Chapitre 5 : En avoir assez …
Coucou tout le monde !
Et voilà le chapitre 5 … Je voudrais remercier toutes celles qui ont pris le temps de me laisser une review … désolé de ne pas vous avoir répondu mais ça a été la folie cette semaine et je n'ai pas eu vraiment de temps …
Mais j'ai lu chacun de vos commentaires et de vos remarques et je suis heureuse que cette histoire vous plaise …
Bon j'ai assez parler … je vous laisse découvrir la suite .. on se retrouve en cas ^^
Chapitre 5 : En avoir assez …
PDV Edward
Pour la première fois depuis que je l'avais rencontré c'est-à-dire quatre jours plus tôt, je vis son beau visage blêmir.
Elle se dirigea droit vers son garde du corps qui lui attrapa le bras et l'entraîna au travers des locaux.
Je ne cherchais pas à la retenir, je savais pertinemment que je ne ferais que provoquer encore plus de problèmes qu'elle semblait en avoir.
Le lendemain quand je me présentais dans les locaux de la « Voltury Compagny », je ne croisais pas Isabella. Aro m'avait prévenu qu'elle n'était pas là mais que je pouvais tout de même travailler sur le projet en compagnie du staff qu'ils avaient mis en place. Il se passa deux jours avant qu'elle ne réapparaisse.
Sans un mot le travail reprit. Rien n'avait vraiment changé. Le projet prenait forme et se construisait à grand pas.
Le matériel était choisi et les plans de l'hôtel ainsi que des différents complexes étaient presque terminés. Nous avions mise au point la maquette que nous allions proposer aux investisseurs de Dubaï.
Tout allait bien. Enfin mise à part le fait qu'Isabella Voltury était encore plus glaciale que la première fois que j'avais croisé son regard. Elle était hautaine et froide avec tout le monde, passait son temps à donner des ordres et à clouait les gens sur place d'un seul coup d'œil. Plus agréable encore que de se retrouver en face d'un ours enragé.
J'avais remis ma casquette professionnelle avec elle que je ne m'étais même pas aperçu avoir hotté. Je la traitais de la même façon qu'elle le faisait avec moi. Rien de personnel, non que j'ai un jour dépassé les limites dans ce domaine, rien de déplacé, ça non plus je ne me l'étais jamais permis et rien de marrant. Je n'avais entendu son rire qu'une seule fois et j'aurais voulu l'entendre de nouveau mais vu la tête de Madame Voltury, honnêtement je n'allais pas tenter le diable.
Nous étions lundi matin et cela faisait deux semaines que nous travaillons d'arrache-pied. Aussi incroyable que cela puisse paraître, nous avions réussi à monter quelque chose en seulement quatorze jours de temps, ce qui était incroyable. Pourtant il nous restait une partie essentielle à aborder. La décoration de l'hôtel et des complexes n'avait pas encore pris forme. Nous n'en avions même pas encore parlé.
Mais il allait falloir remédier à tout ça.
Pour l'heure, nous étions entrain de finaliser la maquette.
Madame Voltury se cachait dans son bureau pour je ne sais quelles raisons et je me doutais que maintenant que tout était fini elle allait inspecter chaque détail pour trouver la plus petite bête et critiquer la moindre broutille qui ne serait pas à sa convenance.
Oui j'étais un peu amer depuis peu. J'avais du mal quand on me traitait comme un caillou gênant dans sa chaussure.
Après avoir pris une profonde inspiration, je frappais à la porte du bureau de madame et entrais quand elle me le demanda.
Plongée dans un dossier visiblement compliqué, elle mâchouillait un stylo distraitement. Son regard ne fit qu'un rapide va et vient avant qu'elle ne se concentre sur ce qu'elle faisait. J'avais devant moi la femme que je m'étais toujours été imaginé qu'elle était quand il m'arrivait de tomber sur un article la concernant.
Une pauvre femme friquée qui ne méritait pas mieux qu'un dédain manifeste pour lui faire comprendre qu'elle n'était pas le centre du monde même si sa compagnie elle l'était quasiment.
- Madame Voltury, je tenais à vous informer que la maquette était terminée.
Autant de cérémonie me rendait dingue. Je suis certain que même le président était moins à cheval sur les principes.
- Je vous remercie Monsieur Cullen.
Rien de plus. Un simple subalterne qu'elle renvoyait sans se préoccuper de ce qu'il pouvait penser.
- Très bien …
Comment pouvait-on en arriver là ? Personne ne pouvait feindre le détachement comme elle le faisait. Les sentiments ne pouvaient pas se contrôler. Notre corps était une entité que nous ne pouvions pas manipuler entièrement et pourtant elle, elle y parvenait.
- Autre chose ?
Visiblement mon moment d'hésitation n'était pas passé inaperçu.
- Maintenant que vous le demandais … oui.
Le ton de ma voix parut l'alerter puisqu'elle releva enfin ses prunelles vers moi.
Elle fronça les sourcils quand elle tomba sur mes points serrés.
- Je pourrais savoir quel est votre problème au juste ?!
Mon ton avait été sec mais elle récoltait ce qu'elle avait semé. Je n'étais pas un cireur de pompe !
- Je vous demande pardon ?
Elle paraissait outrée que j'ose élever la voix. Madame était susceptible en plus de tout ça.
La colère m'emplissait tellement que je ne me rendais pas compte que cette femme ne me devait rien et que je n'avais aucun droit de lui parler ainsi.
- Vous n'avez pas l'impression que je ne suis pas un de vos employés ? Que je mérite un peu plus de considération et de respect ? Vous faîtes comme vous voulez avec les membres de votre équipe mais je ne fais pas partie de ces mecs là et j'aimerais que vous vous en souveniez !
Avant qu'elle n'est pu dire quoi que ce soit –et elle allait le faire au vu de son expression- je tournais les talons.
Mais je n'eus pas le temps de sortir, Aro était entré dans la pièce.
Son regard voyagea de mon visage à celui de son associée qui s'était levée et qui avait posé ses points sur la table.
- Un problème Isabella ?
Je m'attendais presque à ce qu'elle dise oui et me jette dehors sans un mot, pourtant elle m'étonna quand elle répondit que tout allait bien.
- Vous veniez pour un sujet précis Aro ?
Son ton était parfaitement posé et elle ne me regardait absolument pas ce que je trouvais judicieux.
- Oui, je voulais connaître vos projets quant à la décoration intérieure des aménagements de l'hôtel et des complexes ? Vous aviez prévu quelque chose ?
Au ton de sa question, il avait apparemment une idée derrière la tête.
- Pas encore mais vous auriez une idée ?
Au lieu de répondre à la question de madame, il se tourna vers moi.
- Monsieur Cullen, vous ne seriez pas par pure hasard le fils d'Esmée Cullen ?
Maintenant je voyais ou il voulait en venir. Inutile d'être voyant pour s'en rendre compte.
- Vous voulez que ma mère s'occupe du projet.
Je ne répondais pas à sa question qui était rhétorique bien entendu. Quand à ma phrase c'était une affirmation. Je savais qu'il voulait que ma mère s'en occupe. Elle était la meilleure dans son domaine –et je ne dis pas ça parce qu'elle est ma mère et que je l'adore.
- J'ai eu l'occasion de la rencontrer il y a plusieurs années et je sais qu'elle sera parfaite pour ce projet. Et puis il serait étonnant qu'elle ne soit pas déjà au courant n'est-ce pas ?
Je lui souriais de manière effrontée. Bien sûr que j'en avais parlé à Esmée. Un véritable chef d'entreprise se tenait près dans toute situation et puis ma mère et moi avions légèrement des métiers complémentaires. J'avais fait appel à elle plus d'une fois auparavant.
- Disons que j'espérais que vous me le proposiez …
Il fit un geste vers le téléphone trônant sur le bureau.
- Alors appelez là. Inutile de dire que le travail est pressé.
Je dédaignais son offre et sortis mon propre téléphone.
- Chéri ? Cela doit être important pour que tu m'appelles sur ma ligne professionnelle ?
La voix douce de ma mère me donna immédiatement le sourire.
- En fait c'est professionnel maman.
J'entendis son Oh parfaitement. Elle avait compris.
- Ils me veulent ?
- Oui.
Aro attira mon attention.
- Une minute maman.
J'écartais le mobile de mon oreille pour savoir ce qu'Aro voulait.
- Dîtes lui que nous lui envoyions un chauffeur.
Je répétais sa proposition à Esmée qui l'accepta. On se donna rendez-vous d'ici une heure avant de raccrocher.
C'est à ce moment que je me rendis compte que Madame Voltury n'avait pas parlé depuis l'évocation de ma mère.
J'ignorais ce qu'elle pensait de l'idée et je ne voulais même pas le savoir.
Je voulais juste quitter cet endroit où cette femme me faisait bien trop d'effet.
Je n'étais rien de plus qu'un moustique gênant pour elle et je savais que les choses n'allaient pas changer de sitôt. De toute façon je ne pouvais pas laisser les choses allaient plus loin.
- Je vais retourner vers le personnel pour apporter mon aide …
Je ne précisais pas plus et avant que quiconque et pus me rattraper je m'enfuis du bureau de la dame Voltury. Je n'étais plus professionnel j'en avais conscience pourtant s'était plus fort que moi.
Je passais l'heure en compagnie de la petite société et personne ne vint me chercher ce que je trouvais rassurant dans un sens. Au moins le contrat qui me liait à mes associés n'avait pas été prématurément écourté.
C'est Jacob qui me prévint qu'Esmée était dans les locaux de la compagnie. Je saluais le personnel d'un geste de la main avant de le suivre jusqu'au bureau d'Isabella Voltury.
Cette dernière était en pleine conversation avec Aro quand je fis mon entrée. Ils me saluèrent vaguement mais aucune conversation ne put débuter puisque ma mère arriva à point nommée.
Elle ressemblait à tout point à la femme d'affaire que je ne croisais pas souvent à la maison. Je ne rencontrais cette facette de ma mère que depuis quelques années, c'est-à-dire depuis que je travaillais avec elle sur certain projet.
Le tailleur qu'elle portait était bien coupé et ses escarpins du meilleur goût. Je sentais que ma sœur Alice était derrière tout ça. Ses cheveux caramel bouclés naturellement autour de son visage fins. Mon père en avait quand même de la chance !
Je fus le premier à m'approcher d'elle et à l'embrasser sur la joue.
- Mon chéri, souffla-t-elle avec un grand sourire maternel.
Je grimaçais légèrement au surnom. Elle pourrait quand même m'appeler par mon prénom dans de telles circonstances. Il était rare que ma mère l'utilise en général c'est parce qu'elle était en colère et qu'elle avait quelque chose à me reprocher.
- Maman.
Elle me sourit chaleureusement avant de porter son attention sur mes collaborateurs.
- Monsieur Philips, je suis heureuse de vous revoir.
Aro lui adressa son sourire dont lui seul avait le secret et tendit sa main à ma mère qui la lui serra avec aplomb.
Esmée Cullen était une grande dame. Je crois que j'aurais toujours une admiration certaine pour cette femme qui m'avait donné la vie il y a 33 ans.
Elle aimait la vie et elle aimait les gens. Elle partageait d'ailleurs ce trait de caractère avec mon père. Tous les deux formés un couple équilibré et très amoureux. Un couple parfait que j'avais toujours envié. Il était certain que si un jour j'avais rencontré une femme qui me faisait vivre ce que mes parents vivaient au quotidien je l'aurais épousé sur le champ.
Quand j'étais gosse je me rappelle avoir souhaité que cette passion m'arrive un jour à moi aussi. Malheureusement cela ne m'était jamais tombé dessus. Et maintenant s'était trop tard.
Après avoir salué Aro, elle se tourna vers Isabella. Cette dernière lui sourit mais ma mère ne se laissa pas démonter par son expression de façade.
Elle s'avança vers elle et lui tendit sa main par-dessus le bureau.
Sans la défier, elle forçait un peu la PDG à la saluer.
Il y eut un blanc puis lentement Isabella tendit sa main et enroula ses doigts autour de ceux de ma mère. La poignée ne dura guère de temps. Les deux femmes se fixaient droit dans les yeux avant de se lâcher.
Du coin de l'œil, je vis qu'Aro avait l'air stupéfait. Visiblement on ne forçait pas Isabella bien souvent.
L'espace d'un instant je fus jaloux de ma propre mère. Elle avait atteint un but que je n'avais jamais réussi à toucher, même du bout des doigts.
- Bonjour, Madame Cullen.
- Madame Voltury.
- Je vous en prie, asseyez-vous, lança la jeune femme lui désignant le siège près de son bureau comme elle le faisait à chaque fois.
On s'installa tous les trois et je laissais ma mère prendre la parole.
- Mon fils a eu l'occasion de me parler du projet sur lequel vous travaillez, j'ai donc prie la liberté d'emmener avec moi des idées pour que vous puissiez voir dans quel esprit il serait mieux de décorer les lieux.
Voilà qui était prévenant.
C'était la caractéristique première de ma mère que partageait ma sœur d'ailleurs. Un don de voyance qui pouvait se révéler fort utile dans certaines circonstances, comme dans ce cas.
Elle attrapa sa mallette qu'elle posa carrément sur mes genoux sans me demander mon avis et sortit son dossier qu'elle tendit à Isabella. Celle-ci la remercia d'un sourire non sans me jeter un coup d'œil.
Madame Voltury serait-elle amusée du geste de ma mère par hasard ?
Esmée en sortit un deuxième que cette fois elle donna à Aro.
- Merci, Madame Cullen.
Cette fois je ne riais plus. Je n'aimais pas vraiment la façon dont il regardait ma mère. Elle était mariée … et à mon père en plus.
Je secouai la tête pour me sortir cette impression idiote de la tête avant d'attraper ce qu'Esmée me tendait. Elle ne m'avait pas oublié bien sûr.
Elle commença à nous parler de l'ambiance qu'elle voulait apporter à l'hôtel, elle expliqua les différents types de mobiliers qui pourraient plaire ainsi que de la décoration des murs et des sols.
Point par point elle nous donna les avantages et les inconvénients de chaque model qu'elle avait sélectionné.
Je l'écoutais presque religieusement parler de décoration, de meubles et de je ne sais trop quoi avec un enthousiasme rafraichissant.
Visiblement les idées de ma mère paraissaient convenir à merveille à Aro qui laissait échapper des petits bruits appréciateurs. Quand à Madame Voltury, elle écoutait ma mère sans rien faire paraître de ses émotions ni de ce qu'elle pensait réellement. J'avais du mal à la sonder (comme à chaque fois d'ailleurs) et je me demandais comment elle trouvait les idées que lui proposait Esmée.
Isabella Voltury ne parla qu'au moment où ma mère finit ses explications.
- Vos idées sont magnifiques Madame Cullen, je suis certaine que c'est exactement ce que cherchent nos collaborateurs.
- Je vous remercie, Madame.
- Que diriez-vous de jeter un coup d'œil à la maquette ainsi qu'au complexe hôtelier ? Peut-être cela vous aiderez-t-il à mettre au point chaque décoration ?
Esmée accepta et Isabella nous conduisit jusqu'à la pièce désormais vide de toute personne.
Ma mère sortit son appareil photo pour prendre des clichés sous différents prise de vue. Elle accepta ensuite les plans détaillés de chaque pièce que lui tendit Jacob sous les ordres de la PDG.
- Combien de temps pensez-vous qu'il vous faut pour mettre au point le projet ?
Esmée se concentra et évalua la quantité de travail. Ses sourcils se froncèrent quand elle se concentra. Visiblement elle tenait à être précise avec la date qu'elle allait donner.
- Je dirais dans une semaine et demie voir deux semaines. J'ai quelques idées mais je ne suis pas sûr des délais concernant les fournisseurs.
- Ce sera parfait.
Aro paraissait satisfait de la réponse.
- Nous avons prévu de rencontrer les responsables de l'hôtel d'ici à quelques jours, vous serez-t-il possible de vous joindre à nous ? Proposa Isabella les mains croisées.
J'avais remarqué que depuis deux jours elle avait repris la posture qu'elle arborait au début. Croisées les mains étaient apparemment une façon de paraître encore plus froide et distante.
Je me demandais ce qui pouvait rendre cette femme ainsi. Si la perte de son mari était la seule chose qui la faisait souffrir ou si cela était dû à autre chose d'encore plus sombre.
- Bien sûr, je serais présente. Je laisserais mon fils m'emmener pour être à l'heure au rendez-vous.
Visiblement la tentative d'humour ne parut pas faire mouche et Esmée du rajouter un grand sourire pour faire comprendre qu'elle n'était pas sérieuse.
Isabella se crispa mais hocha la tête quand même.
Aro lui rit doucement avant de proposer à ma mère de la raccompagner jusqu'à l'ascenseur.
- Je vais le faire, m'empressai-je de répondre. De toute façon nous en avions fini ici, je vais donc pouvoir partir.
- Pourrais-je vous parler Monsieur Cullen ? Me lança Isabella de son ton hautain et froid.
Je me doutais que cela allait arriver à un moment ou à un autre. Après tout elle n'avait pas pu évoquer ce que je lui avais lancé à la tête seulement quelques heures avant.
Je pensais seulement que j'allais y échapper pour aujourd'hui.
- Je vais vous accompagner jusqu'au bureau d'Isabella pour que vous puissiez prendre vos affaires, proposa Aro à ma mère comme si les paroles de son associés avait celées la situation et que je n'avais pas le choix.
Dans les faits c'était le cas mais chaque parole d'Isabella Voltury n'était pas non plus une affirmation à prendre au pied de la lettre.
Aro ouvrit la marche à ma mère et je me retrouvais seul avec la femme glaciale en question.
Après une profonde inspiration je me tournais face au regard assassin de la dame royale.
- Inutile que je vous dise le pourquoi de cet entretien.
Je croisais les mains sur ma poitrine comme j'avais pris l'habitude de la faire avec ma mère quand j'étais ado et qu'elle voulait me hurler dessus pour une de mes bêtises.
J'avais bien conscience que je n'avais plus 15 ans et que cette femme n'était pas ma mère pourtant s'était plus fort que moi.
- Je vous saurais gré de garder vos remarques pour vous la prochaine fois Monsieur Cullen. Quant au ton que vous avez employé pour vous adresser à moi, il n'est pas utile que je vous précise que je tiens à ne plus l'entendre. Cela ne se reproduira pas vous m'entendez ? Nous sommes collaborateur rien de plus. Je ne vous dois rien.
Je plongeais dans ses prunelles chocolat qui étaient allumées par des éclairs de feu. Pour la première fois depuis que je la connaissais, je voyais enfin une véritable émotion transpercée sur son visage de marbre.
Elle ne se bridait pas pour me montrer à quel point je lui avais manqué de respect. Ces joues étaient colorées et ses mains formées deux points de part et d'autre de son corps.
Je ne détournais pas le regard de cette femme magnifique qui paraissait avoir connu la souffrance plus que de raisons. Ses prunelles parlaient pour elle et m'appelaient toujours autant que la première fois que j'avais posé les yeux sur elle. « Qu'est-ce que vous cachez Isabella Voltury ? »
- Je vous demande pardon ?
La jeune femme paraissait outrée une fois de plus et je me rendis compte après coup que je venais de poser la question à voix haute.
Maintenant que le mal était fait je pouvais bien allez jusqu'au bout.
- Vos yeux parlent pour vous …
Je m'en voulus de mes paroles. En une seconde une terreur pure envahit son visage et elle recula en trébuchant.
J'eus soudain peur qu'elle ne se torde la cheville perchée sur ses talons vertigineux et je tendis les mains pour l'aider.
- Ne vous approchez pas de moi ! Cria-t-elle en reculant d'autant plus.
Je n'avais plus devant moi la PDG de la « Voltury Compagny » mais belle et bien la femme torturait que j'avais deviné.
- Partez, tout de suite, allez-vous en !
J'aurais voulu rester, j'aurais voulu l'aider mais dans un sursaut de conscience je me fis la remarque que je n'avais rien à apporter à cette femme mise à part mes propres démons intérieurs.
Je ne pouvais pas l'approcher, je n'en avais pas le droit. Ça ne serait bon ni pour elle, ni pour moi. J'hochais donc la tête dans sa direction et tournais les talons pour la laisser tranquille. Sans me retourner je retrouvais ma mère devant l'ascenseur qui me jeta un drôle de regard comme si elle avait compris mon état d'esprit.
Je lui attrapais le bras et montais dans l'ascenseur.
- Mon chéri … tu vas bien ? Souffla-t-elle inquiète.
- Oui maman, ne t'inquiète pas.
Je regardais droit devant moi en me faisait l'effet d'un minable. Comment les choses en étaient-elles arrivées là ?
- Tu es sûr ?
- Oui maman, parfaitement sûr.
J'avais été un peu plus sec que nécessaire mais je n'avais pas eu le choix pour qu'elle me laisse tranquille.
Au moment où je rencontrais enfin quelqu'un avec qui je pourrais envisager quelque chose, il se trouvait que la femme en question méritait beaucoup mieux qu'un minable dans mon genre.
Je n'avais strictement rien à apporter à Isabella Masen Voltury mise à part une série d'embrouilles et un maître chanteur qui se remplirait les poches s'il apprenait que j'avais des liens avec une femme multimilliardaire. C'était la première fois que j'avais à m'inquiéter de ce genre de choses. Sans doute parce que pour la première fois de ma vie, j'avais ressenti ce plus, ce quelque chose qui faisait qu'elle était différente.
J'avais envie de hurler quand je me rendais compte que je devais abandonner la partie avant même qu'elle n'est commencée. Si les choses avaient été différentes, j'aurais tenté ma chance sans regarder en arrière. J'aurais essayé d'obtenir un rendez-vous n'importe quoi pour me rapprocher d'elle.
Mais cette femme semblait avoir assez de problèmes sans que je n'en rajoute. Elle méritait mieux. Elle méritait beaucoup mieux qu'un meurtrier …
Alors qu'en pensez-vous ?
Petit accrochage entre Edward et Isabella …
Pour le prochain chapitre, on découvre de nouveaux personnages …
J'attends vos impressions avec impatience !
A la semaine prochaine ^^
