Et ceci est le deuxième chapitre de la semaine, sur un ton un peu plus léger que les précédents (trop de drama tue le drama), et warning, y'a un crossover fallout 3/fallout 4 (oui, les deux histoires se passent à des années différentes, mais on va faire impasse, d'accord ?)
Pas le choix, il fallait que je prenne la tangente.
J'avais fait la conne, et je devais réparer les pots cassés.
Boston, c'était cool, la grande vie, ma famille, mon job, mes souvenirs, et il avait fallu un malheureux incident pour me faire quitter ce petit paradis.
J'étais en mission pour les Artilleurs, et ces abrutis de la Confrérie de l'acier avait décidé de se joindre à la partie. J'ai paniqué, et j'ai tiré sur un Chevalier alors que ma supérieure ouvrait les négociations.
J'ai merdé, et j'ai pris la fuite plutôt que de me faire buter par elle. J'avais la Confrérie au cul, un prime sur ma tête dans tout le Commonwealth, et l'honneur d'aller visiter Washington DC en première classe. Vous imaginez pas à quel point j'avais la rage. Et j'allais devoir m'adapter à cet environnement à la con.
Alors oui, adieu les orages radioactifs, et les Supers Mutants à chaque coin de rue, mais bonjour les bestioles dangereuses de la région, et bonjour les Pillards cannibales qui m'étaient tombés dessus dès mon premier pas sur le territoires de la RNC. J'adore, vraiment.
Je suis descendue au sud. Passé par cette PUTAIN de mer radioactive sans crever, traversé des territoires dévastés pour finalement renouer avec la civilisation … Et je m'étais faite prendre en embuscade par des Pillards. Ils ont tous fini explosés par mes grenades.
Ne jamais chercher un membre des Artilleurs, même s'il n'en fait plus parti. Jamais.
J'avais sur moi une armada de grenades mortelles, quelques armes facilement dissimulables, et transportables, et le strict nécessaire pour voyager. La grande joie. Ma maison à Diamond City me manquait. Les journaux de Piper me manquaient. Macready me manquait par dessus tout : c'était mon meilleur ami, et je l'avais trahis. On pouvait pas faire pire dans la catégorie : je suis une mercenaire extrêmement dangereuse mais qui tient à la sa vie sociale.
Pathétique, pourront dire certains.
Quoi qu'il en soit, j'avais fais un bon bout de chemin depuis ma fuite, et deux semaines sans savoir ce qu'étaient devenus mes amis, ma famille et tous les autres, ça m'angoissait un peu. Si je voulais vivre, je devais me faire toute petite pendant un moment. J'avais traversé en vitesse Washington DC : si jamais je redis un jour que Boston est l'endroit le plus dangereux que j'ai vu de ma vie, frappez moi avec un balai.
Washington DC est l'Enfer. Et ceux qui y vivent sont des mini-Satan. Sérieusement, tous des psychopathes là-bas. Et puis vu que c'était trop hardcore, j'étais remontée au nord, là d'où je venais.
Mon sac pesait un bon poids sur mon dos, mes armes collaient à mes cuisses, attachés par les sangles que j'avais moi-même fabriqué il y a de cela quelques années. J'avais chaud, j'avais faim, je ne voyais pas le bout de ma route, et y'avait même pas la radio dans ce bled pourri. Même L'émission moisie de Travis commençait à me manquer.
J'étais toujours au nord, j'avais à peine parcouru le territoire de seulement quelques kilomètres, et l'envie de violente de faire demi-tour me prenait à la gorge comme l'odeur d'un cadavre en décomposition. Merde à la fin, ils savent ce que c'est, au moins, la vie en communauté SAINE ET NORMALE ? La seule trace de vie "intelligente" que j'ai pu croiser pour l'instant, c'est un groupe de Pillards qui voulaient me bouffer un mollet. Et encore, quand je dis intelligent …
J'ai dû attacher mes cheveux parce qu'ils commençaient à me coller la nuque, et la sueur dégoulinant le long de mes clavicules de manière à ce que je me mette à stresser et rager en même temps. L'hiver, il savent ce que c'est, au moins ?
En plus, ma gourde était vide depuis environs une heure. Si je voulais survivre, j'allais devoir sprinter jusqu'au prochain signe de civilisation, et en vitesse. Ce qui, pour le moment, n'avait pas l'air d'exister. Sur la carte que m'avait refilé Hancock, je pouvais lire "Republic of Dave" pas trop loin de ma position, mais vu que dans ce bled, les panneaux n'existent pas, j'étais à peu près aussi sûre de trouver ce village que de croiser la route d'un synthétique. Et encore …
- Putain, mais quelle idée débile j'ai eu … Je pouvais pas plutôt m'exiler au Nord ?
A ces mots, j'ai shooté dans un caillou, de manière pas très agréable, et j'ai resserré les sangles de mon sac à dos.
Alors que je grimpais la pente d'une colline plutôt ardue, un bruit sourd et lointain à attiré mon attention. God, est-ce que c'est un mirage ou il y a bel et bien de l'animation dans le coin ? J'ai accéléré le pas, tout en restant discrète dans mes déplacements. On ne savait jamais, ça pouvait être encore un groupe de Pillards.
Quand je suis arrivé en haut, j'avais le choix entre grimper sur l'excroissance au milieu, ou la contourner pour rejoindre la surface plane du haut de cette colline. J'ai opté pour la vue en hauteur, et je me suis allongé au dessus de ce qui semblait être l'entrée d'une grotte. Des bruits de pas de sont approchés, et je me suis aplatie, me mélangeant à la poussière pour devenir invisible.
L'instant d'après, trois gamins sont sortis. Le premier, un asiatique maigrichon, fut carrément aveuglé par la lumière, et j'ai pas pu m'empêcher d'esquisser un rictus moqueur en l'entendant grogner comme un Yao-Yuai. Derrière lui, une gamine aux cheveux noirs soutenant un mec dans les vapes.
Ils sont resté un petit moment à admirer le paysage avant que je ne repère un type qui s'approchait derrière le premier gamin pour finalement lui coller un flingue contre la tempe et lui murmurer un truc que je n'ai pas entendu de là où j'étais. Pauvres gosses. Si j'en avais quelque chose à foutre ? Absolument pas.
En revanche, ce mec semblait bien équipé, et en bonne santé si on ne comptait pas son statut de borgne. Il pouvait m'être relativement utile, surtout dans la mesure où il pouvait avoir de l'eau sur lui.
Le gamin s'est évanoui dans ses bras. La gamine lui a cherché des noises, et le troisième s'est révélé être soit mort, soit bien endormi. Quand ils se sont éloigné, j'ai suivis leurs traces de pas dans le sable jusqu'à débouler dans le village en ruine en contrebas. A l'ombre d'une maison, sous la véranda en bois, il y avait le campement du type.
J'étais trop loin pour identifier leurs activités, mais cela ne devait pas être très reluisant, parce que la môme a encore essayé de s'attaquer à lui. Alors soit il a pas la fibre paternelle nécessaire pour s'occuper d'une bande de gamins tout droit sortis d'un abri, soit il comptait bouffer l'asiatique.
En parlant de ça … Les nouilles de Tadashi resteront mon plus beau souvenir de Diamond City. RIP, merveilles du Commonwealth, je vous avais tant aimé.
Bref, il fallait que je me bouge.
Soit j'essayais de séduire ce mec pour le coincer dans mes filets, soit j'attaquais avec la manière forte.
La manière forte est toujours la plus cool, c'est une évidence.
J'ai vérifié que mes armes étaient toujours bien attachées aux sangles de mes cuisses. Elles ne me serviraient pas à grand choses, puisque j'étais en rad de munitions, mais j'avais mes grenades, et j'avais le charisme et la beauté de mon côté.
Je ne suis pas narcissique. Je ne me suis jamais vantée d'être belle. C'est un fait, voilà tout. Mes origines Russe y étaient un peu pour quelque chose : j'étais née grande, élancée, le visage élégant et j'étais dotée d'une longue chevelure blonde et ondulée, assez impressionnante. Si les Artilleurs étaient avant tout des gros bourrins capable de tuer n'importe qui avec une arme et quasiment rien sur le dos, moi, j'étais douée pour l'infiltration, la manipulation, et l'assassinat en discrétion.
Une grenade paralysante dans la main, je me suis approchée le plus possible du campement et je l'ai dégoupillée pour la balancer entre ces quatre-là avant de détourner les yeux pour ne pas être aveuglée moi aussi.
L'instant d'après, j'ai bondi de ma cachette pour me jeter sur le plus vieux, le renversant à terre pour le surplomber de toute ma hauteur.
- Echec et mat ~
Je n'avais pas l'accent Russe, je vous rassure tout de suite, mais j'étais du Commonwealth, et notre façon de prononcer l'anglais était différente de celle du Sud.
- Trois snipers sont pointés sur vous, alors je vous conseille de rester calme et de me filer toute la bouffe et l'eau que vous avez.
J'étais confiante, et mon regard reflétait la détermination. Mes vêtements étaient atypiques, puisque les Artilleurs n'opéraient pas dans cette région, et je pouvais passer pour une Pillarde sans aucun problème. J'ai sorti nonchalamment un de mes pistolet avant de le pointer sur le crâne du type. Je retenais ses bras avec mes jambes, mais s'il était agile, il pouvait me déséquilibrer sans problème. J'avais reçu le meilleur entraînement militaire possible, mais il n'empêche que je ne peux rien contre quelqu'un de plus fort que moi.
- Franchement, vous exposer comme ça au danger … C'est vraiment pas malin.
J'ai sourit, d'un sourire franc, et j'ai fais pianoter les doigts de ma main libre sur la gorge du monsieur. J'étais à peu près sûre d'avoir été convaincante, jusqu'à ce qu'il se mette à sourire. J'ai eu soudain un gros doute, et ce court moment d'hésitation lui a permis de me renverser. J'ai crié, de rage ou de surprise sans trop savoir, et j'ai essayé de me débattre.
Premier coup de crosse dans ta gueule, Noria. Apprécie le moment.
J'ai ma fierté, et il est hors de question qu'un abruti pareil me bute comme ça. J'ai sifflé, essayant à nouveau de me dégager, mais rien n'y fit : j'avais beau être excellente en combat rapproché, il était plus fort que moi.
A la prochain occasion je lui explose le crâne.
Quand il a sorti toutes mes armes, j'ai senti mon coeur se briser de désespoir. Il était en train de me prendre mes derniers souvenirs. Mes bébés. MES GRENADES PUTAIN.
Il mérite de souffrir.
Beaucoup.
Être attachée m'a complètement achevée, et en prime, l'autre gamine cheloue me lorgnait un peu trop fixement à mon goût. Je sais que je suis belle, mais faut se calmer là, hein ?
- Tu peux pas mater quelqu'un d'autre ?
Nan mais j'vous jure, les jeunes de nos jours.
La tranquillité n'a pas duré longtemps, parce qu'on m'a emmené assister à un enterrement. C'est la joie chez eux, mais d'une force …
En fait, à bien y réfléchir, je préfèrerais qu'on me tue maintenant. Je vais pas pouvoir supporter ces conneries bien longtemps.
L'asiatique est revenu d'entre les morts, hagard, pas vraiment de la dernière fraîcheur, mais bel et bien vivant. Je l'ai foudroyé du regard pour la forme.
Il s'est lancé dans un dialogue houleux avec le borgne psychopathe.
- Bien le bonjour. Et bienvenu dans les Terres Désolés. Puis-je vous demander qui êtes vous et d'où venez vous ?
- Où est Morgan ?
Le pauvre gosse, il commence à délirer complètement. Peut-être que je devrais lui faire le regard "méchant-mais-pas-trop" … Juste pour quelques secondes. Pour lui montrer tout mon soutien.
Nan, je déconne, je m'en branle complètement.
- Morgan ? Est-ce la jeune damoiselle là bas ? Ou l'autre jeune homme aux cheveux de jais ?
- Morgan, c'est …
Sa voix s'est brisée. Il va quand même pas se mettre à pleurer, si ?
- Ouais, c'était le mec aux cheveux noirs. Où il est ?
Bon, il chiale pas, tout va bien. Par contre, il a pas l'air dans son assiette. Je dis ça, je dis rien.
- Enterré, son cadavre commençait à sentir.
Alors là, si c'était vraiment possible, il est devenu encore plus pâle. Il se retenait de pas se jeter sur l'autre chieur.
- C'était moi qui devait l'enterrer. Je devais le faire … C'était …
C'est ça gamin, laisse ta haine exploser, tue-le. Tuuuuue-leee. Ahem.
- Où est sa tombe ? A-t-il surenchérit, tentant de calmer les tremblements incontrôlables de son corps.
Le borgne lui a indiqué où elle se trouvait, et on a tous suivis le gamin des yeux jusqu'à ce qu'elle s'agenouille devant la tombe de son pote. Les gens d'abri sont vraiment trop sentimentales. Mais si ça avait été moi et Macready ? Est-ce que je l'aurais laissé pourrir ? Est-ce que j'aurais voulu que quelqu'un d'autre que moi l'enterre ? Je n'ai pas eu le temps de divaguer plus que ça, et le borgne m'a fait relevé, détachant mes pieds pour me permettre de marcher devant.
Attendez attendez attendez … Est-ce que suis une sorte d'appât à mine ? On va jouer au "le premier qui marche sur le machin qui clignote à perdu" ?
Je ne suis pas d'accord.
Et Monsieur a voulu se taper la discut' avec moi.
- Je ne vous ai pas encore demandé votre nom … Mais … Voyez vous … Étant un chasseur de prime … Il serait regrettable que je vous demande votre nom avant de vous livrer ! Mais si à la prochaine ville vous n'êtes pas sur ma liste … Je ne nomme Will le Borgne ! Chasseur de prime depuis presque … dix ans maintenant !
J'ai haussé un sourcil. Houla, il commence à partir dans un monologue.
- Donc je suis pas obligée de répondre ?
Je lui ai fais un sourire, et je me suis retournée. Qu'il aille se faire foutre. Un chasseur de prime ? J'étais pas dans la merde si je lui révélais mon vrai nom.
- Vous pouvez m'appeler Sarah Connors.
Allez savoir pourquoi j'ai dis ça.
Derrière nous, les gamins étaient entrés dans un monologue houleux rythmé par l'asiatique et les hochements de tête de la mioche. Délivrez-moi de ce cauchemar, livrez-moi à la Confrérie, mais par pitié, ne me laissez pas avec cette troupe de … De Radcafards de mes deux. J'ai soupiré, me lamentant sur mon sort au plus profond de mon esprit. Et v'là que ça s'échange leurs noms.
- Luka et Nolwenn.
Cache ta joie morveux, cache ta joie.
On a marché un petit moment comme ça, et la soif commençait à s'assécher la gorge de manière très désagréable. J'avais mal aux pieds malgré mes bottes en cuir, et le sable m'irritait la peau. J'étais à peu près certaine que j'allais finir par choper des coups de soleil sur les épaules. Je n'aurais pas dû mettre un débardeur ; mais il faisait si chaud …
Quand on est arrivés à la République de Dave, l'après-midi était bien avancée et j'étais épuisée. Derrière moi, l'asiatique n'avait pas l'air en forme, et sa copine le soutenait sur son épaule. Le borgne ne me lâchait pas d'une semelle.
C'est alors qu'a débarqué un type, une tête à la main. Charmant.
Tous des psychopathes.
- Fais gaffe ma jolie, tu risque peut-être de finir comme ça !
- Des gars comme toi, je les ai bouffé tout cru par centaine à chaque repas.
Je suis restée droite, et fière. Il ne m'effrayait pas le moins du monde, j'avais même un petit air insolent collé à mon visage, plus par habitude que par défiance. Un simple regard lui faisait comprendre qu'on ne plaisantait pas avec moi, et que je le mettais au défi de toucher à un seul de mes cheveux pour voir à quel point je savais mordre.
Il s'est finalement détourné pour aller se taper la discut' avec Will le Borgne. J'vous jure, on fait pas pire comme nom de code. Même les Pillards du Commonwealth ne sont pas aussi ridicules. Moi ? Rager ? Pas du tout.
- Arrête de tirer, je suis pas ton chien, ai-je craché tandis qu'il insistait sur la corde.
Il nous a tous emmené jusqu'au bureau du type qui gérait les primes. Shérif, quelque chose dans ce genre-là. J'avoue que j'ai stressé un peu, parce que même si la Confrérie était très conservatrice, elle n'hésiterais pas à remuer ciel et terre pour me buter.
Quand Will a annoncé que je n'étais pas sur la liste, il m'a libéré de mes liens.
Enfin.
La liberté.
J'ai attendu qu'il me rende mes armes pour me tourner face à lui, attraper son visage entre mes deux mains, et lui foutre le coup de boule du ciel.
Le plantant là, je me suis retournée, lui faisant un signe obscène d'une main.
- Connard …
Je n'avais qu'une poignée de capsule, des médoc' et mes armes. Passer la nuit dans le bar de la ville me semblait être une bonne idée, parce que je pouvais me désaltérer en même temps.
- Attends !
Je me suis retourné, irritée qu'on m'empêche de nouveau d'aller me reposer pour de bon. C'était le gamin, Luka je crois.
- Quoi ?
Il me montra la grenade à plasma que l'autre crétin lui avait donné.
- On utilise ça comment ? Y'avait pas ce genre d'armes à l'entraînement militaire de mon abri.
J'ai haussé un sourcil avant de lui sourire de toutes mes dents. J'ai pris la grenade et je l'ai fourré dans mon sac.
- Voilà, comme ça, tu n'as pas besoin de t'en servir.
- Mais …
Je lui ai ébouriffé le haut du crâne en ricanant avant de lui montrer sa blessure.
- C'pas très joli tout ça. Tu veux un stimpack ?
Normalement, je ne dépense jamais des stimpack, mais il était nouveau par ici et il me faisait pitié.
- Non, je prends pas ce genre de truc.
- Pourquoi ?
Il avait l'air contrarié que je pose la question mais m'a quand même répondu en baissant la voix.
- J'ai fais une addiction il y a un an, j'ai pas envie de replonger.
Alors là, j'ai éclaté de rire.
- Une addiction aux Stimpacks ?! Mais vous êtes des putains de fragiles, les gens d'abri.
Je crois que je l'ai vexé, parce qu'il est parti sans rien dire, rejoignant sa pote muette. Eeeet cette dernière est venue me foutre une baffe.
Agacée, morte de faim et de soif, j'ai fini par craquer, et je l'ai attrapée par le gorge, la soulevant de quelques centimètre au dessus du sol.
- Refais ça encore une fois et je te coupe les mains. Est-ce que c'est clair ?
Quand Will s'est approché pour me souffler de la lâcher, j'ai jeté un coup d'oeil à la morveuse. Wow, elle commence à changer de couleur, flippant. Je l'ai lâché aussitôt, ricanant à moitié mais inquiète à l'idée de l'avoir vraiment blessée. Je suis restée droite, la regardant d'un air hautain sans vraiment la mépriser. Je n'aimais pas son regard, mais que pouvait-on y faire ? Si elle ne m'aimait pas, tant mieux pour elle.
- Calmos Morveuse, ne me fais pas regretter de t'avoir lâché.
Mon ventre a finalement bien choisi son moment pour se manifester parce qu'un silence s'était installé, et il s'est mit à gargouiller violemment. Merci Henry pour ta participation.
- Je vous propose un repas pour me faire pardonner de vous avoir ligoté sans raison. Mais seulement après que ces deux jeunes gens se soient changés.
J'ai froncé les sourcils. J'avais ma fierté, mais d'un autre côté, il me permettait d'économiser mon fric.
- Ok, ça marche.
Je pouvais passer mon ancien uniforme d'Artilleur à l'autre gamine, mais je n'aimais pas rester trop longtemps dans les même fringues, et puis il serait beaucoup trop grand pour elle.
- Ils peuvent rester dans leur combinaison. Ces trucs protègent pas mal des radiations.
La gamine a fait non de la tête, et le mioche a marmonné un "J'm'en branle" pas trop aimable.
Lui je l'aime bien, allez savoir pourquoi.
J'allais enfin avoir la paix.
