Chapitre 10 : Première pierre

Salut tout le monde !

Et voilà le chapitre 10 qui amène avec lui un début d'explication.

Je voudrais remercier toutes celles m'ayant laissée une review et aussi celle qui me lisent chaque semaine ^^

Je n'ai pas vraiment eu le temps de répondre aux commentaires mais je le ferais demain dans la journée … promis …

Bon arrêtons de parler … je vous laisse avec la suite …


Chapitre 10 : Première pierre

PDV Edward

Sept jours.

Sept jours que je tournais comme un lion en cage.

Plus précisément sept jours que je n'avais plus de prétexte pour travailler avec elle.

Le projet était terminé. Le voyage était prévu dans deux semaines, je n'avais donc aucune raison de la revoir avant que nous embarquions le lundi matin dans exactement 14 jours.

La semaine qui venait de s'écouler avait été chargée. Je n'avais pas vraiment eu de temps pour moi. Grâce à ce que nous avions entrepris avec Dubaï, j'avais réussi à négocier de nouveaux contrats dans quelques endroits stratégiques qui permettaient de développer mon activité. Les affaires marchaient donc bien de ce point de vue-là et j'en étais assez fier je dois dire. Mais le reste était une autre paire de manche.

Les jours passaient sans que je ne fasse vraiment la différence avec les précédents. J'avais presque l'impression de travailler autant que durant les premiers mois de l'entreprise, c'est-à-dire 10 ans auparavant.

Le mardi suivant soit 6 jours avant de prendre l'avion, je reçus un appel qui me fit sourire.

Visiblement les investisseurs de Dubaï n'arrivaient pas à avoir Isabella au téléphone. Il se trouvait qu'ils avaient un problème avec le dossier de financement, il manquait un papier important pour clôturer le projet. La demande était urgente et seul Isabella pouvait le leur fournir.

L'homme parut décontenancé quand je proposais avec un peu trop d'empressement de m'occuper du problème. Après tout ma proposition m'arrangeait autant au niveau professionnel que personnel.

Je raccrochais en promettant que j'allais rappeler au plus vite, avant d'attraper ma veste et de me dirigeais à grand pas vers la porte.

Le silence d'Isabella était très étonnant et je me demandais vaguement quelle en était la cause.

Seulement 20 minutes plus tard, j'étais dans l'ascenseur de la compagnie.

Une fois arrivé devant la réceptionniste je demandais après Isabella.

- Je suis désolé Monsieur Cullen, Madame Voltury n'est pas là.

Je fronçais les sourcils soudain inquiets. Un mardi en pleine après-midi, Isabella n'était pas dans son bureau ? Cela pouvait expliquer le silence radio mais ça ne lui ressemblait absolument pas de ne pas être au travail.

- Quant à Monsieur Aro et Monsieur Marcus, ils sont en voyage tous les deux.

Encore plus étrange. Cela ne faisait pas tellement longtemps que je n'étais pas venu ici et je n'avais pas entendu parler d'un quelconque voyage.

En même temps en étant honnête, aucun des trois n'avait évoqué d'autres sujets que le projet de Dubaï. Un compte rendu sur leurs agendas respectifs n'était pas notre priorité absolue.

- Vous n'avez pas de direction ?

Elle me lança un regard mauvais quand je m'exclamais un peu trop fort à son goût.

Ce n'était pas vraiment le genre de remarque à faire.

- Non … cela pose un problème ?

Personnellement non étant souvent absent j'étais bien placé pour savoir qu'une société savait se gérer seule mais une compagnie de cet ampleur ne pouvait en général pas tourner seule non ?

Je revins à mes moutons et à la disparition de cette chère Isabella.

Les chats étant partis visiblement les souris se mettaient à danser. Si je voulais voir Isabella, je n'avais donc plus qu'une seule solution. J'étais presque certain de l'endroit où elle se trouvait.

- Merci du coup de main.

Je la saluai rapidement sans lui laisser ajouter un mot –après tout elle ne m'était plus d'aucune utilité - et je pris la direction de la sortie.

J'allais devoir retrouver ma collaboratrice perdue moi-même.

En faisant appel à ma mémoire peut-être que je pourrais retrouver sa maison.

Un peu extrême comme situation mais il fallait les documents ce soir sinon le projet pourrait prendre du retard et tout serait remis en question. Je ne pouvais pas laisser cela arriver, sans parler du fait que j'avais une excuse pour retourner chez elle.

Il me fallut près de deux heures pour arriver à trouver mon chemin et il était plus de 5 heures quand l'immense bâtisse de ma chère collaboratrice apparue devant moi … ou plus précisément le portail fermé à double tour.

Sans trop savoir ce que je devais faire, je m'approchais de l'interphone en priant pour qu'elle soit chez elle.

- Propriété Voltury je vous écoute …

La voix n'était guère avenante et était surtout très masculine. Surement pas Isabella.

En même temps il aurait vraiment été étonnant qu'elle réponde à l'interphone.

- Bonjour, je suis Edward Cullen, pourrais-je voir Madame Voltury … cela concerne le projet de Dubaï. C'est urgent …

Je n'allais quand même pas lui donner les détails du projet pour me justifier de sonner à cet interphone, cet homme n'en avait strictement rien à faire.

Le silence dura quelques instants durant lesquels je me demandais s'il allait me laisser planter là puis le portail s'ouvrit –enfin- devant moi.

La sensation que je ressentis quand j'aperçus la villa fut la même que la dernière fois. J'étais un peu émerveillé par la beauté de l'environnement. Cet endroit était vraiment digne d'un catalogue et ressemblait tout à fait au lieu de vie d'un milliardaire.

Je m'approchais de l'entrer en voiture avant de me garer près de la porte ou un homme habillé comme un majordome mais taillé comme un garde du corps vint à ma rencontre.

- Monsieur Cullen …. Madame Voltury sera là dans 10 minutes, je vais vous accompagner dans le salon afin que vous puissiez l'attendre.

Ayant commencé à tendre la main par politesse, je me grattais la tête pour ne pas paraitre idiot avant de suivre l'homme un peu trop rigide.

Je pénétrais à l'intérieur et promenait mon regard un peu partout comme je l'avais fait la première fois. Sans dire un mot, il me désigna un des canapés blanc immaculé et je pris place avec un signe de tête pour lui signifier mon remerciement.

- Voulez-vous une collation ? Un café … un thé ?

- Un café cela sera très bien …, lançai-je avec un sourire un peu tendu.

Il ne me le rendit pas bien sûr et s'éclipsa.

Il ne lui fallut guère de temps pour me ramener une tasse avant de s'éclipser de nouveau me laissant seul au milieu de cette pièce immense.

Très mal à l'aise dans cet environnement, je décidais de me lever et de m'approcher des immenses baies vitrées.

Le spectacle était impressionnant.

Une piscine ressemblant plus à une plage huppée des bords de mers, prenait la totalité du paysage. Des palmiers, du sable des rochers … il ne manquait rien pour compléter le spectacle.

Sur la droite il y avait des jeux pour enfants, balançoire, toboggan … voilà les seules preuves que des personnes de moins de 10 ans vivaient ici et encore cela resté figé.

Chez mon frère et ma belle-sœur les jouets trainaient partout. Le jardin était envahi … mais pas ici. Tout semblait ranger presque militaire.

Je n'eus pas le temps d'aller plus loin dans mes investigations puisque du bruit me fit me retourner.

- Dis maman, tu pourrais m'aider pour mes devoirs ? La maîtresse elle a donné un truc que je comprends pas …

Ça s'était la voix de Charlotte.

- Oui bien sûr petit ange.

Au même moment Isabella apparut dans mon champ de vision elle était accompagné de trois jolies jeunes filles … Lise et Charlotte bien sûr mais également une troisième plus vieille qui devait avoir dans les 15 ans environ.

Elle était la seule que je ne connaissais pas. Kiara.

La jeune adolescente me remarqua tout de suite – tout comme sa mère d'ailleurs- et son regard se durcit légèrement.

Elle ne ressemblait pas vraiment à sa mère. Même avec les talons vertigineux d'Isabella on comprenait que la jeune fille était plus grande. Elle avait des cheveux blonds vénitien ce qui contrastaient avec ceux d'Isabella d'un brun intense. Ses yeux eux étaient d'un bleu limpides.

Cette adolescente était magnifique mais très renfrognée visiblement et son expression un peu trop dure pour une fille de cet âge.

- Edward ! S'exclamèrent Charlotte et Lise.

Je m'accroupis devant les filles pour leur faire la bise à chacune.

Je n'étais pas certain que leur mère soit très d'accord avec ça mais tant pis.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Demanda Lise avec sa voix d'enfant.

- Je suis venu voir votre maman … un petit problème avec un dossier …

- Je t'ai pas dit mais ta fête était trop bien … et Seth et Jade aussi … on aimerait bien les revoir …

- Stop les filles …, les coupa la voix cinglante de leur mère qui apparemment appréciée moyennement leur enthousiasme.

Les deux enfants étaient de vraies pipelettes tout le contraire de leur mère.

- Montez dans vos chambres et commencez vos devoirs … je viendrais après.

Visiblement elles auraient aimé protester mais conscient qu'Isabella ne plaisantait pas, elles me saluèrent avant de s'éclipser non sans trainer un peu les pieds.

L'innocence des enfants étaient tellement rafraichissant que cela me donna le sourire. Parfois je les enviais vraiment. J'aurais moi aussi aimé retourner en arrière et avoir de nouveau 10 ans.

Je me relevais en secouant la tête pour chasser ses pensées de ma tête avant de faire face à ma collaboratrice qui avait un regard insondable.

- Madame Voltury … jeune fille …

Ni l'une ni l'autre ne prirent la peine de répondre. Visiblement telle mère telle fille … Au moins les deux cadettes n'avaient pas de problème avec les bonjour pour le moment.

Kiara attrapa son sac et sans un regard pour moi ni même aucun distinction, elle se dirigea dans la même direction que ses petites sœurs.

- Je crois que je dérange …

C'était une affirmation et Isabella le savait. D'ailleurs elle ne répondit rien.

Je n'avais pas besoin d'être érudit pour m'en rendre compte par moi-même. Les filles de la famille Voltury me le faisait parfaitement comprendre sans mot.

- Que voulez-vous ? Me demanda ma collaboratrice poliment en pinçant les lèvres.

Si elle avait répondu à son téléphone je n'aurais pas été obligé de venir jusqu'ici.

Rapidement je lui expliquais le problème. Heureusement que j'avais une bonne excuse pour être venu je n'aurais pas donné cher de ma peau dans le cas contraire. Je ne crois pas qu'elle aurait acceptée si facilement mon intrusion chez elle.

- Vous ne répondiez pas … Monsieur Yang a jugé bon de passer par mon intermédiaire …

Sans répondre –encore une fois- elle me fit un signe de la main.

- Venez …

Elle prit la direction de son bureau après s'être débarrassé de son manteau. Sa robe était mois sophistiquée de d'ordinaire mais cela restait tout de même très habillée pour une femme allant chercher ses enfants à l'école.

En même temps on ne parlait pas de l'école au coin de la rue.

Elle entra dans la pièce aussi grande et design que dans mon souvenir.

- Je dois avoir le dossier de financement quelque part.

Elle se mit à fouiller dans les nombreux dossiers que comportaient les étagères au fond de la pièce. Pour éviter de rester les yeux braqués sur elle et d'avoir l'air d'une psychopathe, je me mis à sonder la pièce du regard ce que je n'avais pas fait quand j'étais venu la première fois.

Le bureau était rangé et il n'y avait aucun objet personnel au premier abord. Pourtant mon analyse fut erronée quand je tombais sur une photo sur le haut d'une pile de feuille au fond de la pièce. Au premier abord, le cliché avait été posé là comme si on n'y avait pas vraiment pensé.

Doucement, je m'approchais de la photo, certain qu'elle pouvait m'aider pour en savoir plus sur la femme hantant mes pensées.

Je l'attrapais afin de mieux la voir.

Cinq personnes étaient présentes sur la photo.

Deux adultes, un homme et une femme âgés d'environ 35 ans souriant à l'objectif.

L'homme était moustachu et avait des yeux marron qui n'étaient pas sans rappeler une paire d'yeux que j'avais déjà vue auparavant. Ses cheveux étaient courts, bouclés et d'une brun instance.

La femme riait à gorge déployés si bien que de fines ridules s'étaient formées au coin de ses yeux. Elle avait les cheveux un peu fous, blond cendrés et ramenés au-dessus de sa tête par une barrette. Ses yeux étaient d'un bleu océan très clair. Ses bras entourés deux enfants, deux fillettes d'environ 8 et 5 ans.

Elles paraissaient pleines de vie. La plus vieille des fillettes étaient aussi blonde que la femme alors que la plus jeune était le portrait de l'homme, bien que ses cheveux soient beaucoup plus longs.

L'homme quant à lui tenait un bébé de quelques mois dans ses bras.

Cette photo semblait datée de plusieurs années mais on sentait le lien dans cette famille.

Je portais mon regard sur Isabella Voltury qui visiblement avait trouvé le dossier et me regardait les yeux écarquillés.

- Qui est-ce ?

J'avais une petite idée des personnes présentes sur cette photo mais je voulais qu'elle me le confirme avant de parler.

Elle avança vers moi et me pris le cliché des mains. Son regard n'était plus celui d'une femme d'affaire forte et sûr d'elle. Mais bel et bien celui d'une petite fille terrifiée et surtout terrassée par un immense chagrin.

Je tendis la main vers elle pour la poser sur son bras mais elle se dégagea et recula comme si mon contact avait empiré les choses.

Je ne retentais pas l'expérience mais me rapprochais quand même d'elle.

Cette fois-ci elle ne recula pas étant coincée par le bureau.

- Qui sont ces personnes ?

D'un seul coup elle fit volte-face et me tourna le dos.

- Ma famille …

Elle avait tellement eu de mal à le dire …

- Vos parents …

- Et ma sœur … et mon frère …

Le silence tomba entre nous.

- Ou sont-ils ?

Ça aussi je m'en doutais et bizarrement je n'avais aucune envie qu'elle le dise à haute voix. Mais elle avait commencé et je me doutais qu'elle allait finir.

- Ils sont morts.

Sa voix avait pris un ton lugubre. Je ne voyais plus la photo mais à l'idée que des personnes qui paraissaient si innocentes aient perdues la vie … cela me retournait l'estomac.

Je comprenais mieux maintenant.

Ses parents, son frère, sa sœur, son mari …

Isabella Masen Voltury avait vécu plus de drame dans sa vie qu'une personne normale est capable d'en supporter.

Si j'avais perdu ma sœur ou mon frère … ou même les deux … je n'ose imaginer comment j'aurais tourné. Sans parler de mes parents que j'adorais.

Je ne voyais pas ma vie sans eux. Je savais que quoi qu'il puisse se passer dans ma vie, ils seraient toujours là pour me soutenir, quoi qu'il se passe par la suite.

Même si un jour ma famille découvrait mon secret le plus noir, je me doutais qu'ils continueraient à être là pour moi. Parce que c'est ça que voulait dire : avoir une famille.

- Je suis tellement désolé …

- C'était il y a longtemps.

Elle avait les yeux dans le vide et le corps rigide.

C'était peut-être il y a longtemps mais dans son esprit je me doutais que cela aurait pu dater de la veille.

Elle se retourna vers moi et je dus reculer d'un pas quand je plongeais dans ses yeux plus noirs qu'un abîme.

Elle avait retrouvé ses esprits visiblement.

Le mur qu'elle avait érigé autour d'elle venait de se dresser entre nous de nouveau.

Elle me passa devant et rangea le cliché dans un tiroir qu'elle ferma à double tour.

- Concentrons-nous sur le dossier.

Elle voulait passer à autre chose comme si ce qu'elle venait de m'avouer n'avait jamais eu lieu mais impossible pour moi de faire semblant.

- Cela a dut être vraiment dur … je veux dire ... si je perdais mes parents …

Elle haussa les épaules et je fus soudain fasciné quand une mèche de cheveux s'échappa de son chignon pourtant si soigneusement fait.

La mèche de cheveux d'un brun soyeux, attira mon œil quand elle tomba sur son torse et le long de son décolleté.

Sans vraiment réfléchir à mes actes, je m'approchais en ignorant les signes qui émanaient d'elle. Je me doutais que ce n'était pas une bonne idée mais je le faisais quand même.

J'attrapais sa mèche de cheveux. Jamais auparavant je n'avais une mèche de ses cheveux voler de cette façon et que Dieu m'en préserve, cette femme m'éblouissait complètement.

Pourtant elle paraissait être tellement plus qu'un joli minois.

Affirmer que cette femme ne me fascinait pas complètement serait mentir. C'était le cas depuis le premier instant.

- Vous êtes magnifique …

Je laissais mon regard se balader sur son visage si pur et surtout m'attarder dans son regard si sombre qui dissimulait si bien sa souffrance.

- S'il vous plaît Monsieur Cullen …

Elle tendit ses mains vers moi. Bizarrement elles ne tremblaient pas ce qui prouvait qu'elle était encore maîtresse d'elle-même mais je me doutais que le fil était tenu.

- Edward …

Elle secoua la tête comme si elle ne comprenait pas ce que je voulais dire.

- Mon nom est Edward … je pense que l'on peut oublier les Monsieur …

Elle secoua la tête alors que son visage se fermait.

Je ne voulais pas provoquer ce genre de relation chez elle, je voulais juste lui faire comprendre que nous pouvions oublier cet aspect formel et si exaspérant.

- S'il vous plaît … je ne vous demanderais même pas si je peux vous appeler par votre prénom mais j'aimerais que vous le fassiez pour moi …

Son manque de réaction ne disait rien qu'y aille. J'allais trop vite et j'étais trop insistant mais je venais de lâcher les chevaux et je ne me retiendrais pas.

- S'il vous plaît …

Sa voix était faible mais pas tremblante. Je la vis fermer les yeux me coupant tout accès à ses pensées et à ses émotions et pris une profonde respiration. Visiblement elle tentait de reprendre en main une situation lui échappant totalement.

- Je ne peux pas m'en empêcher …

Je tentais de me rapprocher mais elle se tourna vivement pour s'éloigner de moi à grande enjambée.

J'étais conscient de m'y prendre comme un manche surtout après les révélations qu'elle avait involontairement faîtes. Pourtant c'était la seule méthode que j'avais trouvé pour lui faire comprendre que j'étais là … tout simplement.

Je ne pouvais pas remplacer ce qu'elle avait perdu, je me doutais qu'elle serait à jamais briser par ses drames ayant remplis sa vie.

Et je ne savais encore rien. Il devait sans doute y avoir plus dans cette histoire si dramatique …

Elle venait juste de soulever une première pierre d'un édifice gigantesque. Je n'avais pas prévu cela mais je voulais quand même continuer … peu importe ce qu'il pourrait bien se passer.

En traversant la ligne invisible qui séparait le professionnel du personnel, j'avais complètement oublié la raison. Mon cœur et non plus ma tête dictait mes faits et gestes. A cet instant précis je me moquais des conséquences.

- Arrêtez … ne gâchez pas tout … je ne peux pas …

Elle me tournait le dos, je ne pouvais donc pas me rendre compte de ce que ces mots voulaient dire pour elle.

- Je suis conscient que vous méritez beaucoup mieux que moi … mais je suis certain que vous aussi, vous vous êtes aperçu cette électricité …

Elle secoua la tête vigoureusement et se tourna d'un coup vers moi.

- Cela ne change rien …

- Nous sommes peut-être plus que des associés …

J'étais mal à l'aise en lançant ses paroles à la tête d'une femme qui avait visiblement envie de m'étriper.

- Nous ne sommes rien du tout Monsieur Cullen. Rien.

Au moins cela avait le mérite d'être clair. Elle ne s'embarrassait pas de formalités. Elle venait de recouvrir toute maîtrise d'elle-même et je venais surtout de me faire jeter … une nouvelle fois.

- Maintenant, partez. Nous n'avons plus rien à nous dire. Je m'occupe du dossier.

Elle se tourna et sortit vivement de la pièce sans se retourner. Elle n'avait apparemment plus rien à me dire.

Un peu dans le flou je sortis de cette maison.

J'aurais dû prévoir une telle réaction de sa part. Cette femme ne me faisait pas confiance, elle ne me connaissait pas et ne m'aimait pas plus.

Me dévoiler ainsi était pathétique et pitoyable. Je n'avais qu'à tirer leçon de cette erreur et arrêter de vouloir m'enfoncer dans une histoire absolument sans issu.

Elle le savait. Il fallait juste que je l'accepte.


Alors qu'en pensez vous ?

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Le prochain chapitre … retour de Caïus …

Bonne semaine et à dimanche prochain …