Chapitre 7 : Courant électrique

Bonsoir …

Voilà le chapitre 7 … je remercie celles qui me suivent depuis le début … vous n'êtes pas nombreuses mais je suis heureuse de constater que cette histoire vous plait ^^

Merci également à celles qui ont pris le temps de me laisser une review … je vous laisse avec cette suite …


Chapitre 7 : Courant électrique

PDV Edward

Lundi matin, 8 heures.

Encore une nouvelle journée. Encore une semaine qui commençait.

Après la journée que j'avais passée la veille, la soirée avait été sombre et solitaire. Mes réflexions sans aucun intérêt m'avaient pris près d'une heure avant que je me décide à bouger. L'heure suivante, j'avais mis à profit mon temps libre pour terminer le projet de l'hôtel particulier de Dubaï. Il ne restait plus grand-chose à faire sur le travail. D'ici quelques semaines, il y aurait un voyage d'affaire là-bas afin de finaliser définitivement avec les investisseurs.

Ce voyage clôturerait le projet définitivement et signifierait la fin de la collaboration qui avait lié ma société à la « Voltury Compagny ».

Savoir que s'était presque terminé me procurait une sensation étrange au creux de l'estomac. Cela avait été trop court.

Préférant ignorer ses sensations que je n'arrivais pas à identifier, je me dirigeais droit vers le bureau de Madame Voltury qui devait déjà m'attendre. Je commençais à la connaître après ces semaines que j'avais passé avec elle. Rare étaient les fois où elle n'était pas au boulot à 8 heures du matin.

Je donnais quelques coups à la porte de son bureau. Quand sa voix douce mais ferme lança un bref ''entrez'', je poussais le battant afin de pouvoir pénétrer dans le bureau.

Isabella était installée derrière le bureau, penchée sur un livre qu'elle lisait attentivement. Ses sourcils parfaitement dessinés étaient froncés en raison de l'intense concentration qu'elle déployait pour déchiffrer le texte qui se déroulait sous ses yeux.

Comme toujours elle était tirée à quatre épingles. Un chignon soigneusement noué se trouvait sur le sommet de sa tête et elle était vêtue d'un chemisier blanc qui laissait entrevoir la naissance de sa poitrine. Une veste parfaitement coupés mettait en valeur la finesse de son buste.

En m'approchant, je pouvais voir qu'elle portait une jupe noire plutôt moulante ainsi que ses éternels escarpins vertigineux.

Je ne pus empêcher un sourire de s'étendre sur mes lèvres quand je constatais la différence entre la femme devant moi et celle que j'avais eue l'occasion de voir la veille.

La Isabella plus décontractée était aussi attirante que cette version sophistiquée que j'avais devant moi.

Je fis disparaître mon sourire avant que madame ne s'en rende compte et m'approchais de son bureau quand elle releva la tête.

Bien entendu quand ses yeux croisèrent les miens, ils n'exprimèrent pas plus d'émotion que d'habitude à mon égard. Je ne m'attendais pas à autre chose de sa part mais cela me vexa quelque peu.

Je lui adressais un signe de tête avant de m'installer sur le siège devant son bureau. C'était une attitude routinière maintenant.

- Bonjour, Madame Voltury,

- Monsieur Cullen …

Elle laissa le silence planer quelques instants avant de me poser une question sur le projet que nous montions en collaboration.

- Les derniers devis pour les matériaux de construction écologique ont-ils été commandés ?

- J'ai eu le temps d'appeler les agences vendredi après-midi. Les bons de commandes ont été enregistrés et le matériel devrait être livré dans la semaine. J'ai pris la liberté de contacter le chef de projet qui m'a confirmé que les engins de chantiers avaient démarré le travail sur le terrain.

Elle hocha la tête une nouvelle fois.

- Il faudra contacter le chef du chantier pour le prévenir des délais … au cas où.

Elle n'avait visiblement pas confiance, ce que je ne pouvais lui reprocher.

Quand nous étions aussi loin du travail, nous ne pouvions pas être certains de l'avancée du projet. Il était donc nécessaire de se reposer sur les autres et ainsi faire confiance. Bien entendu s'était une expression qui ne faisait absolument pas partie du vocabulaire de Madame Voltury. Elle était plus piquante qu'un porc-épic !

- Je demanderais à Jessica de s'en charger.

- J'en ferais de même avec Jacob.

J'eus envie de rire. Quel était l'utilité de les prévenir deux fois ?

Je cachais ma soudaine crise de rire sous une toux qui n'eut pas l'air de la tromper vu le regard noir qu'elle me jeta. Je me calmais et me raclais la gorge.

- Sinon … vous avez eu l'occasion de parler avec ma mère en ce qui concerne les projets de décoration ?

- Oui, elle m'a apporté …. le dossier …

Elle marqua une pose tout en balayant le bureau de son regard acéré. Elle arqua les sourcils avant de pousser les différents dossiers qui se trouvaient devant elle.

Apparemment elle ne trouva pas ce qu'elle cherchait puisqu'elle releva ses yeux chocolat vers moi.

- J'ai oublié le dossier chez moi.

Ce n'était pas une catastrophe en soi mais pour elle cela paraissait vraiment être la fin du monde.

Les attitudes de cette femme étaient la contradiction même.

- Ce n'est pas grave.

- Je dois envoyer le projet de votre mère aux investisseurs … ce matin.

Vu sous cet angle, je pouvais comprendre.

Avant que j'ai pu ajouter quoi que ce soit, elle se leva d'un coup et rassembla les différents documents qu'elle fourra dans une pochette. Elle attrapa son sac à main et d'un seul mouvement se tourna vers moi.

Pour ma part je n'avais pas bougé d'un pouce tellement elle venait de m'éberluer. Jamais ô grand jamais elle n'avait agi avec un tel empressement.

- Suivez-moi je crois que l'on va devoir aller chercher le dossier chez moi.

Elle se dirigea à grande enjambée vers la porte de son bureau.

Jacob sursauta au moment où sa patronne se retrouva devant lui. Apparemment je n'étais pas le seul à être surpris de cette soudaine ferveur de sa part.

Comme quoi cette femme était emmurée derrière des couches de sophistications mais n'était pas aussi détachée et froide qu'elle voudrait le faire croire.

- Jacob pouvez-vous appeler mon chauffeur et me donner mon manteau je vous prie ?

Le secrétaire de la PDG se leva et dans un même mouvement il prit le combiné du téléphone et saisit le manteau.

En deux mots, le chauffeur fut contacté et il aida Isabella à enfiler son vêtement.

Elle nous entraina ensuite jusque dans l'ascenseur.

Nous prîmes place dans la limousine ou se trouvait un homme en costume qui ouvrit la porte à Madame Voltury. Je ne posais aucune question, pas vraiment certain de savoir quel était mon rôle dans tout ça. Pourquoi m'emmener avec elle ? Chez elle ?

C'est dans le silence que se déroula le trajet. Au moment où j'allais amorcer la conversation sur le projet pour enfin percer l'air ambiant, la voiture s'immobilisa avant de redémarrer brièvement et de s'arrêter de nouveau.

La porte d'Isabella s'ouvrit et elle descendit. Je la rejoignis et je stoppais nette devant le spectacle s'étalant sous mes yeux. Je m'en serais presque décroché la mâchoire de stupeur.

Devant moi se dressait un véritable château.

Bien entendu je ne m'étais pas attendu à une petite maison perdue dans les bois … il s'agissait tout de même d'Isabella Masen Voltury mais cette demeure dépassait tout ce que j'avais imaginé auparavant. Même celle de mes parents paraissait minuscule à côté et pourtant au nombre de fois où j'avais joué à cache-cache avec mes frère et sœur je savais que s'était loin d'être le cas. Une véritable merveille d'architecture et de modernité.

Elle était composée de multiples baies vitrées et se dressait sur trois étages. Entièrement blanche, elle s'harmonisait à merveille avec la végétation dense autour d'elle. Elle n'était pas aussi high-tech que je le pensais. Faîte de courbes et de quelques balcons, elle était biscornue et on comprenait parfaitement que le créateur de cette maison avait cherché à jouer avec les hauteurs et les angles. En voyant la modernité de la « Voltury Compagny », je m'attendais à autre chose de sa part. J'étais agréablement surpris.

Un parc entouré la maison et en me retournant je m'aperçus que nous avions monté une grande allée de plusieurs centaines de mètres.

Des haies de plus de deux mètres de haut évitaient le vis-à-vis avec les éventuels voyeurs.

Je me tournais vers la propriétaire des lieux qui esquissa un léger sourire avant de m'entraîner dans l'escalier qui menait à la porte d'entrée.

Elle poussa elle-même la porte et je pénétrais dans un hall ouvert qui laissait entrevoir devant nous une partie de ce qui devait être le salon. Sans un mot, Isabella m'intima d'un geste d'avancer. Je fis deux pas et je stoppais quand je pénétrais dans une pièce de plus de 100 mètres carrée qui paraissait encore plus impressionnante en raison de la hauteur sous plafond. Les murs étaient de couleurs crèmes et les fenêtres en arrondies, donnaient encore plus de profondeur à ce salon.

De grands canapés beiges se trouvaient devant la grande baie vitrés qui prenait l'intégralité du pan de mur en face de moi. Une télévision trônait devant la fenêtre et au centre un poêle suspendu et vitré descendait du plafond. Le reste de la pièce était rempli par des consoles, de grand tapis, des plantes imposantes ainsi que des lampes aux formes presque improbables.

C'était magnifique il n'y avait pas à dire mais … c'était froid. J'avais du mal à envisager que des enfants évolués ici, qu'une famille emplissait ses murs. Cela ne m'étonnait guère pourtant j'avais du mal à comprendre la raison pour laquelle cette maison n'était pas si chaleureuse. Cette pièce sortait tout droit d'un magazine de décoration de ma mère … surement pas d'une maison familiale.

Je me tournais vers Isabella qui visiblement n'avait pas vraiment envie de me regarder puisque d'un pas décidé, elle se dirigeait vers un couloir non loin sur la droite et que je n'avais pas encore vu.

Je la suivis tout en regardant autour de moi. Il n'y avait pas à dire, cet endroit était incroyable.

Elle s'arrêta quelques mètres plus loin et sortit une clef de son sac pour déverrouiller la porte.

Elle fermait visiblement son bureau à clef. Que pouvait-elle bien cacher pour verrouiller son bureau dans sa propre maison ?

Cette femme devait cacher un certain nombre de mystère. J'étais presque certain que si elle emporterait des secrets dans la tombe, elle mourrait pourtant d'envie d'en révéler d'autres et de se confier enfin à quelqu'un.

Ce bureau était aussi moderne et design que celui qu'elle avait au sein de la compagnie. Décidément quand on était PDG d'une grosse boîte on ne se refusait rien.

Elle s'avança vers un des placards ou des dossiers étaient classés et rangés presque de manière militaire et sans même y réfléchir elle en tira un quel me tendit.

Je m'en emparais et l'étudiais attentivement. Je reconnaissais aisément la patte de ma mère dans ses papiers.

- Je ne connais pas grand-chose au travail de ma mère mais cela m'a l'air très bien.

- Votre mère a fourni un travail énorme en très peu de temps. Aro et moi sommes particulièrement satisfaits.

Aro et elle ? Bin voyons …

- Cela vous convient également ?

Qu'elle me pose la question me parut étrange. Comme je venais de la dire, je n'y connaissais pas grand-chose à la décoration, ce n'était pas mon domaine mais celui de ma mère à qui je faisais toute confiance. Elle savait ce qu'elle faisait.

Je fronçais les sourcils et hochai la tête.

- Très bien, nous allons tout envoyer à Dubaï.

Sans attendre, elle alluma le Mac ainsi que l'imprimante imposante qui y était reliés.

Pourquoi me demander mon avis au juste ?

Il fallut plus de 20 minutes pour scanner l'intégralité du dossier.

Nous travaillâmes de concert et en silence. On aurait pu entendre les mouches volés tellement le silence devenait lourd.

Quand la tâche fut terminée, elle releva la tête vers moi.

- Je pense que nous pouvons nous occuper des courriers à partir d'ici vous ne croyez pas ?

Une heure de plus s'écoula avant que l'on termine notre travail.

A peine avais-je posé le stylo que je reçus un appel de Jessica me demandant de me rendre sur le chantier Dénali car visiblement il y avait un petit souci.

- Allez-y je vous en prie … nous nous verrons demain.

En quittant la propriété, des sentiments bizarres m'avaient envahi. Je savais que je reviendrais ici. Je me doutais que les choses n'étaient certainement pas terminées.

Il me fallut toute l'après-midi pour régler le soit disant petit soucis. L'architecte que j'avais engagé avait décidé de n'en faire qu'à sa tête et j'avais dû mettre les choses au clair. C'était moi le patron et surement pas lui. C'était une partie du boulot que je détestais par-dessus tout mais quand on n'avait pas le choix, il fallait faire taire sa conscience.

Il était plus de 21 heures quand je rentrais enfin chez moi. Après un rapide repas, je pris une douche et je me couchais. Ce n'est qu'une fois que je fus blottis sous mes couvertures que je m'autorisais à repenser à ma matinée et surtout à ma visite chez Isabella.

Dans le noir, je me mis à fixer le plafond. Décidemment cette femme avait le don de me tenir éveillé le soir.

Aujourd'hui, j'avais eu l'impression de pénétrer un peu dans son monde et de découvrir une infime partie d'elle. Un côté que je ne connaissais pas du tout. Certes elle ne s'était absolument pas dévoilée mais elle ne pouvait nier que des barrières étaient repoussées entre nous.

Bien sûr, j'aurais voulu que ce soit davantage mais les choses pouvaient évoluer. Jouer avec le feu pouvait se révéler palpitant. Le danger avait quelque chose d'excitant et s'y frotter ne faisait pas de mal même si cela était une très mauvaise idée.

Conscient que je n'allais pas réussir à m'endormir, je me relevais et allumais la lumière avant de saisir mon ordinateur qui trainait sur le sol.

Si je n'arrivais pas à dormir autant mettre ce temps à profit pour travailler.

Le lendemain matin, je me rendis dans les bureaux de ma société ou je passais la matinée à travailler sur des dossiers diverses et à mettre au point des réunions de travail.

Alors que je m'apprêtais à partir pour rejoindre la compagnie, Jessica me coupa dans mon élan en me prévenant qu'Isabella était là.

Il n'était pas rare qu'elle me devance et qu'elle me rejoigne ici, je n'étais donc guère étonné et je repris ma place dans ma chaise de directeur.

J'eus un sourire en me rappelant les moqueries de ma famille quand j'avais acheté ce petit bijou.

- Bonjour Monsieur Cullen, me lança-t-elle avec son habituel hochement de tête.

Je lui répondis de la même façon.

Elle s'avança vers moi et me tendit un porte document bleu foncé.

- Ce sont les contrats que nous avons rédigés … il ne manque plus que votre signature et tout sera en ordre.

Je ne relevais pas vraiment la tête quand je tendis la main. Une décharge électrique me parcourut de la tête au pied quand ma main rencontra celle plus fine et délicate de ma collaboratrice. Il me fallut plusieurs secondes pour prendre conscience de ce qu'il venait de se passer. Je plongeais mes prunelles brulantes dans celles de mon associé qui avait les yeux écarquillés et la bouche légèrement entrouverte.

Visiblement elle avait également ressenti le courant qui était passé entre nous l'espace d'un bref instant. C'était la première fois que je touchais sa peau, la première fois que nous avions un contact. Nous ne nous étions jamais serrés la main, jamais approché plus près qu'un mètre.

L'instant ne dura pas puisqu'elle s'empressa de déposer les documents sur mon bureau et de retirer sa main.

Si elle avait pu reculer d'un pas sans paraître offensante elle l'aurait sans doute fait. J'étais conscient que je ne devais pas m'arrêter à sa réaction mais je ne pouvais pas m'empêcher de tout de même être vexé. Est-ce que j'étais vraiment aussi repoussant que ça ou réservait-elle ce traitement à tous les hommes qu'elle touchait par inadvertance ?

La raison me soufflait que je ne devais pas le prendre pour moi que cette femme avait réellement un problème avec les gens et surtout avec les hommes en général. Ou si j'étais honnête l'attachement ne faisait pas partie de son vocabulaire.

Je l'avais vu évoluer avec Aro et Marcus depuis ces dernières semaines, j'avais également pu remarquer le comportement qu'elle adoptait avec ses employés.

C'était une femme de cœur même si elle cherchait à le cacher. La voir dimanche en compagnie de ses filles était une preuve dont je n'avais pas besoin pour le comprendre.

Mais malgré mes conclusions je ne pus m'empêcher de me rembrunir en me penchant sur le dossier. Si elle ne voulait pas de contact avec moi, je n'allais pas lui imposer se supplice.

- Jacob a appelé le chef de chantier ce matin. Tout est en ordre en ce qui concerne les délais.

J'hochais la tête sans pour autant relever les yeux. Inutile qu'elle lise dans mes yeux ce que je pensais réellement. Je préférais garder ce qu'il y avait dans ma tête pour moi.

- Jessica fera de même demain ou après-demain … en piqure de rappel.

Je portais mon attention sur l'écran de mon ordinateur qui était noir avant de prendre un stylo pour signer le dossier que ma chère associé m'avait gentiment apporté.

Il me fallut plusieurs minutes pour venir à bout de ces centaines de feuilles blanches qui étaient noircies par de l'encre noire.

La paperasse dans ce genre de projet était considérable. Elle était plus importante que le travail de construction en lui-même.

Quand je parafais la dernière page, je rassemblais le monticule en un tas de feuille rangé avant de les lui rendre. Une fois qu'elle les eut attrapés, elle les rangea dans leur pochette.

Un long moment passa. Elle regardait fixement avec des yeux vitreux ce qu'elle tenait entre ses doigts avant de relever la tête vers moi.

- Je vais vous laisser … nous nous verrons pour la clôture des contrats à la fin de la semaine.

Ce n'était pas une question, je n'avais donc rien à répondre et je ne pris donc pas la peine d'ouvrir la bouche.

- Bonne journée Monsieur Cullen.

Je relevais la tête pour plonger mes yeux dans l'océan chocolat de son regard.

- Bonne journée … Madame Voltury.

Elle inclina la tête puis sans rien ajouter elle tourna les talons et sortit de mon bureau. J'entendis le claquement de ses talons sur le lino se faire de plus en plus faible jusqu'à disparaitre complétement.

Après son départ, j'eus un mal fou à me remettre au travail.

Au bout d'une heure je claquais mes points sur la table et me levais. J'en avais assez de tourner et de virer dans tous les sens tout en pensant à une femme qui n'en avait strictement rien à faire. J'étais vraiment pathétique surtout quand on songeait que je me montais la tête tout seul.

Je pris mes affaires et sortis de mon bureau. Jessica était en communication ce qui m'arrangeait grandement. Je n'avais pas à m'expliquer.

Je la saluais rapidement d'un signe de la main. D'un pas décidé, je pris la direction de l'ascenseur mais je fus couper dans mon élan par ce dernier qui s'ouvrait devant moi. Mon père et ma mère sortirent avec un grand sourire accrochait à leur visage. Apparemment ce n'est pas aujourd'hui que j'allais pouvoir m'échapper.

Je poussais un soupir intérieur à l'idée de faire bonne figure pour éviter que mes parents ne s'inquiètent pour rien.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, je pris une profonde respiration et forçait mes lèvres à esquisser un sourire.

Heureusement je n'avais pas à me forcer beaucoup j'adorais vraiment mes parents.

- Maman, papa …

Je les embrassais chacun à leur tour.

- Fils, s'exclamait mon père en me prenant dans ses bras dans une étreinte virile mais paternelle avant tout.

- Qu'est-ce que vous faîte là ? Demandai-je en les entrainant dans l'ascenseur.

Je n'avais guère envie de revenir vers mon bureau et essuyer une remarque de mon assistante un peu trop curieuse.

- Nous n'avons pas le droit de venir voir notre fils ? S'insurgea ma mère surprise de ma question apparemment.

Mes parents semblaient légèrement surpris quand je les intimai gentiment de sortir de mes bureaux pour rentrer dans l'ascenseur mais je ne tenais pas à m'expliquer sur le sujet.

Je les entrainais tous les deux dans le café du coin et quand nous fûmes installer devant nos cafés, c'est mon père qui reprit la parole le premier.

- Comment vas-tu fils ?

Au ton de sa question je compris qu'il était soucieux. Il faisait naviguer son regard sur mon visage. J'étais conscient qu'il remarquait très bien les poches violettes sous mes yeux ou les yeux rouges que j'arborais depuis plusieurs jours. Et tout cela pourquoi ? Une femme avec lequel je ne faisais que travailler … J'avais plus de trente ans et je réagissais comme un ado en mal d'amour.

- Je vais bien, papa.

Je ne sais pas si s'était convaincant mais je n'allais pas m'étendre sur le sujet plus avant pour cela il fallait donc enclencher sur un autre sujet avant qu'il ne se mette à insister.

- Et vous comment allez-vous ?

- On ne peut mieux mon chéri, en fait nous sommes venus sur la demande de ton frère … il voulait savoir si la fête que tu organises dans tes bureaux pour les enfants de la société était toujours d'actualité ?

Je restai sans rien dire le temps de comprendre ce qu'elle voulait insinuer … quand cela me frappa d'un coup.

La fête pour les enfants …

Je l'avais complétement oubliée avec tout ce qui s'était passé. J'écarquillai les yeux tout en attrapant mon téléphone pour appeler ma secrétaire.

Deux minutes plus tard, j'étais bien entendu rassuré par ma formidable secrétaire. Elle avait tout organisé elle-même comme elle le faisait chaque année.

Cette fête je la donnais depuis les trois ans de ma nièce Jade. J'adorais les enfants et je trouvais sympathique de tous les réunir dans mes bureaux le temps d'une soirée. On utilisait pour cela l'immense salle de réunion dans lequel on installait une série de jeux qui les occupaient toute la soirée.

Toutes les années j'invitais l'intégralité de mes employés mais la plupart du temps seuls ceux avec des enfants se déplaçaient ce que je comprenais parfaitement.

Il m'était même arrivé de convier certain clients avec leurs tribus.

- Oui maman, la fête est toujours d'actualité.

Bien entendu, au vu de la teneur de mes propos avec ma secrétaire elle avait parfaitement compris que j'avais zappé cette tradition annuelle.

Elle me regardait en fronçant les sourcils mais elle prit le parti de ne rien dire et porta sa tasse de café à ses lèvres.

- Cela fera plaisir à ton frère, me lança Carlisle avec un sourire chaleureux. Et puis se sera la première fête de Lena.

Il avait ce sourire nier qu'il arborait quand il parlait de ces quatre petits-enfants chéris. Inutile de dire à mon père que le bébé était beaucoup trop jeune pour participer pleinement à cette fête. Je pense qu'il s'en rendait compte très bien tout seul.

- Nous voulions aussi savoir si tu venais toujours dimanche pour l'anniversaire de ton frère ?

Je me retenais de lever les yeux au ciel.

- Maman … soupirai-je exaspéré, tu sais très bien que je ne rate jamais un dîner à la maison ou une réunion de famille.

Bien entendu j'eus le droit à son regard de tueur qui me faisait redevenir un enfant de 5 ans. Même si cette femme faisait sans doute la moitié de mon poids et une large tête de moins que moi, elle m'impressionnait quand même toujours autant que dans mon enfance.

Ce n'est qu'une heure plus tard que je quittais mes parents à la sortie du café. Je les enlaçais tous les deux avant de rejoindre ma voiture pour enfin rentrer chez moi.

J'enfilai un short de sport avant de sortir de mon appartement et de me dirigeai vers le parc pour un jogging reposant.

Je passais les deux heures suivantes à faire du sport afin de me vider la tête.

Les pompes, la course, les longues foulées … je me dépensais et me vidais d'énergie.

Quand je rentrais chez moi je m'écroulais littéralement sur le canapé de mon salon tellement j'étais vidé d'énergie.


Alors votre avis ?

Premier contact entre Isabella et Edward …

Pour le prochain chapitre, petite révélation en perspective !

Bonne semaine à dimanche prochain …