Chapitre 11 : Attaques
Bonjour tout le monde !
D'abord je tiens à m'excuser pour la semaine dernière. J'ai eu beaucoup de problèmes et je n'ai pas pu poster en temps et en heure.
Je suis désolé pour cette attente plus longue que prévue mais j'espère me rattraper avec ce nouveau chapitre.
Je remercie tout le monde pour les reviews que vous m'avez laissées.
On se retrouve en bas pour vos impressions ^^
Chapitre 11 : Attaques
PDV Edward
Bien entendu je n'eus absolument aucune nouvelle de la compagnie ni d'Isabella avant que cette dernière ne soit obligée de me contacter le vendredi matin, trois jours avant de prendre l'avion.
Ce n'était même pas un coup de fil direct puisque c'est Jacob qui me contacta afin de je vienne au sein des bureaux de la compagnie dans l'après-midi. Enfin … si cela était impossible ce n'était pas grave.
Voilà une notion à la Isabella Voltury. Si je ne tenais pas à venir ou si j'avais quelque chose de prévue, je n'avais pas à me forcer.
Et bien j'allais venir à cette satanée réunion … que cela lui plaise ou non. Je demandais à Jessica d'annuler mon dernier rendez-vous bien décidé à n'en faire qu'à ma tête. Ma secrétaire tiqua mais je n'en démordais pas.
A 15h j'étais dans l'ascenseur des bureaux de la compagnie. Quand je me présentais devant la réceptionniste, elle me guida directement vers le bureau de la PDG qui était plongeait dans un travail intense.
Quand je passais le pas de la porte, elle ne prit pas la peine de lever la tête … comme d'habitude.
- Bonjour, Madame Voltury.
J'avais été plus sec que je ne l'avais prévu mais elle le cherchait et je n'allais pas m'en excuser.
J'étais en colère et j'avais besoin qu'elle le sache même si s'était puérile ce que confirma le regard surpris qu'elle me lança quand elle leva la tête.
Pour ma part, j'avais fixé un sourire innocent sur mes lèvres tout en croisant les bras.
Quand ses yeux tombèrent dans les miens, elle s'aperçut de mon expression et esquissa un sourire alors qu'elle reportait son attention sur les documents éparpillés sur son bureau.
Ce sourire si charmant qui illuminait son regard, désamorça la colère que je ressentais envers elle depuis le mardi.
- Monsieur Cullen …
- Vous n'allez pas m'appeler Edward, n'est-ce pas ?
Je venais de couper court au joli sourire que j'aimais voir sur son visage.
Elle recula dans son siège et croisa les doigts sur ses jambes avant de me défier du regard avec ses prunelles chocolat.
- Et pourquoi le ferais –je ?
Je fis la moue tout en m'approchant d'elle. Je pris mon temps pour poser mes affaires et m'installais sur le siège devant son bureau. J'adoptais la même posture qu'elle, tout en croisant les mains sur ma poitrine.
- Parce que je vous l'ai demandé …
C'était la première fois que nous avions une joute verbale qui était tout sauf professionnelle. Même si s'était une sorte de bataille entre elle et moi, j'aimais ce nouvel aspect de la relation que j'entretenais avec elle.
- Et pourquoi ferais-je ce que vous m'avez demandé ?
Son sourire était revenu.
J'ignorai quelle mouche l'avait piquée mais elle me provoquait délibérément. Ce côté joueur qu'elle avait, était une surprise totalement inattendue que je découvrais avec délice.
J'étais entré dans ce bureau remonté comme un coucou Suisse et bien entendu, cette colère avait fondue parce qu'une nouvelle fois elle avait décidé de me surprendre et de me montrer une de ses multiples facettes.
Elle plaisantait avec moi, je ne pouvais pas laisser passer une telle occasion de la découvrir sous un nouveau jour.
- Parce que je suis un de vos collaborateurs … et que vous m'appréciez.
Je ne savais pas comment mes paroles allaient être interprétées. Comment savoir la manière dont elle interprété mon comportement et mes actes ? Jusqu'où cette conversation allait-elle nous mener sans que madame ne juge que nous allions trop loin ?
Mystère …
- Ah oui ?
Elle se leva et me tourna le dos pour me cacher ce qu'elle pensait. J'étais certain qu'il s'agissait là d'une manœuvre délibérée. Quand elle n'était pas un glaçon, je lisais en elle à travers ses yeux. Ils étaient la porte ouverte aux émotions qu'elle essayait d'enfouir.
Au moins elle ne m'avait pas envoyé sur les roses ce qui était un bon point.
- Voilà des paroles bien présomptueuses …
Elle me présentait toujours son dos en s'approchant de la fenêtre.
Comme d'habitude elle était d'une extrême sophistication avec ses escarpins vertigineux et sa robe vert d'eau moulant son buste puis évasée à partir de la taille.
La longueur était comme à son habitude très respectable et le décolleté n'était pas provoquant.
Sexy et désirable mais jamais vulgaire.
- Sans doute …
J'aurais voulu ajouter quelque chose à mes paroles mais je ne trouvais rien à dire de très intelligent. Je ne voulais pas me griller à ses yeux, mieux valait donc se taire afin d'éviter les prises de têtes éventuelles.
Le silence tomba entre nous avant qu'un coup à la porte ne se fasse entendre.
- Entrez ! Lança Isabella en tournant la tête vers la porte.
Jacob pénétra dans la pièce et au vu de son expression il n'avait pas l'air des plus ravie.
- Monsieur Vladescu est ici.
Voilà des paroles qui plombèrent définitivement la bonne humeur d'Isabella qui se crispa sous mes yeux redevenant ce glaçon si énervant. Je vis parfaitement de là ou j'étais ses points se serrer et sa mâchoire se durcir prouvant qu'avait l'irruption de son secrétaire Isabella Masen Voltury était détendue.
Jacob s'aperçut aussi bien que moi de la réaction de la PDG puisqu'il baissa la tête, mal à l'aise.
- Monsieur Aro et Monsieur Marcus …
- … ne sont pas là … je sais.
Elle souffla en même temps qu'elle terminait la phrase de Jacob.
Visiblement, ce n'était pas une surprise pour elle que cet homme détestable profite de l'absence des deux associés de la PDG pour venir dans les bureaux de la compagnie.
- Il profite de la situation …
Elle semblait fataliste face à la situation et cela avait le don de me faire serrer les points.
C'était la deuxième fois qu'elle avait ce comportement. Les deux fois quand cet homme pointait le bout de son nez crochu.
Mais s'était quoi son problème au juste ?
Elle n'hésitait jamais à me remettre à ma place moi alors que je n'étais jamais méchant, hargneux et vindicatif avec elle. Je ne faisais qu'exprimer mon opinion.
Isabella se tourna vers moi plus rigide qu'un piquet de bois. Ces yeux d'ordinaire d'un marron chocolat, étaient remplis d'une lueur noire plus sinistre qu'un cimetière en pleine nuit.
- Cela vous dérangerait de patienter à l'extér …
Pensait-elle vraiment que j'allais lui obéir sans broncher ? Que j'allais la laisser seule ?
- Absolument pas, la coupai-je durement.
Je n'allais pas la laisser. C'était totalement hors de question. J'étais conscient que nous n'étions strictement rien l'un pour l'autre et qu'elle n'avait pas plus besoin de moi pour se défendre pourtant je savais que même si elle avait les armes, elle n'allait pas de défendre et j'ignorais pourquoi.
Ses sourcils se froncèrent et se sourcils s'arquèrent comme si elle s'apprêtait à dire quelque chose d'autre. Pourtant elle se ravisa et se tourna vers Jacob qu'elle congédia d'un signe de la main.
- Faîte le entrer, lui lança-t-elle alors qu'il se diriger vers la porte, il ne partira pas de toute façon.
Pendant un instant je pensais qu'elle parlait de moi.
- Je n'ai pas besoin de vous …, lança-t-elle avec un ton cinglant quand Jacob eut disparut.
Ses yeux étaient de nouveau d'un noir de jais.
Moi elle me remettait à ma place, chaque fois qu'elle estimait que je dépassais les bornes, elle n'hésitait jamais à me rabrouer. Et j'étais certain que s'était le cas de beaucoup d'hommes y compris Aro et Marcus. Pourquoi ne pas faire de même avec Vladescu ? Qu'avait-il de différent ?
- Je sais. Je ne reste pas pour vous … mais pour moi.
Ce n'était pas la vérité mais je voulais désamorcer cette colère qu'elle me destinait. Un instant auparavant elle me souriait et me provoquait et maintenant elle était si énervée que ses yeux auraient pu me tuer sur place.
Sauf qu'elle ne s'en prenait pas à la bonne personne et ça me démangeait de le lui faire remarquer.
Elle fit volte-face vers la baie vitrée au moment où la porte s'ouvrit sur Caïus Vladescu qui entra comme si il était le maître de l'univers.
Il avait toujours cet air hypocrite et vicieux que je lui avais remarqué lors de la soirée. Il n'était pas là pour rien et comptait bien s'attaquer une nouvelle fois à la jeune femme.
Pourquoi faire preuve d'un tel sadisme ? Qui gagnait-il au juste ?
Je serrais les points pour m'empêcher de lui en coller une directement sur le nez.
J'étais certain qu'il s'agissait d'un procédurier et qu'en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, il me collerait le plus gros procès du monde aux fesses.
- Isabella …
- Monsieur Vladescu …
Plus lugubre et focus il n'y avait pas.
Isabella respectait ses sacro saintes convenances même si l'autre n'en avait strictement rien à faire du respect.
- Monsieur Vladescu, le saluai-je poliment bien que je n'en avais aucune envie.
Je n'allais quand même pas rester dans mon coin comme une statue de marbre.
Il parut ennuyer de mon intervention qui avait visiblement coupé court à ses réflexions.
Je marquais un point et j'en fus fier.
- Monsieur …
Qu'il ne sache pas mon nom ne m'étonnait guère. L'air hautain et supérieur qu'il arborait prévenait les gens immédiatement sur sa personnalité et sur ce qu'il pensait des personnes du « petit peuple ».
Je n'étais qu'un caillou gênant dans sa chaussure.
- Cullen …
Il fronça le nez avec dédain.
Je faisais apparemment parti du petit peuple au vu de sa réaction. Comme si j'étais inférieur, que le respect ne m'était pas dû … un simple employé bon à cirer ses chaussures. Comment pouvait-on arriver à un tel stade d'arrogance et de cupidité ?
Je secouai la tête pour me sortir ses pensées de la tête. Je me laissais envahir par des sentiments et des émotions qui ne m'aidaient en rien à garder la tête froide.
Il hocha la tête tout en me jetant un rapide coup d'œil vaguement intéressé. Sans plus de considération, il reporta son attention sur ce qui le passionnait plus, Isabella. Elle n'avait pas bougé d'un seul millimètre depuis l'entrée de Valdescu et paraissait jauger l'homme pour savoir ce qui l'attendait.
Au vu du regard de l'autre, les hostilités allaient pouvoir démarrer apparemment.
Il étrécit les lèvres et avec un sourire mauvais, il déshabilla littéralement Isabella du regard.
j
- Je passais dans le quartier et je me suis dit qu'il serait civilisé de venir vous saluer … et de vous apporter la prochaine invitation à la soirée d'inauguration de ma nouvelle galerie.
Ce n'était qu'une excuse tout le monde le savait. Il était là pour attaquer Isabella.
Il s'approcha du bureau et avec un mouvement de main très futile (et efféminé selon moi) il déposa l'enveloppe sur le bureau en faisant claquer le papier avec un bruit sec.
En se redressant je vis parfaitement ses yeux de pervers dévisager Isabella de la tête au pied, s'attardant sur ses formes généreuses.
La jeune femme ne laissa rien paraître de ses émotions mais je me doutais du malaise qu'elle ressentait.
- Toujours aussi bien fardé visiblement … comme quoi vous pouvez avoir l'air de quelque chose avec un peu d'effort.
C'était insultant et je m'insurgeais à ses paroles.
Je ne pouvais pas me taire, surement pas après une pique aussi peu respectueuse. Il l'a traité ni plus ni moins de moins que rien. A ses yeux, Isabella Masen Voltury ne valait rien. Je me demandais vraiment ce qu'elle avait pu lui faire pour provoquer autant de haine.
- Ces paroles sont déplacées …, lui lançais-je en croisant les bras sur la poitrine.
J'essayais de me mesurer et surtout de contenir les paroles et les insultes que j'avais envie de lui servir. Isabella, de son côté, m'intima l'ordre de me taire d'un signe de tête, comme elle l'aurait fait avec une de ses filles. Sauf que je n'étais pas un enfant ni un de ses employés.
Si cela n'avait pas d'impact sur sa carrière ou ne remettrais pas en cause sa place, j'agirais dans l'instant et lui collerais mon point dans la figure. Mais je ne pouvais pas me le permettre. Cela ne serait bénéfique ni pour elle, ni pour moi.
En entendant mes paroles, il me jeta un regard du coin de l'œil et esquissa un rire mauvais.
- Serait-ce un nouvel admirateur Isabella ? Vous faîtes tomber les hommes comme des mouches apparemment.
Il se moquait ouvertement de nous … de moi me réduisant à un simple homme bavant sur elle. Certes j'admirais cette femme et je la trouvais magnifique mais j'avais les sentiments que j'éprouvais dépassés largement le stade sexuel.
Isabella préféra ignorer la remarque.
- Que voulez-vous Monsieur Vladescu ?
Elle était maîtresse d'elle-même et je l'admirais pour ça bien que j'aurais préféré qu'elle lui réponde et qu'elle se défende. Je n'arrivais pas à garder une telle maitrise de moi.
- Ce que je veux … mais rien du tout … je venais juste vous passez le bonjour …
Il avait le culot de rire tout en se tenant le ventre comme si s'était la blague du siècle. J'étais certain qu'un coup de poing dans la mâchoire pourrait lui remettre les idées en place. Je serais plus qu'heureux de me charger de la correction.
Isabella était totalement impassible et le défiait du regard.
- Nous savons, vous et moi que ce n'est pas le cas …
- Non et vous avez raison.
Il avait perdu son sourire et cette fois il affichait son dédain sans se cacher.
La haine qu'il ressentait pour la jeune femme était incompréhensible. Pourquoi s'attaquer à elle ainsi ? Que pouvait-il gagner à faire une chose pareille ?
- Vous êtes une imposture et le monde le saura un jour …croyez-moi … vous n'êtes personne … sans ce cher Dimitri vous seriez surement sur le trottoir à l'heure qu'il est … avec votre gosse !
- Ca suffit … sortez maintenant … vous n'avez rien à faire ici.
Ce n'est pas Isabella qui avait parlé mais moi.
Je m'étais rapproché de la pourriture et le toisait de haut. Je n'allais pas le laisser continuer de l'insulter comme il le faisait. Elle ne méritait pas que l'on s'en prenne à elle de cette façon. J'étais conscient de ne pas être objectif mais cet homme n'avait même pas le plus petit respect pour elle.
Sans se démonter, il prit le temps de se retourner et de se diriger vers la porte.
Bien entendu, il ne pouvait pas partir de cette façon sans lancer une dernière remarque.
- Visiblement vous avez trouvé un nouveau pigeon … dommage que celui-ci ne soit pas aussi prestigieux que le précédent.
Sur cette dernière attaque, il s'éclipsa laissant un froid glaciale dans la pièce.
Je me passais la main dans les cheveux et tentais de me calmer en me concentrant sur ma respiration.
Quand je fus sûr de ne pas frapper dans quoique ce soit, je reportais mon attention sur ma collaboratrice.
- Vous ne devriez pas accepter qu'il vous traite ainsi ? Je vous croyais plus forte que ça ? Pourquoi se laisser écraser ?
- Je ne vous ai rien demandé !
Sa voix fut aussi tranchante qu'une lame de rasoir. Elle jouait des bras pour montrer la vigueur de ses propos et la colère qui émanait d'elle. Ses petites mains étaient ramenées en points.
Plus j'avais l'occasion de la connaître, plus elle s'ouvrait à moi dévoilant des émotions nouvelles. Elle avait un tempérament de feu dont je n'avais pas vraiment soupçonné l'existence jusque-là.
Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'elle n'était pas la seule à pouvoir se mettre en colère, je pouvais également me mettre à crier si j'en avais envie.
Elle se faisait insultée par un homme et elle n'avait pas ouvert la bouche pour se défendre. Si je ne l'avais pas fait elle n'aurait pas bougé.
- Et bien je vais parler quand même … Pourquoi vous vous laissez insulter ? Pourquoi vous ne réagissez pas à ces paroles ? Vous n'êtes pas ce qu'il décrit, bon sang ! Vous valez tellement plus …
Je ne pus m'empêcher de me planter devant elle et de lui lancer ses paroles dont je pensais chaque mot. Elle me regardait droit dans les yeux sans rien laisser transparaître.
Puis soudain elle baissa les yeux sur ses mains qu'elle tenait toujours contre son ventre comme elle le faisait souvent.
- Et pourtant si …
La secouer était décidément la seule chose que j'avais en tête pour lui remettre les idées en place.
- Vous êtes une femme exceptionnelle … beaucoup de monde le sait …
Sans penser à ce que je faisais, je posais mes mains sur ses épaules. Le geste très familier la fit reculer mais je ne perdis pas prise.
- Monsieur Cullen … Monsieur … Edward arrêtez … non !
De nouveau cette terreur viscérale dans ses prunelles.
Elle n'était qu'à une vingtaine de centimètres de moi et l'électricité palpitait entre nous. Je n'avais qu'à me pencher légèrement pour poser mes lèvres sur les siennes.
Elle voulait me repousser et s'éloigner pourtant je ne la laissais pas faire.
- Mais de quoi avez-vous peur au juste ? Je ne vous ferais aucun mal … je vous le jure … je suis conscient de n'être pas grand-chose par rapport à vous mais …
- Cela suffit ! S'écria-t-elle en me repoussant violement.
Elle recula de plusieurs pas tout en lissant les pans de sa robe comme pour remettre de l'ordre dans sa tenue qui n'avait pas un pli.
- Vous dîtes des sottises, Edward. Arrêtez …
Elle utilisait enfin mon prénom apparemment.
Pour s'occuper les mains et sans aucun doute l'esprit, elle entreprit de rassembler les documents éparpillés et de ranger son bureau.
- Croyez-vous que je vaux mieux que vous ? … Je viens d'un monde modeste vous savez, la voiture, la maison, la société, tout appartenait à mon mari. Moi je n'ai rien du tout …
Ses yeux étaient dans le vide et elle tenait l'épais dossier contre son buste.
- Mais vous n'êtes pas rien …
Comment Isabella Masen Voltury pouvait-elle avoir aussi peu d'estime d'elle ?
- S'il vous plaît arrêtez ça … Taisez-vous …
Elle avait posé ses mains sur ses oreilles comme l'aurait fait une enfant avant de secouer la tête avec énergie. Puis il attrapa un dossier et s'y accrocha.
- Mais pourquoi ?
Je me doutais des paroles qu'elle allait me lancer à la figure.
Elle serrait le dossier si fort contre elle que les jointures de ses mains blanchissaient.
Quand je plongeais dans son regard, je fus particulièrement touché par l'eau qui emplissait ses prunelles chocolat.
Elle était à fleur de peau, elle souffrait mais tentait de le cacher comme elle le pouvait. Mais elle n'était qu'humaine et comme n'importe qui, elle pouvait craquer.
- Je ne veux plus souffrir … jamais …
- Je comprends votre peur après vos parents et votre mari mais …
Elle secoua la tête me signifiant clairement que je ne pouvais pas comprendre avant de laisser tomber l'amas de documents dans le tiroir ouvert. Cela fit un bruit sourd qui me fit presque sursauter.
J'étais conscient que je ne pouvais pas mesurer le degré de souffrance qu'elle devait endurer chaque jour qui soit depuis qu'elle avait 5 ans pourtant je pouvais l'imaginer. Mes parents, mes frère et sœur, ils étaient tout pour moi.
- Tout le monde part un jour Edward … tout le monde … alors autant remédier au problème à la source …
Ce ton fataliste me glaçait le sang. Elle n'avait plus d'espoir visiblement. Ça aussi je pouvais le comprendre même si j'avais du mal à l'envisager. Comment pouvait-on vivre ainsi ?
Elle avait des enfants. L'espoir devait forcément faire partie de sa vie.
- Occupons-nous du voyage de lundi maintenant et ensuite vous partirez.
Cela n'admettait pas de réponse ni de réplique. Elle ne voulait pas connaître mes sentiments sur le sujet. Elle ne voulait pas savoir.
Elle fit semblant de ne pas me voir durant l'heure qui suivit et dès que tous les détails furent réglés, elle s'empressa de rassembler ses affaires afin de s'éclipser.
Elle me laissa en plan comme elle l'avait déjà fait auparavant. Avec elle je devrais sans douter m'y habituer depuis le temps.
Mais encore une fois, ce n'était pas le cas.
Elle prit à peine le temps de me dire à lundi qu'elle était partie.
- A lundi … Isabella …
Alors votre avis ?
Pour le prochain chapitre, voyage à Dubaï et surtout grande surprise pour la fin …
A la semaine prochaine ^^
