Chapitre 4 : Projet

Coucou tout le monde !

J'espère que la semaine c'est bien passée pour tout le monde !

Voilà le chapitre 4 …

En espérant que cette suite soit à la hauteur de vos attentes et j'attends vos avis avec impatience ^^

On se retrouve en bas …


Chapitre 4 : Projet

PDV Edward

La première journée de collaboration avec Isabella avait été un franc succès. Enfin s'était l'impression que j'en avais eue après être ressorti des bureaux de la compagnie.

C'était bien la première fois que je rencontrais quelqu'un d'aussi brillant avec lequel je m'entendais parfaitement professionnellement parlant. En général il me fallait du temps pour m'adapter avec quelqu'un surtout quand je ne connaissais pas la personne.

Même avec ma propre mère, cela n'avait pas fonctionné tout de suite correctement. Il m'avait fallu un temps d'adaptation comme avec chaque personne avec laquelle je travaillais. Il me fallait comprendre et accepter leur manière de fonctionner. Mais les choses avaient été différentes avec Isabella.

Contrairement aux autres, elle m'avait écouté jusqu'au bout, elle m'avait laissé m'expliquer ce qui n'était pas le cas de tous mes collaborateurs.

La veille quand elle m'avait donné le classeur regroupant les informations sur le projet j'étais emballé par le défis qu'elle me proposait : réussir ou elle-même avait échoué à plusieurs reprises.

Je n'étais pas certain d'y parvenir mais le challenge était de taille et je voulais le relever, ou tout du moins essayer.

L'ampleur du projet était gigantesque. Aro avait eu raison sur une chose importante, jamais auparavant je n'avais eu l'occasion de travailler sur un concept de cette ampleur et j'aurais mis sans doute des années à y parvenir.

Ma société se développait bien sûr mais personne de sein d'esprit n'aurait misé sur moi pour mettre en place un hôtel à Dubaï. Je ne suis pas certain que j'aurais eu les moyens pour mener à bien un dossier de cette ampleur. Grâce à la compagnie et grâce à Isabella je pouvais faire un bond sur le plan professionnel.

Et ce bon s'obtenait par le travail. Isabella comptait sur moi pour l'aider à avancer, je ne devais donc pas chaumer et lui proposer le meilleur. J'avais travaillé toute la nuit afin d'être au point le lendemain pour notre première journée de collaboration. J'avais presque l'impression de revenir à mes années étudiantes ou je pouvais passer des nuits entières sur un travail que je devais rendre. Faire une nuit blanche pour un projet ne m'était pas arriver depuis très longtemps et renouer avec cette vieille habitude posé quelque problème quand on venait de fêter ces 33 ans.

J'avais plus de problème à récupérer qu'à 18 ans !

Au fur et à mesure de ma lecture, les idées avaient fusées et je m'étais mis à écrire de manière vague bien entendu, les nombreuses idées me venant à l'esprit. Je ne me posais même pas la question de savoir si cela allait plaire ou non. Une collaboration était synonyme de partage et d'échange. Je pouvais donc proposer quelque chose de totalement différent que ce qu'elle avait fait jusque-là. On ne m'avait pas embauché pour que je lui sorte les mêmes idées qu'elle avait déjà eu auparavant et qui surtout n'avait pas marché.

J'étais presque certain qu'elle n'avait pas songé à ce genre de possibilités. Et le meilleur exemple concret que je pouvais lui présenter c'était le chalet de mes parents.

Il était un parfait exemple de ce que nous pouvions créer mais à une échelle un peu plus développé.

C'est ma mère qui m'avait demandé de mettre au point un endroit totalement écologique pour que la famille puisse se retrouver quand nous en avions envie. Nous avions travaillé de concert elle et moi pour monter quelque chose qui correspondrait le plus au goût de tout le monde.

Finalement nous étions tous tombés d'accord et c'est là que nous allions chaque fois que nous le pouvions. Le chalet se situait en dehors de New-York et permettait à tout le monde de décompressé.

Nous habitions tous dans New-York même ce qui pouvait angoisser.

Quand le jour avait commencé à poindre à l'horizon, je baillais à m'en déchirer la mâchoire mais j'étais assez fier du travail productif que j'avais fourni.

Une douche et un café me requinquèrent facilement et j'étais prêt à lui présenter les quelques idées que j'avais eu. Il fallait que je défende avec conviction ce que je pensais être une bonne idée.

Mais je m'inquiétais pour rien. Sa réaction avait été à la hauteur de mes attentes et elle avait envisagé, et même approuvé, mes idées avec grand enthousiasme.

Bien entendu tout cela n'était encore qu'une idée générale mais j'avais bien vu sur son visage qu'elle avait apprécié ce que je lui avais montré.

Quand j'étais retourné dans mes bureaux, j'avais demandé une étude complète à mon staff pour savoir si c'était réalisable à une aussi grande échelle. Les résultats me parviendraient le lendemain, un peu avant que je ne me rende au sein de la compagnie. Le timing était donc parfait.

Il était très tard quand je quittais mon bureau et que je rejoignis mon appartement. Après ces deux jours très intense et riche en travail, je n'eus qu'à m'écrouler tout habillé sur mon lit pour dormir comme une masse jusqu'au lendemain.

Il était 11h 30 quand je rejoignis Isabella soit 1h30 plus tôt mais j'avais eu les résultats et le concept était réalisable ce qui était une première mini victoire. Il fallait que j'aille lui annoncer la bonne nouvelle et je n'avais plus rien à faire donc je pouvais tout à fait rejoindre ma collaboratrice.

- Bonjour Monsieur Cullen, me salua Jacob quand je me présentais au bureau d'Isabella Masen Voltury.

Je lui serrais la main comme je le faisais toujours et il m'annonça au prés de sa patronne qui heureusement n'avait pas disparu dans un endroit inconnu.

Je pénétrais dans le bureau dernier cri qui était toujours impressionnant ou Isabella me tournait le dos fourrageant dans une armoire ou s'amoncelait des dizaines de classeurs. Comme Jacob m'avait annoncé je savais qu'elle était consciente de ma présence.

Elle tira un classeur à elle avant de se tourner vers moi.

- Monsieur Cullen, que me vaut cette visite à cette heure ?

Ses sourcils parfaitement épilés étaient relevés en signe de sincère surprise. Apparemment je venais de la surprendre par mon arrivée impromptue.

- J'ai eu la réponse … pour eux, l'idée est réalisable. Bien entendu avec des aménagements conséquent qu'il va falloir trouver …

Elle hocha la tête visiblement satisfaite de la réponse mais quelque chose paraissait la chiffonnée. Elle pinçait les lèvres comme si elle réfléchissait à quelque chose. Je ne comprenais pas ce qui pouvait la déranger. Les résultats étaient engageants, quoi demander de plus ?

Elle se tourna vers le bureau et posa le classeur délicatement avant de fouiller dans un tiroir et d'en ressortir un dossier fin.

Je ne fis aucun commentaire alors qu'elle fouillait dans les feuilles avec concentration.

Quand elle eut enfin trouvé ce qu'elle cherchait, elle me tendit le document que j'attrapais. Je le parcourus rapidement du regard et compris soudain ce qui pouvait l'interpeler depuis le début.

Nous n'avions pas eu la même réponse.

- Les experts à qui vous avaient demandé conseil sont apparemment plus téméraires que les miens.

Cette fois, ce fut à moi que quelque chose me dérangeait. Si elle avait ce dossier dans son tiroir pourquoi ne m'avait-elle pas prévenu tout de suite comme je l'avais fait avec elle ?

- Depuis quand avez-vous cette étude ?

- Une heure environ, répondit-elle franchement avant de me tendre un autre papier que de nouveau je parcourus de haut en bas.

Il s'agissait d'un brouillon manuscrit sommairement un peu dans tous les sens mais le résultat me paraissait évident. Il ne me fallut guère de temps pour comprendre de quoi il s'agissait.

- Ca c'est vous ?

Elle hocha la tête.

- J'ai fait mes propres calculs ils sont sommaires bien sûr mais je suis certaine que c'est réalisable. En prenant en compte de poids des installations et en choisissant bien les matériaux, il est même possible de rajouter des murs porteurs ou même des colonnes si le poids est trop important … je ne prétends pas savoir mieux que ces professionnels mais … je suis certaine que c'est possible.

J'étais impressionné et s'était peu de le dire. Pour le cacher, je tirai une chaise et m'installai dessus alors qu'elle prenait place à mes côtés au lieu de s'asseoir sur sa chaise comme elle l'avait fait la veille.

- J'ai contacté une entreprise hier et regardez ce que j'ai trouvé … une devanture capable de garder la chaleur et de la transformer en énergie. C'est faible mais quand on songe à la surface qu'elle pourrait recouvrir je ne pense pas que ce soit négligeable.

Elle inclina la tête et me prit le testeur des mains. Elle passa sa main manucurée à la perfection dessus et hocha la tête.

- La couleur est très audacieuse tout de même. Ce jaune … je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée. En revanche la matière est incroyable. Elle n'est pas rêche comme tant d'autres …

- Je me suis renseigné auprès de la société, le prix est élevé mais je suis certain que cela peut valoir le coup.

Elle parut réfléchir à ma proposition avant de se tourner vers moi.

- Mettons cela dans le dossier …

J'écarquillais les yeux avant de rire de ma propre sottise. Nous n'avions encore aucun mur et je parlais déjà de les recouvrir d'un matériau qui pour l'instant allait recouvrir de l'air. Il y avait de quoi s'y perdre.

- Pardonnez-moi j'anticipe un peu trop nous n'avons pas encore de projet.

Elle balaya mes excuses d'un geste de la main.

- Ne vous excusez pas d'être investi dans ce projet Monsieur Cullen. Nous avons besoin de quelqu'un comme vous pour reprendre confiance …

Je plongeais dans ses prunelles chocolat hypnotisantes qui pour une fois ne cherchaient pas à fuir.

- Alors je suis heureux de vous aider …

Ses lèvres frémirent mais avant que je n'ai pu interpréter quoi que ce soit, elle se détourna de moi et se leva rapidement pour s'éloigner.

- Après votre départ hier, j'ai repensé à votre concept et grâce à un logiciel de modélisation en 3D, j'ai retranscrit l'idée informatiquement …

Tout en parlant elle s'approcha de son ordinateur et cliqueta durant plusieurs secondes avant qu'elle n'appuie sur un bouton qui projeta près de moi une image en perspective.

Visiblement le dernier cri avec quelques avantages non négligeables à ne pas délaisser.

Je me levais à mon tour pour observer ce qu'elle avait mis au point.

- Combien avez-vous fait d'étage pour l'hôtel central ? Demandai-je distraitement en restant fixer sur le projet modéliser.

Je pouvais admirer chaque bâtiment plus en détails et me rendre compte du concept que nous mettions au point avant de mettre au point la maquette solide.

- Huit …

Je hochai la tête tout en détaillant chaque recoin de la maquette virtuelle, concentré sur chaque détail. Le projet collait avec ce que nous avions imaginé mais il y avait quelque chose de dérangeant.

- J'aurais vu quelque chose de plus … rocambolesque, plus dans la conservation du temps ... Dubaï est un lieu touristique mais qui tient à la conservation de sa culture et de sa région … il faut que le concept mêle modernisme et ancien à la fois.

Elle parut comprendre ou je voulais en venir et elle me demanda de la rejoindre.

Les minutes puis les heures s'écoulèrent sans que je ne voie le temps passer tellement nous étions concentrés sur ce que nous faisions.

J'étais certain que s'était le cas également d'Isabella qui était totalement absorbée par ce que nous faisions. Ce sont des coups à la porte qui me firent relever la tête.

La maquette commençait à ressembler à quelque chose. J'étais vraiment impressionné de l'entente que cette femme et moi avions. Nous n'étions pas toujours sur la même longueur d'onde mais elle avait autant d'idées ingénieuses que moi (enfin c'était mon avis) et elles se complétaient très bien la plupart du temps.

Elle pensait à des choses que je n'aurais même pas envisagé et j'étais certain qu'il en allait de même pour moi.

Je revins à l'instant présent et au fait qu'Aro Philips venait de faire irruption devant moi alors qu'Isabella avait stoppé la projection de la maquette 3D.

Apparemment elle était de celle qui ne supportait pas que son travail soit aperçu avant sa finalisation. Personnellement, je ne critiquais rien je n'aimais pas non plus.

- Vous avez conscience qu'il est plus de 14 heures.

- Nous n'avons pas vu le temps passer … crus-je bon de dire alors que personne ne me l'avait demandé.

Les deux associés se regardèrent avant de se détourner l'un de l'autre.

Je ne compris pas tout de l'échange qu'il venait d'avoir lieu mais je ne fis pas vraiment attention. De toute manière je n'étais pas certain de vouloir savoir ce qu'ils pensaient tous le deux.

Enfin j'aurais aimé connaître les pensées de ma collaboratrice mais je me forçais à chasser cette envie de la tête. Elle était une collaboratrice et rien de plus. Je ne pouvais pas (et ne devait pas surtout) commencer à penser autrement de cette femme exceptionnelle.

- Je venais vous invitez à déjeuner … après tout le travail est plus efficace quand son estomac est rempli.

Aro ajouta un petit sourire à sa proposition. J'attendis la réponse d'Isabella qui s'avéra positive pour répondre à mon tour. Je n'allais quand même pas accepter si Isabella ne faisait pas parti de la partie.

- Avec plaisir.

Après tout le repas serait beaucoup plus intéressant avec Isabella aux abords de la table.

Ce fut un déjeuner assez intéressant avec des conversations portant essentiellement sur le boulot. Comme un repas d'affaire en somme.

Bien entendu aucun sujet personnel ne fut aborder ni de leur côté ni du mien. De toute manière je ne m'attendais pas à ce qu'on évoque mon enfance ou ma vie privée.

Cela ne les intéressait surement pas bien que le contraire n'était pas réellement réciproque.

Il était plus de 16 heures quand on se remit au travail et 20 heures quand je rentrais chez moi.

Je passais un coup de fil à Jessica pour quand même me tenir au courant de ce qu'il se passait dans ma propre entreprise avant de me plonger dans le dossier Dénali tout en savourant un repas sommaire.

PDV Bella

Le lendemain et le surlendemain se déroulèrent de la même façon. Le projet était sur la bonne voie. Les idées de mon nouveau collaborateur étaient multiples, innovantes et faisaient avancer le travail à grande vitesse. Bizarrement nous ne nous connaissions absolument pas mais cela ne rendait pas la collaboration plus difficile pour autant.

Justement je pensais que la réussite de cette association résultait dans le fait que nous nous écoutions parler.

Depuis deux jours, il venait chaque après-midi pour que l'on puisse avancer. La veille nous avions commencé la maquette du projet que nous allions soumettre aux responsables de Dubaï. Normalement il était prévu qu'ils viennent à la fin du mois pour valider le projet. Nous étions très en retard bien entendu sur le travail pourtant nous étions tout de même confiant.

Ce matin, j'avais terminé les plans des complexes que nous voulions ajouter aux abords de l'hôtyel et j'étais assez fière du travail que j'avais mené. De plus je m'étais renseigné sur les patrons d'une toute nouvelle matière pour les murs dont mon collaborateur avait entendu parler récemment et qu'il m'avait montré deux jours avant. J'avais trouvé la couleur trop claquante mais la matière m'avait frappée.

Je voulais lui montrer ce que j'avais trouvé. Les tons correspondaient plus au style de l'environnement que le jaune canari. Il était donc nécessaire que j'obtienne son avis pour savoir si nous étions sur la bonne voie ou s'il valait mieux continuer de chercher pour trouver peut-être mieux. Je jetais un coup d'œil à l'heure. Il n'était que 9 heures, je pouvais parfaitement me rendre dans les bureaux de la société d'Edward Cullen.

Je demandais à Jacob de préparer une mallette avec le dossier de l'hôtel de Dubaï et d'appeler mon chauffeur. Bien entendu il venait avec moi.

Il ne fallut que 20 minutes pour se rendre dans les locaux de la « Cullen Immobilier ». Il s'agissait d'un des buildings du centre de Manhattan. Sans être trop prestigieux ni moderne, le bâtiment avait tout de même un charme indéniable. Accompagnée de mes deux gardes du corps et de Jacob, je pris l'ascenseur pour me rendre directement à l'étage de la société.

Les portes s'ouvrirent pour nous laisser passer et je sortis de la cage de fer.

L'endroit n'avait rien de très design, ni de très technologique puisque l'esprit était plus dans la conservation mais je trouvais ces bureaux pleins de charme et surtout emménagé avec goût.

Ils étaient parfaitement en accord avec le style de la société de mon collaborateur. Un endroit jeune mais en plein développement qui était entrain de se tailler une place dans le monde des affaires.

J'aimais cet endroit.

J'avançais vers la standardiste qui se trouvait juste devant moi. Je trouvais étrange qu'une telle femme soit attachée à ce type de métier. Après tout la standardiste était le premier visage que rencontrait un client ou toute personne venant au sein de la société. Or cette femme était tout sauf une image à retenir, enfin mis à part pour son décolleté et sa robe moulante à motif léopard qui couvrait à peine le sous vêtement qu'elle portait, assorti aux chaussures vertigineuses. Le maquillage pot de peinture complétait parfaitement le tout.

Je me demandais réellement la raison de sa présence et pourquoi mon nouveau collaborateur gardait cette personne ici.

- Mademoiselle, pourrais-je voir Monsieur Cullen ?

La fille, que j'aurais dans tous les cas trouvée antipathique, me dévisagea de haut en bas avec un regard dédaigneux et des éclairs dans les yeux comme si je n'étais rien de plus qu'un caillou gênant sous sa chaussure.

Pour la première fois depuis des années mon ventre se tordit. J'eus l'impression de revenir 15 ans en arrière quand je n'étais rien de plus qu'une moins que rien. Je n'avais pas été regardé ainsi depuis tellement longtemps que cela réveilla de douloureux souvenirs qui me clouèrent sur place un instant.

Des images défilèrent devant mes yeux et je dus fermer les yeux l'espace d'un bref instant pour me ressaisir.

Dans un sursaut de lucidité, je me ressaisis presque immédiatement.

J'étais Isabella Masen Voltury et je n'avais plus à rougir de celle que j'étais il y plus d'une décennie. Je recomposais mon masque un instant oublié et toisais la pimbêche de toute ma hauteur.

- Annoncé donc Isabella Voltury jeune fille …

J'appuyais sur mon nom et sur la différence d'âge pas si grande que ça entre elle et moi. Elle ne devait pas avoir moins de 25 ans mais à cet instant je m'en moquais.

Elle venait de secouer le mur qui m'entourait et je n'allais rien laisser passer. Je ne pouvais pas flancher. Ce n'était jamais arrivé depuis la mort de Dimitri, je ne devais pas le faire maintenant.

La fille abandonna son regard noir et je sentis le malaise l'envahir quand elle décrocha le téléphone pour demander son patron. Elle se sentait vraiment mal maintenant qu'elle savait qui j'étais réellement. Je faisais la une des magazines comment ne pas me reconnaître ?

Edward Cullen débarqua seulement quelques secondes plus tard dans un costume toujours taillé à la perfection mais sans cravate et la chemise ouverte sur deux boutons.

Autre fait à remarquer chez mon nouveau collaborateur, il n'était pas du tout branché protocole et attitude cérémonieuse. Il serrait la main de chaque personne qu'il soit assistant ou chef d'entreprise et surtout il était toujours très modeste et simple dans sa manière d'agir.

Je savais qu'il était un privilégié pourtant, fils de médecin et de décoratrice d'intérieur qui ne savait pas ce qu'était la faim ou un sol dur pour dormir.

- Madame Voltury …, souffla-t-il avec un grand sourire.

Quelque chose me dérangea dans ses mots. Entendre mon nom dans sa bouche … cela me dérangeait. Pourtant il l'avait déjà fait mais je n'appréciais pas.

Je tenais à garder une certaine distance entre nous mais pas au point d'être aussi cérémonieuse non plus.

Certain de mes collaborateur m'appelait par mon prénom mais si lui m'appelait Isabella alors je devrais surement l'appeler Edward et je n'y tenais pas particulièrement.

Je le sentis gêner un instant. Je me doutais qu'il voulait tendre la main mais nous n'en étions pas là encore.

En fait je n'avais aucune envie de le toucher. Quelque chose me faisait comprendre que ça aurait beaucoup trop de conséquences.

- Monsieur Cullen.

Son regard d'un vert émeraude intense plongea dans le mien.

Je ne détournais pas les yeux et le fixais à mon tour sans sourciller.

- Je suis venue vous apporter le travail que j'ai effectué ainsi que les patrons que j'ai reçu ce matin.

- Je vous en prie, venez.

Il s'écarta pour me laisser passer. C'est quelque chose que j'avais remarqué chez cet homme. Il était galant en toute circonstance.

J'avançais de quelques pas avant de jeter un regard vers Edward Cullen qui désignait le fond de la salle.

Je traversais les locaux avec l'impression d'être passé au microscope tout le long de la traversée.

Une fois arrivée devant la porte du bureau ou était accroché une plaque couleur or avec l'inscription « E. A Cullen » écrit dessus, mon collaborateur poussa la porte pour me laisser entrer.

Je découvris une pièce assez spacieuse ou était installé un bureau imposant encombré de document. Je souriais intérieurement en constant que je ne m'étais pas trompé sur le trait de caractère de mon associé. Il était désorganisé à tendance légèrement bordélique. Je l'avais remarqué également ces deux derniers jours.

- Excusez-moi pour le désordre …

Je me tournais vers son visage qui était un peu empourpré et honnêtement je ne pus m'empêcher de laisser échapper un petit rire.

Le son surprit mon collaborateur qui releva la tête et me regarda comme si il venait de voir une apparition.

- Vous avez un rire magnifique …

Je ne suis pas certaine qu'il s'attendait à ce que les mots sortent de sa bouche.

Le silence tomba entre nous pendant lequel je ne savais pas du tout ce que j'étais sensée répondre à cela.

La logique aurait voulu que je le remette à sa place comme je l'aurais fait avec un autre que lui. Pourtant je ne le fis pas. Quelque chose m'en empêcha. Je pris le parti de faire comme si il n'avait pas parlé et m'avançais vers la chaise installée devant le bureau.

Je lui sortis mon travail sur lequel il se pencha immédiatement. Pendant une heure nous échangeâmes sur le projet. Visiblement les plans, que j'avais faits, lui plaisaient et il ajouta des détails auquel je n'avais absolument pas pensé sur le moment.

Soudain quelqu'un frappa à la porte et sans attendre le « entrée » d'Edward, je vis mon garde du corps passé la tête.

Il n'aurait jamais dû me déranger, c'est ce qui me fit me redresser droit comme un I sur mon siège. Il ne serait pas là si ça n'avait pas été le cas.

- Madame Voltury ? M'appela Alec.

Son air sérieux et grave m'alerta encore plus et je me levais avec l'impression que quelque chose était entrain de se passer.

- Madame nous avons un problème.


Alors qu'en pensez-vous ?

La collaboration entre les deux se poursuit et tout se passe bien mais est-ce que cela va-t-il durer ?

Pour le prochain chapitre, un premier crêpage de chignon

A la semaine prochaine …