Chapitre 25 : Douceur …
Bonsoir tout le monde !
Je passe rapidement sur le site pour vous poster le chapitre 25 tout frais !
J'adresse comme toujours un grand merci aux filles qui continuent à me laisser des commentaires à chaque chapitres et qui commentent à chaque fois l'histoire ainsi que celles qui continuent à lire !
A ce stade de l'histoire vous avez encore de très nombreuses questions certes mais sachez que les réponses ne vont plus tarder à pointer le bout de leur nez ! ^^
En attendant je me régale à lire vos suppositions et vos attentes !
Bon sur ces belles paroles je vous laisse avec ce chapitre tout en douceur !
Chapitre 25 : Douceur …
PDV Edward
Le repas chez mes parents se termina en fin d'après-midi et il était plus de 19 heures quand je ramenais tout le monde à la villa.
Je dis au revoir aux filles sur le perron et elles filèrent à l'intérieur me laissant seul avec leur mère que je serrais contre moi afin de lui susurrer un « passe une bonne nuit», tout contre ses lèvres.
J'eus un mal fou à me détacher d'elle, quand elle se mit à me rendre mes baisers. Je dus donc me faire violence pour pouvoir me détacher de sa douceur sucré. Je la serrais contre moi, ne voulant pas la lâcher mais je n'avais pas vraiment le choix.
Rester chez elle cette nuit n'était pas une bonne idée à mon sens, je ne tenais pas à perturber les filles plus que de raison ou mettre Bella mal à l'aise. C'était beaucoup trop tôt et surtout beaucoup trop rapide. Nous étions d'accord là-dessus sans même avoir besoin de parler.
Elle n'allait pas me proposer d'entrer et je n'allais pas le lui demander.
Je préférais la serrer une dernière fois contre moi, l'embrassais chastement avant de tourner les talons pour remonter en voiture préférant éviter de me retourner. Je n'étais pas certain d'être capable de partir si je la regardais une dernière fois éclairée par les rayons de la lune très perçant en ce début de soirée.
Le lendemain, je fus réveiller bien avant la sonnerie du radio réveil et je me retrouvais prêt plus d'une heure avant de partir pour le boulot, impatient de la retrouver enfin. J'étais un véritable gosse le matin de noël, incapable de patienter l'arrivé de mes cadeaux.
Je ne me reconnaissais pas mais je m'en moquais royalement.
Pour éviter de démonter mon appartement, je préférais me rendre au bureau même si je ne risquais pas de croiser grand monde à cette heure-là. Au moins, je pourrais m'occuper l'esprit et penser enfin à autre chose du moins jusqu'à l'arrivée de Bella. Nous avions décidé qu'elle viendrait me rejoindre ici. Sans doute était-elle mal à l'aise à la compagnie.
Je pouvais le comprendre, c'est pour ça que je n'avais fait aucun commentaire quand elle me l'avait demandé.
Me plongeant dans mes dossiers, je me forçais à ne pas regarder l'horloge si bien que je sursautais quand Jessica frappa à mon bureau pour me prévenir que Bella était à la réception. En jetant un rapide coup d'œil à l'heure, je fus surpris de voir qu'il était 10 heures. Je travaillais déjà depuis 3 bonnes heures.
Je stoppais ce que j'étais entrain de faire et je l'attendis les yeux rivés sur la porte. J'entendis ces talons bien avant de la voir en chair et en os. Elle pénétra dans mon bureau, avec un petit sourire flottant sur les lèvres, involontairement sensuelle. Je sautais sur mes pieds avant de m'empresser de fermer la porte pour pouvoir la prendre dans mes bras en toute tranquillité.
- Tu m'as manqué …, soufflai-je dans son cou, vraiment heureux de la retrouver enfin.
Elle était à la place ou elle devait être, entre mes bras et si je pouvais, je la garderais ainsi durant le reste de ma vie.
Ses cheveux étaient comme toujours rassemblés en chignon et je pus aisément lui embrasser la nuque tout en me rassasiant de son parfum fruité. Si je ne prenais pas garde j'allais devenir complétement accroc à cette odeur si spécifique.
- Tu m'as manqué également …, souffla-t-elle du bout des lèvres.
Exprimer ses sentiments n'était pas le fort de Bella mais elle essayait, malgré tout. J'étais fier, que pour moi elle fasse l'effort de s'épancher.
J'embrassais son front avant de descendre sur son nez et de finir avec ses lèvres que j'embrassais délicatement. Durant plusieurs minutes, j'oubliais complétement ou nous nous trouvions afin de savourer uniquement la présence de Bella près de moi.
Apparemment désireuse de la même chose que moi, elle se pelotonna contre mon torse sans un mot.
Nous étions bien ensembles, je n'avais jamais pensé être autant en symbiose avec elle surtout aussi rapidement. Et pourtant j'avais l'impression que s'était le cas.
Mais bien entendu, notre profession ne nous laissant jamais un instant de calme, le téléphone se mit à sonner au moment où j'allais me montrer plus pressant.
Peut-être est-ce une sonnerie providentielle m'empêchant de faire une bêtise. J'adressais une grimace à Bella et j'entendis parfaitement son doux rire alors que nous nous écartâmes sans pour autant nous lâcher complétement. Après une profonde inspiration, j'attrapais le combiné que je portais à mon oreille.
- Oui Jessica ?
Je gardais ma voix la plus calme et la plus posée possible pour éviter de trahir quoi que ce soit. Je n'allais quand même pas me faire cramer par ma secrétaire.
- Monsieur Cullen ? Monsieur Aro Philips est à la réception …
Bella était si proche de moi qu'elle entendit parfaitement les paroles de Jessica et se figea dans mes bras tout en plongeant ses prunelles dans les miennes, l'air de ne pas trop comprendre. Apparemment elle ne s'attendait pas plus que moi à ce qu'Aro débarque ici sans prévenir personne.
- Faîte le entrer …
Je n'avais pas l'impression d'avoir guère le choix quand je raccrochais. Je lâchais complétement Bella qui épousseta les poussières imaginaires sur sa robe vert d'eau.
J'allais lui demander pourquoi elle semblait si tendue quand la porte s'ouvrit sur Aro qui avait l'air de se prendre pour le maître des lieux.
- Bonjour, Edward, me lança-t-il en me tendant la main avant de se tourner vers Isabella.
Apparemment il était là pour elle et je me demandais ce qu'il pouvait bien lui vouloir, Bella aussi d'ailleurs.
- Isabella, la salua-t-il gravement, ce qui était inhabituel surtout envers son associée.
Il avait croisé les mains sur sa poitrine en jaugeant ma compagne du regard. Qu'avait-elle donc fait de si grave pour qu'Aro prenne la peine de venir jusqu'ici ?
- Aro … que se passe-t-il ?
Aro eut un sourire crispé avant de regarder Bella d'un œil mauvais perdant soudain son air grave et indéchiffrable.
- Ne vous avais-je pas demandé de me tenir au courant de votre vie amoureuse ? Pourquoi est-ce que j'ai appris votre nouveau statut par votre fille ?
Il ne semblait pas particulièrement ravi d'être la dernière roue de la charrette. J'avais du mal à comprendre pourquoi. Après tout la vie sentimentale de Bella ne regardait qu'elle, pourquoi tout le monde voulait tant y mettre son grain de sel ?
C'était à ne plus rien y comprendre.
Bella qui s'était crispée, regardait son associé avec des éclairs dans les yeux. A sa place je me serais caché. Une Bella en colère n'était jamais bon signe et je n'aurais absolument pas aimé qu'elle me regarde de cette manière.
- Ne m'avez-vous pas appris à devenir forte et indépendante, Aro ? Si je ne vous ai pas mis au courant de ma vie privée, c'est tout simplement parce que je n'en ai pas trouvé le temps. Mon statut, comme vous dîtes, à changer il y a de ça trois jours alors pardonnez ma négligence !
Son ton était dur et coupant. Elle voulait remettre son associé à sa place afin qu'il comprenne qu'elle ne lui devait rien. J'étais fier de sa réaction et j'avais presque envie d'applaudir.
Malgré l'attitude rigide et loin d'être aimable de Bella, Aro ne semblait nullement offensé ni même vexé. Après je n'en aurais pas mis ma main au feu puisqu'il était sans doute passé maître dans l'art du camouflage de ses émotions.
Sous nos yeux surpris et choqués, Aro Philips se mit à rire doucement au départ puis de plus en plus fort. Il mit plusieurs minutes avant de se calmer et de redevenir sérieux de nouveau.
- Je suis content pour vous …, murmura-t-il si bas que j'eus de la peine à vraiment comprendre ses mots.
L'attitude de Bella changea complétement et ses bras se décroisèrent comme si elle avait du mal à y croire.
- Vraiment ?
- Et oui !
Il accompagne ses mots d'un sourire franc.
- C'est étrange n'est-ce pas ? Après les nombreuses recommandations que je vous ai adressé mais … vous méritez ce bonheur, croyez-moi je suis bien placé pour le savoir …
La surprise sur les traits de ma compagne était parfaitement visible. Jamais elle ne s'était attendue à avoir l'accord d'Aro aussi facilement. Certes, il n'avait rien à dire mais je me doutais que le fait qu'il accepte, rassurait Bella ce que je pouvais comprendre. Aro et Marcus étaient ce qui se rapprochaient le plus d'amis pour elle et surtout ils avaient connus Dimitri bien avant qu'elle ne l'épouse.
- C'est ce que Dimitri aurez voulu pour vous et pour vos filles …
Ses mots provoquèrent un léger reniflement chez Bella qui tenta de le cacher en papillonnant des yeux.
- Pardonnez-moi … je sais que c'est de la faiblesse mais … je ne mettais pas attendu à de pareilles paroles de votre part … je suis touchée …
Elle se détourna de lui pour éviter de lui montrer sa « faiblesse » comme elle disait et ses pupilles humides croisèrent les miennes. Je lui adressais un sourire éblouissant et tout en m'approchant d'elle je lui pris la main.
- Je ne vous l'ai jamais dit mais …. Je suis très fier de ce que vous êtes devenus. J'ai souvent douté au début pourtant vous y êtes arrivés et croyez-moi ce n'était pas gagné d'avance … j'étais vraiment septique et vous avez réussis là ou tant d'autre aurez échoué … Dimitri aurez vraiment été fier de vous …
- J'ai eu d'excellents professeurs …
Bella prit la main d'Aro dans la sienne et la serra dans un geste affectueux. Sans doute n'arrivait-elle pas à s'exprimer.
- Même si 6 mois en arrière vous ne m'auriez jamais remis à ma place comme vous venez de le faire …
Il n'y avait toujours pas de rancœur dans ses paroles, juste une certaine admiration. Bella était entrain de changer et j'étais vraiment heureux qu'Aro s'en rende compte et ne l'en blâme pas pour autant. Leurs opinions étaient importantes pour elle.
- Je vais retourner à la compagnie … je ne pense pas que ma présence soit requise ici …
Aro me jeta un coup d'œil un peu circonspect avant de nous saluer d'un geste de la main et de disparaitre.
Bella se tourna vers moi et je lus toute la surprise et le contentement que cette visite surprise avait provoqué en elle.
- C'est à ne plus rien y comprendre, n'est-ce pas ?
Je hochai la tête avant de me racler la gorge afin de me remettre les idées en place.
- Et si nous nous mettions au travail ?
Laissant de côtés nos sentiments personnels et notre relation naissante, nous nous installâmes autour de mon bureau afin de sortir les plans de notre nouveau projet.
Comme à notre habitude, il ne nous fallut guère de temps pour nous mettre au travail de manière efficace.
Pendant plusieurs heures, le boulot occupa toute notre attention si bien qu'il était déjà tard dans l'après-midi quand nous décidâmes de nous arrêter. Comme il n'était pas prévue que Bella se rende au sein de la compagnie ensuite, je l'invitais donc à déjeuner ce qu'elle accepta avec le sourire.
Prenant ma voiture, je l'emmenais dans un petit restaurant intime ou j'aimais bien allé à l'occasion. L'ambiance était romantique et chaleureuse nous permettant de nous retrouver après ce week-end haut en couleur. A travers la flamme de la bougie, le visage de Bella resplendissait lui donnant des couleurs qui s'accordaient à merveille avec sa beauté naturelle.
J'étendis ma main sur la table afin d'attraper la sienne et d'enrouler nos doigts. Elle me lança un petit sourire timide tout en plongeant ses prunelles dans les miennes. Ni elle ni moi nous détournâmes de tout le repas et la tension monta entre nous durant l'heure qui suivit.
Quand j'eus réglé la note, j'entrainais Bella jusque dans la voiture tout en prenant la direction de mon appartement. Durant le trajet, je vis très bien ses coups d'œil ainsi que son petit sourire satisfait ce qui décupla encore plus mon désir pour elle.
Comment pouvais-je lui résister ?
Arrivé chez moi, je m'empressais de garer la Volvo et d'entrainer Bella dans l'ascenseur.
Les portes n'eurent pas le temps de se refermer que je sentis ma compagne me tirer vers elle et me plaquer contre le fond de la cage. Ses lèvres s'écrasèrent sur les miennes et nos langues se mirent à batailler.
Posant ma main sur son cou, je l'approchais de moi afin de la coller littéralement à mon corps tendu. Elle n'était pas la dernière à se presser contre moi et je n'en étais que plus excité. La question était de savoir si nous allions arriver jusqu'à l'appartement. Je n'aurais pas parié là-dessus.
Quand la porte de l'ascenseur s'ouvrit, c'est Bella qui se reprit la première et qui nous entraina le long du couloir. Sans vraiment savoir comment, j'y parvins, la porte fut enfin ouverte et sans prendre la peine d'atteindre la chambre, je couchais la femme de ma vie sur le tapis devant la cheminée éteinte à cette époque de l'année.
- Bella, soupirai-je quand je la sentis me dévêtir avec empressement.
Elle m'adressa un sourire malicieux tout en s'installant à califourchon sur moi. Autant pressée que moi, elle ne prit même pas la peine de déboutonner ma chemise, se contentant d'attraper les pans et de tirer dessus pour découvrir mon torse.
Beaucoup plus téméraire que lors de notre première fois, c'est elle qui mena la danse durant tout le long de nos ébats. Je me laissais guider avec délectation appréciant plus que de raison de la voir prendre le contrôle.
Quand j'entrais en elle d'un seul coup de rein puissant, j'eus l'impression enfin d'être à la place qui m'était destiné depuis des années. J'étais chez moi et je ne voulais plus jamais partir.
Plusieurs heures plus tard et après avoir enfin atteint la chambre, nous étions couchés l'un contre l'autre dans le lit. Bella était enroulée dans les draps mais tout une partie de son flanc était découvert me permettant de faire promener ma main le long de son corps. Sa tête reposait sur mon torse, visiblement elle était à l'écoute de ma respiration. Le silence était omniprésent dans la pièce. Nous n'avions pas besoin de parler. Nous profitions juste du moment présent comme un couple tout à fait normal.
C'était bon de revenir à cette réalité. Nos sociétés prenaient énormément de place dans nos vies et pouvoir s'en échapper était une bouffé d'air frais.
- Quand nous sommes ensembles, j'ai l'impression que le monde autour de nous n'existe plus …, murmura-t-elle en posant sa main exactement à l'endroit de mon cœur.
Inconsciemment ou non, elle se colla encore plus à moi et je ne pus m'empêcher de frissonner en sentant la rondeur de ses seins contre mon flanc ce qu'elle trouva amusant. Cette femme me faisait plus d'effet qu'une troupe de gogos danseuses en tenue légère.
- Parce que le monde se résume à nous et que plus rien n'a d'importance mise à part l'autre …
J'orientais son visage vers moi afin de poser mes lèvres sur les siennes. Nos langues se mélangèrent avant de se séparer. Je passais ma main dans ses cheveux et respirai à plein poumon son odeur de freesia et de rose.
- Si je m'attendais à ça quand j'ai posé les yeux sur toi le jour de cette réunion ennuyeuse !
Elle éclata de rire et je me délectais du son qu'elle produisait.
J'étais tellement à l'écoute de ses moindres réactions que je ne loupais rien des petits bruits qu'elle produisait. De sa respiration douce et régulière, aux battements de son cœur, je restai axé sur le moindre de ses frémissements.
J'aurais aimé que cet instant dure toujours tout en sachant que cela n'arriverait jamais. Profiter du moment était la seule chose que je pouvais faire parce je savais que les choses allaient déraper. James n'allait surement pas laisser les choses évoluaient.
A ce stade, je ne désirais qu'une seule chose, que mes proches et surtout Bella et les filles ne souffrent pas trop de ces décisions irresponsables que je prenais. Etais-je une si mauvaise personne de m'être engagé dans cette histoire ?
Je me rendais bien compte que mes actes allaient avoir bien trop de répercussions, autant sur ma famille que sur la femme que j'aimais. Malgré toutes les mises en garde que je m'étais faite à moi-même, je n'avais pas cessé pour autant et je m'étais même engagé auprès de celle qui faisait battre mon cœur tout en sachant que notre histoire était d'ores et déjà vouée à l'échec.
Qui étais-je pour avoir pris une telle décision en tout état de cause ?
C'est en cet instant, alors que Bella reposait à moitié sur moi, que nous nous remettions d'un orgasme si puissant que j'avais eu l'impression d'atteindre le ciel, ici dans cette chambre, que je prenais la véritable mesure de mes actes. Maintenant qu'il était définitivement trop tard et que tout le monde allait payer le prix de ces quelques moments de folies.
Ces idées noires me trottant dans la tête me ramenaient les pieds sur terre, un astre que j'avais quitté depuis que cette femme merveilleuse avait frappé chez moi seulement trois jours plus tôt.
Est-ce possible que seulement 72 heures venaient de s'écouler depuis que je l'avais trouvé sur le pas de ma porte ?
Refoulant à grand peine les larmes qui menaçaient de me submerger, je portais mon attention sur Bella à mon côté qui se blottissait toujours contre mon flanc. Rêver ne pouvait que nous faire plus de mal encore, la chute n'en serait que plus douloureuse. Maintenant que le mal était fait, je n'avais que les prières pour espérer. Espérer que James m'oublie et qu'il concentre son attention sur quelqu'un d'autre, espérer qu'il ne tire aucun bénéfice de révéler la vérité à Bella et que par conséquent, il choisisse de se taire.
Les prières étaient vraiment la seulement chose qu'il me restait.
- Personne n'aurait pu prédire la tournure des événements …, murmurai-je tout bas au creux de son oreille.
Apparemment ma voix rocailleuse ne l'interpella pas et j'en fus soulager. Je n'étais pas certain que j'aurais trouvé une excuse adéquate.
Alors que nous continuons à nous blottir l'un contre l'autre, le calme nous entourant complétement, Bella me surprit quand elle releva le haut de son corps tout en calant sa main sous sa tête. Ses cheveux retombèrent le long de son bras et s'étalèrent sur l'oreiller, formant un voile autour d'elle.
Quand cette femme cessera-t-elle de m'éblouir comme elle le faisait ?
- Tu sais, ces derniers temps je me suis rendue compte de beaucoup de choses ... notamment avec les filles …
Je fronçais les sourcils me demandant ou elle voulait en venir exactement. Elle détourna le regard pour se concentrer sur un pan de drap qu'elle tritura dans tous les sens. Je compris qu'elle était entrain de rassembler ces mots dans sa tête afin de me faire comprendre au mieux le fond de sa pensée.
- Je veux que mes filles connaissent les joies de l'enfance … je veux qu'elles découvrent maintenant le bonheur que le monde peut leur apporter … elles sont encore très jeunes … oh certes elles ont déjà fait énormément de voyage et vu un certain nombre de pays mais … ce n'est pas vraiment ce qui intéresse des enfants …
- Ou veux-tu en venir ?
Elle se racla la gorge et plongea ses prunelles chocolat dans les miennes.
- J'aimerais emmener mes filles dans le genre d'endroit ou ton frère emmène ses enfants … au parc aquatique, au parc d'attraction, au paradis des enfants … je veux qu'elles aillent à Disneyland, qu'elles fassent du vélo dans Central Park comme je vois tant de jeunes le faire, il y a aussi le patinage, et tant d'autres choses que j'oublie sans doute. Je veux que mes enfants aient l'enfance heureuse que j'aurais dû avoir tant d'années auparavant …
Je ne l'avais jamais vu mettre tant de ferveur dans un de ses discours. Même dans la vie professionnelle où je l'avais si souvent vu prendre la parole, elle n'avait pas été aussi convaincante. C'était la mère qui parlait en cet instant. Une mère qui était prête à tout pour le bonheur de ses enfants.
Elle s'était rendue compte des erreurs qu'elle avait commises depuis toutes ces années et j'étais fier de dire qu'elle voulait les rattraper.
Passer du temps, avec ces petits bouts, étaient la meilleure solution.
- Alors boucle ton week-end … nous allons à Coney Island … je m'occupe de tout, tu n'auras qu'à monter dans la voiture avec les filles …
Elle tourna son visage vers moi et je vis parfaitement ses yeux s'illuminer. Je n'avais pas beaucoup de temps avec elle alors maintenant que le mal était fait j'allais profiter de chaque instant comme si s'était le dernier.
- Merci Edward …
Elle déposa un baiser sur mes lèvres et je ne pus m'empêcher de rouler au-dessus d'elle, la surplombant. Pour éviter de faire peser tout mon poids sur elle, je posais mes mains de part et d'autre de sa tête, me portant à moitié.
- Bien entendu, il va falloir marcher beaucoup durant ce week-end, Madame Masen Voltury …
Elle fronça les sourcils, ne comprenant pas ou je voulais en venir. Ses mains se posèrent sur mon torse nu et je ne pus m'empêcher de frissonner à son contact.
- Qu'est-ce que tu entends par là ?
- Ce que je dis, c'est qu'il va falloir, l'espace de deux jours, mettre les échasses et les robes à 10 000 dollars au placard, Bella chéri …
Elle me lança un regard de travers avant de me donner une tape sur l'épaule qui ne me blessa aucunement.
- Je n'ai jamais prévu de me rendre dans un parc d'attraction avec des talons aiguilles, et d'ailleurs ce ne sont pas des échasses comme tu dis … mais des chaussures …
Isabella Voltury était entrain de bouder. Apparemment elle n'avait pas vraiment l'habitude de se faire taquiner ainsi.
- Des engins de tortures ça marche aussi ?
- Es-tu entrain de me dire que tu n'apprécies pas mon style vestimentaire ?
- Moi ? M'exclamai-je en tentant de l'embrasser. J'adore ton look … mais tu dois bien en convenir … il est tout sauf décontracté !
Son nez se fronça légèrement avant que ses lèvres ne se retroussent en un petit sourire. Visiblement, elle n'avait pas l'air vexé par mes paroles.
- C'est vrai … mais je ne peux décemment pas me rendre au sein de la compagnie en jean et en tong !
- Cela va sans dire…
J'aurais vraiment aimé voir la tête d'Aro si elle se pointait en mode décontracté. Que ce soit les employés, ou les clients, je n'avais pas vu grand monde en autre chose que des tenues sophistiquées.
- Mais ne t'inquiète pas … je ne prendrais aucun talons pour ce week-end !
J'éclatais de rire et elle me suivit de gaité de cœur.
Je déployais plus d'énergie que prévu à essayer d'organiser un week-end digne de ce nom pour tout le monde. Pour que le moment soit incroyable, j'avais décidé de louer une chambre dans un hôtel près du parc. Même si nous n'étions qu'à une heure de route de l'île, je tenais à ce que les filles profitent à fond. Ça n'aurait pas le même impact si elles rentraient chez elles le soir.
Le départ était prévu le vendredi à 14 heures à partir de la maison de Bella. Il était convenu que je passe chercher les filles directement.
Bien entendu, je n'avais pas pu m'empêcher de demander à Bella si Kiara se joindrai à nous mais apparemment l'adolescente n'avait pas prévu de nous accompagner. Pour être vraiment honnête, j'en avais été déçu. J'aurais aimé qu'elle vienne ne serais ce pour qu'elle s'amuse.
Mais s'était une adolescente, je ne pouvais décemment pas la forcer à nous accompagner alors qu'elle n'en avait apparemment aucune envie.
Les quelques jours nous séparant du week-end passèrent rapidement. Notre temps ensemble fut consacré au projet et nous eûmes très peu de moment à deux.
Bella et moi nous étions mis d'accord sur le fait qu'il était trop tôt pour que je reste le soir chez elle.
Nous allions déjà passés une nuit dans un hôtel comme l'aurait fait une famille, je ne pouvais pas en demander plus même si les petites semblaient m'accepter.
Bien entendu dans toute cette histoire, je n'oubliais pas James Nomade qui avait pour l'instant disparut de la circulation. Ce n'était pas plus mal en ce qui me concernait, je pouvais le mettre dans un coin de ma tête.
Nous eûmes de la chance. Vendredi arriva rapidement et je fus très vite dans ma voiture en direction de la ville de Bella.
Je devais bien avoué que j'étais aussi excité que Charlotte et Lise devaient l'être en cet instant. Ce week-end était vraiment une idée lumineuse. L'espace de quelques jours j'allais vraiment profiter de la femme que j'aimais mais aussi de ses filles qui faisaient entièrement partie d'elle.
Il était pile 14 heures quand je me garais devant la maison ou deux petites filles étaient déjà sur le perron de la porte, deux valises de couleurs roses et bleus à l'effigie de La Reinde des Neiges, près d'elles. Elles étaient toutes les deux habillés d'un short noir, d'un tee-shirt rose et de sandales à fleurs. Elles avaient les cheveux ramassés en queue de cheval haute leur permettant d'avoir le visage dégagé. Pour une fois elles avaient vraiment l'air de petites filles normales et décontractés qui s'apprêtaient à passer un week-end comme tous les autres enfants.
J'eus un sourire aussi grand qu'une soucoupe en m'attardant sur le tableau qu'elles me renvoyaient.
Je coupais le contact et j'eus à peine le temps de descendre que Lise se jeta littéralement dans mes bras. Je l'attrapais au vol et la serrais contre moi alors que Charlotte s'accrocha à mes jambes.
J'embrassais chacune des fillettes sur les deux joues et ne pus m'empêcher de sentir leurs parfums frais dans les mêmes nuances que leur mère.
- Les filles …, réprimanda Bella en apparaissant sur le perron en haut des marches.
Je me relevais difficilement, Lise toujours dans les bras.
Je restai un moment interdit devant la version inédite de la PDG que j'avais devant les yeux.
Isabella Masen Voltury était en petit short en jean surmonté d'un débardeur blanc et de chaussures de toiles de la même couleur. Elle avait lâché ses cheveux qui ondulés librement jusque dans le bas de son dos. Elle était maquillée simplement, rendant son visage lumineux et particulièrement éclairé.
Je reposais Lise sur le sol et m'approchais de Bella que je ne pus m'empêcher d'embrasser sur les lèvres.
- Tout simplement magnifique …, murmurai-je tout bas dans le creux de son oreille.
Au passage, je déposais un baiser à la base de son cou avant de me reculer afin de plonger mes yeux dans les siens.
- Merci, souffla-t-elle en m'adressant un grand sourire.
Elle se passa la main dans les cheveux, geste inédit pour elle puisqu'elle ne lâchait jamais ses cheveux d'ordinaire.
- Maman ? Quand est-ce qu'on part ? Demanda soudain une voix fluette que je reconnus comme étant celle de Charlotte.
Me rappelant soudain l'existence des fillettes, je me reculais d'un bon pas pour tenter de mettre de la distance entre Bella et moi.
- Nous allons y aller Charlotte, ne t'inquiète pas …
La mère de famille me lança un sourire contrit avant de se tourner vers une valise plus grande que celles des deux fillettes réunis. Je me demandais brièvement si elle comptait vraiment partir que deux jours ou si le séjour allait être prolongé sans que je ne sois au courant.
Plutôt que de le faire remarquer, j'attrapais le manche du bagage que je posais dans le coffre avant de faire de même avec les valises de Charlotte et de Lise.
- Allez tout le monde ! En voiture !
En prévision de ce week-end, j'avais installé les sièges auto de mon neveu et de ma nièce qui étaient parfaitement adaptés aux deux fillettes exactement comme je l'avais fait pour le dîner chez mes parents.
J'attachais chacune d'elles à l'arrière avant de me diriger vers la porte passager afin d'aider Bella à s'installer sue le siège.
Alors que je contournais la voiture pour m'installer derrière le volant, une pensée pour Kiara me coupa dans mon élan. L'adolescente était sans doute dans la maison à attendre le départ de sa mère pour faire je ne sais quoi.
Je pris place derrière le volant et me tournais vers Bella.
- Tu es sûre que Kiara ne veut pas nous accompagner ?
Bella parut surprise par ma question, ses sourcils se froncèrent avant de se détendre alors que ses traits se crispèrent sous l'effet de la tristesse.
- Non, elle ne veut pas … ce n'est pas étonnant …
J'enroulais ma main autour de la sienne et je pressai ses doigts.
- Elle finira par se calmer …, chuchotai-je en donnant un coup de clef afin de démarrer la voiture.
J'avais du mal à croire en mes propres paroles mais je tentais de mettre autant de chaleur et de confiance que je le pouvais dans cette simple phrase.
- Je l'espère …
Je ne voulais pas mettre cette tristesse dans ses yeux.
Ces deux jours étaient fait pour leur donner le sourire à toutes et c'est bien ce que je comptais faire.
- Alors les filles ? Prête à vous amuser ?
Deux cris enthousiastes me répondirent et j'enclenchais la première afin de m'être le véhicule en mouvement.
Alors qu'en pensez vous ?
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Pour le prochain chapitre, le fameux week-end !
A la semaine prochaine !
