Chapitre 22 : Réveil
Bonsoir tout le monde !
Et voilà je suis de retour avec un nouveau chapitre sous le bras.
Je n'ai pas eu le temps de poster la semaine dernière donc pas le temps non plus de vous souhaiter un joyeux noël mais j'espère que vous avez tous passé un bon réveillon et que le père noël a été généreux avec vous cette année ^^
Je tiens à remercier toutes les personnes qui continuent à me laisser leur avis à chaque nouveau chapitre que je publie.
J'ai conscience que ces derniers temps les posts sont plus longs à attendre mais je promets qu'à partir de la mi janvier, je reviendrais à un chapitre toutes les semaines comme au début de l'histoire et je répondrais enfin à chacune d'entre vous pour les reviews.
Je tiens à remercier d'ailleurs toutes celles qui prennent toujours quelques minutes à me laisser un commentaire, je prends toujours beaucoup de plaisir à connaître vos avis.
Bon assez blablater je vous laisse retrouver nos deux amoureux… bonne lecture ^^
Chapitre 22 : Réveil
PDV Edward
La chambre était plongée dans la pénombre et seul le radio réveil perçait la nuit. Il indiquait 5 heures du matin.
Bella était endormie juste à côté de moi, recroquevillée sur elle-même en position fœtus. Ses mains étaient posées près de son visage. Son visage n'avait jamais été plus détendu, ses traits étaient enfin apaisés.
Nous étions sur la couette si bien que je pouvais admirer sa splendide nudité de ses cheveux magnifiques à ses orteils délicats. Pelotonnée ainsi comme une enfant, elle respirait la vie et l'innocence par tous les ports de sa peau. Incroyable après ce que nous avions fait et pourtant Bella incarnait réellement l'innocence et la pureté.
De nouveau, ma gorge se serra quand je repensais à ce nous avions fait. Je ne pouvais pas regretter cette nuit. Elle avait été magique. Jamais avant je n'avais ressenti une telle émotion, une telle connexion avec ma partenaire. Pour la première fois de ma vie, j'avais été submergé par les émotions, mon cœur s'était mis à battre plus vite pour une autre raison que l'effort fournit.
Je l'avais révéré des pieds à la tête et elle n'avait cessé de me serrer contre elle, enroulant ses bras et ses jambes pour me tenir aussi près d'elle que possible.
Combien de temps avais-je avant qu'elle ne me déteste ?
Je posais mes yeux sur son visage si doux pour une fois dénué de maquillage. Elle s'était démaquillée quelques heures auparavant quand nous avions échoué dans la salle de bain pour nous rincer après nos ébats. La voir aussi naturelle, sans aucun artifice, ni maquillage, ni vêtement, ni rien d'autre que sa simplicité me plaisait tout autant que d'ordinaire.
Je pouvais l'admirer vraiment, contempler la vraie Bella.
Sa peau était très pâle presque translucide, ces cils dénués de mascara étaient épais et surtout provoquaient une ombre sur son visage, ses lèvres étaient légèrement rosées et boursouflées par nos nombreux baisers.
En abaissant mes yeux sur son corps, je ne pus m'empêcher de me sentir mal face aux nombreuses marques qu'elle avait.
Une profonde cicatrice complétait le tableau dans le bas de son dos. Elle partait de sa taille et descendait jusqu'à sa fesse et elle n'était pas vraiment belle à voir. Elle ne devait pas dater de la veille pourtant.
Avec les moyens qu'elle avait je me demandais pourquoi elle n'avait pas fait de chirurgie esthétique pour les faire disparaitre. J'étais presque certain que cela pouvait se camoufler mais elle ne l'avait pas fait.
Comment ses marques étaient-elles arrivées là ? Qui lui avait infligé ça ?
Mes points se serraient rien qu'en imaginant quelqu'un la faire souffrir physiquement de cette manière-là. On lui avait infligé ça et j'avais du mal à garder mon calme en songeant que s'était sans doute délibéré.
Profondément attristé par tout ça, je me blottis contre elle plus étroitement me collant contre son dos afin de ne laisser aucun espace entre nous. Je voulais la sentir sur l'intégralité de mon corps, j'aurais tellement aimé pouvoir me fondre en elle.
Sa chaleur réchauffa mon corps froid et m'apporta l'apaisement que je cherchais désespérément. Je fermais les yeux sous l'effet de cette satisfaction. Mais au moment où je commençais à m'endormir, je sentis Bella bouger contre moi.
Je rouvris les paupières tout en enroulant mes bras autour de son corps alors qu'elle se mit à papillonner des yeux.
Doucement elle se retourna dans mes bras afin de pouvoir me regarder. Ses prunelles d'un brun intense se posèrent sur moi.
- Bonjour, belle endormie …
Elle m'adressa un doux sourire avant de se blottir dans mes bras. Mes bras toujours autour d'elle, je resserrais mon étreinte. Ma poigne devait être un peu trop forte mais pourtant elle ne prononça pas un mot et se laissa faire sans broncher.
Je déposais un baiser sur sa tempe avant qu'elle ne me présente ses lèvres pour un doux baiser.
Elle posa ensuite sa tête sur mon torse et nous restâmes ainsi durant un long moment. Elle ne voulait apparemment pas plus bouger que moi.
Nous étions bien. Le silence n'avait pas besoin d'être rompu pour savoir que nous étions en parfaite harmonie.
Si le paradis ressemblait à ça alors je signais immédiatement pour pouvoir y rester durant le reste de mon existence. Nous étions bien ensemble, je n'aurais jamais cru cela possible mais elle se moulait parfaitement à la courbure de mon corps. Nous étions parfaitement imbriqués. Tout était parfait.
Malgré notre bien-être évident à rester ainsi sans dire un mot, elle finit pourtant par rompre le silence.
- Je ne voudrais pas paraitre trop … enfin … trop empressé … ni te faire peur … enfin je …
Elle bégayait comme n'importe qu'elle femme l'aurait fait. Elle maitrisait pourtant le langage comme personne, j'étais bien placé pour le savoir et pourtant elle ne trouvait pas ses mots. Mais en cet instant, sa maitrise de l'anglais avait totalement disparut.
Et au ton qu'elle employait, j'avais parfaitement compris ce qu'elle cherchait à dire avec tant de difficulté. Elle voulait juste être rassurée.
Je pouvais lui accorder ça, du moins durant le temps qu'il m'était imparti. Je lui fis relever le menton avec deux de mes doigts et l'embrassais doucement sur les lèvres pour couper le flot de parole incompréhensible qui sortait de sa bouche délicate.
- Dis-moi … n'aie aucune crainte Bella …
Elle m'adressa un sourire de reconnaissance avant de s'éclaircir la gorge.
- Nous sommes ensemble n'est-ce pas ? Réussit-elle à dire d'une seule traite.
La logique aurait voulu que je donne une autre réponse et pourtant seul mon cœur se manifesta.
- Tu pensais vraiment qu'il en serait autrement ?
Je refusais de la faire souffrir alors qu'en cet instant je pouvais faire autrement. Lui fournir une autre réponse aurait été totalement salaud de ma part alors qu'elle se trouvait nu dans mes bras.
Je refusais qu'elle me voit comme le genre d'homme qui prend et qui n'a aucune considération ensuite.
Je serais là avec elle tant qu'elle voudra de moi. Je ne pouvais décemment plus faire marche arrière.
Elle haussa les épaules en réponse à ma question.
Cette femme avait si peu de confiance en elle que l'idée de faire confiance à quelqu'un était inenvisageable et le pire c'est que je ne pouvais pas lui donner tort. N'étais-je pas entrain de la trahir moi-même en cet instant ?
Mon dieu … comment allait-elle réagir le jour où la vérité éclaterait ? Etais-je entrain de participer à sa nouvelle destruction ?
Elle avait l'air si mal à l'aise en cet instant regardant autour d'elle plutôt que de me fixer.
- Je ne sais pas … disons que je ne sais pas vraiment quoi penser …
Je passais mes doigts sous son menton pour lui relever le visage vers moi encore une fois. Je tenais à ce qu'elle me regarde droit dans les yeux. Je voulais qu'elle constate que je ne jouais pas avec elle, du moins pas de façon volontaire. Mes sentiments étaient là et s'il m'était possible de rester près d'elle alors je le ferais … durant le reste de mes jours.
- Je resterais à tes côtés aussi longtemps que tu voudras de moi … je ne partirais pas et je ne te laisserais pas plus tomber … à moins que tu me le demandes …
Et elle finirait par le faire. Je n'avais aucun doute la dessus. Mais n'est-ce pas moi qui lui avais suggéré de saisir le moment présent sans penser à l'avenir ?
Pourquoi ne pourrais-je pas suivre mon propre conseil ?
- Et si je ne te le demande jamais …
Etions-nous vraiment entrain de parler d'engagement ? Malgré les deuils et les souffrances, cette femme était prête à s'engager de nouveau, elle venait de me le prouver. Je l'admirais pour ça comme pour le reste. Cesserait-elle un jour de me surprendre, de me fasciner ? Je n'en étais pas certain mais cela ne me dérangeait pas.
Elle envisageait un avenir avec moi et j'avais envie de sauter au plafond rien qu'à l'idée. Même si les mots n'étaient pas sorti de sa bouche pas plus que de la mienne, nous nourrissions des sentiments l'un envers l'autre. Nous ne serions pas là si ça n'avait pas été le cas, nous en étions tous les deux conscients.
Etre celui qui avait attiré l'attention d'Isabella Voltury me donnait des ailes. J'avais envie de l'embrasser encore et encore pour la faire fondre en moi.
- Alors je resterais pour toujours à tes côtés …
J'étais sincère puisque je n'étais pas celui qui la quitterait.
- Edward … souffla-t-elle émue avant de se relever.
Quelque chose sembla la chiffonnée et de nouveau je lui demandais d'éclairer ma lanterne.
- J'espère que tu sais dans quoi tu t'engages … je suis Isabella Masen Voltury et comme tu as pu le constater, j'ai de nombreuses responsabilités. Mon travail me prend beaucoup de temps et occupe une grande partie de ma vie … sans parler des filles … es-tu vraiment prêt à te lancer dans une relation telle que celle que je te propose ?
- Bella … tu crois vraiment que je ne sais pas que tu ne pourras pas me consacrer tout ton temps ? Ta vie était déjà compliquée avant que je ne débarque, je ne veux pas être une source de problèmes en plus pour toi … Je suis prêt à prendre tout ce que tu voudras bien m'accorder … même si ce n'est pas grand-chose …
Elle garda le silence pendant un moment me présentant toujours son dos nu avant de se tourner vers moi.
- Accepterais-tu de venir manger chez moi ? J'aimerais mettre mes filles au courant de notre relation par moi-même avant qu'elles ne l'apprennent pas les médias … et je sais que nous n'allons pas pouvoir garder le secret très longtemps … cela fait des années que les journalistes me traquent avec mes éventuelles relations … et je refuse de devoir leur mentir.
Elle me demandait ça comme un service. Ce n'était nullement une contrainte pour moi de me rendre chez elle pour me présenter officiellement à ses filles.
- Pourquoi pas se soir ?
Elle me regarda durant quelques secondes avec des yeux aussi ronds que des soucoupes avant de m'adresser un sourire lumineux. Elle était heureuse que j'accepter si facilement une rencontre avec ses enfants, comme si ils pouvaient représenter un poids pour moi, ce qui n'était pas le cas.
Je me demandais ce qu'il fallait que je dise ou que je fasse pour qu'elle comprenne que j'aimais déjà ses trois filles même si je ne les connaissais pas vraiment. C'était une partie d'elle et c'est tout ce qui comptait.
- Ce serait parfait … tu sais j'ai conscience que c'est rapide mais je veux être honnête avec elles et si elles l'apprennent à la télévision …
- Bella je comprends parfaitement ou tu veux en venir … tu es une figure publique et cela m'étonnerait beaucoup que nous arrivions à nous cacher … les filles ne doivent pas l'apprendre par un journaliste …
Quelque chose semblait encore la contrarier et je la pris dans mes bras pour la rassurer. En posant ma bouche près de son oreille je lui demandais ce qui n'allait pas.
- Je ne sais pas comment elles vont réagir … Lise est jeune, je sais qu'elle sera excitée par l'idée que sa maman à un petit ami, Charlotte … je n'ai aucun doute sur le fait qu'elle sera contente … j'ignore ce que tu lui as fait mais elle t'aime bien tu sais … c'est la réaction de Kiara que je crains.
J'aurais sans doute dû m'en douter. Contrairement à ses petites sœurs qui étaient encore des enfants, Kiara était une adolescente. J'allais devoir la convaincre que je ne voulais aucun mal à sa mère ni à ses sœurs.
Etais-ce une bonne idée ce dîner ? Est-ce que je ne poussais pas un peu le bouchon trop loin en rencontrant ses enfants ?
- Elle ignore qui est son père et … elle a perdu le seul qui aurait pu prendre sa place … je sais que Charlotte et Lise ont perdu leur père biologique mais … bien que son absence les fait souffrir … elles ne savent pas vraiment ce que s'est de se reposer sur une figure paternelle … Kiara si … et elle a tellement pleurée à la mort de Dimitri … elle n'avait que 11 ans …
Une question me brûla les lèvres mais je n'osai pas vraiment la lui poser. Je n'étais pas certain qu'elle prenne tout à fait bien le fait que je lui demande une chose pareille.
Mon expression du me trahir car j'eus l'impression qu'elle s'éloigna de moi, pas beaucoup mais assez pour que je le remarque.
- Pose-moi ta question …
Je secouai la tête, conscient que cela lui faisait mal. Elle me cachait quelque chose. Il y avait des éléments qui n'allaient pas dans cette histoire. Mais malgré ma curiosité je ne pouvais pas parler. Je refusais de ressemblait à tous ces journalistes.
- Tu m'en parleras le jour où tu seras prête … comme pour tes marques … quand tu en exprimeras le besoin, je serais là …
Elle hocha la tête doucement mais ses yeux reflétaient toujours cette émotion particulière comme si elle avait éprouvé une intense frayeur l'espace d'un instant.
- Alors tu me présentes officiellement à tes filles … tu accepterais de rencontrer mes parents et tout le reste de ma famille …disons officiellement ?
Je tenais à ce que les personnes les plus proches de moi rencontrent réellement la femme de ma vie.
Je ne voulais pas qu'ils la prennent pour cette femme froide des magazines, je voulais qu'ils se rendent compte comme moi de la personne exceptionnelle qu'elle était.
Son sourire crispé me fit penser que ce n'était pas forcément une bonne idée mais je compris vite que cela n'avait rien à voir avec mes parents.
Après tout, rencontrer la belle-famille s'avérait toujours un peu stressant.
- Ne t'inquiète donc pas … ma famille est très envahissante mais aucun d'eux n'est méchant …
- Je n'ai jamais dit qu'ils l'étaient mais … disons que je n'ai jamais dû rencontrer les parents ni la famille de mon petit ami … Dimitri avait perdu ses parents quelques années avant notre rencontre et il était fils unique …
- Et bien cette semaine sera faite de première fois pour tous les deux … je n'ai jamais rencontré les enfants de ma compagne …
- Tu les as déjà vus …
- Tout comme toi et mes parents …
- Sauf que je ne leur ai pas parlé … et si ils l'avaient mal pris ?
Comment pouvait-elle s'inquiéter ainsi de broutilles ? Mes parents n'étaient pas du genre à en vouloir à quelqu'un pour si peu. Quand à ma sœur et mon frère, ils étaient la gentillesse incarnés.
Si elle pensait se faire rejeter, elle n'avait aucuns soucis à se faire, je m'inquiéterais plus du contraire.
Une fois qu'elle passera le seuil de ma maison d'enfance je ne suis pas certain que ma famille la laisse partir. Ils voulaient tellement que je me case que ça serait sans doute un événement quand Bella se présentera à eux.
- Je te rassure tout de suite, mes parents sont des gens merveilleux et crois-moi tu n'as aucun soucis à te faire …
Je ne pense pas que mes paroles est un grand impact sur ses émotions mais je pouvais toujours essayer de la rassurer.
Je la serrais contre moi une nouvelle fois et elle se laissa faire sans broncher.
- Quand veux-tu que je vienne ? Et … dois-je emmener les filles ou … ?
- Je vais appeler mes parents … pourquoi pas dimanche ?
- Je ne veux pas déranger …
Je levais les yeux au ciel tellement ces paroles étaient absurdes.
- Nous avons l'habitude de nous réunir souvent tu sais … nous sommes assez unis …
Son expression refléta mieux que des mots ses émotions. La douleur était présente mais également la nostalgie. Elle n'avait jamais eu le droit à des repas de familles ni à l'ambiance surexcité des fêtes de fin d'année.
Si elle et moi étions toujours ensemble d'ici noël, je me jurais de lui faire connaître à elle comme aux filles un noël magique, rempli d'amour, de chaleur et surtout de convivialité.
Un noël dans ma famille.
Je m'avançais sans doute mais elles méritaient de connaître ça.
- J'ai déjà pu rencontrer ta mère et j'ai retrouvé beaucoup d'elle en toi alors j'imagine que je ne dois pas être surpris pour le reste de ta famille.
- J'appellerais ma mère tout à l'heure pour lui demander mais réserve moi déjà tout ton dimanche dans ton emploi du temps. Quant aux filles bien sûr que tu peux les emmener, c'est même une obligation … imagine la réaction de Jade et Seth ?
Bella acquiesça à mes paroles. Bien sûr que mes neveux seraient surexcités à l'idée de voir leurs partenaires de jeux.
L'ambiance chez les Cullen promettait d'être assez folklorique.
- La journée promet d'être intense.
Elle ne me répondit pas et se redressa pour jeter un coup d'œil au radio réveil.
Il était plus de 6 heures du matin. Nous parlions depuis plus d'une heure.
- Il serait peut-être judicieux que je m'en aille …
Je me doutais qu'elle allait finir par rentrer chez elle. Je grimaçais à l'idée de m'éloigner d'elle ne serais ce que temporairement. Je voulais profiter à fond du temps qui m'était imparti en sa compagnie. Vivre chaque instant sans penser à demain.
- Puis-je emprunter ta salle de bain pour faire un brin de toilette ?
Qu'elle me pose la question surtout de manière si cérémonieuse me fit tiquer un instant avant que je me rappelle que j'avais devant moi une femme qui s'était renfermée sur elle-même durant les quatre dernières années.
- Tu n'as pas besoin de me demander la permission tu sais … mais maintenant que tu me poses la question je dirais que tu peux y aller à une condition …
Elle vit mon air joueur et croisa les mains sur sa poitrine me la cachant partiellement. Elle haussa un sourcil, prête à écouter ce que je voulais.
- Que je puisse venir avec toi pour te frotter le dos …
- Me frotter le dos … vraiment ? Est-ce vraiment la seule chose que vous avez en tête en me proposant ce marché ?
J'éclatais de rire suivit de près par Bella qui se colla contre moi.
D'un coup, je me relevais et la pris dans mes bras pour l'entrainer jusqu'à la douche italienne dans le fond de la pièce.
Il était plus de 7 heures quand je la raccompagnais jusque sur le parking ou elle avait laissé sa voiture.
Quand elle se dirigea vers une veille camionnette, je restai un moment interdit devant l'engin d'après-guerre qu'elle déverrouilla manuellement.
Je me tournais vers elle la bouche grande ouverte devant ce spectacle.
- Bella … c'est quoi ça ?
Elle me jeta un coup d'œil avant de monter dans le machin devant moi. Je ne pouvais pas la laisser dans une bagnole pareille. Elle n'allait jamais réussir à arriver à destination !
- C'est ma veille camionnette … c'était ma première voiture …
Ce qui devait sans doute expliquer bien des choses mais ne me rassurait pas du tout.
- Bella ? Avec toutes les voitures que doit compter ton garage … pourquoi as-tu pris ce tas de ferraille ?
Elle me fusilla du regard, leva les yeux au ciel comme si je l'exaspérais.
- Parce que j'en avais besoin … et puis ce n'est pas un tas de ferraille, c'est ma camionnette et elle roule très bien ! Tu ne vas pas t'y mettre aussi non ? Aro essaye déjà de s'en débarrasser …
Et bien la prochaine fois que je voyais son associé je lui donnerais ma bénédiction entière pour envoyer ce tas de boue dans la première casse qu'il trouvera sur la route.
- Combien de voitures possèdes-tu ?
- 10 voitures en comptant la limousine …, me balança-t-elle de manière rebelle comme si elle voulait me montrer qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait quand elle le voulait et que personne ne pouvait l'influencer.
Elle était apparemment inflexible sur son engin de mort. Ce côté têtu, ce n'était pas la première fois que je m'en rendais compte.
Elle ne se débarrasserait pas de l'engin même si tout le monde le lui demandait. Cette femme était d'une telle contradiction que je me demandais si un jour j'arriverais à anticiper ses réactions. Elle était multimilliardaire et pourtant elle se baladait avec une bagnole qui aurait pu aisément appartenir à son arrière-grand-mère !
Elle possédait une limousine personnelle, ce n'était pas rien quand même.
Même avec le salaire que je gagnais grâce à ma société, je ne pouvais pas me payer une limousine.
Il s'agissait sans doute de celle que j'avais déjà vue. Je n'y connaissais rien mais la carrosserie flambant neuve et la coupe de la bagnole de luxe prouvait que ce n'était pas le premier modèle.
- Alors pourquoi cet engin ?! M'écriai-je complétement sous le choc.
Ca me dépassait complétement.
- Parce que je tenais à ma camionnette et non à une autre voiture … j'avais besoin d'être Bella et Bella roule en camionnette et va manger dans des fast-foods, et fait ce qu'elle veut, quand elle le veut. Bella est libre … et j'avais besoin de l'être hier soir …
Je fronçais les sourcils face à son discours enflammé prononçait avec une voix tremblante. Elle me regardait durement et l'espace d'un instant, j'eus l'impression de retourner quelques mois en arrière avec elle quand je n'étais qu'un caillou sous sa chaussure.
J'ouvris la portière afin de pouvoir la prendre dans mes bras.
Elle était raide comme un piquet et j'eus du mal à la faire se détendre. Au bout d'un moment elle s'abandonna et me serra à son tour contre elle.
Je la sentis enfouir son nez dans mon cou.
- Je suis désolé …, chuchota-t-elle doucement.
Elle s'était donnée à moi cette nuit et bêtement j'avais cru qu'elle avait dépassé un stade mais ce n'était pas le cas.
Elle continuait à souffrir même si elle allait de l'avant. Elle jetait toujours des regards en arrière et elle le fera sans doute encore longtemps.
Ce qu'elle avait vécu avant que je ne débarque dans sa vie, ne pouvait pas disparaitre après une seule nuit d'amour entre nous.
Son passé était un boulet accroché à sa cheville et j'avais eu tort d'arrêter de le prendre en compte.
- Ecoute-moi, Bella …
Elle releva la tête vers moi et je vis parfaitement ses yeux brillant, sans aucunes larmes. Pourquoi se contrôlait-elle encore devant moi ? Je n'allais certainement pas la juger pour un instant de faiblesse. Je savais plus que n'importe qui à quel point elle était forte.
- Isabella Masen Voltury est Bella. Tu es Bella … et tu n'as jamais cessé de l'être … Tu te protégeais afin que personne ne puisse t'atteindre … il faut que tu laisses tomber tes barrières … si tu veux vivre il faut que tu les brises parce que tu es entrain de te faire du mal … tu ne peux pas tout garder pour toi.
Je voulais lui faire passer ce message mais je n'étais pas certain que j'arrivais à me faire comprendre. J'essayerais, aussi longtemps que je le pouvais.
Je posais mes lèvres sur les siennes pour pouvoir l'embrasser avant de me reculer pour claquer la portière, décidant de m'abstenir de tout autre commentaire sur sa camionnette, bien que je n'en pense pas moins. Après tout elle était venue jusqu'ici elle pouvait sans aucun doute la ramener jusque chez elle sans encombre.
- Merci Edward, murmura-t-elle en me souriant de manière mélancolique.
- Je te l'ai dit … je serais là aussi longtemps que tu voudras de moi … rentre bien … à ce soir …
- A ce soir …
Dans un vrombissement qui me fit presque avoir une crise cardiaque, elle démarra le tank lui servant de moyen de locomotion.
Si je m'écoutais je serais déjà entrain de la suivre pour savoir si elle rentrait sans encombre. Pourtant je me contrôlais et préférais rentrer chez moi. Durant l'heure qui suivit, je m'adonnais au vélo d'appartement afin de me vider la tête et de penser à autre chose que la nuit merveilleuse que j'avais pensé dans les bras de Bella. Cela marcha plus ou moins bien. Je repris une douche ensuite beaucoup moins érotique que celle que j'avais prise aux petites lueurs du matin.
Il était plus de 10 heures quand j'appelais enfin ma mère.
- Bonjour maman.
- Bonjour mon chéri …
Elle paraissait surprise que je l'appelle ce que je pouvais comprendre. Il était tôt et j'appelais rarement ma mère pour bavarder, je préférais passer la voir.
Et puis je n'avais pas été très loquace ni très présent comme fils ses dernières semaines.
- Maman, je t'appelle pour te demander un petit truc …
Bien Edward minimise l'importance de Bella, ta mère ne va pas du tout en faire tout un plat !
- Qui a-t-il mon chéri ?
Elle paraissait un peu pommée par mon entré en matière.
- J'aimerais réunir la famille demain midi … j'ai quelqu'un à vous présenter …
Clair, net et précis. Que demander de plus ?
Il y eut un silence, un très très long silence durant lequel je me demandais si ma mère n'avait pas raccrochée.
Le cri qu'elle poussa deux secondes après cette pensée insensée me confirma qu'il n'en était rien. Elle accusait juste le choc.
- TU FREQUENTES QUELQU'UN ? S'époumona-t-elle dans le combiné, ce qui me perça presque un tympan.
J'éloignais le téléphone de mon oreille tout en levant les yeux au ciel. Et Bella craignait de ne pas être accueilli chaleureusement ? J'avais hâte de voir sa réaction quand elle allait se rendre compte que s'était tout le contraire, que se débarrasser de ma famille le soir allait être particulièrement compliqué.
C'était plutôt moi qui avais du souci à me faire. Kiara Voltury ne serait pas facile à apprivoiser, si j'y arrivais.
Alors qu'en pensez-vous ? Il me tarde de connaître votre avis …
Pour le prochain chapitre … Edward vs les filles de Bella …
Comment se passera la rencontre officielle ?
Bonne fin de soirée et surtout passez une bonne fin d'année !
A l'année prochaine !
