Chapitre 14 : Premier pas
Coucou tout le monde !
Je passe rapido sur le site pour poster le chapitre 14 dont je suis quand même contente.
Je vous remercie à toutes pour vos messages et pour vos encouragements et surtout de continuer à me lire ! Je répondrais aux reviews dans la journée
Celles qui me mettent en alerte ou moi ou l'histoire, grosses pensées pour vous, je ne vous oublie pas non plus ^^
Allez je vous laisse découvrir la suite et je vous retrouve en bas !
Chapitre 14 : Premier pas
PDV Edward
Deux mois s'étaient écoulés depuis que nous étions rentrés de Dubaï.
Tout s'était déroulé comme prévu et le voyage avait été un succès sur le plan professionnel. Les investisseurs avaient été enchantés par ce que nous avions mis au point et nous avions même eu des propositions pour un nouveau contrat également à Dubaï.
Celui-ci n'était encore qu'au stade esquisse mais le projet n'allait pas tarder à prendre forme et nous allions pouvoir commencer à nous pencher dessus d'ici un mois ou deux.
Le travail étant terminé entre nous cela expliqué que je n'avais pas revu Isabella depuis que l'avion s'était posé sur le tarmac deux mois plus tôt.
Je n'avais pas cherché à prendre contact avec elle et elle en avait fait de même avec moi.
Bien entendu j'avais eu de ses nouvelles au travers de la presse qui avait suivi comme à son habitude le moindre de ses mouvements. Je savais donc qu'elle s'était rendu en Chine avait pris des vacances dans les îles Fidji avec ses enfants et avait signé un contrat en Australie pour la construction d'un complexe de vacance de luxe près de Sydney.
Le moins que je pouvais dire, c'est qu'elle ne s'était pas arrêtée une minute en seulement 62 jours 5 heures et 3 minutes.
Il s'agissait du temps exact qu'il s'était écoulé depuis qu'elle m'avait fait un rapide signe de tête pour prendre congé quand nous avions débarqué de l'avion.
Elle ne m'avait pas souri, ne m'avait pas parlé davantage, elle s'était juste éclipsée sans rien dire.
Après la conversation que nous avions eue sur la plage, je me doutais que ça allait se dérouler ainsi.
Je ne m'attendais pas plus à ce qu'elle me donne des nouvelles d'elle. Après tout pourquoi l'aurait –elle fait ? Elle n'avait aucune raison de me passer un coup de fil
Elle n'avait aucune raison de me contacter tout comme je n'avais aucune raison de me sentir vexer qu'elle ne l'ait pas fait. La seule chose dont j'étais certain, c'était que j'avais envie de la voir même si cela n'était pas une bonne idée.
Il me fallait juste un prétexte pour me rendre dans les bureaux de la compagnie, quelque chose qui ne me ferait pas passer pour un idiot quand je me présenterais devant elle.
Le problème avec mon plan bancal, c'était l'excuse en question. Je ne savais pas quoi inventer et mes explications étaient tous plus farfelues les unes que les autres.
Tant que je ne trouvais pas quelque chose de plausible, je ne pouvais pas débarquer chez elle ou au sein de la compagnie.
L'été commençait à pointer le bout de son nez. Les vacances scolaires avaient démarré et j'étais de baby-sitting. Emmett et Rosalie avaient pris quelques jours et je m'étais proposé pour garder les petits puisque mes parents ne pouvaient pas le faire. Mon père avait un congrès à Washington et ma mère l'accompagnait.
J'avais déjà gardé les trois monstres pour plus d'une journée, j'étais donc heureux d'avoir du monde chez moi. En plus, pour éviter de faire d'Isabella Masen Voltury une obsession, j'avais pris quelques jours de congés afin de m'occuper à plein temps de Jade, Seth et Liam. Bien qu'ils aiment le jardin d'enfants, ils étaient contents de rester avec moi quelques temps.
Il fallait bien avouer que nous ne restions pas enfermer. En l'espace de trois jours je les avais déjà emmenés au zoo, à la piscine, au parc aquatique à la fête foraine sans oublier le paradis des enfants : le magasin de jouet.
Bien qu'ils soient tout de même calmes pour des enfants de cet âge (je pense que leurs parents en étaient pour quelque chose), nous bougions beaucoup et généralement à 21h30 - 22h00 nous dormions tous comme des bébés, moi compris.
Nous étions mercredi matin et les enfants dormaient toujours. La veille ils étaient épuisés par la journée passait au parc. Il n'était que 8heures quand la sonnette de l'appartement carillonna.
En jetant un coup d'œil à ma montre, je fronçais les sourcils. Qui pouvait bien débarquer à cette heure-là ?
Je me dépêchais d'atteindre la porte d'entrée afin que les enfants ne soient pas réveiller par le bruit.
- Alice ?
Ma sœur tout ébouriffée portant à bout de bras un maxi cosy me regardait avec des yeux désespérés.
- Edward mon sauveur ! S'exclama-t-elle en me poussant littéralement contre le mur.
Je la suivis jusque dans le salon où elle déposa son précieux fardeau sur la table.
- La baby-sitter est malade … tu te rends compte, le jour de ma présentation cette idiote tombe malade !
Je savais avant même qu'elle ouvre la bouche, ce que j'allais devoir faire.
- Alice, tu es sûr de toi ? Un je m'en sors mais deux bébés auquel on ajoute deux enfants de moins de 10 ans ?
Elle balaya ma remarque d'un mouvement de main désinvolte.
- Tu as déjà gardé Lena, ça fait trois jours que tu t'occupes des trois bambins d'Emmett et Rose, surveiller les 4 en même temps n'est pas un problème pour toi.
Elle m'adressa un grand sourire avant de se tourner vers sa fille pour l'embrasser.
- Merci, mon frère d'amour, tu es le seul en qui j'ai confiance …
Elle se tourna vers la table et attrapa le sac à langer qu'elle me mit dans les bras.
- Tu as tout ce qu'il faut dans le sac, de quoi la changer, quatre biberons au cas où. Elle a mangé il y a 1h normalement tu es tranquille jusqu'en fin de matinée …
Elle parlait en quatrième vitesse, si bien que j'avais du mal à la suivre. A la fin de son discours elle jeta un coup d'œil à sa montre et je compris à sa grimace qu'elle était en retard.
- Allez file, ne sois pas en retard…
J'ignorais si je signais mon arrêt de mort ou si j'allais sortir vivant de cette journée.
- Je viendrais ce soir pour la chercher …
Malgré tout je voyais au fond de ses yeux qu'elle était un peu inquiète pour son bout de chou.
- J'espère bien …
Elle éclata de rire avant de me faire un signe et de disparaître.
Je me retrouvais face à Lena, 4mois qui dormait à point fermé. Elle était emmaillotée dans une robe d'été rose à fanfreluche avec de petites chaussettes assorties et un bob sur la tête.
L'espace d'un instant je priai pour disparaître. Garder 4 enfants dont 2 étaient des bébés, durant tout une journée sans que l'un de leurs parents ou même Carlisle et Esmée puissent m'aider ?
- Mais pourquoi je me suis embarqué la dedans ?!
Mais en voyant la bouille du bébé, je me mis à sourire.
Après m'être apitoyé sur mon propre sort durant dix secondes, j'attrapais le maxy cosy de la petite et le posais sur le canapé de manière à ce que je la voie même quand j'étais dans la cuisine.
Je me mis à la confection de crêpes, repas que j'avais promis aux petits la veille.
J'étais entrain de terminer quand Jade entra dans la cuisine, les yeux ébouriffés et en trainant son doudou défrichis derrière elle.
- B'jour, tonton …
- Bonjour ma puce…
- Lena est là ? Demanda-t-elle surprise en apercevant le bébé.
Je hochai la tête alors qu'elle s'installait sur mes genoux pour le câlin du matin avant de humer l'odeur des crêpes et de sourire.
Elle tourna la tête vers moi avec un grand sourire.
- Tu as fait des crêpes ?
Elle sauta sur ses pieds et prit une chaise avant de se poser devant une assiette.
- Chocolat ?
Elle secoua vigoureusement la tête et je lui préparais son plat que je posais devant elle.
Un cri me fit comprendre que Liam exigeait que je vienne le délivrer.
Les enfants étaient tous installés à table autour des crêpes quand mon téléphone se mit à sonner.
Je décrochais sans même vérifier le correspondant.
- Monsieur Cullen ?
Cette voix me fit stopper tout mouvement si bien que même les enfants me jetèrent un drôle de regard. Le silence s'éternisa avant que je ne me racle la gorge pour me reprendre.
- Madame Voltury …. Que me vaut ce plaisir ?
Apparemment toujours aussi aimable ma chère collaboratrice.
- Nous avons un problème.
Sa voix grave me fit comprendre que s'était grave justement. En deux phrases elle m'expliqua la situation.
Un accident s'était produit sur le chantier. A cause d'une violente tempête de sable survenue subitement dans les émirats et notamment à Dubaï la veille, un échafaudage situé sur le chantier s'était renversé faisant deux morts et une vingtaine de blessés. Une partie de l'hôtel en pleine construction s'était effondré. Il fallait gérer la crise et parler d'urgence avec les investisseurs.
Nous étions collaborateur, ma présence était donc obligatoire.
- Quand pourrez-vous être là ?
Un silence tomba de nouveau alors que je posais les yeux sur les enfants. Comment est-ce que j'allais faire ?
Personne n'était là pour les garder. Je ne pouvais pas confier les enfants de mon frère et de ma sœur à de parfaits inconnus. J'ignorai totalement la tête que pouvait avoir mes voisins et trouver une nounou maintenant était inenvisageable. Sans compter que ni Rose ni Alice ne me le pardonnerai.
- Monsieur Cullen ? Je vous parle d'urgence là…
Son ton sans appelle m'énerva. Je n'étais pas à sa disposition. J'avais une vie et je ne pouvais pas tout laisser tomber sur un claquement de doigt de madame.
- Je le sais bien, Madame Voltury. Si ma présence n'était pas nécessaire, vous ne m'auriez pas appelé.
- Je vous demande pardon ?
Elle paraissait outrée de mes propos mais je n'avais guère le temps de me préoccuper de ces états d'âme. Il fallait que je trouve une solution et vite.
- Je serais dans vos locaux d'ici une heure.
- Une heure ? Mais …
Je ne lui laissais pas le temps de répondre, je raccrochais. J'étais assez fier de moi. Au moins madame allait comprendre que je n'étais pas une lavette et que je pouvais avoir du caractère quand on me cherchait.
- Il y a un problème tonton ? Me demande Jade avec la frimousse fardée de Nutella.
Je me concentrais sur les enfants qui avaient terminés leur petit déjeuner.
Je n'avais qu'une solution. Les emmener avec moi et espérer que cette histoire ne dure pas trop longtemps afin qu'ils restent calmes.
- Il y a eu un accident sur un de mes chantiers. Du coup il y a des petits soucis oui. Je vais devoir aller travailler quelques heures.
La petite fille me regarda les sourcils froncés.
- Et nous ?
- Vous allez venir avec moi. Mais vous allez devoir être très très sage pour éviter des problèmes à tonton.
La fillette se redressa et m'adressa un sourire rassurant.
- T'inquiète tonton, je les surveillerais pour pas qu'il fasse de bêtises.
Je n'étais pas certain que je pouvais compter sur une gamine de 8 ans mais pour le moment je ne pouvais rien faire d'autre.
Décidemment, les situations d'urgence tombaient toujours au moment où je gardais ses chenapans.
- Allez les enfants … tout le monde doit être prêt dans 30 minutes.
- C'est partit, s'écria Jade en levant les bras en l'air.
Elle attrapa ses frères par la main pour les tirer dans la chambre pendant que je débarrassais la table et préparais un sac pour les deux bébés.
Je n'étais pas certain de la réaction d'Isabella et celle des frères Philips quand j'allais débarquer avec la marmaille mais pour le moment je devais faire avec.
Au moment où j'allais rejoindre les enfants dans la chambre ceux-ci débarquèrent dans le salon tout habillés et pimpants.
- Voilà tonton, s'exclama Jade fière d'elle le visage immaculé.
Ses deux frères et elle-même étaient habillés correctement et leurs chaussures à scratches étaient enfilés.
- On s'est brossé les dents et nettoyé le visage.
Je regardais ma nièce avec fierté en me rendant compte qu'elle avait vraiment beaucoup grandit ces derniers mois et que je ne m'en étais pas forcément rendu compte.
- Parfait, ma puce je te remercie. On y va.
Le maxy cosy d'un côté et les sacs de l'autre j'entrainais les enfants jusque dans la voiture situait au sous-sol de l'immeuble dans un garage sécurisait.
Après avoir installé les trois petits à l'arrière et Jane à l'avant, je m'installais derrière le volant et je pris la direction de la compagnie.
A 9 h 30, je pénétrais avec les 4 enfants dans le hall ou les deux réceptionnistes me regardèrent avec horreur. Visiblement, ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez, elles en déduisaient que s'était les miens.
- Annoncez-moi à Madame Voltury.
Sans attendre de réponse, je m'engouffrais dans l'ascenseur.
La montée excita Seth que je dus calmer d'un regard. Quand les portes de l'ascenseur se rouvrirent je me retrouvais face à une Isabella qui n'avait pas changé d'un poil en plus de huit sermaines.
Au départ impassible, son visage exprima ensuite la surprise quand elle se rendit compte de mes accompagnateurs.
Je sortis de la cage de verre et me plantais devant elle.
- Je pense que maintenant vous avez une explication à ma légère hésitation.
Elle me regarda de haut avant de porter son attention sur les enfants.
Comme à son habitude, elle était perchée sur des échasses mais sa robe d'une blancheur immaculée était simple et sa coiffure consistait en un chignon désordonné. Je n'étais visiblement pas le seul à avoir été dérangé.
Isabella reporta son attention sur moi et me fis un signe de tête me signifiant de la suivre.
Jade qui tenait Liam par la main regardait autour d'elle. Ses yeux étaient plus ronds que des soucoupes et j'esquissai un sourire en comprenant que je devais avoir la même tête la première fois que j'étais venu ici. Seth qui n'en avait strictement rien à faire me tenait la main et ne bougeait pas.
Je suivis donc Madame Masen Voltury jusqu'à son bureau sous les yeux ahuris de certain employés.
J'avais presque envie de leur demander quel était leur problème.
Quand nous arrivâmes à destination, je saluai Jacob installé devant l'écran de son ordinateur et les deux plus grands m'imitèrent de leurs petites voix fluettes avant d'entrer dans le bureau.
L'endroit était aussi immaculé que d'ordinaire.
Je fus surpris quand Isabella se dirigea vers le coin le plus reculé de la pièce ou se trouvait une porte que je n'avais jamais remarquée.
Elle poussa le battant.
- Les filles venaient voir qui est là.
Deux frimousses passèrent la porte et poussèrent des cris quand elles virent Seth et Jade près de moi.
Contents de se retrouver, les 4 enfants se mirent à parler à toute vitesse avant de disparaître dans la pièce d'à côté.
- Venez, murmura Isabella en entrant.
Portant toujours Lena dans son maxi-cosy, j'attrapais la petite main de Liam pour suivre la joyeuse bande.
Je m'arrêtais sur le seuil en constatant qu'il s'agissait d'une salle de jeux, composée d'une table entourée de fauteuils d'enfants ou était disposée des crayons, des feutres et des livres de coloriages, d'une télévision avec une console, de poupées Barbie, de poupons et de jeux de société en vois- tu en voilà.
Les enfants étaient installés devant la télé déjà en pleine partie de jeux vidéo. Liam toujours à côté de moi, me lâcha la main pour se diriger vers la table de coloriage ou il commença un chef d'œuvre sur une feuille blanche.
- Je vais appeler quelqu'un pour les surveiller afin que nous puissions travailler vite et efficacement.
La suivant dans son bureau je m'installais sur un des sièges en posant le maxi cosy de Lena à mes pieds. Elle dormait toujours à points fermés.
Comme convenu quelques instants plus tard, Carmen la secrétaire d'Aro débarqua.
- Madame Voltury, Monsieur Cullen.
- Merci Carmen …
La femme esquissa un sourire avant de hausser les épaules avec désinvoltures.
- Ne vous inquiétez pas, je m'occupe d'eux.
Elle porta son attention sur moi et désigna Lena.
- Je vais la garder avec moi ainsi vous ne serez pas dérangé.
Même si cette femme paraissait très gentille et maternelle j'avais du mal à lui confier ces bambins à l'origine sous ma garde. Lena dormait, elle ne nous dérangerait pas, quant aux plus grands je pouvais les entendre puisque la porte était grande ouverte.
Carmen disparut dans la pièce à côté et je me retrouvais donc seul avec Isabella qui était penchée sur son ordinateur.
- Vous pouvez faire confiance à Carmen. Je lui ai assez confié mes filles pour savoir que c'est une personne de confiance.
Ces mots n'étaient pas acerbes, il n'y avait même aucun reproche dans sa phrase. Il s'agissait juste d'une remarque d'un parent à un autre parent (même si je n'étais que l'oncle).
Je hochai la tête avant de revenir au sujet important qui nous préoccupait et qui m'avait fait débarquer ici avec 4 enfants.
Retrouver la complicité professionnelle que j'avais avec cette femme fut une joie pour moi. Il nous fallut plus de deux heures pour régler tous les problèmes avec les employés et leur famille ainsi que le chantier laissé en suspens. J'allais de temps en temps jeter un coup d'œil aux enfants qui s'amusaient comme des petits fous.
Lena finit par se réveiller au moment où Isabella raccrocha avec le chef de chantier avec lequel elle était depuis une demi-heure.
Je pris le bébé dans les bras pour le bercer et je farfouillais dans le sac à la recherche de son biberon.
J'eus un instant de bug quand je me rendis compte que je devais le faire chauffer mais Isabella vint à ma rescousse en attrapant le biberon.
- Je m'en occupe.
Lena commençait à s'agiter et je devinais que les pleurs n'allaient pas tarder. Il fallut une dizaine de minutes avant que la PDG ne revienne avec un repas chaud pour l'enfant.
Quand elle me passa l'objet, nos doigts se frôlèrent et comme à chaque fois je ressentis un courant d'électricité qui s'accentua quand son regard chocolat plongea dans le mien. Pour la première fois je fus certain qu'elle l'avait ressenti aussi de son côté quand ses yeux devinrent plus vitreux.
Les cris de Lena me ramenèrent à la réalité et je baissais les yeux sur l'enfant qui exprimait son mécontentement de ne pas être servit assez vite.
Je lui fourrais la tétine du biberon dans la bouche et elle se calma instantanément trop contente sans doute d'avoir eu gain de cause.
Au bout de plusieurs minutes à observer ma nièce je relevais la tête. Isabella était entrain de m'observer.
- Peu d'hommes accepteraient de s'occuper de ces quatre neveux et nièces dont deux bébés …, murmura-t-elle sans détourner le regard.
Elle était étrange. Depuis que j'avais débarqué au sein de la compagnie avec les enfants, son comportement était presque celui d'une femme normale et je savais à quel point Isabella Masen Voltury était tout sauf une femme normale.
- Il faut croire que je ne suis pas n'importe quel homme.
De nouveau ce silence pesant.
Je n'avais plus de raison de rester là puisque le travail était terminé.
Une fois que Lena eut fini son biberon, je la remis dans son maxi-cosy avant de me lever.
- Je pense que nous allons y aller.
J'appelais les enfants et ils déboulèrent dans la pièce sans protester. Apparemment mon ton n'admettait pas de jérémiades.
Charlotte et Lise se trouvaient près de leur mère qui me regardait sans émotion particulière, comme elle regarderait n'importe qui.
Un coup frappé à la porte nous fit sursauter et Jacob pénétra dans la pièce.
- Isabella, Caius Vladescu est ici. Il voudrait une réunion avec vous, Marcus et Aro. Ce dernier a accepté.
J'eus envie d'étrangler Aro l'espace d'un instant. Pourquoi avait-il fait ça au juste ?
Jacob s'éclipsa et le silence revint nous tenir compagnie.
- Tu vas aller travailler maman ? Demanda Charlotte d'un ton un peu trop dur pour une gamine de 8 ans seulement.
Au vu de l'expression d'Isabella, elle aurait voulu lui répondre non mais elle n'avait guère le choix.
Elle hocha la tête en se tournant vers sa fille.
- Tu avais promis ! Tu as dit 1 heure … 1heure et après on pourrait passer la journée toutes les trois … tu n'es jamais là … et même quand on est en vacance, tu travailles !
- Charlotte, je ne peux pas faire ce que je veux …
La petite fille tapa du pied. Mais il ne s'agissait pas là d'un caprice, juste d'une enfant de 8 ans qui demandait à passer un peu de temps avec sa mère.
- Siiii ... tu es la patronne … c'est Kiara qui l'a dit … quand on était en vacance, on t'a presque jamais vu ! Et à chaque fois que tu promets quelque chose et bin … tu tiens jamais tes promesses !
Il y avait des sanglots dans la voix de l'enfant, ses yeux étaient embués de larmes.
- Charlotte …
Charlotte souffrait et Lise aussi bien qu'elle soit beaucoup plus jeune. Isabella ne pouvait pas le louper. Comment pouvait-elle faire souffrir ces enfants qui ne demandaient finalement pas grand-chose ? Un peu de temps … Leur mère pour elles l'espace d'un bref instant.
Charlotte tourna les talons et s'enfuit de la pièce suivit par Lise qui regardait sa mère avec un espoir enfantin.
- J'aurais beaucoup aimé pouvoir être avec toi …, murmura-t-elle de sa petit voix fluette en rejoignant sa sœur.
Après le départ de ses enfants, Isabella s'approcha de la fenêtre en nous tournant le dos.
Les fillettes n'étaient pas les seules à avoir mal visiblement.
- Avez-vous un jour songée à dire non ? Lui lançais-je en tenant Liam dans mes bras.
L'enfant n'aimait pas les disputes ni même les échanges de mots un peu fort. Il cherchait du réconfort afin d'être certain qu'on ne s'en prenait pas à lui.
La question que je venais de poser à Isabella m'avait échappé. J'ignorais totalement d'où elle me venait mais je ne pouvais pas rester spectateur de ça.
- Je vous demande pardon ?
Apparemment Madame Masen Voltury n'appréciait pas le ton de ma question ni même la teneur de mes mots.
- Vous avez une vie en dehors de cette compagnie vous savez … vous avez des enfants …
- Serais se une leçon de morale Monsieur Cullen …
Elle s'énervait et ce n'était pas le but que je recherchais. Je voulais juste lui faire comprendre que si elle voulait partir alors elle n'avait qu'à le faire.
Aro et Marcus ne pouvaient pas la virer. La compagnie était à elle.
- Non absolument pas … j'essaye juste de vous dire que vous êtes libre … peut-être pas autant que vous le voulez … mais vous l'êtes pourtant. Si vous avez prévu de passer la journée avec vos enfants alors faîtes-le. C'est votre vie et celle de vos enfants.
Elle baissa la tête et se pinça l'arête du nez.
- Ce n'est pas aussi simple …
- Venez avec nous … je voulais emmener les enfants au parc … ils pourront passer l'après-midi ensemble et cela vous ferez le plus grand bien.
Visiblement ma proposition avait quelque chose de choquante car elle me regarda comme si je venais de manger un rat vivant devant elle.
- Vous savez qui je suis …
- Oui la grande Isabella Masen Voltury … l'incroyable PDG de la « Voltury Compagny » sauf qu'à cet instant vous êtes toute seule … et vous êtes entrain de perdre les seules personnes que vous aimez sur cette terre.
Elle voulut protester mais je lui coupais l'herbe sous le pied.
- Inutile de mentir vous savez. Vos expressions sont peut-être difficiles à déchiffrer en raison du mur dont vous vous êtes entouré mais ce n'est pas le cas de votre fille … ou plutôt de vos filles. Leurs émotions sont assez explicites. Elles ont mal … elles souffrent de l'absence de leur mère ….
- Vous n'avez pas le droit de me parler comme ça … vous n'avez pas le droit d'entrer dans ma vie privée comme vous le faîtes … nous sommes collaborateurs rien de plus …
Je secouai la tête et elle recula d'un pas comme si je l'avais giflé.
- Nos relations ont évolué et vous le savez … je ne suis pas votre ennemie … je ne vous ferais aucun mal … je vous propose juste un peu d'aide … rien de plus. Ne voyez pas la une tentative désespéré pour obtenir quelque chose de votre part. Je ne vous menace en rien.
Elle me jaugea durant un moment avant de reprendre la parole.
- Pourquoi vous faites ça ?
Je haussai les épaules. Je savais pourquoi je le faisais mais je ne pouvais pas le dire sinon les minuscules pas que j'avais fait seraient engloutit par l'immense pas en arrière qu'elle ferait.
- Le monde dans lequel vous évoluez et toutes les épreuves que vous avez traversées, vous ont marqué. Je ne prétends pas que dans notre monde il n'y a que des gens qui vous veulent du bien, ce n'est sans doute pas le cas. Mais sachez qu'il existe encore des personnes qui se soucient des autres. Je fais partie de cette minorité.
- Pourquoi ce soucier de moi ? Je ne suis rien pour vous … mes filles non plus …
Juste une fois j'aurais aimé savoir quelle direction prenait ses pensées. Cette femme était plus difficile à déchiffrer qu'une équation de mathématiques en chinois.
- Mis à part votre mari … une personne s'est-elle un jour préoccupée de ce que vous ressentiez ?
Ses yeux se voilèrent et elle détourna la tête pour me couper l'accès à ses yeux.
- Une personne … il y a longtemps …
- Oubliez l'espace d'une après-midi qui vous êtes … Oubliez Isabella Masen Voltury et ne soyez que vous … profitez de vos filles … et vivez l'instant présent …
- C'est ce que vous faîtes ?
J'étais heureux qu'elle détende un peu l'atmosphère lourde qu'il y avait dans la pièce.
Jade et Seth s'étaient éclipsés pour rejoindre Charlotte et Lise dans la pièce d'à côté.
- La plupart du temps …
J'espérais qu'elle réfléchissait à ma proposition. J'ignorai ce qu'il s'était passé durant ces deux derniers mois mais les choses venaient de prendre un nouveau tournant et j'étais entrain de me rapprocher d'elle ce que j'avais abandonné l'espace d'un instant.
- Alors Madame Voltury ? Vous savez prendre des risques ou non ?
- Isabella … mon prénom est … Isabella … Edward.
Je lui adressais un grand sourire avant qu'un coup soit frappé à la porte.
- Je pense qu'il est temps de filer … Isabella.
Et voilà qu'en pensez vous ?
Premier pas de Bella pour le plus grand bonheur de notre Edward !
Dans le prochain chapitre … révélations !
Bisous bisous
A la semaine prochaine
