avions à faire. Et puis j'aurais sans doute besoin de son aide pour garder les pieds sur terre.

Il ne fallut que 20 minutes pour atteindre le building de grand standing qui habitait la compagnie.

J'avais bien entendu déjà vu le bâtiment puisque je passais souvent devant. Mais je dois dire qu'il m'impressionnait toujours autant. Il était vertigineux, et surtout très majestueux, comme ses propriétaires sans doute.

Je descendis du taxi et me dirigeais vers la porte que je tenais ouverte pour ma secrétaire. La galanterie était le deuxième prénom que ma mère aurait dû me donnait à ma naissance.

J'avançais vers la réception ou se trouvait deux femmes d'une trentaine d'années qui me lancèrent un sourire qu'elles voulaient charmeur.

Tiens ça faisait longtemps !

- Bonjour … je suis Edward Cullen … j'ai …

- Oui, vous êtes attendu, je vous en prie vous pouvez prendre l'ascenseur. Ce sera au 68ème étage.

J'hochais la tête sans rien dire de plus, ne voulant pas attirer plus que nécessaire l'attention de ses pintades.

Quelques instants plus tard les portes s'ouvrirent sur des bureaux derniers cris.

Je déglutis en me rendant compte que la « Voltury Compagny » ne jouait pas dans la même cours que nous. Pourquoi une entreprise de ce standing avait besoin de mon aide … à moi ?

Visiblement Jessica partageait mon opinion. Rien qu'à la commissure de ses lèvres j'aurais pu m'en rendre compte, pourtant elle ne fit pas de commentaire.

- Monsieur Cullen ! Entendis-je une voix féminine dans mon dos.

Je me retournais vers la femme qui m'appelait et me retrouvait face à une dame d'une quarantaine d'année au sourire engageant.

- Je suis Carmen Sanchez, la secrétaire de monsieur Philips, suivez-moi.

Je suivis cette femme d'âge mur au travers des bureaux. Les gens levaient la tête à notre passage et je souriais à chaque regard que je croisais. Nous arrivâmes devant une grande porte que la secrétaire ouvrit. Elle s'effaça pour nous laisser entrer et je me retrouvais dans une salle de réunion. Une immense table se trouvait au milieu entourée de plusieurs chaises ou étaient déjà installés des hommes en costumes cravates. Je ne les connaissais pas pour la plupart mais je remerciais intérieurement Aro pour cette opportunité unique d'élargir mon carnet d'adresse. S'il ne m'avait pas invité aujourd'hui, je n'étais pas certain que j'aurais pu rencontrer ces personnes un jour.

Tout un pan de mur était composé de fenêtres donnant une vue vertigineuse sur New-York. Cette pièce n'était pas faîte pour les gens qui avait le vertige. Heureusement que je ne faisais pas partie de tout ça.

Après avoir pris une profonde inspiration et relevé le menton pour montrer l'homme sûr de lui que je devais être, je m'avançais pour me présenter à chaque personne de cette pièce.

Ainsi je pus faire la connaissance de plusieurs architectes, de fournisseurs de grosses compagnies, de chefs de travaux et même des directeurs d'usines.

Seulement 10 minutes après être arrivé, Aro Philips faisait son entrée dans la pièce suivit de près par un homme qui était sans nul doute son frère jumeau au vue de la ressemblance frappante.

Ils nous saluèrent les uns après les autres en nous serrant la main et nous prîmes place autour de la table.

Le silence se fit petit à petit alors que nous nous concentrions sur les frères. Je ne remarquais que maintenant qu'à une extrémité de la table se trouvait un fauteuil un peu plus imposant que les simples chaises sur lesquels nous étions assis et du côté opposé un grand écran qui devait mesurer un peu plus de 2 mètres de large.

- Bonjour Messieurs, nous lança Aro, je vous remercie d'avoir accepté d'être là aujourd'hui. Je me doute que vous devez déjà savoir qui nous sommes mais afin de faire plus ample connaissance nous allons vous faire un rapide exposé de ce que nous faisons et surtout de ce que nous attendons de chaque association.

- Monsieur ? Appela soudain la secrétaire Carmen qui nous avait conduits ici. Je viens d'avoir le chauffeur de Madame Volturi, elle aura du retard.

Les frères échangèrent un regard avant de reporter leur attention sur nous.

- Nous allons patienter quelques instants, j'imagine.

Personne n'y trouva rien à redire bien entendu et les conversations reprirent quelques peu.

- Vous êtes Edward Cullen n'est-ce pas ?

Je portais mon regard sur l'homme assis juste à côté de moi. Son visage me disait quelque chose mais je n'arrivais pas à remettre un nom dessus.

- Excusez-moi, je me présente … je suis Eric Yorkie …

Son nom m'aida à remettre dans le contexte. Il était le créateur des meubles Yorkie qui perçait depuis quelques années. J'avais souvent entendu parler de lui pour ces créations … disons plutôt osé dans le genre.

- J'ai entendu dire que vous étiez en concurrence avec la compagnie pour un projet d'hôtel sur Manhattan ?

Visiblement, les informations allaient vites dans notre milieu. Mais je n'allais certainement pas répondre à ces interrogations. Le contrat était encore loin d'être dans ma poche et je n'allais pas me fermer les portes qui étaient à peine entrain de s'ouvrir.

Je haussai les épaules pour gagner du temps mais mon interlocuteur semblait être pressé d'obtenir une réponse claire et précise.

Chance ou hasard je fus sauvé quand Carmen l'assistance d'Aro Philips pénétra presque en courant dans la salle.

- Madame Voltury est dans l'ascenseur.

Aro hocha la tête et Carmen recula pour se poster près de la porte de manière à être disponible si son patron avait besoin d'elle mais tout de même éloigné pour ne déranger personne.

Les conversations avaient cessé à partir du moment où Carmen était entrée. Visiblement je n'étais pas le seul à attendre l'arrivée de la, si énigmatique, PDG de la « Voltury Compagny ». Tous les hommes présents autour de la table tenaient à voir enfin en chair et en os cette femme à la beauté spectaculaire selon les médias et surtout à l'attitude plus glaciale qu'un hiver au pôle nord.

J'entendis les pas feutrés de talons aiguilles sur le lino gris qui recouvrait les bureaux de l'étage.

Le bruit se fit de plus en plus proche jusqu'à ce que la porte de la salle de réunion ou je me trouvais s'ouvre. Un homme plutôt jeune apparut et laissa la porte grande ouverte permettant à une femme de faire son apparition.

Je l'avais déjà vu auparavant derrière un écran ou sur papier mais rien ne m'avait préparé au choc que je reçus à cet instant.

Une femme légèrement plus jeune que moi fit son apparition. Elle était perchée sur des talons vertigineux qui lui donnaient une attitude altière. Ses fines jambes étaient légèrement bronzées et son corps était recouvert d'un manteau en soie beige qui formait une sorte de cape autour de ces épaules et qui descendait à mi-cuisse. Le jeune homme qui lui avait ouvert la porte était entrain de l'aider à s'en dévêtir.

Dessous elle portait une robe noire qui moulait ses courbes voluptueuses mais qui n'avait rien d'indécent. Elle était à peine plus courte que son manteau. Ses bras étaient nus eux aussi, un de ses poignets seulement recouvert d'un fin bracelet en diamant (et ce n'était pas des faux, je n'y connaissais rien mais la brillance des bijoux ne trompaient personne) et ses mains étaient fines et délicates dénudés de tous ornements. En revanche, ces ongles étaient manucurés à la perfection.

A son cou, une rivière de perle rose agrémentait d'une pierre en rubis.

Je remontais mon regard vers son visage en forme de cœur dont le teint était lumineux et légèrement bronzé. Son menton était d'une rondeur délicieuse, ses joues lisses et veloutées, sa bouche gourmande et surtout appétissante à peine recouverte par du rouge à lèvre discret. On avait envie de se jeter dessus. Son nez était droit et fin, ses sourcils parfaitement dessinées, son front haut et recouvert d'une mèche de cheveux brun foncés. Ses derniers étaient d'ailleurs attachés savamment en un chignon un peu trop compliqué pour qu'elle est pu se le faire seule.

Cette femme était magnifique pourtant ce n'est pas cela qui me choqua le plus. Se furent ses yeux.

Des yeux d'un chocolat intense et fondant. Des yeux à mettre à genoux n'importe quel homme. Des yeux profonds qui cachaient bien des secrets, même si elle ne me regardait pas je pouvais voir de là ou j'étais à quel point cette femme était mystérieuse. Et surtout à quel point elle avait souffert.

J'étais presque certain que personne sur cette planète ne la connaissait réellement et personne ne la connaîtrait jamais complétement. Elle emportait sans doute tout ça dans sa tombe mais pourtant une petite voix dans ma tête me soufflait qu'elle brûlait d'envie de se confier et de laisser enfin une personne briser ce mur de brique derrière lequel elle se retranchait.

J'ignorais d'où je sortais cette analyse mais j'étais certain de ce que je disais. Ces yeux parlaient pour elle.

Elle fit voyager ses incroyables prunelles sur nous et enfin son regard croisa le mien.

Si elle ressentit le courant électrique qui me traversa, elle n'en laissa rien paraître et se détourna au bout d'un instant trop court à mon goût.

Aro s'approcha d'elle et lui baisa la main comme si nous étions toujours au 19ème siècle, Marcus lui adressa un sourire avant qu'elle ne hoche la tête et se tourne vers nous.

- Messieurs, je vous remercie de votre présence ici aujourd'hui.

Sa voix à la tonalité presque chantante, mêlait douceur et dureté.

C'est à ce moment que je me rendis compte qu'Isabella Masen Voltury était une vraie contradiction à elle toute seule.

Elle gardait ses mains délicates croisées devant elle alors qu'elle faisait naviguer son regard sur nous comme si elle cherchait à nous sonder.

Elle ne s'attardait jamais sur moi plus que sur un autre. Visiblement la nouvelle fascination que j'éprouvais pour cette femme n'était absolument pas réciproque (il aurait sans doute était présomptueux de penser le contraire de toute façon) et j'en fus quelque peu déçu sans trop savoir pourquoi. Après tout Isabella Voltury devait être habituée à ce que les hommes la convoitent. Quand on n'avait un physique comme le sien, on n'était parfaitement conscient de l'attrait que l'on provoquait chez les personnes de sexes opposés.

Je n'étais sans doute pas le premier et je ne serais surement pas le dernier dans ce cas.

- Si nous vous avons fait venir aujourd'hui c'est pour que nous puissions apprendre à nous connaitre. Je suis certaine que nos activités pourraient parfaitement correspondre à vos attentes et c'est pareil pour nous bien entendu.

« Je vais laisser mes associés vous faire un rapide exposé pour que vous puissiez vous faire une idée vraiment précise de ce que nous sommes et surtout pour que vous puissiez comprendre les avantages que nous pourrons vous apporter. Je prendrais ensuite la parole pour vous parler de la partie immobilier qui nous intéresse aujourd'hui. Je laisse donc la parole à Aro.

L'intéressé esquissa un léger sourire alors qu'Isabella se dirigeait d'un pas décidé droit vers le fauteuil au bout de la table que j'avais remarqué plus tôt. L'homme plus jeune du début qui était à coup sûr son assistant la suivit comme son ombre.

Mes yeux ne cessaient de la suivre du regard et je n'arrivais pas à la lâcher alors qu'elle ne semblait absolument pas remarquée que j'étais là. Un rapide coup d'œil sur mes voisins me renseigna sur le pourquoi du comment. Tous les hommes étaient dans le même état de transe que moi.

C'est ce qui m'aida à me ressaisir. J'avais l'impression de revenir à l'âge de mes 15 ans ou je n'avais d'œil que pour les stars bien moulées.

Je secouai la tête alors qu'Aro commençait à parler d'une voix forte. Je vis Jessica à mes côtés prendre des notes et je l'en remerciais pour son travail si efficace.

Sans pouvoir m'en empêcher je revins vers le fond de la salle ou était installé la PDG. Elle fixait Aro de ses yeux si profonds et ne se détournait pas.

Une vingtaine de minutes s'écoulèrent ainsi avant qu'Aro ne désigne Isabella. Pourtant cette dernière ne bougea pas. Elle fixait son assistant qui avait des yeux écarquillés comme si il venait de voir le diable en personne.

- Isabella …

Le prénom de cette femme dans la bouche de cet assistant était bizarre. Je ne m'attendais pas à ce qu'une femme comme elle laisse son secrétaire l'appeler par son prénom. Même Jessica ne m'appeler que Monsieur Cullen.

- Je sais que vous pouvez y arriver Jacob.

Le jeune secrétaire prit une profonde inspiration avant de saisirent la télécommande que lui tendait sa patronne.

Il rejoignit Aro et Marcus qui n'avaient pas l'air très content de l'initiative d'Isabella. Envoyé le secrétaire parlé au lieu de la PDG devant un public comme le nôtre ne plaisait visiblement pas du tout aux deux hommes.

Pour ma part, cela fit encore augmenté le respect que j'avais pour cette femme. Elle laissait visiblement la chance aux autres de réussir.

Le jeune Jacob qui ne devait pas avoir plus de 25 ans, se racla la gorge et commença son discours.

Les deux associés n'avaient pourtant aucuns soucis à se faire. Le jeune homme avait visiblement appris son texte et nous présentait le sujet comme l'aurait fait un véritable professionnel. Il était clair et concis et à aucun moment sa voix ne trembla.

Isabella qui n'avait pas bougé depuis le début paraissait fière de son pupille et l'encourageait de léger signe de tête.

- C'est ainsi que nous présentons nos projet à budget conséquent … (silence). Merci de m'avoir écouté, messieurs.

- Et moi je vous remercie encore une fois de votre présence dans nos locaux, lança la voix douce d'Isabella Voltury.

Elle se leva de son siège et rejoignit ses associés. Ses pas étaient mesurés et je ne pus m'empêcher de regarder le jeu de ses hanches à chaque pas qu'elle faisait, accentuée par ses talons vertigineux.

- Un buffet vous attend dans la pièce d'à côté, Jacob mon assistant va vous y conduire.

Nous nous levâmes d'un seul mouvement pour suivre le jeune secrétaire.

Je me tournais vers Jessica qui paraissait fascinée par tant de cérémonie. Pour ma part j'avais presque l'impression que nous jouions une pièce de théâtre ou rien n'était vrai.

Je me demandais comment des gens pouvaient vivre ainsi tous les jours. Faire semblant et se brider pour respecter les convenances n'avaient jamais été mon fort. Mes parents avaient évolués dans ce monde et je dois dire que j'avais été heureux de m'en échapper quelques années auparavant. Jamais je ne m'étais attendu à retomber dans un tel monde un jour et pourtant s'était exactement ce qui était entrain de m'arriver.

J'étais dans les derniers à sortir quand je fus une nouvelle fois interpeler par une voix que je commençais à identifier comme celle d'Aro.

Je laissais tout le beau monde quitter la salle de réunion avant de me tourner vers Monsieur Philips qui me tendait la main. Je la lui serrais sans hésiter avant de faire de même avec son frère.

- Votre présentation était fort intéressante monsieur et je tiens à vous complimenter pour la précision de vos projets.

Aro partit d'un petit rire qui me fit tordre les lèvres un instant.

Des bruits de talons me firent tourner la tête. Isabella Voltury s'approchait de nous.

Un moment je me demandais si je devais tendre ma pomme pour une poignée de main mais son signe de tête répondit à mes interrogations. Visiblement Madame Isabella Masen Voltury ne serrait pas les mains.

- Madame Voltury, content de faire votre connaissance.

- Moi de même Monsieur Cullen.

Cette fois, contrairement au moment où elle était entrée, elle me sonda durant plusieurs secondes.

- Alors c'est votre projet qui a devancé le mien devant Monsieur Denali ?

Il n'y avait pas d'animosité dans ses paroles juste une simple constatation. Ses mains étaient toujours croisées et sa tête penchée légèrement sur le côté.

Je dus détourner le regard pour empêcher qu'elle ne se rende compte de la fascination qu'elle exerçait sur moi.

« Mais qu'est-ce qui m'arrivait au juste ? »

- Oui, visiblement.

- Aro a eu l'occasion de me parler de votre entreprise et du projet qu'il vous a proposé. Nous aurons l'occasion d'en parler plus profondément lundi lors de l'entretien mais je tiens tout de même à vous témoigner mon admiration pour le projet que vous avez présenté à Monsieur Denali.

Si je m'étais attendu à me faire complimenter de cette façon …

Je n'étais pas quelqu'un de macho. Je n'avais tout simplement pas été élevé de cette manière mais je dois bien avouer que ces compliments gonflaient mon égo de mâle.

Un léger coup à la porte me fit sortir de mes pensées.

- Entrée ! Lança Isabella en détachant son regard bien trop perturbant de moi.

Jacob entra dans la pièce avec un téléphone à la main.

- Isabella ? Un appel pour vous.

La jeune femme acquiesça.

- Monsieur Cullen, je vous souhaite une bonne journée et je vous dis à lundi.

Elle porta son regard sur ses associés et leur lança un « à plus tard » avant de se diriger vers la porte et de disparaître.

Quelques instants plus tard, je rejoignais les autres invités dans la pièce adjacente.

Il était plus d'une heure quand je rejoignis mes locaux.

Je m'enfermais dans mon bureau après avoir donné des instructions à Jessica.

Je ne perdis pas de temps et me mis au boulot sur le projet Denali. Je me devais d'y mettre toute mon énergie si je voulais impressionner autant le client que les frères Philips et surtout Isabella Voltury.

Je me rendis à peine compte qu'il était plus de 20 heures quand je relevais la tête. Ma secrétaire était rentrée chez elle depuis longtemps et il ne devait rester personne dans les bureaux.

Je m'apprêtais à rentrer chez moi quand le téléphone fixe sonna.

Je fronçais les sourcils surpris de recevoir un appel aussi tard.

Sur mon portable j'aurais compris mais pourquoi au bureau ?

Je décrochais pris soudain d'un mauvais pressentiment.

- Bonsoir Cullen.

Cette voix me tétanisa sur place. La semaine avait été beaucoup trop belle. Il avait fallu que tout bascule à un moment.

- Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler ici.

Seul le rire nasal de l'ordure au bout du fil me répondit.

- Qu'est-ce que tu veux ? Cinglai-je durement.

La tension monta en moi comme à chaque fois que je recevais un appel de ce genre. Cela se terminerait-il un jour ? Est-ce que je pourrais un jour vivre sereinement sans cette épée de Damoclès au-dessus de ma tête ?

- Tu le sais très bien.

Cette voix était amusée face à mon ton dure et à ma colère grandissante, comme si le fait que je sois en proie à une haine bouillonnante le faisait rire.

10 ans. Cela durait depuis presque 10 ans maintenant. Depuis que j'avais monté ma société.

- Combien ?

- 10 000 dollars.

C'était le prix du silence. Un prix très peu élevé si on considérait ce que cet homme savait. Il pouvait me détruire à tout moment si l'envie lui en prenait. Dévoilée le secret le plus lourd et surtout le plus sombre de mon existence.

Mais je savais qu'il n'en ferait rien. Il voulait l'argent. C'était son seul but.

- Je déposerais le sac à l'endroit habituel à midi dimanche.

- Tu as intérêt.

Le bip strident m'annonça que l'ordure avait raccroché.

Je posais le téléphone sur son combiné et me prit la tête entre les mains avant de relever la tête. Je portais mon regard sur le portrait de famille que j'avais installé sur mon bureau. Cette photo avait été prise lors de notre dernier noël en famille. Tout le monde était présent autour de mes parents.

Je passais mon pouce sur le visage de ma mère et celui de mon père.

15 ans. Je vivais depuis 15 ans avec un lourd secret.

Si cela se savait, je perdrais bien plus que ma carrière ou mon entreprise, je perdrais tout à commencer par ma famille … et ma liberté.


Alors qu'en pensez-vous ?

Donnez moi vos avis …

A la semaine prochaine ^^