Chapitre 23 : Rencontre …

Salut tout le monde !

Avant toute chose, je vous souhaite une très bonne année ! Que 2016 vous apporte joie, bonheur et réussite !

Et oui je suis enfin de retour avec le chapitre 23 ! Voici enfin la rencontre d'Edward avec les filles !

Avant de vous laisser à cette suite que vous attendez surement avec impatience … je tenais à vous remercier pour vos reviews ! Ayant enfin des moments de libre je vous répondrais toute durant le courant de la semaine ! Mais je tenais à vous dire mille merci de continuer à me lire malgré l'attente plutôt longue de ces dernières semaines ^^

Comme promis, je vais maintenant essayer de me tenir à un chapitre tous les dimanches comme au début de l'histoire afin que vous ayez moins de temps à attendre !

Allez assez parlé, on se retrouve en bas

Bonne lecture !


Chapitre 23 : Rencontre …

PDV Edward

Devant les grilles du portail de la villa Voltury, je marquais un temps d'arrêt afin d'observer la maison. Je n'en menais pas large en me retrouvant devant cette grande bâtisse. Rien que la maison m'impressionné.

J'étais stressé et pour être honnête, j'avais presque envie de faire demi-tour pour retourner directement chez moi. Je me faisais l'effet d'une lavette, un espère de demi homme incapable d'assumé ces actes et ces choix.

J'étais tout simplement ridicule parce qu'il s'agissait seulement de rencontrer les trois enfants de la femme avec laquelle je sortais. Cela ne devrait pas me bouleverser autant.

Mais voilà, maintenant que je n'étais qu'à seulement quelques secondes de ce moment, je n'arrivais pas à garder une attitude posée et calme.

Je n'arrivais déjà pas à me faire à l'idée que je « sortais » avec Isabella Masen Voltury. J'avais du mal du mal à me le dire, même dans ma tête. Elle était ma petite amie. A moi !

Et elle tenait à me faire rencontrer ses filles. Ses trois filles.

Prenant une profonde inspiration, je sonnais au portail. Personne ne parla dans l'interphone et seulement quelques secondes après les grilles s'ouvrirent et je pus avancer.

Prenant une profonde inspiration, je me garais devant l'entrée et sortis de la voiture au moment où la porte d'entrée s'ouvrit sur la femme merveilleuse qui hantait mes rêves.

Elle était plus décontractée que d'ordinaire et ce look quoi que inédit, lui allait à merveille.

Elle portait bien entendu ses éternels talons, accompagnés d'une petite robe bleue nuit à bretelles fines allant merveilleusement à son teint pâle. Elle avait lâché ses cheveux –autre point assez rare pour être souligné - qui tombait en cascade dans son dos et sur un côté de sa tête. Seulement quelques heures auparavant, je me régalais à passer les mains dedans et je me délectais de leur texture et de leur odeur, impressionné qu'il soit si épais et si long.

Elle attrapa les pans de sa robe à la manière d'une princesse et descendit les escaliers pour me rejoindre me subjuguant par sa grâce et son élégance en toute circonstance.

Ses cheveux volant au vent, elle me rejoignit en quelques pas seulement. Son regard plongea dans le mien et l'espace d'un instant le temps s'arrêta.

Au moment où elle fut à porter de ma main, je l'attrapais pas le poignée pour la rapprocher et me penchais pour l'embrasser délicatement sur la joue avec un peu trop d'empressement. Je ne tenais pas à nous faire surprendre par qui que ce soit alors j'évitais ses lèvres bien que l'envie était bien présente.

- Bonsoir …, murmurai-je tout bas d'une voix faible.

- Bonsoir …

Je la sentais aussi tendue que moi et ne pus que la prendre dans mes bras pour tenter de nous calmer tous les deux.

Je finis par la lâcher pour éviter tout scandale au bas de ses marches et me forçais à me détourner vers la voiture.

J'ouvris la portière du côté passager et attrapais le bouquet de fleurs que je venais d'acheter chez un fleuriste qui se trouvait sur la route ainsi qu'une boite de chocolat pour les filles.

Bella sourit à la vue de mes présents et je ne pus m'empêcher de le lui rendre avant de lui tendre le bouquet qu'elle attrapa sans hésiter.

- Tu m'offres des fleurs …, souffla-t-elle les yeux dans le vague comme si elle n'arrivait pas vraiment à y croire.

Ce n'était pas une question bien entendu, seulement une affirmation. Elle observa le bouquet pendant un moment, humant les roses afin d'apprécier leurs fragrances. Au vu de l'expression sur son visage, ce cadeau bien que complétement cliché, lui faisait plaisir. Rien que le petit sourire en coin me réchauffa le cœur et me donna envie de lui en offrir tous les jours autant qu'elle voudrait bien en recevoir. Son visage, éclairé de cette lueur particulière, était un présent cher à mon cœur.

- Je ne me rappelle pas de la dernière fois qu'un homme m'a offert des fleurs …, souffla-t-elle doucement en plongeant ses prunelles chocolat dans les miens.

- Que veux-tu la terre est remplie d'imbécile …

Cette fois-ci son sourire fut plus large et je ne pus m'empêcher de l'embrasser doucement sur les lèvres malgré le danger d'être vu. J'en avais rêvé durant de longues heures, une relation avec elle, pouvoir l'embrasser quand l'envie m'en prenait et maintenant je pouvais le faire.

Le doux visage qu'elle me tendait, la confiance qu'elle m'accordait, prouvait que j'avais pris une place près d'elle … peut être même dans son cœur.

Délaissant enfin des yeux son bouquet, elle porta son regard sur la boite rectangulaire que j'avais dans les mains.

- Tu comptes soudoyer mes enfants ? Avec un tel présent je te garantis que tu vas devenir leur héros !

Leur héros je ne pensais pas mais tout du moins quelqu'un qu'elles pouvaient apprécier si elles devaient me supporter durant quelque temps.

J'avais longuement hésité sur ce que je devais apporter lors de cette première rencontre. Je ne pouvais décemment pas arriver les mains vides devant ses enfants. De chocolats m'avaient donc parut le meilleur compromis afin de ne pas en faire trop.

Le silence tomba durant lequel on se fixa durant de longue secondes avant de jeter un coup d'œil à la porte d'entrée.

J'étais presque certain qu'elle était aussi stressée que moi.

Et si ses filles ne m'acceptaient pas ? Et si elles refusaient que je fréquente leur mère ?

- Prêt ?

- Et toi ?

On se lança un regard de travers avant d'éclater de rire. Un bref son sec et rauque.

Ni l'un ni l'autre n'avions répondu à la question, je ne pensais pas que ce soit nécessaire. Nous savions que nous n'étions pas vraiment prêts à mettre au courant nos proches de cette histoire toute nouvelle entre nous.

Après tout cette histoire était si récente et pouvoir profiter l'un de l'autre durant quelques temps sans avoir à en parler à quiconque aurait été un bonheur. Mais avec la notoriété d'Isabella, on ne pouvait pas risquer que les filles soient mises au courant par les journaux. Moi-même je refusais que ma famille l'apprenne par quelqu'un d'autre que moi. Et puis nous n'aurons pas à nous voir entre deux portes.

- Allons-y …

Quand j'entrais dans le hall de la maison, je fus de nouveau impressionné par ce que je voyais. Cette maison était vraiment sublime, même celle de mes parents qui pourtant était magnifique à mes yeux, n'était pas aussi prestigieuse que celle-ci. Je ne m'y attardais pourtant pas longtemps puisque deux fillettes déboulèrent à toute vitesse des escaliers. Apparemment Charlotte et Lise nous avaient entendus.

Elles sautèrent d'un seul mouvement au bas des marches manquant presque de se rompre le cou et se précipitèrent dans les jambes de leur mèrequi ne parut guère heureuse de leurs exubérances.

- Les filles ? Serait-il possible que vous vous calmiez un petit peu …

Bella avait insufflé dans ses mots une pointe d'autorité mêlé à de la douceur leur faisant comprendre qu'elle ne plaisantait pas.

Les deux enfants la regardèrent perplexes mais elles obéirent sans tarder avant de se tourner vers moi et de me saluer d'un signe de main.

- Edward !

- Coucou les filles …

Je m'accroupis pour les embrasser chacune leur tour, sur les deux joues.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Me Demanda Charlotte avant de se tourner vers sa mère puisque je ne lui répondais pas assez vite.

Apparemment elle ne les avait pas mises au courant, attendant sans doute que je pointe le bout de mon nez.

Bella allait ouvrir la bouche mais elle fut coupée par l'arrivée de sa fille aînée qui venait d'apparaitre dans le salon, les mains croisées sur sa poitrine. Tout dans son attitude montrait la colère et la révolte qu'elle portait en elle.

Son regard se posa sur moi avant qu'elle n'observe sa mère puis de nouveau moi. J'étais certain qu'elle était entrain de tirer les conclusions qui s'imposaient. Si Bella voulait parler, elle allait devoir le faire sans tarder, sa fille n'allait pas lui faciliter la tâche. Loin de là.

Au vu de son attitude présente, je redoutais le pire.

La mère de famille se racla la gorge, je pense que s'était vraiment le bon moment pour leur dire la vérité avant que Kiara n'est le temps de m'assassiner par la seule force de ces prunelles. Nous avions l'attention des trois filles.

Au vu de l'expression de l'adolescente qui était de plus en plus rembruni, je n'en menais pas large du tout. J'avais comme un mauvais pressentiment et mon instinct me trompait rarement.

- Les filles… Je vous présente Edward… Si il est ici, c'est parce que je voulais vous le présenter afin que vous soyez les premières au courant … lui et moi … enfin …nous sommes ensembles …

- Edward est ton petit ami ? S'exclama Charlotte moins de deux secondes plus tard en écarquillant les yeux.

Bella hocha la tête avant qu'une explosion de cris venant des deux fillettes, retentisse dans la maison.

Je ne pus m'empêcher de sourire avec elles. Elles étaient heureuses de la nouvelle et cela ne pouvait que me rendre qu'heureux à mon tour.

Mais ma joie ne dura qu'un temps quand je relevais la tête pour observer les réactions de Kiara qui contrairement à sa mère avait un visage très expressif.

Bella s'aperçut de mon malaise et elle porta, elle aussi son attention sur son aînée qui pinçait les lèvres et plissait les yeux. Ses bras étaient toujours croisés sur son torse mais son attitude était rigide.

Elle regardait sa mère avec des éclairs dans les yeux voulant sans aucun doute lui faire comprendre qu'elle ne partageait absolument pas les opinions de ses petites sœurs.

Les fillettes qui avaient senti le changement d'atmosphère elles aussi, se tournèrent dans la même direction que nous.

J'avais du mal à me dire que cette gamine n'avait que 15 ans. Comment pouvait-on porter autant de colère en soit alors qu'elle était aussi jeune ? Même si physiquement elle ne ressemblait en rien à sa mère, j'étais certain que le caractère lui était le même et je craignais le pire quand elle allait ouvrir la bouche pour exprimer son opinion.

Et cela ne tarda pas.

Seulement une minute plus tard, elle confirma toutes mes craintes par ses paroles.

- Tu ne nous l'avais pas encore faite celle-là … tu te mets à coucher avec tes employés maintenant ?

Le ton mauvais et les yeux de braises qu'elle adressa à sa mère me choquèrent un long moment.

Comment osait-elle lui parler de cette façon ? Kiara était au-delà du respect qu'elle devait à sa mère.

Même quand j'étais en colère contre mes parents en étant plus jeune, je ne m'étais jamais permis de m'adresser ainsi à eux.

- Kiara je ne te permets pas de me parler sur ce ton là ! S'écria Bella choquée que sa fille puisse s'adresser ainsi à elle.

Sans le vouloir, Charlotte, Lise et moi nous retrouvions devant une situation explosive. J'avais envie d'éloigner ses enfants qui n'avaient rien à faire au milieu de la crise. Elles se retrouvaient aux premières loges de quelque chose qui ne les concernait pas. Et elles souffraient. Leurs petits visages étaient baissés comme si elles avaient quelque chose à se reprocher.

En me détournant des fillettes, j'observais la haine de Kiara. Il n'y avait aucun respect dans les paroles qu'elle venait de balancer. Il s'agissait tout de même de sa mère, comment pouvait-elle employer un tel vocabulaire pour s'adresser à elle ?

N'ayant aucun droit de dire quoi que ce soit, je pris le parti de me taire mais je devais serrer les points pour me contenir. J'avais une furieuse envie de protéger la femme que j'aimais. Elle ne méritait pas d'être attaquée ainsi.

- Et qu'est-ce que tu vas faire ? Me foutre dehors ? Je te signale que c'est presque le cas puisque tu me bannis de cette baraque ! En même temps je ne peux pas considérer ça comme ma maison, je suis juste une pièce rapportée …

Elle parlait durement. Sa voix était coupante et ses yeux auraient pu tuer quelqu'un. Mais derrière cette rage, elle dissimulait une très grande souffrance. Ses mots en étaient la preuve. Charlotte et Lise étaient les filles de Dimitri Voltury, Kiara était la fille de personne. Comment pouvait-elle se sentir chez elle ici ou tout lui rappeler ce beau-père mort depuis des années ? Ou même les journaux s'attaqués à elle à cause de sa mère PDG qui avait eu un enfant à 15 ans ?

- Arrête Kiara …

Bella était mal, je le voyais parfaitement. Kiara ne s'apercevait-elle pas que sa mère souffrait autant qu'elle ?

- Quoi ? Tu n'aimes pas la vérité ? Ah oui j'oubliais presque … vérité n'est pas un mot qui fait partie de ton vocabulaire … Avoue le maman ! Avoue que je fais tache dans le décor … que je ne suis pas une Voltury, juste une simple erreur de jeunesse …

Je me demandais ce que cherchait l'adolescente. Etre rejetée par le seul parent qu'elle avait, n'était pas la bonne solution. Elle n'allait rien y gagner.

- Kiara tu es en colère …

- Et tu t'étonnes que je le sois ? Quand ça fait des années que tu refuses de me dire quoi que ce soit sur mon père …Tu parles de Dimitri aux filles et pourquoi moi je n'ai pas le droit de savoir qui c'est ! Pourquoi ?

Le cri de Kiara hurlant son pourquoi raisonna dans la maison montrant parfaitement son désarroi. Si Bella pensait protéger sa fille en lui cachant la vérité, elle s'y prenait très mal. Les mensonges étaient entrain de détruire leur relation tout autant que la jeune fille. Ils brisaient cette adolescente qui se débattait pour connaître enfin la vérité, ils détruisaient Bella qui s'escrimait à les cacher.

- Ramène le ton mec …remarque ça fera juste un de plus …

Je ne vis pas Bella se rapprocher de sa fille. Par contre, je ne ratais pas la main qui se leva pour s'abattre sur la joue de l'adolescente. Elle venait de dépasser le seuil de tolérance de sa mère.

A sa place, je n'étais pas certain que j'aurais attendu aussi longtemps pour réagir. Elle méritait le geste. Des paroles aussi dures, une attitude aussi rigide envers sa mère ne pouvait pas être acceptée. Même si elle souffrait, l'adolescente devait être maitrisée.

Kiara se durcit encore avant de regarder Bella d'une manière dédaigneuse.

- Parfois j'aimerais que tu sois morte avec l'autre … je n'aurais peut-être pas eu à te supporter …

Sur ces mots qui nous choquèrent tous, elle tourna les talons et disparut. Bella avait porté sa main à sa bouche comme si elle venait à peine de se rendre compte du geste qu'elle avait eu ainsi que des dernières paroles de sa fille. Elle s'enfuit à son tour me laissant seule avec les fillettes qui fixaient toujours le sol avec les yeux vides.

Charlotte et Lise étaient au milieu du conflit qui opposait Bella et Kiara. Elles ne comprenaient pas vraiment, subissant seulement les cris, les disputes et les portes qui claquent. Leurs petits visages si joyeux d'ordinaire me firent de la peine et j'eus une envie folle de les prendre contre moi pour pouvoir effacer cette tristesse.

Je me doutais que je devais laisser le temps à Bella de se reprendre. Je n'étais pas certain qu'elle accepte ma présence à ses côtés en ce moment précis.

Une chose par contre que je pouvais faire, c'est distraire les fillettes afin que leurs sourires refassent leur apparition et qu'elles oublient enfin qu'elles n'y étaient pour rien dans cette histoire.

- Vous savez quoi les filles ? Ça fait un moment que je me demande ou deux princesses comme vous dorment la nuit ? Et si vous me montriez votre chambre ?

Les fillettes furent ravies de la proposition et je me retrouvais propulser dans le monde des princesses et du rose.

L'étage était dans le même style que le bas. Le palier donnait sur un couloir ou plusieurs portes étaient fermées.

Une fois les deux pièces les plus roses que je n'avais jamais vus, visitées, Charlotte entreprit de m'expliquer ce qui se trouvait derrière chaque porte. Apparemment la chambre de Bella n'était pas à cet étage. Sans doute se trouvait-elle au deuxième.

La petite termina avec la porte du fond qu'elle désigna comme la chambre de Kiara. Sans doute l'endroit où elle s'était réfugiée.

J'eus soudain une idée. Je n'étais pas certain de mon plan mais je devais tenter quelque chose pour essayer de réconcilier mère et fille. Je ne pouvais pas rester là sans rien faire.

- Charlotte ? Lise ? Et si vous alliez chercher maman ? Je suis sûr qu'elle adorerait avoir un câlin de ses pitchouns …

Lise fut facile à convaincre et se précipita dans les escaliers alors que Charlotte se tourna vers moi.

Elle avait le visage grave comme si elle avait réfléchit un moment à ce qu'elle voulait me dire.

- Edward ? Je peux te poser une question ?

Je sentais le malaise terrasser son petit corps. Je m'accroupis devant l'enfant et lui pris les mains pour l'inciter à se confier.

- Tu aimes ma maman ?

L'espace d'un instant, j'hésitais à répondre à cette question personnelle. Avais-je vraiment envie de confier mes sentiments si nouveaux à cette gamine ? Je n'avais strictement rien dit à Bella. Bien sûr elle devait sans doute s'en douter mais je n'avais pas encore véritablement parler de ça avec elle.

Mais Charlotte voulait une réponse, je ne pouvais pas la laisser se torturer l'esprit avec ses questions si simples.

- Oui ma puce, j'aime ta maman … de tout mon cœur …

J'avais mis dans ses simples mots toute la ferveur dont j'étais capable. Je ne voulais pas que Charlotte ait le moindre doute sur mes intentions, même par la suite quand la vérité allait éclater.

- Alors tu vas te marier avec maman et devenir notre nouveau papa ?

Je restai un moment interloqué avant de reprendre contenance.

Si Bella le voulait, j'étais plus que près à prendre cette voie mais il était beaucoup trop tôt pour envisager un quelconque avenir. Nous étions au bord d'un précipice et rien ne disait que je n'allais pas tomber du mauvais côté. C'était même plus que certain que ça allait être le cas.

- Je ne sais pas Charlotte peut-être un jour mais une chose est sûre, ce serait un honneur de t'avoir pour fille … mais en attendant si tu veux bien être mon ami alors je serais le plus heureux des hommes …

La petite fronça les sourcils avant de me regarder bizarrement. Apparemment je venais de dire quelque chose de choquant.

- Mais …, commença-t-elle interloquée, je suis une petite fille … tu es un adulte … on peut pas être des amis …

- Et pourquoi ne pourrions-nous pas l'être ? Rien ne nous l'interdit !

Un doux sourire se peignit sur le visage de cette enfant si jolie. Elle était le portrait exacte de Bella en plus jeune, même les expressions étaient les mêmes. C'était la réplique de la femme que j'aimais mais en miniature.

- Alors je veux bien être ton ami …

Je tendis les bras vers elle et elle se serra contre moi. La question de la fillette me revint en mémoire et je me fis la réflexion qu'être le père de cette enfant serait pour moi un honneur dont je remercierais le ciel chaque jour. Je l'aimais déjà, elle tout comme Lise, parce qu'elles étaient une part de Bella.

Charlotte me sourit avant de prendre la direction des escaliers. Avant de descendre elle se tourna une dernière fois vers moi.

- Tu sais … j'adore quand maman elle sourit … et depuis quelques jours, elle sourit tout le temps et je sais que c'est grâce à toi …

Elle m'adressa un petit signe de la main avant de descendre les marches doucement pour rejoindre sa mère et sa petite sœur.

Je la suivis du regard jusqu'en bas afin de vérifier qu'elle atterrisse en bas sans encombre avant de prendre un instant de pose pour réfléchir à ce que j'allais faire. N'allais-je pas empirer les choses ?

Décidant que de toute façon rien ne pouvait être pire, j'avançais vers la porte en prenant une profonde inspiration.

Je donnais trois petits coups et sans surprise je n'eus aucune réponse. Je tentais un nouvel essai puis un troisième qui finit par payer.

Kiara ouvrit la porte. Ses yeux rougit me fit tout de suite comprendre qu'elle n'était pas aussi dure qu'elle aurait aimé le faire croire. Elle était vraiment comme sa mè souffrait tout autant qu'elle de la situation et pourtant sa fierté était plus forte que tout. Les choses n'étaient donc pas aussi catastrophiques que je le pensais au départ.

Kiara était en quête d'identité. Elle était à un âge où elle avait besoin de savoir d'où elle venait et qui elle était. Ses sœurs avaient un père connu, un homme bien qui avait réussi dans la vie que tout le monde connaissait. Bella devait parler de lui à ses filles, de leur histoire.

Mais Kiara, elle, ne savait rien. Comme elle l'avait dit à sa manière, elle se sentait exclut de cette famille dont à son sens elle ne faisait pas vraiment partie. Elle n'était pas une Voltury, elle n'avait pas vraiment de nom de famille comme ses petites sœurs.

- Qu'est-ce que vous voulez ?! S'exclama-t-elle hargneusement.

Apparemment mon apparition sur le pas de la porte de sa chambre, n'était pas à son goût.

- Est-ce que je peux te parler Kiara ?

Je voulais qu'elle comprenne que nous étions sur un pied d'égalité et que la discussion que je voulais avoir, été une conversation d'adulte. Si je voulais gagner sa confiance ou tout du moins son respect, l'infantilisé ne ferait que la braquer d'avantage.

- Qu'est-ce que vous cherchez au juste ?

Au vu de son ton, il était clair qu'elle n'avait aucune envie de me parler. Je n'avais jamais été à sa place puisque mes deux parents étaient bien vivant et surtout toujours ensemble, mais j'étais certain qu'à ses yeux, je faisais partis de la catégorie beau-père à détester.

Tout comme avec Charlotte, j'aurais aimé lui faire comprendre que je n'étais en rien son ennemi.

- Ecoute Kiara, je ne suis pas là pour te faire la leçon ni quoi que ce soit … je n'ai aucun droit comme tu sais … mais parfois … ça fait du bien de parler à quelqu'un … enfin je veux dire … je n'irai pas le répéter à ta mère … ce n'est pas le but de ma proposition …

Elle me regardait de travers comme si une troisième oreille venait de me pousser sur la tête. Apparemment je venais de nouveau de dire quelque chose de choquant.

- Qu'est-ce que vous en avez à foutre de nous ? A la limite ma mère oué on peut comprendre … à moins que vous soyez un de ses beaux-pères pédophiles ?

Cette fois se fut à moi de rester un moment interdit devant les paroles de l'adolescente. Elle n'avait aucune envie de me faciliter les choses. Apparemment la haine, qu'elle ressentait pour sa mère, s'étendait à toute personne que Bella fréquentait. Je me demandais vaguement ce qu'Aro pensait de tout ça. La rébellion de Kiara ne devait pas lui convenir beaucoup déjà que cette enfant était attaquée de toute part par des journalistes pas toujours scrupuleux.

- Tu ne me connais pas et c'est bien normal que tu te poses des questions mais … je ne suis pas un pédophile ni un monstre d'aucune sorte … je ne sais pas très bien ce que je suis ni qu'elle place votre mère veut me donner … pour être honnête nous sommes au début de notre histoire … si je suis là aujourd'hui c'est parce que ta mère refusait que vous appreniez la vérité autrement que par elle. Je sais que tu lui en veux. Je lis les journaux moi aussi et tes paroles étaient assez explicites … mais enfin je répète … si tu veux parler …

Kiara me jaugea un moment de ses yeux d'un bleu limpide. Je n'avais eu l'occasion de voir des yeux de cette teinte qu'une seule fois dans ma vie. Maintenant que j'avais l'adolescente en face de moi et que j'avais l'occasion de lui parler droit dans les yeux, les souvenirs me revenaient en mémoire. Tanya avait la même teinte de prunelles.

C'était ce qui m'avait le plus attiré chez elle. En regardant bien l'adolescente, il était clair qu'elle ressemblait à sa tante physiquement. La personnalité quant à elle, c'était tout sa mère. Du peu que j'avais connu, Tanya était une jeune femme passive qui avait tendance à se laisser faire. Il n'y avait qu'à voir avec James.

- A quoi ça vous sert d'être sympa avec moi ? Ma mère me fout dehors, je ne serais donc plus là très longtemps … je ne serais plus un boulet pour vous …

Je n'avais rien à répondre à ça. J'en avais envie tout simplement parce que je voulais aider ces jeunes femmes à se parler.

- Qui te dit que tu es un boulet et que je ne souhaite pas ta présence ?

Elle haussa les épaules avant de s'écarter enfin de la porte pour aller se poser sur un fauteuil devant la télévision éteinte.

La pièce était immense et décorée avec goût. Le lit à baldaquin prenait une partie de la pièce, il était entouré d'une commode, d'une coiffeuse et d'un énorme placard. Les teintes étaient claires et la pièce baignée de lumière.

Des posters de stars et de séries télévisées étaient accrochés sur chaque mur. Peut-être est-ce la femme de ménage ou alors Kiara était une jeune fille ordonnée, mais quoi qu'il en soit la chambre était rangée et propre.

La pièce était harmonieuse et ne semblait pas refléter la détresse que ressentait la maitresse des lieux.

- Je ne sais pas … je ne vous connais pas. Mais l'attitude de ma chère mère est parlante …

Elle s'était installée sur le fauteuil en chien de fusil un cousin entre ses jambes qu'elle fixait intensément, les yeux dans le vide.

Je laissais la porte entrouverte afin de la suivre. Comme elle ne m'avait en rien invité, je pris le parti de rester debout à quelques mètres d'elle pour avoir une conversation avec elle mais sans pour autant envahir son espace.

- Pourquoi penses-tu que ta mère ne souhaite pas ta présence ?

Elle haussa les épaules.

- Pourquoi la voudrait-elle ? Après tout je suis juste une erreur de jeunesse …

Comment Bella avait-elle pu laisser les choses s'empirer à ce point-là ? C'était comme si cette gamine doutait de l'amour que lui portait sa propre mère. Elle s'était mise des idées en tête et il serait sans doute difficile de la dissuader du contraire.

- Tu crois vraiment que ta mère ne t'aime pas ?

J'étais incrédule. Je savais que Bella pouvait se montrer dure parfois, mais jamais envers ses filles. Plusieurs fois je l'avais vu évoluer avec Charlotte et Lise et elle avait toujours été douce et chaleureuse. Certes elle avait de l'autorité et elle savait se faire respecter mais s'était normal si elle tenait à inculquer des valeurs à ses enfants.

Kiara avait toujours les yeux dans le vide et cette expression perdue. A la façon dont elle se tenait, elle paraissait jeune et vulnérable. Ses yeux reflétés toute la solitude qu'elle ressentait.

- Disons qu'elle préférerait que je n'existe pas …

Je n'étais pas d'accord avec ça. Bella m'avait parlé de Kiara et des problèmes qu'elle rencontrait avec elle. Elle aimait sa fille exactement comme les deux autres. Elle se faisait du souci pour elle et ne voulait pas la voir partir si loin.

- Tu vas partir à des milliers de kilomètres Kiara, penses-tu que c'est ce que ta mère voulait ? Que tu partes si loin d'elle et de tes sœurs…

Kiara parut réfléchir un moment avant de me jeter un coup d'œil et d'hausser de nouveau les épaules. Apparemment je n'aurais pas de réponse à ma question puisqu'elle préféra même changer de sujet.

- Alors si j'ai bien compris on va vous voir souvent maintenant ?

Il n'y avait pas d'animosité dans ses mots et s'était bien une première. Elle me regardait par-dessous ses cils et je crus même déceler une pointe de malice. Cette attitude me réchauffa le cœur. J'étais certain que si Bella se mettait à parler alors Kiara cesserait de la défier et de lui mener la vie dure comme elle le faisait.

- Si je ne gêne personne, ce sera avec plaisir …

- On n'est pas censé détester les beaux pères normalement ? Mes copines ne peuvent pas s'encadrer les leurs …

Voilà les paroles d'une adolescente de 15 ans typique. Sans la colère qui l'animait, Kiara était une jeune fille magnifique avec des traits harmonieux et surtout une chevelure aussi époustouflante que celle de sa mère.

- Pourquoi généraliser ? Tous les hommes ne sont pas aussi horribles que tu le penses … je suis certain que tes copines en rajoutent un peu …

Elle me lança un grand sourire et se mit à rire de manière sarcastique répondant partiellement à ma question.

- Beaucoup vous voulez dire !

Je me mis à rire doucement et chose incroyable elle me suivit avant de s'arrêter et de me jauger.

Cette gamine était difficile à suivre. Elle n'avait que 15 ans et une sacrée personnalité à son actif. Je ne la connaissais pas mais j'étais certain que je pourrais très bien m'entendre avec elle.

Du moins quand elle aura percé la vérité à jour.

- Vous avez parlé avec ma mère, n'est-ce pas ?

Ce changement brusque de sujet me déstabilisa quelque peu. Puis mon cerveau se mit en marche. Il ne me fallut guère de temps pour comprendre où elle voulait en venir.

- Si ta question est en rapport avec ta naissance alors je vais te faciliter la vie … la réponse est non. Je ne sais pas qui est ton père, ni même quoi que ce soit sur lui. Ta mère est une femme très secrète et je pense que tu es bien placé pour savoir qu'elle souffre énormément de ce qu'elle a vécu.

- Mais vous savez pour le reste … je veux dire … ses parents, sa sœur et son frère ?

Elle ne détournait plus la tête affrontant mon regard comme pour déterminer si je mentais ou non.

- Oui, elle me l'a dit …

Elle hocha la tête quelques fois avant de reprendre la parole, les yeux de nouveau dans le vide.

- Charlotte et Lise étaient trop jeunes … et puis elle n'en parle plus beaucoup maintenant … mais à moi elle le faisait souvent quand j'étais petite … elle parlait des souvenirs heureux, elle n'en a pas énormément mais je riais bien à chaque fois. Il y a quelques temps, elle m'a dit comment ils étaient morts et puis j'ai fait des recherches … Oh bien sûr elle ne m'en a pas raconté plus mais j'aimerais qu'elle le fasse. Je sais que les épreuves l'ont marqué et j'ai du mal à comprendre pourquoi elle ne se confit pas … je suis sa fille ! S'il y a quelqu'un qui ne la trahira jamais … c'est moi …

Voilà bien des paroles en totales contradictions avec le comportement qu'elle adoptait au quotidien.

- Tu n'adoptes pas la bonne attitude Kiara. Ta mère ne se confiera pas tant que tu lui hurleras dessus comme tu le fais …

Elle souffla fortement avant de balancer le coussin dans le fond de la pièce et de se lever.

- Je n'ai trouvé que ce moyen pour la faire réagir ! Vous ne savez pas ce que c'est que de vivre sans savoir d'où on vient ! J'ai la haine contre elle ! A chaque fois qu'elle ouvre la bouche j'ai l'impression qu'elle me ment ! Il a fallu que je fouille sur Internet pour savoir comment ma tante et mon oncle ont été tué ! J'ai lu les journaux, chaque article de presses qui sont sortis sur le sujet … je n'ai rien lâché jusqu'à ce que je comprenne que ma mère ne m'a pas tout dit !

Je fronçais les sourcils curieux de savoir ce que Kiara pensait. Cette gamine était intelligente, Bella devait bien se douter qu'elle n'allait pas se contenter de demi-vérités.

- Ou veux-tu en venir ?

- Vous ne trouvez pas ça bizarre que je sois née presque 8 mois après la mort de mon oncle ?

Cette question, je ne me l'étais jamais posée. Bella n'était pas là ce jour-là. Elle l'avait avoué elle-même.

- Peut-être qu'elle n'a pas supporté la mort de son petit frère et qu'elle a fait n'importe quoi ensuite … dont tomber enceinte d'un inconnu, d'un homme marié ou même d'un homme politique … je me dis qu'on ne peut pas le lui reprocher … après tout elle n'avait pas la vie facile. Plus de père, ni de mère, ni de frère et sa sœur … je sais ce qu'elle était … alors qui pourrait lui en vouloir ? Mais pourquoi ne me dit-elle pas la vérité ? Je suis prête à l'accepter …

- Parle-lui Kiara. Parle à ta mère. Il est nécessaire que vous ayez une conversation honnête et surtout franche toutes les deux. C'est le seul conseil que je puisse te donner.

Sa tête oscilla plusieurs fois alors qu'elle réfléchissait intensément à ce que je venais de lui dire.

- Et si elle ne me parle pas ?

Et s'était une possibilité. Elle et moi le savions. Si Bella n'avait aucune envie de parler de son passé à sa fille, elle ne le ferait pas même si celle-ci en souffrait.

- Je ne peux pas te le promettre Kiara. Pour être honnête, ta mère et moi ne sommes qu'au début de notre histoire. Je ne la connais pas encore assez bien pour pouvoir affirmer quoi que ce soit à son sujet. Elle me surprend à chaque fois qu'elle ouvre la bouche. Mais … je vais tenter de lui en parler … j'ignore si j'arriverais à quelque chose … ni même si je suis la bonne personne pour faire ça ...pourtant je vais essayer …

Elle me regarda avec un petit sourire de reconnaissance sur les lèvres.

- Je ne comprends toujours pas pourquoi vous feriez ça pour moi mais dans tous les cas … je vous en remercie …

Elle avait vraiment l'air reconnaissant. Je ne lui promettais rien mais s'était sans doute déjà plus que ce que lui avait proposé sa mère jusque-là.

- Je vais te laisser …

Je lui adressais un petit sourire, reconnaissant qu'elle est acceptée de me parler comme elle l'avait fait.

J'étais presque certain qu'avec un peu d'effort, j'aurais pu très bien m'entendre avec elle. Kiara était une pouliche effarouchée qu'il suffisait seulement d'apprivoiser. Peut-être aurais-je cette chance. En tout cas, je me ferais une joie de la connaître.

Je me dirigeais vers la porte dans l'intention de sortir quand Kiara se racla la gorge. Je me tournais vers elle, pour la voir incertaine au milieu de sa pièce, les jambes croisés et les mains dans les poches arrière de son short.

- Si je dois vous voir souvent, comment suis-je censée vous appeler ?

Je souris largement soulagé de constaté qu'il ne s'agissait pas de quelque chose de très important.

- Je serais très heureux que tu m'appelles Edward. Monsieur Cullen, c'est mon père !

Elle hocha brièvement la tête avant de répondre à mon sourire.

- D'accord … Edward. Moi c'est Kiara … mais je pense que vous le saviez déjà.

Je ne la détrompais pas avant de poser ma main sur la poignet de la porte.

- Peut-être à tout à l'heure … Kiara.

Elle me fit un signe de main et je refermais la porte derrière moi pour lui laisser son intimité dans sa chambre.

Je poussais un soupir de soulagement. Tout c'était bien passé et j'avais même réussit au-delà de mes espérances.

L'adolescente m'avait écouté et j'avais pu avoir une discussion avec elle, ce que sa mère n'avait pas réussi à faire depuis des semaines.

Les bêtises qu'elle faisait, le langage qu'elle adoptait ainsi que son attitude rebelle n'étaient rien d'autre que la manifestation d'un mal qui était entrain de la ronger. Elle voulait seulement la vérité, que sa mère lui parle de son passé et surtout lui révèle enfin les mystères de sa naissance.

- Alors comme ça tu as décidé de te mettre à copiner avec ma fille ?

La voix dure me fit sursauter et je relevais la tête d'un seul coup.

Bella était plantée bien droite sur ses pieds à quelques mètres de moi, le visage fermé et surtout la mâchoire crispée.

Apparemment ma petite visite à sa fille n'avait pas vraiment l'air de la réjouir beaucoup et j'avais l'impression que la tristesse ressentie plus tôt était entrain de se transformer en colère dirigée contre moi.

Et merde !


Alors qu'en pensez vous ?

Edward essaye de jouer les bons amis mais Bella l'acceptera-t-elle aussi facilement ? Pour le prochain chapitre … réaction de Bella et surtout la rencontre avec les Cullen !

Encore bonne année à chacune d'entre vous et surtout passez une bonne semaine !

A la semaine prochaine