Chapitre 8 : Parce que c'est toi …

Salut tout le monde !

Je suis vraiment désole de ne pas avoir pu posté hier soir … je suis partie en week-end et du coup impossible d'avoir d'internet .

Mais je poste maintenant que j'ai un moment de libre !

Je voudrais remercier grandement toutes celles qui m'ont laissé un com. Je n'ai pas eu le temps de vous répondre mais je vais le faire dans la journée ou demain alors ^^

Bon assez de blabla inutile, je vous laisse découvrir le chapitre ! On se retrouve en bas …


Chapitre 8 : Parce que c'est toi …

PDV Edward

Ainsi après une bonne douche et un repas sommaire, je ne mis que quelques minutes à m'endormir.

Il était 6 h 45 quand j'ouvris un œil.

Bien entendu mon cerveau maintenant reposé se remit en mode marche et les mêmes réflexions se mirent à tourbillonner.

Une heure plus tard, j'étais prêt pour une journée de boulot. Je m'apprêtais à sortir de chez moi au moment où la sonnerie retentit.

Quelle ne fut pas ma surprise quand je me retrouvais face à ma belle-sœur échevelée qui tenait un bébé à moitié endormi dans ses bras.

- Edward … tu es mon dernier espoir … Liam est malade et il refuse de me le prendre à la crèche … ton frère et moi avons un rendez-vous avec des clients se matin, Alice et Jasper ne peuvent pas me le garder avec Lena … et tes parents sont tous les deux au travail … je ne sais plus quoi faire …

Je l'écoutais sans pouvoir en placer une dans son monologue. Si elle était là c'est qu'elle ne pouvait vraiment pas faire autrement. Rosalie n'était pas le genre de femme à prendre de cours comme ça.

- Calme toi Rose … tu vas nous faire une crise cardiaque si tu continues ainsi.

Je l'aidais à se décharger en prenant le bébé dans mes bras. En touchant son front, je comprenais ce que voulait dire ma belle-sœur. Liam était brulant.

- Je l'ai emmené chez le docteur hier et il a la grippe ... si j'avais pu … mais à la crèche ils n'ont rien voulu savoir …

- Stop Rose ! Je vais le garder ne t'inquiète donc pas pour si peu. Je n'ai pas beaucoup de boulot pour aujourd'hui … cela ne me dérange pas …

Ce n'était pas tout à fait vrai mais je ne pouvais pas la laisser dans la panique la plus complète.

Je pouvais bien m'arranger pour la journée. Et puis le soulagement sur les traits de la femme de mon frère valait entièrement le coût.

- Je suis rassurée … avec toi …

- Ne t'inquiète pas … je vais bien m'occuper de lui.

Elle hocha la tête avant de me donner un sac à langer bleu.

Elle m'expliqua les médicaments qu'il devait ingurgiter avant de prendre une profonde inspiration pour se calmer enfin.

Elle remit de l'ordre dans son tailleur chic et se passa la main dans les cheveux.

- Merci beaucoup Edward.

Elle m'embrassa sur la joue puis caressa les cheveux de son enfant.

- Je viendrais le chercher vers 15-16 heures ce soir…

- Ne te presse pas … je vais bien m'occuper de lui …

Elle acquiesça avant de tourner les talons puis de revenir.

- Avant que j'oublie … Jade voudrait que tu invites les filles de ta collaboratrice pour la soirée … Charlotte et Lise … je lui ai dit que tu ne voudrais surement pas mais bon elle m'a dit de te demander quand même. Je te laisse à ce soir.

Et avant que je n'ai pu ajouter quelque chose elle était partit.

Celle-là je ne m'y attendais pas. Je savais que les enfants s'étaient bien entendu quand ils s'étaient rencontrés au parc, ce n'était donc guère étonnant que la fillette me demande d'inviter ses nouvelles amies. Mais je me voyais mal demander à leur mère si elle voulait bien emmener ses filles dans les locaux de ma société pour jouer avec les enfants de simples employés. Il était peu probable qu'elle accepte l'invitation.

Je reportais mon attention sur le petit qui était toujours endormi dans mes bras. Tout en passant ma main dans ses cheveux, je me dirigeai vers la porte de la chambre d'ami transformé en chambre pour enfant ou j'entreposais toutes les affaires que je gardais pour mes nièces et mon neveu quand ils venaient ici chez moi. C'était leur endroit.

Je sortis la poussette canne du placard et la dépliai pour y installer confortablement l'enfant qui ronchonna quelque peu avant de se rendormir.

J'attrapai le lit parapluie. Liam était malade, il n'allait quand même pas passer la journée dans une poussette canne peu confortable.

Il me fallut plus d'une heure pour rejoindre mon bureau. J'avais demandé à Jessica de l'aide pour installer le bébé dans le lit près de mon bureau.

- Vous avez un très beau neveu Monsieur Cullen …

Je regardais mon assistante avec surprise. C'était bien la première fois que je voyais une émotion particulière – autre que la colère bien entendu - sur le visage de cette femme.

- Je vous remercie …

Elle rejoignit ses quartiers et je commençais mon travail.

La matinée passa rapidement. Liam ne fit que dormir et je dus même le réveiller pour qu'il s'hydrate et qu'il mange quelque chose.

Je venais de le recoucher dans le lit quand Jessica parla dans l'interphone.

- Monsieur Cullen … Madame Voltury est à la réception et aimerait vous voir.

Qu'est-ce qu'elle faisait ici alors que nous devions nous revoir qu'à la fin de la semaine ? Je ne m'attendais absolument pas à sa visite et je ne voyais pas pourquoi elle était venue jusqu'ici.

- Faîte la entrer.

Je jetais un coup d'œil au petit en espérant que ma chère collaboratrice n'avait pas prévu quelque chose d'important qui nécessiterait que je quitte ce bureau. Je ne pouvais pas laisser Liam ici seul, sa mère me tuerait.

Quand Isabella entra dans mon bureau elle marqua un temps d'arrêt à la vue du lit d'enfant.

- Bonjour, Monsieur Cullen …

- Madame Voltury …

Elle s'approcha doucement de mon bureau et accessoirement du berceau.

- C'est Liam … le fils de mon frère … il est malade ….

Pourquoi je tenais à me justifier sur la présence de mon neveu dans les bureaux était un mystère complet. Pourtant je l'avais tout de même fait.

- Je comprends … un enfant malade ce n'est jamais simple …

Elle esquissa un léger sourire en posant son regard sur le bébé.

Je ne pus m'empêcher de l'admirer. Son visage était doux et beaucoup plus tendre que d'habitude. Elle semblait métamorphosée comme à chaque fois qu'elle regardait un enfant.

- Je peux vous demander la raison pour laquelle vous êtes venus aujourd'hui ? Je croyais que nous devions nous voir qu'à la fin de la semaine pour les investisseurs ?

- Je passais dans les environs et je suis donc venue vous donner un double du contrat que vous avez signé hier.

Un peu bancal comme explication. Elle aurait pu me le donner vendredi, ce n'était pas pressé. Je le savais et elle aussi. J'avais envie de le lui faire remarquer mais je m'abstins. Je n'avais pas envie de la faire fuir ni de l'énerver ni même de la vexer.

- Je vous remercie.

Je pris le dossier de ses mains pour le mettre sur l'étagère ou je rangeais tous les documents relatifs au projet.

Au moment où j'allais faire de nouveau face à ma collaboratrice, un bruit sourd se fit entendre à l'extérieur du bureau ce qui réveilla le bébé en sursaut.

Liam se mit à pousser un cri perçant et à pleurer toutes les larmes de son corps.

Je le pris dans mes bras pour le calmer mais rien n'y faisait. Il hurlait toujours.

- Liam … chut chut ... bébé … calme toi …

Je lui donnais sa sucette, je le berçais, le caressais doucement mais il ne se calmait toujours pas. En frôlant sa peau je me rendis compte que sa température avait augmentée. Il avait de la fièvre et cela ne me disait rien qu'y aille.

- Attendez …

J'avais presque oublié la présence d'Isabella qui me regardait faire depuis le début de la crise de l'enfant.

- Donnez-le moi …

Elle me prit l'enfant des mains et le colla contre sa poitrine.

Les cris se calmèrent quelque peu mais il continuait à crier quand même. Il se faisait plus de mal qu'autre chose et cela me faisait de la peine.

- Vous pouvez me donner un linge humide …

Sans comprendre, je me dirigeais vers le petit lavabo que j'avais fait installer derrière une pièce du bureau. Je pris un gant que j'humidifiai avant de retrouver le petit et Isabella. Je lui tendis le linge et elle le posa délicatement sur le front de Liam. Il se calma quelques secondes plus tard.

- Vous lui avez donné ses médicaments ?

Non avec le trajet j'avais zappé l'info et elle le lut sur mon visage.

J'attrapais le sac que m'avait donné Rosalie.

Elle me demanda de préparer un biberon d'eau dans lequel je versais le sac de poudre, un antalgique qui devrait sans aucun doute lui faire baisser la fièvre.

Je le lui tendis et elle réussit à lui faire avaler plusieurs gorgées avant qu'il recrache le biberon.

Elle le posa sur la table puis elle arpenta le bureau avec l'enfant dans les bras.

Il fallut plusieurs minutes pour que le bébé se calme tout à fait et se rendorme enfin.

Elle resta encore quelques instants avec lui dans les bras.

Le spectacle de cette femme en talon aiguille et en robe à plusieurs milliers de dollars avec un bébé dans les bras était une expérience que je n'aurais loupée pour rien au monde. Elle finit par le reposer délicatement dans le berceau.

- Merci … Je ne sais pas si j'aurais réussis à endiguer la crise sans vous …

Elle m'adressa un sourire.

- J'ai eu trois enfants … je sais ce que c'est … ce n'est pas toujours facile quand ils sont malades …

Le silence tomba entre nous alors que nos regards étaient tous deux penchés sur le petit qui dormait de nouveau profondément.

- En parlant d'enfants … je dois vous proposer quelque chose … j'organise une fête pour les jeunes dans les bureaux de la société et j'invite mes employés ainsi que leurs enfants. Mon frère et ma sœur et bien sûr leur famille sont de la partie et … Jade a demandé à sa mère si je pouvais inviter vos filles …

Je la regardais pour jauger de sa réaction mais je n'arrivais pas à lire sur ses traits ce qu'elle pensait de cette idée. Je me doutais qu'elle ne devait pas apprécier que je lui propose un plan comme celui-là mais en cet instant je n'avais pas pu m'empêcher de lui poser la question.

- Charlotte et Lise réclament beaucoup vos nièces. C'est étonnant … en général elles ont du mal à se faire des amies.

La révélation qu'elle venait de me faire était plus que ce à quoi je m'attendais de sa part. Elle continuait à fixer le bébé sans que ses yeux ne se dérobent jamais.

Elle semblait vouloir éviter mon regard à tout prix.

- Elles n'ont pas d'amies à l'école ?

Elle haussa les épaules et finit par tourner ses prunelles chocolat vers moi.

- Je présume que si … il s'agit d'une école assez huppée … mais je n'ai pas l'impression qu'il favorise beaucoup le contact avec les autres … dans le monde ou nous vivons ils leur apprennent dès cet âge à ne faire confiance à personne d'autres qu'eux même.

Ce qu'elle disait était cynique. Les filles étaient encore très jeunes, trop pour se soucier de ce genre de chose. A cet âge elles avaient d'autre préoccupation que leur avenir.

Bien sûr je n'allais émettre aucune critique pour la première fois elle me parlait d'elle et non de boulot, je ne pouvais pas laisser l'occasion passée. C'était trop beau. Pourtant je ne pus m'empêcher une remarque.

- C'est assez cynique quand on songe que se ne sont que des enfants …

- C'est vrai … mais Aro m'a affirmé que s'était une des meilleures écoles de la région. Sinon j'aurais dû envoyer mes filles en pension.

En pension ? Cria ma conscience mais elles n'avaient que 4 et 8 ans ! Comment pouvions nous envisager d'envoyer des enfants aussi jeunes vivre à l'autre bout de je ne sais où, loin de la présence de leur mère ?

- Et je refuse qu'elles vivent loin de moi.

Elle avait mis tant de ferveur dans ces mots que je me rendis compte que l'idée ne l'avait même pas effleurée.

Apparemment Isabella Masen Voltury était une vraie lionne quand il s'agissait de sa portée.

- Je vous comprends … je n'aurais pas pu non plus ...

Elle me regarda avec surprise tout en levant un sourcil.

- Vous n'avez pas d'enfants …

Visiblement il n'y avait pas que pour mes parents que je représentais une énigme.

- Mais cela ne veut pas dire que je ne les aime pas. J'adore les enfants et si l'occasion s'était présentée je suis certain que j'aurais été heureux … mais je n'ai jamais trouvé la femme qui voudrait bien porter mes bébés.

J'avais essayé de mettre un peu d'humour dans mes mots et visiblement cela marcha puisqu'elle esquissa un sourire.

- Que pensez-vous de l'idée de la fête ?

Elle parut réfléchir un moment avant de donner un début de réponse.

- Je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée …

Celle-là j'aurais dû m'en douter mais je n'allais pas la laisser se défiler. Pas après qu'elle m'ait avoué que ses filles voulaient revoir mes neveux.

- Et pourquoi ? Personne n'a besoin de savoir qui vous êtes … vous n'avez qu'à emmener vos petits bouts … il y aura plein de jeux pour elles, elles passeront une soirée accompagnée de plein d'enfants de leur âges. Je vous assure qu'ils sont excités comme des puces et qu'ils en parlent durant des jours …

J'avais visiblement semé le doute dans son esprit au vu de l'expression qui s'étendait sur ses traits.

- Cela ne veut rien dire … il n'y aura aucune conséquence à ce que vous veniez dans les bureaux de ma société avec vos filles …

- Vraiment ?

Elle avait été plus cinglante qu'elle ne s'y était attendue. Elle me regarda avant de murmurer un désole du bout des lèvres.

- Nous sommes collaborateurs …

- J'invite même des clients avec leur famille … cette soirée n'est pas pour les adultes mais uniquement pour les enfants …

Mon dernier argument sembla vaincre ses dernières réticences puisqu'elle finit par prendre une grande inspiration et par hocher la tête.

- C'est d'accord …

Je lui adressais un grand sourire qui dévoila mes dents et je me retins de celer notre accord en lui tendant la main. Je me souvenais parfaitement de la veille quand nos mains s'étaient frôlées. Je n'allais pas gâcher cette infime complicité qui venait de se mettre en place entre nous.

- Ce sera samedi soir à partir de six heures … vous n'aurez qu'à venir à l'heure que vous voulait.

Elle ne répondit rien mais hocha la tête. Apparemment ma chère collaboratrice se demandait si elle avait bien fait d'accepter. Je ne fus pas surpris quand elle me salua quelques instants plus tard pour prendre congé.

Je la regardais s'éloigner avec le sentiment que je venais de gagner une bataille contre elle.

Cette fête allait être la plus intéressante de toutes celles que nous avions données jusque-là.

Le soir Rose vint chercher son fils dans les bureaux de « Cullen Immobilier » et me remercia au moins cinquante fois de s'être occupé de lui.

Je ne revis Isabella que le vendredi quand je me rendis au sein de la compagnie.

C'était aujourd'hui que nous finalisions le contrat avec les investisseurs de Dubaï. C'était quasiment la fin du projet.

Nous avions accompli un gros travail dont j'étais tout de même fier.

Quand j'arrivais à l'étage ultra design, je fus accueilli par la réceptionniste qui m'adressa un grand sourire séducteur.

Je ne lui répondis que du bout des lèvres et pris la direction du bureau d'Isabella.

Je fus étonné de ne pas voir Jacob à sa place. J'allais pour frapper au battant quand des voix étouffées m'arrêtèrent au dernier moment.

- Comment ça vous avez accepté ? … Est-ce que j'ai besoin de vous rappeler qui vous êtes ? … Vous n'avez pas à accepter ce genre d'invitation surtout pas quand cela concerner également vos filles !

C'était la voix d'Aro et il n'avait pas l'air content.

J'avais le mauvais pressentiment que cela concernait la fête où je l'avais invité et je ne me trompais pas.

- Ce n'est qu'une soirée pour les enfants … Pourquoi aurais-je refusé ? Mes filles ont le droit de passer du temps avec des enfants de leurs âges …

Sa voix étaient calme et aucune nervosité ni colère ne filtraient dans ses mots.

Pourtant elle devait surement ressentir quelque chose de se faire attaquer ainsi par quelqu'un qui était si calme au quotidien.

- Faîte attention à ce que vous faîte Isabella … vous pourriez vous brûler les ailes à jouer avec le feu …

- Qu'est-ce que vous entendez par là ?

Mais elle n'eut pas de réponse à sa question puisque je l'entendis très bien se diriger vers la porte. J'eus juste le temps de me pousser du chemin qu'il poussait la porte avec force.

Il s'arrêta un instant sur moi et me lançant un regard mauvais avant de partir à grandes enjambées.

Doucement je reportais mon attention sur l'intérieur du bureau ou Isabella était assise dans son fauteuil le regard dans le vide.

Je m'approchais doucement d'elle. Mes mouvements attirèrent son attention.

- Monsieur Cullen …

- Madame Voltury …

Pour la première fois depuis que je la connaissais elle baissa les yeux quand je sondais ses prunelles chocolat.

- Vous vous sentez bien ?

- Bien sûr …

Sa réponse avait été trop empressée pour être totalement honnête.

- La vidéoconférence va commencer.

Elle se leva et nous dirigea vers la salle ou se passait la réunion.

Ce fut … long et terriblement ennuyeux bien entendu.

Ce n'est que trois heures plus tard que je pus enfin m'enfuir de cet enfer. Je n'avais pas échangé une seule parole avec les PDG de la compagnie. Ni Isabella, ni Aro ni Marcus. Ils m'avaient tous royalement ignoré et je n'avais presque pas participé à la réunion qui avait surtout été mené par Isabella. Je n'eus même pas le temps de lui rappeler l'heure.

Le lendemain vers 5 heures je me trouvais dans mes bureaux entourés de jeux gonflables, de bassin à boule en plastique et de jeux de fléchettes. La salle de réunion était complétement transformée. Des ballons jonchaient le sol et une table prenait tout un pan de mur. Avec Jessica nous y avions déposé des bonbons, des pâtisseries ainsi que des boissons pour les enfants.

Les premiers à arriver, furent ma sœur, Jasper et l'adorable Lena.

- Alice …

Elle se mit à rire quand je la serrais contre moi.

- Comment va petite sœur ?

- Mais très bien mon cher frère.

Elle me regarda malicieusement avant de me fourrer son gros fardeau dans les bras.

Le bébé était endormi et je ne pus m'empêcher de sourire face à cette image.

- Salut Jazz !

Mon beau-frère était aux prises avec le landau de sa fille qui visiblement était légèrement récalcitrant.

- Salut Ed !

Je levais la main vers lui en guise de salut étant donné que j'avais encore les mains chargées.

Emmett et sa petite troupe déboulèrent au moment où j'allais entrainer ma sœur et son mari dans la salle aménagée.

- Et salut les bouts de chou !

Emmett le grand adorait jouer les grands frères très lourd.

Jade et Seth se mirent à crier de joies quand ils aperçurent les installations que Jessica avait prévues cette année.

Ils me passèrent devant sans même me dire bonjour.

- Et bien voilà qui est gentil, faisais-je remarquer à Rose qui porté un Liam beaucoup plus en forme qu'en début de semaine.

- N'est-ce pas ? Ils sont dans cet état depuis Lundi.

Rose était visiblement exaspérée par ces monstres trop pleins d'énergie.

L'ascenseur s'ouvrit de nouveau sur des employés avec leurs enfants.

Bientôt la salle de réunion fut surchargée de terreurs excitées.

Pour ma part, je n'avais toujours pas lâché ma nièce et je déambulais de groupe en groupe pour parler un peu avec tout le monde. Bien entendu je ne pouvais m'empêcher de jeter des coups d'œil vers le couloir qui menait à l'ascenseur. Isabella n'était toujours pas arrivée.

Il était plus de 19h30 quand j'entendis le clic de l'ascenseur qui signifiait que quelqu'un venait de s'arrêter à notre étage. Un bruit de talons se fit bientôt entendre avant que Jade se mette à crier.

- Charlotte ! Lise !

Deux jolies petites filles aux cheveux tressés arrivèrent comme des boulets de canon dans la salle suivie par leur mère beaucoup plus lente.

Les fillettes se mirent à sauter partout puis ma nièce les entraina dans le bassin de boule en plastique.

- Excusez-moi …

Je laissais l'un des architectes de la boîte qui avait trois garçons âgés de 12, 10 et 5 ans pour rejoindre ma collaboratrice qui semblait mal à l'aise sur le seuil de la pièce.

- Bonjour Madame Voltury … je suis content que vous soyez venu.

Elle hocha la tête en m'adressant un léger sourire avant de laisser vagabonder ses yeux pour chercher ses filles qui jouaient avec Jade et Seth dans le bassin à bulle de plastique. Ils s'en donnaient à cœur joie à lancer les boules de partout dans la pièce.

Nous allions avoir du ménage le lendemain.

- Je tenais à vous remercier pour l'invitation…

Les mots, dies d'une voix douce, me procurèrent des frissons dans le dos.

En sondant à mon tour la pièce du regard je remarquais les femmes de ma famille dans un coin de la pièce. Bien entendu leurs regards étaient braqués sur moi et sur ma collaboratrice.

Je poussais un gémissement quand je me rendis compte qu'elles allaient surement en faire des gorges chaudes. J'allais avoir du mal à éviter leurs imaginations de gambader. Les questions allaient sans aucun doute fuser quand elles auraient l'occasion de me coincer quelque part pour me faire cracher le morceau.

- Vous n'avez pas à le faire …

- J'y tiens.

Pendant un moment aucun de nous ne parla préférant observer les enfants.

- En ce qui concerne le travail … avez-vous reçu l'invitation de Caïus Vladescu ?

Je fronçais les sourcils à ce nom que j'avais déjà entendu quelque part.

Caïus Vladescu était un des nombreux collaborateurs de la compagnie et selon ce que j'avais lu dans les journaux, ce n'était pas le plus aimable et le plus sympathique de tous. Il dirigeait une société d'investissement et travaillait souvent avec Marcus sur des projets divers et variés. Il était connu pour son air cinglant et son attitude hautaine.

Je me demandais la raison pour laquelle j'aurais reçu une invitation de sa part. A mon air elle comprit parfaitement la question que je me posais intérieurement.

- Il invite le beau monde sans doute cela serait-il intéressant que vous participiez à ce genre d'événement …

Je me demandais vaguement pourquoi elle tenait autant à ce que je me développe et à ce que je rencontre les gens de la haute. Mais après tout c'était loin d'être une mauvaise idée.

Maintenant que j'avais travaillé avec la « Voltury Compagny » je pourrais peut-être prétendre à des projets plus grands.

- Je vais voir avec Aro s'il est possible d'obtenir une invitation ou si vous êtes déjà sur la liste …

- Je ne tiens pas à être inviter par obligation …

Elle partit d'un petit rire et porta sa main à son visage comme pour le cacher.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à accepter un coup de pouce … nous avons monté un projet ensemble dont la plupart des idées venaient de vous … je ne vois pas pourquoi vous ne profiteriez pas de l'occasion pour rencontrer d'autres personnes …

Elle avait l'air sincèrement interrogatif. Ne comprenait-elle pas qu'il s'agissait tout simplement d'elle ? Cette femme ou plutôt sa compagnie, m'avait apporté beaucoup déjà et j'avais l'impression qu'il me faisait la charité ou plus précisément … qu'elle me faisait la charité.

N'étais-je donc pas capable de m'en sortir sans elle ?

Je me détournais d'elle pour réfléchir. Comment réfléchir quand je n'arrivais pas à placer deux idées l'une derrière l'autre ? Son regard était pénétrant.

- Vous avez sans doute raison … mais ne vous sentez pas obligé …

- Vous êtes-vous sentis obligé quand vous avez invité mes filles ce soir ?

Non mais bien que j'aimais bien ces fillettes que je n'avais vu qu'une seule fois, je ne faisais pas cela uniquement pour qu'elles passent du temps avec mes neveux. Je voulais passer du temps aussi avec leur mère autre qu'au boulot. Quand elle était prise dans un autre contexte que le travail, quand elle n'était pas en présence d'Aro ou de Marcus, elle agissait différemment.

Dans des situations comme aujourd'hui ou dimanche au parc, elle n'était pas la même. Elle paraissait plus accessible. Elle baissait légèrement sa garde et j'arrivais à percevoir la femme qu'elle était au fond d'elle-même.

C'était dur à imaginer mais je ne pouvais plus me dérober maintenant. J'éprouvais quelque chose de très fort pour cette femme.

J'étais entrain de tomber littéralement amoureux d'elle.


Alors votre avis ?

Et voilà Edward a eu une révélation et s'est avoué la vérité mais quand est-il d'Isabella ?

Pour le prochain chapitre suite et fin de la soirée et surtout petit événement pour nos deux protagonistes …

Passez toutes une excellente semaine et à dimanche prochain sans faute …

A plus