Chapitre 3 : Collaboration

Coucou tout le monde !

Me revoilà avec le chapitre 3. Je voudrais remercier toutes celles qui ont prit le temps de me laisser un review .. je suis contente que cette histoire plaise et que vous soyez impatient d'avoir la suite.

Pour celles (et peut être ceux) à qui je n'ai pas eu l'occasion de répondre car ils ne sont pas identifié, je voudrais également vous remercier pour vos encouragements et vos nombreux compliments.

Voilà … je vous laisse découvrir ce chapitre et je vous retrouve en bas …


Chapitre 3 : Collaboration

PDV Edward

Le week-end n'avait pas été de tout repos.

J'avais rejoint mes parents et mes frère et sœur dans la maison de vacance que nous possédions dans les montagnes à une heure de New-York.

C'était une magnifique villa ou j'aimais aller pour me ressourcer. Etre entouré des gens que j'aime était bénéfique pour moi. J'avais pu m'occuper avec mes nièces et mes neveux.

Rosalie et Emmett étaient contents quand j'étais là. Je passais mon temps à jouer avec les enfants que ce soit pour des parties de cache-cache ou bien pour s'ébattre dans la piscine. J'adorais littéralement les enfants de mon frère et de ma belle-sœur et je dois dire qu'ils me le rendaient bien.

J'avais aussi passé un moment avec Lena la fille d'Alice. Je l'avais promené et je lui avais donné son biberon.

Je savais que pour mes proches je représentais une énigme. J'adorais les enfants. Littéralement et pourtant je n'en avais pas. J'étais un célibataire endurci content de son sort.

Le retour sur New-York avait été difficile surtout après ce week-end de folie. Pourtant j'étais également impatient.

Ce matin, je me rendais dans les locaux de la « Voltury Compagny » pour discuter collaboration avec Aro Philips et surtout … Isabella Voltury.

Cette femme n'avait pas beaucoup quitté mes pensées depuis que je l'avais rencontré trois jours plus tôt.

Le trouble qu'elle avait fait naître en moi était inédit. J'aurais aimé pouvoir en apprendre un peu plus sur elle mais je savais pertinemment que ça n'arriverait pas. Isabella Voltury était intouchable et j'avais d'autre chose à faire que m'intéresser à ma future collaboratrice.

Pour un travail efficace, il était nécessaire de ne pas mélanger travail et vie privée. Isabella Voltury était sans doute le genre de femme à approuver complétement ce que je venais d'affirmer.

Je passais la matinée à travailler sur le projet Denali. Bien que l'opportunité que m'ouvrait la compagnie était une chance, ce n'était pas une raison d'oublier mes autres dossiers tout aussi importants. La collaboration n'était pas signée et ils pouvaient bien décider de changer d'avis et me jeter comme une chaussette dont ils n'avaient plus besoin.

Je passais une grande partie de mon temps à contacter les fournisseurs et à mettre en forme le projet avec Jessica. Sa présence m'était devenue indispensable, elle était un atout précieux dont je ne pourrais sans doute plus me passer.

A 13heures 30, je décidais de ranger mes affaires et de prendre la route. Je donnais le travail à faire à ma secrétaire pour qu'elle puisse avancer en mon absence. Je lui faisais une entière confiance pour s'occuper de mes affaires quand j'étais à l'extérieur.

A 13heures 55 je me présentais aux réceptionnistes qui se trouvaient à l'entrée de l'immeuble et que j'avais déjà eu la chance de rencontrer trois jours plus tôt. Je fus devant Aro Philips à 14 heures pile près à entendre ce que la compagnie attendait de moi.

- Quelle ponctualité, c'est une qualité indéniable chez un homme qui veut réussir, s'enthousiasma Aro en me serrant la main.

Je commençais à réellement apprécier cet homme beaucoup plus âgé que moi. Il avait pourtant souffert mais il n'avait pas pour autant perdu son sourire. Il possédait un esprit vif que je lui admirais beaucoup et un charisme qui était hypnotisant.

J'aurais aimé le voir à l'œuvre durant une négociation, il devait être plus dur à convaincre que le président en personne ! Encore que je ne savais pas si le président était dur ou non, vu que je ne l'avais pas rencontré mais je le supposais.

Ma tentative d'humour intérieure me fit glousser et je tentais de masquer cette soudaine hilarité avec une toux de façade qui j'espérais, n'allait pas attirer l'attention de mes peut-être futurs collaborateurs.

Visiblement il n'avait rien entendu car il ne se retourna pas vers moi. Il me guida en silence au travers des bureaux mais au lieu de prendre la même direction que le vendredi qui nous conduirait dans la salle de réunion, il bifurqua à l'opposer.

Devant l'air interrogatif que j'affichais, il crut bon d'éclairer ma lanterne.

- Nous allons dans le bureau d'Isabella, ce sera plus efficace pour parler travail et puis je ne pense pas que notre arrangement nécessite une salle de réunion et tout le protocole.

L'espace d'un instant je me demandais en quoi allait vraiment consister notre collaboration. Si ils comptaient m'arnaquer ils n'étaient pas tombé sur le bon pion avec moi. Quand il s'agissait de mon travail et plus particulièrement de mon entreprise, je ne me laissais pas faire. Je m'étais battu pour arriver jusque-là, j'avais travaillé à la sueur de mon front allant même jusqu'à mouiller mon tee-shirt dans certaine situation, je n'allais pas signer un contrat si je n'étais pas certain d'en tirer des bénéfices.

Revenant à l'instant présent, je fus soudain curieux de voir dans quel environnement professionnel Isabella Masen Voltury évoluait au quotidien. Je suivis Aro jusqu'à une porte en acier gris clair qui s'harmonisait parfaitement avec le reste de la décoration des lieux.

Jacob était installé sur un bureau moderne juste devant la porte.

- Bonjour Monsieur Cullen, me salua-t-il en se levant de son siège.

Je lui tendis la main dans l'intention de la lui serrer tout en lui adressant un sourire.

Jacob parut vaguement choquer mais il me la serra sans rien dire.

Je serrais la main de ma secrétaire le matin ainsi que de tous mes collaborateurs, pourquoi cela serait-il différents avec Jacob ?

Aro ne fit d'ailleurs aucun commentaire et donna deux petits coups à la porte avant qu'un « entrée » mélodieux ne retentisse.

Il poussa le battant et on se retrouva dans une pièce de grand standing, digne des plus beaux magazines de décoration. Un bureau de PDG en somme, une pièce aussi prestigieuse que celle qui occupait le poste.

Isabella se leva à notre entrée mais ne fit pas un pas. Me serrer la main ne faisait visiblement pas partie du programme ce que je trouvais étrange mais je n'allais quand même pas protester.

En la détaillant plus précisément, je pouvais affirmer qu'elle était à peine plus décontractée que trois jours auparavant. Elle portait une robe bleue nuit qui lui aller merveilleusement bien et ses cheveux étaient noués en un chignon beaucoup moins compliqué que la dernière fois. Pourtant elle respirait la sophistication par tous les pores de sa peau.

- Monsieur Cullen, contente de vous revoir. Je vous en prie asseyez-vous.

Je m'installais sur la chaise qu'elle me désignait d'un geste vague de la main et Aro suivit mon mouvement.

La raison de sa présence avec nous restait un mystère. Après tout pourquoi était-il là au juste ? Le projet ne le concernait pas puisque aux dernières nouvelles, l'immobilier n'était pas sa partie.

Etais-ce ma, peut-être future collaboratrice, qui lui avait demandé d'assister à notre entrevue ? Et si s'était le cas pourquoi l'aurait –elle fait au juste ?

Je n'étais pas du genre à être une brute !

- Alors Monsieur Cullen ou en est le projet Denali ? Me demanda-t-elle

La question aurait pu paraître étrange pourtant je ne lisais aucune duplicité sur le visage de la jeune femme, juste une curiosité sincère pour l'avancée de mon travail.

- Et bien il avance. J'ai eu Monsieur Denali ce matin et il est ravi de ce que je lui ai proposé. Visiblement les travaux devraient commencer dans le courant du mois de novembre.

Elle parut sincèrement surprise par mes propos. Comme si les délais que je venais de lui énoncer était incroyable … Pourtant bien qu'ils soient exceptionnellement courts, il n'était pas rare qu'un projet puisse être bouclé en si peu de temps. Enfin dans mon cas.

Ses sourcils se froncèrent et elle croisa les mains sur la table.

- Cela ne vous laisse qu'un mois si je ne m'abuse ? Comment avez-vous réussit un tel exploit ?

Je lui adressais un sourire tout en haussant les épaules. Est-ce que je me faisais des idées ou alors notre collaboration était-elle quasiment bouclée de son point de vue ?

De mon côté bien que je m'étais déjà fait à l'idée de travailler avec cette femme, je n'allais pas dire oui tout de suite pour leur faire plaisir.

- Je lui ai présenté mon travail et cela lui a convenu … rien de plus.

Paraître modeste était la clef du succès. C'était une des nombreuses devises que je tirais de ma mère. Etre trop présomptueux pouvait mener à sa perte et s'était peut être le cas d'Isabella. Peut-être son excès de confiance en elle, l'avait amené à essuyer plusieurs refus à la suite.

Elle se détourna de moi tout en secouant la tête comme si elle ne croyait qu'à moitié à ce que je disais.

Le silence perdura un instant avant qu'elle ne reprenne la parole mais pour s'adresser à Aro cette fois.

- Avez-vous eu l'occasion de parler du projet de Dubaï ?

- Je l'ai évoqué mais je n'ai pas approfondi le sujet. Je vous laissais cette opportunité, après tout qui mieux que vous peut en parler ….

Le compliment à peine voilé n'eut aucun effet sur la dame qui aux mots de son associé se leva.

Sans doute était-elle habituer à des remarques de ce genre de sa part.

- Suivez-moi Monsieur Cullen.

Etant plus un ordre qu'une demande, je me demandais l'espace d'un bref instant si un non de ma part pouvait être admis comme une réponse.

Chassant ma petite rébellion de mon esprit, je me levais à sa suite pour la suivre.

Elle nous passa devant et prit la direction de la porte m'envoyant des effluves de son parfum.

Je respirais à plein poumon cette odeur de freesia mêlait à du savon de luxe qui me donna le vertige un instant.

Les arômes étaient incroyables. Je me ressaisis aussi vite que je le pus pour ne pas me faire remarquer et lui emboitais le pas.

- Jacob, voulez-vous débarrasser Monsieur Cullen s'il vous plaît ? Demanda-t-elle à son secrétaire quand je la rejoignis.

Ce dernier s'avança vers moi et je lui donnais mon manteau et ma mallette avant de la suivre.

Aro marchait à mes côtés alors qu'elle nous guidait dans les locaux de la compagnie. Je remarquais au passage les talons toujours aussi vertigineux.

Il était difficile de savoir combien elle mesurait mais elle ne devait pas être très grande étant donné que même chaussé d'échasse de 12 à 13 cm, je la dépassais d'une demi tête.

Elle s'arrêta et poussa la porte pour nous faire pénétrer dans une pièce digne d'un architecte.

Une maquette immense était disposée au centre. Je m'approchais doucement et contemplais l'ensemble.

- Je vous présente le projet que nous avons mis en place.

- C'est gigantesque … soufflai-je légèrement impressionné.

Elle m'adressa un léger sourire qui n'atteignis nullement ces yeux mais qui me réchauffa tout de même le cœur.

- Vous avez raison c'est très grand. Il s'agit d'un complexe hôtelier qui verra le jour à Dubaï d'ici à deux ans. Le coût est énorme et vise plus particulièrement une clientèle richissime. Nous leur avons proposé déjà plusieurs idées qui n'ont pas paru leur convenir. Visiblement leur but est de non seulement se faire de l'argent mais de réduire les coûts de production également. Ils cherchent à monter un hôtel dans le respect de l'environnement tout en gardant tout le standing dont a besoin un établissement de ce genre.

« Ils ont déjà trouvé le terrain ou ils veulent l'installer. Il s'agit d'un endroit ardu à peine constructible ou il va falloir faire venir l'eau de plusieurs kilomètres en amont, pareil pour l'électricité.

Nous avons été engagés pour mettre en place ce complexe. Nous devons le créer d jusqu'à la décoration intérieur des chambres et des duplex particuliers.

Nous avons perdu beaucoup de temps avec nos projets qui ne servaient à rien et nous n'avons plus qu'un mois pour présenter quelque chose qui conviendra. Inutile de vous dire qu'il s'agit maintenant d'une urgence. Il est nécessaire de tout revoir de fond en comble et cela dès maintenant.

« Si vous êtes là aujourd'hui c'est pour m'aider à monter ce projet. Je sais que vous avez déjà créé des habitations totalement dans le respect de l'écologie et qui restent originaux. Malgré toutes les qualités que nous avons, je n'ai pas encore eu l'occasion de monter un projet comme celui-ci et je dois bien avouer que je suis à court d'idée. Aro n'est là que pour m'assister, il ne s'occupe pas de cette partie du travail.

« Nous travaillerons essentiellement ensemble vous et moi. Je vous propose une collaboration Monsieur Cullen. Une alliance pour monter ce projet en moins d'un mois. Nous pourrions combiner vos idées et les miennes pour donner à ses messieurs ce qu'ils veulent. Bien entendu, les bénéfices seront divisés de moitié entre votre société et la compagnie.

Elle plongea ses yeux captivant dans les miens. Au fur et à mesure de son récit, une certaine excitation était montée en moi. Cette femme avait besoin de moi. Elle n'avait pas utilisé les mots mais pourtant ils flottaient dans l'air.

Je n'avais pas besoin de réfléchir beaucoup pour comprendre à quel point j'allais pouvoir booster mon entreprise avec un tel projet. Et en plus j'allais travailler avec Isabella Voltury durant de long mois.

J'étais conscient que ce n'était pas la partie qui devait influencer ma décision et pourtant ce fut exactement le cas quand je hochais la tête.

- Le temps que nous allons consacrer à ce projet ne va pas devoir compter …, continua-t-elle. Les délais sont dérisoires par rapport à la masse de travail que nous allons devoir accomplir en un mois seulement.

- Mais nous serons deux, cela facilitera les choses.

Elle acquiesça à mes propos mais son air interrogatif était toujours présent.

- Cela veut-il dire que vous accepté cette alliance ?

Je n'avais pas à réfléchir bien longtemps. Partager les bénéfices, travailler sur un projet de grande envergure dans des délais plus que minuscules, échanger avec quelqu'un qui comprenait mon domaine …

Je ne voyais que des avantages pour le moment et l'opportunité était trop belle.

- Quand est-ce qu'on commence ? Demandai-je d'un coup.

Cette fois son sourire fut plus authentique et je fus subjugué une nouvelle fois.

- Je crois que vous allez me plaire.

Ces mots firent accélérer les battements de mon cœur et je dus de nouveau détourner le regard.

Il allait falloir que j'apprenne à me contrôler si je travaillais tous les jours avec cette femme.

- Je vous l'ai dit Isabella, lança Aro fier visiblement d'avoir eu raison.

- Que diriez-vous de demain ? Me lança Isabella en ignorant royalement les propos d'Aro. J'ai conscience que vous devez également travailler pour vos clients et que vous ne pouvez négliger votre société.

- La plupart de mes projets sont en cours de finalisation. Il me reste Monsieur Denali mais je saurais déléguer et travailler en parallèle pour les clients.

Elle hocha la tête apparemment ravie.

- J'ai demandé à Jacob de vous faire préparer un dossier complet pour que vous puissiez prendre connaissance de ce qui a déjà été fait auparavant. Nous pourrons ainsi commencer à travailler dans les plus brefs délais.

Efficace et exigeante visiblement. Mais j'aimais ça. Si elle fonctionnait ainsi dans sa façon de travailler nous allions pouvoir faire une bonne association elle et moi.

- Cela me convient parfaitement.

- Alors retrouvons nous demain à partir de 13 heures.

- Entendu.

Elle hocha la tête dans ma direction et me désigna la porte. Je compris le message et sortit de la pièce. Quelques instants plus tard, nous nous retrouvâmes devant le bureau d'Isabella et Jacob se leva avec un classeur entier dans les mains. Sans que sa patronne ne le lui demande, il me tendit le dossier que j'attrapais d'une seule main.

J'allais avoir de la lecture ce soir visiblement.

PDV Bella

Après le départ de mon tout nouveau collaborateur, je retrouvais le confort de mon siège de PDG.

Aro avait pris congé pour s'occuper des dossiers qu'il avait laissé en suspens pour assister à l'entretien entre Monsieur Cullen et moi.

Dire que j'avais été ravi quand Aro m'avait soumis cette idée aurait été mentir.

Je ne voulais pas d'un collaborateur ni d'un associé ni d'une aide ni de rien du tout. Mais je n'avais rien dit, j'avais écouté ses arguments et j'avais accepté une première entrevue le vendredi lors de la réunion organisée par Aro et Marcus.

Quand j'étais arrivée, je n'avais d'abord perçu qu'un amas d'homme d'affaire arrogant qui pensait déjà être à la tête du monde. Après avoir poussé un soupir intérieur, j'avais fait voyagé mon regard et je m'étais senti apert par deux prunelles d'un émeraude éclatant. Le propriétaire de ses prunelles était un homme un peu plus âgé que moi et d'une beauté saisissante. Ses cheveux cuivrés étaient dans un désordre savamment étudié et son visage respiré la virilité. Je ne voyais rien de son corps puisqu'il était assis derrière la table de réunion mais je me doutais qu'il devait être athlétique.

Je m'étais forcée à ne pas lui porté plus qu'un intérêt poli. Je me devais de conserver ma froide attitude et ne pas éveiller la curiosité de quelqu'un.

J'avais bien sûr senti ses prunelles me sonder durant l'heure qui suivit mais je n'avais pas plus prêté attention jusqu'au moment où j'avais compris qu'il s'agissait d'Edward Anthony Cullen, le fameux Monsieur Cullen avec lequel Aro voulait me faire travailler.

Après la réunion nous avons eu un bref échange où je m'étais montrée poli mais distante comme à mon habitude.

J'avais encaissé une nouvelle rebuffade de la part de Dubaï et je savais qu'il ne me restait plus beaucoup de possibilité. Je refusais d'essuyer un échec aussi cuisant surtout qu'il s'agissait du deuxième de la semaine après le dossier Denali.

J'avais réellement observé Edward Cullen ainsi que son travail et je savais que cet homme avait du talent. C'est sans doute pour cette raison que mon avis avait changé.

Aro avait entièrement raison, cet homme serait un atout incroyable pour le projet. Collaborer avec lui ne pouvait être que bénéfique.

J'avais passé le week-end à étudié les différents projets qu'Aro m'avait trouvé de ce monsieur Cullen et j'étais vraiment impressionnée par son talent.

Quand l'entretien du début d'après-midi avait eu lieu, je n'avais plus vraiment de doute sur le bien fondée d'une collaboration entre sa société et la compagnie. Heureusement il avait accepté – en même temps le contraire aurait été incompréhensible – et le travail allait pouvoir commencer le lendemain.

Quand j'arrivais au bureau vers 8 heures en compagnie de mes deux gardes du corps, j'étais prête pour une journée de travail intensive.

Je tâchais de finaliser plusieurs projets que nous avions en cours et de signer les dossiers de Marcus avant de porter mon attention sur le complexe de Dubaï.

Je me demandais vaguement quel serait les idées de mon collaborateur.

A 12h55, la réceptionniste prévint Jacob qu'Edward Cullen était dans le hall. Cinq minutes plus tard il était dans mon bureau.

C'est la première fois que je me retrouvais seule avec lui et cela me perturba plus que nécessaire.

- Vous avez eu le temps d'étudier le dossier Monsieur Cullen ?

Il hocha la tête et sa réponse me plut immédiatement. Les hommes capables d'étudier un dossier de cette épaisseur en moins de 24 heures étaient dignes de respect. Visiblement Edward Cullen était l'un d'eux.

- Oui et j'ai quelques idées …

- Je vous en prie … installez-vous.

Je n'eus pas à le lui répéter deux fois. Il posa sa mallette sur mon bureau et l'ouvrit pour en sortir des esquisses. Visiblement il n'avait pas eu que « quelques » idées.

Je m'installais sur ma chaise et m'emparais des feuillets pour les étudier.

C'est en détaillant son travail que je me rendis compte qu'il avait dû y consacrer une partie de la nuit voir même la nuit entière. En détaillant son visage rien n'aurait pu pourtant le souligner. Il était aussi frais et alerte que les deux dernières fois ou je l'avais rencontré. Enfin autant que je pouvais en juger. Après tout, je ne le connaissais pas du tout, je ne pouvais donc rien affirmer avec certitude.

J'aurais aimé lui poser la question ne serais ce que pour m'enlever cette interrogation ridicule mais je ne le fis pas. Quelques années en arrière et surtout mon ancien moi (une toute autre personne) n'aurait pas hésitée mais je n'étais plus ainsi. Spontanéité, espièglerie et liberté étaient des concepts qui m'étaient devenus étrangers au fils des ans. Je restais donc muette et me contentais de regarder intensément ce qu'il avait imaginé.

- Je n'ai pas rencontré ces hommes mais comme vous l'avez souligné dans le dossier que vous m'avez donné, ils semblent vouloir mêler à la fois richesse, standing, chaleur et bas prix. J'ai imaginé ce type de disposition. L'hôtel pourrait se trouver dans le fond et entourés des complexes ainsi le client pourrait choisir entre une chambre ou une suite typique d'un hôtel de charme avec bien entendu piscine intérieure, spa et toutes les commodités que demandent les riches aujourd'hui. Mais on pourrait aussi proposer de petites maisons disposant de tout le confort mais surtout indépendantes … pour les clients qui seraient plus enclins à vouloir vivre sans dépendre du room service. Bien sûr ils auraient accès eux aussi à toutes les commodités des clients résidents dans l'hôtel mais ils pourraient choisir de ne pas s'en accommoder.

Je continuais de fixer ses idées et ses planches avec une certaine admiration je devais bien l'avouer. J'avais rarement pu voir un travail d'une telle qualité et surtout fournit en si peu de temps. Les idées étaient brouillons bien sûr, et mal organisé pourtant il y avait matière à travailler. Tout ce qui me bloquait depuis des mois avait presque trouvé une solution au travers de ces quelques esquisses.

- Et pour le côté environnement ?

Je me doutais qu'il avait la réponse et je ne fus pas déçue.

- On pourrait partir sur de l'énergie renouvelable. Des panneaux photovoltaïques design que l'on pourrait rendre esthétique pour éviter de gâcher le paysage. Il existe également des matériaux fabriqués en totale respect de l'écologie. J'ai fait construire un chalet il y a quelques années nous permettant de vivre totalement isolés du monde. Il était capable de fournir sa propre eau et surtout sa propre électricité avec des moyens tout à fait modernes et innovants. Bien sûr, il faudra adapter le concept pour un hôtel sans doute 20 fois plus volumineux mais je suis certain que ça peut réussir.

Mon cerveau bouillonnait sous les informations qu'Edward Cullen me livrait. Alors que j'étais totalement en panne d'inspiration depuis le début de cette affaire, ma tête grouillait d'idées sous les possibilités que nous avions.

- Ou se chalet se situe-t-il ? Lui demandai-je distraitement en détaillant tout ce que mon nouvel associé m'avait donné.

Ma question provoqua un silence qui me fit relever la tête. Visiblement il ne s'était pas attendu à ce genre de question de ma part et je venais de le surprendre. Il se ressaisit bien vite en secouant la tête.

- A une heure d'ici environ. En fait, il s'agit d'un chalet que j'ai mis au point pour mes parents.

Je ne manifestais aucune émotion à la petite révélation qu'il venait de me faire. Il n'y avait pas de raison de toute manière.

- Vous serez-t-il possible de me montrer de quoi il a l'air que je me fasse une idée du concept ?

Le sourire qu'il m'adressa était grand quand il brandit une clé USB sous mon nez.

- J'étais certain que vous alliez me poser la question, c'est pour cela que je vous ai apporté de quoi satisfaire votre curiosité.

Il me demanda silencieusement s'il pouvait utiliser mon ordinateur et j'hochais la tête. Il se leva et contourna le bureau avant d'insérer la clef dans l'emplacement prévu. En deux cliques, des photos apparurent sur l'écran.

Il nous fallut plus d'une heure pour qu'il me détaille les clichés les uns après les autres et pour qu'il m'explique le principe de chaque installation.

Il fallait bien avouer que le concept était innovant et inédit pour moi. Bien entendu je savais que le principe existait mais je n'y avais jamais porté un grand intérêt. Erreur de ma part apparemment.

Quand il releva la tête pour me regarder j'avais une idée plus concrète du projet que nous pourrions mettre en place.

- Ce sont des idées tout à fait intéressantes. Je pense qu'il serait nécessaire de commencer des études afin de pouvoir se rendre compte s'il est réalisable pour l'hôtel.

- Je vais vous laisser les ébauches que j'ai mise au point ainsi que le dossier du chalet.

J'avais les yeux dans le vide alors que j'imaginais comment nous pouvions faire évoluer cette idée qui me paraissait tout à fait cohérente.

- Je vais me renseigner auprès de mon équipe technique et leur soumettre ce que vous me laissez. Peut-être pourront-ils travailler dessus demain et nous donner leurs premiers avis d'expert.

Il parut emballer par ma proposition mais ajouta tout de même qu'il allait voir de son côté. Après tout, deux avis valent mieux qu'un seul.

Il rassembla les différents papiers qu'il avait éparpillés un peu partout sur mon bureau et me tendit le tout avant de se lever.

- Il n'est que 17 heures. Il n'est pas encore trop tard pour prendre contact avec les organismes. Je vais retourner dans mes bureaux et les appeler, j'aurais ainsi une réponse demain ou après-demain.

Je me levais pour le raccompagner jusqu'à la porte.

Je hochais la tête dans sa direction pour le saluer et il fit de même avant de se diriger vers l'ascenseur.

Je consacrais le reste de la journée à parler avec les experts de la compagnie. Il était plus de 21 heures quand je pus enfin quitter le bureau.

En une seule journée, nous avions plus avancé que depuis tous ces mois ou j'avais cherché en vain quelque chose qui pourrait les satisfaire.

Bien entendu rien ne pouvait affirmer que cela allait marcher mais le pressentiment que j'avais, était positif.

De plus collaborer avec cet homme que je ne connaissais pas du tout était plus stimulant que ce que j'envisageais au départ.

Cela m'embêtait de le reconnaître mais Aro avait eu raison de m'imposer Edward Cullen.

Il était certain que le choix pour l'instant était excellent.

Cela allait marcher. J'en étais certaine, de toute façon nous n'avions pas le choix.


Alors votre avis ? Qu'en pensez vous ?

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A la semaine prochaine …