Chapitre 26 : Coney Island
Bonsoir tout le monde !
Et voilà le chapitre 26 !
Une journée détente pour nos deux amoureux !
Merci mille fois pour les commentaires que vous me laissez à chaque chapitre !
Allé je vous laisse découvrir ce chapitre … on se retrouve en bas
Bonne lecture !
Chapitre 26 : Coney Island
PDV Edward
Le trajet jusqu'à l'hôtel dura plus d'une heure en raison des nombreux embouteillages sur les routes.
Pour faire patienter les fillettes, j'insérais un des disques de mes neveux et nièce dans le lecteur CD. Lors des premiers accords de la chanson, Charlotte et Lise m'adressèrent de grands sourires et se mirent à chanter à tue-tête. Ressemblant plus à de grands cris d'animaux enragés, leur chant allait certainement nous provoquer un mal de crâne impensable d'ici quelques heures.
En jetant des coups d'œil à Bella installée à mon côté, je m'attardais sur son sourire radieux qu'elle n'avait pas quitté depuis que les fillettes s'étaient mis à « chanter ». Voir ses enfants heureuses, la rendait inévitablement heureuse également même si je voyais bien à son expression qu'elle avait pensé la même chose que moi.
En arrivant à destination, je garais la voiture sur le parking de l'hôtel avant de faire descendre tout le monde.
Comme il s'agissait d'un petit hôtel, aucun groom, ni service d'ascenseur ne nous attendait. Ce petit hôtel de charme n'avait pas le standing de ceux que la PDG fréquenté d'ordinaire, mais j'étais certain que cela lui plairait quand même.
Je conduisis tout le monde vers la réception ou une femme d'un certain âge me demanda mon nom et la durée du séjour.
- J'ai réservé une suite pour 4 personnes, deux adultes et deux enfants au nom de Cullen.
La réceptionniste pianota quelques instants sur son ordinateur avant de relever la tête vers moi et de me tendre une clef ainsi qu'une carte magnétique.
- Bienvenue Monsieur Cullen, madame Cullen.
Je restai un moment choqué face à ses paroles. En me tournant vers Bella, je lus parfaitement sur son visage qu'elle se trouvait dans le même état que moi.
- Ce n'est pas … nous ne sommes pas marié …, sembla-t-elle obligée de préciser vraiment mal à l'aise.
Je comprenais parfaitement ce qu'elle pouvait ressentir en ce moment même. Cela ne faisait que quelques jours que nous étions ensembles et même si il s'agissait d'une erreur d'une réceptionniste d'hôtel, elle n'était vraiment pas prête pour ça. Peut –être le serait-elle un jour mais pour l'instant, elle était une Voltury et rien d'autre.
La réceptionniste rougit en comprenant son erreur et se confondis en excuse. Je la coupais lui faisant comprendre que l'erreur était compréhensible.
- Alors …. euh … pour accéder à votre suite, vous devez prendre l'ascenseur et montez au 2ème étage. Votre porte se trouve au fond du hall sur votre gauche.
J'attrapais ce qu'elle me tendait tout en la remerciant. Ses joues toujours empourprées, me fit comprendre qu'elle se sentait vraiment mal. Peut-être que Bella aurait mieux fait d'éviter de la reprendre.
La PDG qui faisait visiblement peu de cas du malaise de la réceptionniste me suivit quand je m'éloignais du comptoir, entrainant chacune de ses filles par la main. Charlotte et Lise trainaient derrière elles leurs valises respectives. Les petites étaient surexcitées obligeant la mère de famille à faire preuve d'une certaine autorité pour les calmer.
Une fois arrivés dans la suite, je déposais les deux valises que j'avais dans la main, celle de Bella et la mienne, dans l'une des chambres de la suite.
Elle n'était pas grandiose (rien à voir avec l'hôtel de Dubaï) mais le standing était tout de même correct.
Cette suite d'une centaine de mètre carré était composée de trois chambres avec des lits doubles ainsi que d'un petit salon ou nous étions actuellement.
Je me tournais ensuite vers les filles qui me regardaient avec un air interrogatif sur le visage. Elles attendaient visiblement que je leur dise quoi faire de leur petit bagage.
- Comme il y a trois chambres avec de grands lits vous avez le choix entre occuper le même ou dormir séparément … c'est vous qui décidez …
Charlotte et Lise furent d'accord sans même se consulter. Elles occuperaient une seule chambre et dormiraient donc ensembles, ce qui ne m'étonnait guère.
- Et toi ? Demanda soudain la plus jeune, les sourcils de son jolie visage de poupée froncés, tu vas dormir ou ?
Je jetais un bref regard à Bella. Nous nous étions bien entendu préparés à ce genre de questions. Elles étaient inévitables. Les filles étaient un peu jeunes pour comprendre vraiment ce qu'être avec quelqu'un impliqué.
- Bin il va dormir avec maman, banane, ils sont amoureux ! S'exclama Charlotte en secouant la tête et en pouffant de rire devant l'innocence de sa cadette.
Je fus mal à l'aise l'espace d'un bref instant. Les mots employés par l'enfant étaient la vérité pour ma part mais je ne le lui avais jamais vraiment dit et puis j'ignorais encore s'il en allait de même pour elle.
Qu'une enfant emploie la phrase précise que je n'osai pas prononcé à Bella, me procurait une drôle de sensation au niveau de l'estomac.
Pour éviter à des idées saugrenues de m'envahir l'esprit, je secouai la tête afin de m'éclaircir les idées et me concentrais sur Bella qui apparemment apprécié particulièrement la tapisserie du mur en face d'elle.
Décidant de mettre fin au malaise avant qu'il ne nous gâche une après-midi si prometteuse, je tapais dans les mains afin de capter l'attention de mes trois compagnes de voyage. Bella sursauta quelque peu avant de se ressaisir et de porter son regard sur moi.
- Je pense qu'il est temps de laisser cet hôtel et de nous rendre au parc … c'est le moment de nous amuser !
Les fillettes se mirent à crier de joie tout en se mettant à sautiller.
- Nous allons rejoindre la navette puis le bateau qui nous emmènera à Coney Island !
Je pris la main de Lise alors que Bella attrapait celle de Charlotte.
Au bas de l'hôtel, nous retrouvâmes un petit groupe de personnes qui attendait tout comme nous, la navette.
Je profitais de l'inattention des filles pour me rapprocher de Bella qui ne semblait pas très à l'aise au milieu du monde normal.
- Détend toi Bella chérie et amuse-toi … profite tout simplement …
- Je ne sais pas faire tu sais … s'amuser … je ne me rappelle même pas de la dernière fois que je me suis véritablement amusée …
J'attrapais sa main et la forçais à me regarder en posant mes doigts sous son menton.
- Et la dernière fois au parc ? Tu t'es amusée Bella … je sais que cela ne t'est pas arrivée souvent mais … aujourd'hui tu as la possibilité de penser à autre chose, de vivre tout simplement un moment unique avec les filles …
Ses merveilleuses prunelles chocolat se plongèrent dans les miennes essayant de me sonder sans aucun doute.
Je ne me détournais pas un seul instant, la laissant trouver les réponses qu'elle cherchait.
- Et avec toi …, murmura-t-elle tout bas.
Au lieu de lui répondre, je posais mes lèvres sur les siennes l'entrainant dans un baiser. Je réfrénais mes ardeurs pour ne pas choquer le monde qui nous entourait et me reculais au bout de quelques instants.
Je suis désolé pour tout à l'heure … avec la réceptionniste … murmurai-je en lui adressant un sourire contrit.
- Ce n'est rien … c'est moi … je n'aurais pas dû lui répondre … après tout la confusion était logique …
Elle ne me regardait pas quand elle parlait alors que j'aurais aimé lire dans ces yeux ce qu'elle pensait réellement.
Alors que j'allais lui demander ce qu'elle pensait vraiment, c'est ce moment que choisit la navette pour se garer devant nous.
Conscient que ce n'était ni le moment ni l'endroit, je préférais me taire. J'attrapais donc la petite main de Lise sans rien dire mais cette dernière visiblement peu désireuse de marcher, me tendit les mains montrant clairement son intention.
- Lise, la gronda sa mère, tu peux très bien marcher …
Ne voulant pas que la fillette se fasse gronder par sa mère, j'intervins.
- Laisse, Bella … ça ne me dérange pas …
- Edward … elle a 4 ans … cette jeune demoiselle n'est plus un bébé.
Je ne voulais pas m'opposer à Bella quand il s'agissait de ces enfants. J'étais vraiment mal placé pour lui dire quoi que ce soit. Je n'étais ni le père, ni le beau-père de ces filles. Comme je leur avais dit quelques jours plus tôt, je n'étais que leur ami si elles le voulaient.
Dans une telle situation, il était assez difficile de trouver sa place autant pour moi que pour les enfants.
Je plongeais mon regard dans les yeux de Bella pour lui faire comprendre que je ne faisais vraiment pas ça pour céder à un caprice ou pour outrepasser son autorité. J'en avais simplement envie.
La mère de famille eut un sourire profond avant de se tourner vers Lise qui avait un air suppliant sur les traits.
- Tu n'as pas intérêt d'user de la gentillesse d'Edward, Lise.
- Promis maman, dès qu'il veut plus je descends !
Toute contente d'avoir eu gain de cause, l'enfant s'accrocha à ma jambe tout en sautillant.
Je l'attrapais par en dessous des bras pour la hisser jusqu'à moi au moment où Bella leva les yeux au ciel mais avec tout de même un sourire sur les lèvres.
Elle fit avancer son aînée dans la navette et prit place sur un siège resté vacant au milieu du bus, Charlotte sur les genoux. Etant donné qu'il n'y avait plus de place, je pris place près d'elles et posée Lise sur mes propres jambes.
Le trajet fut très court jusqu'au parc. Alors que je m'étais attendu à ce que le bateau impressionne les fillettes, ce ne fut absolument pas le cas.
Elles s'accrochèrent aux balustrades et offraient leurs visages au vent exactement comme le faisait les habitués de ce moyen de transport ce qui était surement le cas puisque Bella passait son temps dans les avions, les voitures ou les bateaux. Il devait sans doute en être de même pour Charlotte et Lise.
Arrivés à destinations, nous passâmes directement la file d'attente pour nous rendre à la sécurité ou j'avais obtenu un laisser-passer (comme quoi il n'y avait pas que du mauvais à s'appeler Isabella Masen Voltury).
L'homme auquel j'eus à faire, dévisagea Bella un long moment avec l'air de se demander s'il s'agissait bien de la PDG en short, débardeur, chaussures de toile et lunette de soleil sur le nez.
Moi-même j'aurais eu du mal à la reconnaitre si je l'avais croisé dans la rue.
- Alors les filles … par quoi voulez-vous commencer ?
Au lieu de me répondre par des cris ou des exclamations spontanées, les fillettes se mirent à réfléchir tout en regardant autour d'elle.
Ses deux enfants avaient sans doute voyagés dans une grande partie du globe et pourtant elles paraissaient impressionnées par le spectacle qui s'offrait devant elles.
- On aura le temps de tout faire ou il faut choisir ? Demanda Charlotte en s'adressant directement à moi.
- On aura largement le temps de tout faire …
Beaucoup de manèges étaient des attractions à sensation fortes, que les enfants étaient trop jeunes pour faire.
- Et si on se promenait et qu'on voyait au fur et à mesure ? Proposa Bella.
J'opinais tout comme les filles et nous nous engageâmes dans la première allée sur notre droite.
Etant déjà venu ici avec mon neveu et ma nièce, je connaissais quelque peu l'endroit. Je m'attardais moins sur la beauté et l'ambiance du lieu. Bella, Charlotte et Lise par contre, regardaient tout autour d'elles. La mère comme les filles ne semblaient rien rater de ce qui se déroulait devant leurs yeux écarquillés.
- Je veux faire les chevaux ! S'exclama Lise en désignant un manège tournant ou quelques chevaux, accompagnés de voitures, d'avions, et d'autres animaux étaient.
Décidé à ce qu'elles gardent un souvenir indélébile de ces deux jours, j'entrainais les filles jusqu'à l'attraction ou elles prirent place, après dix minutes d'attente, sur un cheval chacun.
- Tu as pensé à l'appareil photo Bella ?
La mère de famille fit la moue avant de fouiller dans ses poches pour en ressortir son Iphone dernière génération.
- Le contraire m'aurait étonné, murmurai-je en me plaçant à son côté alors que le manège s'ébranlait pour se mettre à tourner.
- T'étonner ?
Son air interrogatif me montrait qu'elle n'avait absolument pas compris le sens de mes paroles.
- Tu dois être la seule à être en possession d'un appareil qui n'est même pas encore sortie nulle part …
Elle regarda son téléphone, le dernier iphone 7 apparemment que je n'avais jamais vu autrement qu'en photo avant de reporter son attention sur moi et de sourire.
- Que veux-tu … sans doute pense-t-ils que je suis la meilleure pour tester les nouveaux gadgets !
Tout en formulant sa phrase de manière hautaine, elle haussa les épaules.
Je l'embrassais sur les lèvres et me reconcentrais sur les enfants qui maintenant riaient aux éclats.
- Allume ta super machine pour immortaliser ce moment !
Elle fit le salut militaire face à mon ordre avant d'obéir et de se mettre en mode photo.
Elle mitrailla les filles qui s'amusèrent à faire des grimaces à leur mère dès que celle-ci les appelait.
Alors que le forain annonçait la fin du manège, je pris l'appareil des mains de Bella pour le tendre devant nous. Je collais mon visage au sien et incitais Bella à poser avant d'appuyer sur le bouton pour prendre un cliché.
Je regardais un instant la première photo de nous deux que je venais de prendre.
Je souriais à pleine dent et Bella faisait de même à mon côté.
- Nous sommes bien !
Il y avait de l'émotion dans sa voix et je serrais sa main contre la mienne.
- Nous sommes parfaits tu veux dire ! M'exclamai-je pour éviter de trop tomber dans le sentimental.
De nouveau j'eus le droit à l'éclat de rire de Bella avant que Charlotte et Lise ne nous rejoignent.
- C'était trop bien ! Se mirent-elles à crier en s'accrochant à nos jambes.
- On continue ? Demanda l'ainée les yeux brillant.
- C'est parti !
On se remit en marche le long des manèges, flânant et nous laissant guider par les filles qui nous montraient au fur et à mesure ce qu'elles voulaient faire. Au bout de deux heures, je stoppais leur progression et proposait de nous asseoir à une des terrasses situées face à la mer.
- Qu'est-ce qui vous tente les filles ?
- Je peux avoir un sirop de grenadine ?
- Et moi un coca ?
Je pris note de la demande et me tournais vers Bella qui elle demanda un jus d'abricot.
Pour ma part, j'avais bien besoin d'un café.
Quand le serveur pointa le bout de son nez, je lui donnais notre commande et il s'éclipsa non sans avoir jeté un drôle de regard à une Bella occupait à resserrer les sandales de Lise.
Il ne fallut que quelques minutes pour voir arriver nos boissons que les filles ne prirent même pas le temps de savourer.
Elles burent d'une traite ne prenant pas le temps de respirer.
- Les filles, gronda Bella en les voyant faire.
Elle fit les gros yeux ce qui impressionna les deux enfants (tout autant que moi d'ailleurs). Les petites ayant de tout manière finit leur verre, je proposais de recommander mais Bella poussa la carafe d'eau vers elles.
En voyant leurs mines déconfites, je ne pus m'empêcher de les servir sous les yeux de leur mère qui levait les yeux au ciel.
- Si nous faisions une pose pour nous promener le long de la jetée quelques instants ? Proposa Bella après avoir fini sa boisson.
Les filles qui pensaient qu'on allait se remettre à l'ascension des manèges, furent un peu déçues mais leurs mines tristes disparurent bien vite quand elles se tournèrent vers la mer.
Bella eut juste le temps de leur crier de faire attention qu'elles avaient rejoint l'eau.
En mère attentionnée et surtout très protectrice, je la vis se lever rapidement pour ne pas les perdre de vus.
Voyant son inquiétude, je réglais rapidement les consommations et entrainais Bella par la main jusqu'au bord du rivage non loin de Charlotte et Lise qui s'amusaient à se lancer de l'eau dessus trempant leurs vêtements et leurs chaussures dans la manœuvre.
Plutôt que de les reprendre, je fus heureux de constater que Bella les laissait s'amuser comme elles l'entendaient.
- Je pense qu'elles avaient vraiment besoin de se retrouver avec toi dans ce genre d'endroit …, ne pus-je m'empêcher de lui faire remarquer.
Bella hocha la tête sans quitter ses enfants du regard.
- Tu as raison… elles ont besoin de moment insouciant comme celui-là …
- Toi aussi … je suis presque certain que de te voir ainsi aujourd'hui est bénéfique autant pour elles que pour toi …
Elle s'humecta les lèvres concentrait apparemment sur mes paroles.
- Quand Charlotte m'a vu sortir de la chambre ce matin, elle m'a regardé pendant un moment avant de me prendre dans ses bras et de me serrer très fort comme jamais elle ne l'avait fait.
L'émotion dans ses mots était palpable. Je ressentais à la fois le bonheur et la tristesse que le geste de sa fille avait provoquée en elle.
Le bonheur que son enfant lui montre son amour mais la tristesse aussi résultant du fait qu'une simple tenue décontractée avait provoqué ce rapprochement. Simplement parce que Bella avait accepté de mettre de côté la compagnie pendant quelques jours, ce que visiblement elle n'avait pas fait depuis longtemps.
- C'est vraiment idiot … je suis une mère avant d'être PDG et je ne me rends compte que maintenant à quel point la compagnie a pris bien trop de place dans ma vie …
- Tout le monde fait des erreurs Bella …
Elle prit une grande inspiration avant de se tourner vers moi.
- Je vais en parler à Aro et Marcus … je vais leur demander du temps pour moi et pour mes filles …
- C'est une excellente idée …
Et je le pensais. Elle ne prenait pas assez de temps pour elle. Ce n'est que depuis que nous étions ensemble que je la voyais véritablement prendre les jours de repos qu'elle méritait.
Travailler 60 heures par semaine, sans compter les soirées auxquelles elle était forcée d'assister, ainsi que les déplacements, c'était beaucoup trop pour des enfants aussi jeunes.
Bella vivait à 100 km.h-1, ne se laissant que peu de repos.
Même cette semaine, il n'était pas rare qu'elle parte de la compagnie après 20h00. Sachant que Charlotte et Lise étaient au lit à 20h30 voir 21h00, il ne lui restait pas beaucoup de temps pour profiter d'elles, sans parler des matins ou elle partait avant que les fillettes ne se lèvent.
- Je dois être là le matin pour les préparer à aller à l'école et il est nécessaire que le soir je les aide pour leur devoir plus qu'une fois par semaine, ou quand j'ai le temps entre deux rendez-vous, ce qui bien entendu est très rare.
- Que tu te libères de temps en temps ne devrait pas poser de problèmes … regarde ce week-end …
Dans un geste affectueux, je passais mes bras autour d'elle afin de la serrer contre moi tout en reportant mon attention sur les filles toujours occupée à s'arroser.
- Jacob est un excellent secrétaire … sans lui je ne suis pas certain que j'arriverais à quoi que ce soit … il est jeune mais je suis certaine qu'il ira très loin …
Je savais déjà l'affection qu'elle portait à cet homme qui était son bras droit plus que n'importe qui.
Aro et Marcus étaient ses associés mais Jacob était l'homme qui l'aidait au quotidien. Elle lui confiait énormément de travail et je savais pour l'avoir constaté par moi-même qu'il pouvait le même nombre d'heures de bureau que sa patronne.
Bella prodiguait beaucoup de conseils à son pupille afin de l'aider dans sa carrière. Elle faisait preuve d'énormément de générosité alors qu'il n'était entrée à son service que depuis trois ans.
Je ne faisais pas preuve d'autant de gentillesse envers Jessica qui pourtant travaillé pour moi depuis le début de ma société.
Elle était ma secrétaire, m'était presque indispensable et pourtant cela s'arrêtait là.
- Je pense que tu seras pour beaucoup dans sa réussite professionnelle.
Elle secoua la tête clairement pas d'accord avec ce que je venais de dire.
- Jacob est plus intelligent que ce que beaucoup pense. Il n'a peut-être pas fait de grandes écoles, moi non plus d'ailleurs, mais il n'a pas besoin de ça pour s'en sortir. Je ne connais pas grand-chose de sa vie … mise à part ce qu'il y avait dans son CV mais … quelque chose me dit que … je n'ai pas à lui envier son enfance … ne me demande pas comment je le sais … je le ressens c'est tout …
A travers ces mots, Bella faisait preuve d'énormément d'empathie. J'avais du mal à comprendre comment une femme comme elle, pouvait se voir de manière aussi négative alors qu'elle avait gagné là ou tant d'autres aurait abandonné depuis longtemps.
Elle aurait pu tomber dans tellement de travers, être tellement moins que ce qu'elle était devenue.
Bien qu'elle n'ait jamais eu d'exemple, elle était une excellente mère. Elle faisait des erreurs mais qui n'en faisaient pas en devenant parent ?
Personne n'avait le mode d'emploi de la maman ou du papa parfait mais elle inculquait des valeurs à ses filles, des valeurs qu'elle avait apprises par elle-même au fil des années et des épreuves qu'elle avait traversées.
Cette femme cesserait-elle un jour de m'éblouir par la force de son caractère ?
Mon passé le prouvait assez. Je ne lui ressemblais en rien.
J'étais peut-être un homme, le soi-disant sexe fort mais je ne lui arrivais pas à la cheville sur ce point-là.
- Tu veux que je te dise … si j'avais eu des enfants … je t'aurais choisi comme mère sans hésiter …
Elle se raidit dans mes bras avant de s'écarter de tourner son visage blême vers moi.
- Pardon ?
Sa voix était faible et j'avais eu du mal à la percevoir à travers le bruit du ressac. Ses yeux étaient écarquillés et presque choqués comme si je venais de lui dire une chose exceptionnelle alors que j'étais bêtement honnête.
Si j'avais eu la chance d'avoir des enfants, je l'aurais choisi comme mère.
Non seulement parce que j'aimais cette femme comme jamais je n'avais aimé qui conque dans ma vie mais aussi parce que je savais que mes enfants auraient eu des valeurs solides et concrètes sur lesquelles s'appuyer pour leur vie. Une éducation un peu comme celle que j'avais reçue de mes parents.
- Est-ce si choquant ? Tu es une excellente mère …
Elle eut un rire sans joie. Je la vis parfaitement enroulé ses bras autour d'elle comme si elle voulait conserver sa propre chaleur.
- Si j'étais une excellente mère comme tu dis, je saurais quoi faire avec Kiara, or je ne fais que des erreurs …
- Je ne connais pas bien ta fille, Bella … mais une chose est sûr quand j'ai discuté avec elle, je peux t'affirmer que j'ai vu son bon côté, celui que tu lui as inculqué. Ce qui vous oppose toutes les deux n'a rien à voir avec l'éducation. Ce sont les mensonges, les secrets … tous ces non-dits que tu as accumulés au fil des années.
Elle baissa les yeux avant de se prendre la tête entre les mains.
- Comment veux-tu que je lui parle de ça ? Elle n'encaissera jamais la vérité …
Quel était donc ce secret si lourd pour qu'elle préfère détruire sa relation avec Kiara plutôt que de lui avouer la vérité ?
Afin qu'elle écoute ce que j'ai à lui dire, j'enroulais mes mains autour de ses poignets et les lui écartais de son visage.
- Je ne prétends pas détenir la clef qui va résoudre tous vos soucis Bella mais c'est ta fille et crois-moi même si elle dit le contraire, elle t'aimera toujours quoi que tu lui dises, ne serais-ce parce que la vérité sera dévoilée …
- Je ne veux pas la perdre …
Je pris cette femme si forte et si fragile à la fois dans mes bras et la serrais contre moi.
- Réfléchis à ça Bella … quand tu seras rentrée, tu devras réellement te demander si les mensonges valent mieux que la vérité …
Tout en prononçant ses paroles, je me rendis compte qu'elles s'appliquaient aussi à ma situation.
Le mensonge et les non-dits étaient-ils préférables à la menace constante que James révèle ce qui s'était passé ce fameux soir.
Je ne prétendais pas que je n'étais pas fautif mais en racontant ce qu'il s'était passé à Bella, peut-être que les choses pourraient prendre une autre tournure que celles que j'avais envisagé.
Cette idée à laquelle je n'avais jamais pensé jusque-là, incluait le fait que je m'enfermais moi-même dans une prison.
Conscient que je n'avais pas envisagé toutes les solutions aux problèmes, je pris une profonde inspiration pour remplir mes poumons d'air et calmer mon cœur qui s'emballait dans ma poitrine.
Ce sont Charlotte et Lise qui nous ramenèrent à la réalité en nous prenant pour cible.
Bella eut un moment avant de revenir parmi nous et je secouai la tête pour chasser toutes ces idées nouvelles. J'aurais le temps d'y penser en rentrant.
N'avais-je pas promis à Bella un beau week-end ?
Si nous ne laissions pas nos problèmes loin de nous, nous ne profiterions pas de ces deux jours ensembles.
- Ecoute Bella, ne pensons pas à ça … tu sais ce qu'on va faire … oublier la compagnie, oublier le travail, Dubaï, Jacob, les problèmes avec Kiara … tu vas profiter de ces deux jours loin de tout et je vais faire comme toi … parce qu'on a vraiment besoin de ça …
Elle parut réfléchir un moment puis hocha vigoureusement la tête en observant ses deux filles.
- Tu as entièrement raison …
Elle attrapa ma main et après avoir pris une profonde inspiration, on se concentra sur les filles qui l'espace d'un instant étaient passés au second plan.
Envolés mes paroles, ou les nombreux problèmes qui nous attendaient dehors, il était temps de se détendre enfin comme nous aurions dû le faire.
Pendant l'heure qui suivit, on joua avec les filles dans l'eau avant de retourner au parc, plus que trempée mais le sourire aux lèvres.
Dans les yeux de Bella et surtout dans son attitude, je pouvais voir qu'elle était vraiment déterminé, autant que moi, à faire de ce moment, un des souvenirs heureux de Charlotte et de Lise.
On continua notre ascension des manèges. Tout y passa, les bûches dans l'eau, les auto-tamponneuse, les installations gonflables.
Sous les yeux sévères de Bella, je ne pus m'empêcher de payer une barbe à papa à chacune des filles qui se mirent du sucre partout.
Bella refusa poliment la friandise, j'en prie donc une pour moi seul.
- Vous êtes vraiment dans un piteux état tous les trois … fit-elle remarquée en s'attardant sur nos bouches couvert de sucres et nos mains collantes.
Charlotte avait par miracle épargné ses vêtements mais Lise avait des fils de barbe à papa accrochés à son tee-shirt.
- Tu veux un bisou Bella ?
Pour faire le pitre, je mis ma bouche en forme de cul de poule et m'approchait d'elle.
Elle fit un bon en arrière d'un bon mètre avant de s'épousseter.
- Oué maman, tu veux un bisou ? S'exclama Charlotte en montrant ses doigts.
- Ah non sans façon …
Bella s'enfuit en courant loin de nous alors que nous éclations de rire.
Afin d'éviter d'aggraver le carnage, je proposais aux filles d'aller faire un brin de toilette.
Il me fallut dix minutes pour venir à bout de chaque bouilles sales, et pour me nettoyer moi-même.
Les filles ne pouvaient s'empêcher de rire, quand j'empirais la situation étalant plus que nettoyant leurs visages.
Un papa à côté de nous était entrain de débarbouillé sa fille qui devait avoir à peu près l'âge de Lise. Il me jetait de nombreux coup d'œil visiblement aussi hilare que les fillettes.
Il eut finit bien avant moi.
- Bonne chance avec vos filles, mon vieux … apparemment vous allez en avoir besoin …
Il disparut avant que je n'ai pu le corriger sur le fait que ce n'était pas mes filles. Voilà la deuxième fois de la journée qu'on me faisait une remarque.
Pourtant en y réfléchissant, quand on portait un regard extérieur sur nous on pouvait facilement faire la confusion.
Heureusement ni Charlotte ni Lise ne fit la remarque et en ressortant des toilettes, elles ne purent s'empêcher de raconter l'épisode du nettoyage à leur mère.
Je tirai la langue clairement de mauvaise foi, quand Bella se moqua de moi.
Quand tout le monde fut calmé, on reprit notre ascension.
- Maman, je peux faire les trains là-bas ? Demanda Charlotte en désignant un manège un peu plus loin.
Il s'agissait d'une attraction à sensation, légèrement moins impressionnant que les montagnes Russes, juste au-dessus de nos têtes. Il n'y avait pas de looping mais seulement des virages serrés et des descentes à pics sur quelques mètres.
Bella fit la grimace quelques instants alors que Charlotte nous rapprochait de l'endroit.
- Charlotte chérie … je ne suis pas certaine que ta sœur est le droit de monter dedans …
En effet, les enfants de moins de 1m20 ne pouvaient pas monter à bord des wagons.
Lise avec son petit mètre était clairement trop petite en revanche pas Charlotte, plutôt grande pour son âge atteignait presque le 1 mètre 30.
- Maman, s'il te plait … se mit à supplier la fillette.
- Je ne peux vraiment pas monter la dedans …, gémit Bella en regardant le manège comme si il s'agissait d'une épreuve.
- Je vais monter avec elle si tu veux …
Rien qu'au soulagement de Bella, je compris qu'elle l'aurait fait si elle n'avait pas eu le choix mais qu'elle aurait sans doute était très mal en sortant.
- Merci, Edward, souffla-t-elle en prenant Lise dans ses bras.
Je l'embrassais sur la tempe avant d'accompagner Charlotte jusqu'à l'attraction.
On nous fit installer dans un wagon et d'un coup on fut lâcher sur les rails.
Charlotte s'accrocha à mon bras de nombreuses fois durant les descentes mais elle ne se départit pas de son sourire ce qui me laissa penser qu'elle serait une adepte des manèges à sensation dans quelques années.
- Merci Edward, c'était trop génial !
- Mais de rien …
On retrouva sa mère et sa sœur avant de reprendre notre progression.
Il était plus de 21h00 quand on regagna l'hôtel après avoir mangé dans un snack sur la route du retour.
Lise avait lutté contre le sommeil durant un moment avant de s'endormir sur les genoux de sa mère.
Je l'avais donc porté jusqu'au lit laissant le soin à Bella de la mettre en pyjama.
Charlotte de son côté était toujours éveillée mais semblait vraiment épuisée.
Elle se déshabilla toute seule et se glissa dans les draps.
Je m'apprêtais à quitter la pièce afin de laisser Bella s'occuper de ses filles mais je fus appeler par la petite voix fluette de Charlotte.
Je m'approchais d'elle et je fus surpris quand elle enroula ses petits bras autour de moi pour me serrer contre elle.
- Merci beaucoup, pour cette journée et pour faire sourire maman … je t'aime beaucoup Edward …
Je ne pus m'empêcher de faire comme elle et la pris dans mes bras.
- Bonne nuit jolie, Charlotte, moi aussi je t'aime beaucoup.
La fillette eut un sourire avant de se tourner et de fermer les yeux sans doute pour s'endormir dans la seconde.
Préférant éviter le regard de Bella que je sentais peser sur moi, je sortis de la pièce plein d'émotion.
L'innocence de ses enfants et leurs joies de vivres me comblaient. Il n'était vraiment pas difficile d'aimer ses filles comme si s'était les miennes.
J'aurais tellement aimé que ce soit le cas dans un sens.
- Apparemment tu vas entendre beaucoup de merci ce week-end …, murmura Bella en enroulant ses bras autour de moi.
Ne l'ayant pas entendu entrer, je sursautais légèrement avant me reprendre.
- Vous n'avez pas à me remercier … je le fais avec plaisir …
Le silence tomba entre nous alors qu'on se dirigeait vers notre propre chambre.
Bella me laissa passer en premier dans la salle de bain.
Je pris une douche rapide avant de me brosser les dents et de sortir en boxer. Bella prit ma place alors que je me glissais dans le lit. Je l'attendis une vingtaine de minutes avant qu'elle ne ressorte en nuisette de satin noire.
Elle posa ses affaires sur la commode puis s'installa sur le bord du lit.
La voyant sur le point de se brosser les cheveux, je lui pris la brosse des mains pour m'en occuper moi-même.
Je restai un long moment ainsi, appréciant la douceur du moment.
- Tu sais faire les tresses ? Me demanda-t-elle en me tendant un élastique.
- Ma mère a été une excellente professeure. Quand nous étions petits, elle nous a obligé mon frère et moi à en faire à Alice afin que nous soyons prêts pour le jour où nous aurions des filles. C'est un enseignement qui a apparemment était très utile à Emmett quand Rosalie lui a demandé de s'occuper de Jade.
Elle laissa échapper un petit rire en même temps que moi alors que j'entrepris de la coiffer.
C'est avec une dextérité inconnue jusque-là que ses cheveux furent noués en seulement 5 minutes.
On se coucha ensuite dans le lit et je la pris dans mes bras.
- Cette journée a été exceptionnelle.
- Et celle de demain le sera encore plus.
Le silence retomba entre nous alors que je la collais contre mon corps.
- Bonne nuit ma Bella ...
- Bonne nuit Edward ….
Ma nuit serait forcément excellente puisqu'elle était là.
J'étais tellement lessivé que bientôt le sommeil me tomba dessus.
Il était plus de 9h00 le lendemain matin quand j'ouvris un œil.
J'étais seul dans le lit.
Je m'empressai de m'habiller et rejoignis le selon ou j'entendais du bruit.
Les filles déjà habillées étaient devant les dessins animés alors que Bella s'occupait de fermer les valises.
Elles étaient déjà toutes fraiches et pimpantes.
- Bonjour Edward ! S'exclamèrent-elles toutes ensemble avec de grands sourires.
J'embrassais les deux joues des fillettes et les douces lèvres de Bella.
- J'allais venir te réveiller … ces jeunes demoiselles ont comme qui dirait un petit creux, me dit-elle en désignant Charlotte et Lise.
- Allons déjeuner alors …
Comme il n'y avait pas de room-service dans l'hôtel, il était nécessaire de descendre dans le hall de l'hôtel pour prendre le petit déjeuner.
Une fois tous rassasiées, on remonta dans la suite afin de ranger nos affaires que je déposais dans le coffre de ma voiture.
Il était prévu que nous libérions la chambre avant midi.
Comme nous allions passer la matinée et le début d'après-midi au parc, il n'était donc pas nécessaire de garder la suite. Pour ma part, nous aurions pu rester encore un jour mais Bella avait un repas d'affaire avec de nouveau investisseurs dans la soirée. Afin qu'elle puisse se préparer au mieux, nous devions être de retour avant 16heures.
On retourna donc au parc où les filles profitèrent a donc de ces quelques heures de répits. A midi, j'invitais tout le monde au restaurant et après le déjeuner on passa quelques temps sur la plage à profiter du soleil de ce beau mois de juillet.
Il était 14 heures quand il fut nécessaire de reprendre la route. Les visages moroses des fillettes me serrèrent le cœur et j'aurais aimé leur dire que nous restions encore un peu.
Mais les devoirs devaient reprendre le dessus.
Comme convenu il était 16 heures quand la villa apparut devant moi. Je m'arrêtais devant la maison et aider tout le monde à descendre de voiture.
Je portais les valises jusque dans l'entrée avant de me tourner vers les fillettes.
Chacune leur tour, elles me serrèrent contre elle, avec de grand merci et des bisous sur les joues que je leurs rendis de bon cœur.
Elles disparurent ensuite au premier étage.
Bella ne sembla pas avoir plus envie que je parte que moi.
Quand elle ouvrit la bouche je posais mon doigt sur ses lèvres.
- Un merci serait vraiment inutile …
Elle sourit avant de m'embrassait avec enthousiasme.
Je mêlais ma langue à la sienne dans un ballet intense. Mais je finis par m'écarter bien que je n'en avais aucune envie.
- Passe un bon week-end … souffla-t-elle en posant son front contre le mien.
- Je t'appelle demain matin avant de me rendre chez mes parents …
- Passe le bonjour à tout le monde …
- Ce sera fait …
Ses yeux étaient tristes sans doute comme les miens.
Sentait-elle tout comme moi, ce sentiment d'urgence ?
Je l'embrassais de nouveau avant de m'arracher littéralement d'elle.
- Je t'aime Bella.
Les mots prononcés d'une voix tremblante m'avaient échappés. Plutôt que de la laisser répondre ou non, je l'embrassais encore avant de monter dans la voiture et de partir.
J'ignorais comment elle avait pris cette déclaration que je trouvais franchement ridicule. Que m'avait-il pris pour lui lancer ses mots ainsi ? Je n'avais même pas pris le temps de jauger sa réaction.
Est-ce que cette déclaration était due à la décision que j'avais prise inconsciemment de lui révéler la vérité avant James ?
Oui, parce que c'est ce que j'allais faire.
Il était temps de dire enfin toute la vérité et rien que la vérité.
PDV Bella
Edward Cullen m'aimait.
Il venait de me le dire.
Je portais mes mains à mon visage pour être certaine que je n'étais pas entrain de rêver.
Après le week-end que je venais de passer, j'avais l'impression de m'être rapprocher de lui. Il était exceptionnel avec les filles et je devais bien avouer que Charlotte et Lise l'adoraient.
Elles n'avaient pas besoin de le dire pour que je le comprenne.
Même si je commençais à me rendre compte par les petites attentions d'Edward que notre histoire naissante avait une certaine importance pour lui, je n'avais pas encore pensé au mot amour.
Je ne savais pas où j'en étais, comment pouvais-je décrire ses sensations que je ressentais ?
Visiblement Edward lui avait déjà compris ce qui lui arrivait.
Ce que je ne comprenais pas c'est la raison qui l'avait poussée à partir ainsi. Je ne pouvais pas laisser ce non-dit entre nous.
Si je ne le rappelais pas maintenant, serais-je capable de parler de ce qui venait de se passer quand je le rêverais lundi ?
Je ne pensais pas.
Bien que je ne savais pas vraiment ce que j'allais lui dire, je devais le rappeler.
Il le fallait.
Je courus presque vers le téléphone et décrochais le combiné.
J'allais pour composer le numéro quand mon attention fut portée sur le calepin près du téléphone où un numéro ainsi que la mention « à rappeler » était inscrit dessus.
Je fronçais les sourcils. Je ne reconnaissais pas le numéro. Mais peut-être est-ce urgent ?
Décidé à m'occuper de ça afin d'être tranquille pour appeler Edward, je m'empressai de composer les 10 chiffres.
Quelqu'un décrocha au bout de deux sonneries.
- Madame Voltury … il était temps … je commençais à me demander ou vous étiez passées …
Mes doigts se crispèrent sur le téléphone en reconnaissant cette voix. Rappeler n'était pas la meilleure idée que j'avais eue finalement.
- Alors ce week-end ? Vous vous êtes amusés ?
Je pris une profonde inspiration le plus silencieusement que possible afin de me calmer.
Toute l'allégresse et la joie que j'avais ressentis durant ses deux jours s'envolèrent et mes problèmes me revinrent en pleine face.
- Mais qui êtes-vous enfin ? Qu'est-ce que vous voulez ?
Un rire cynique et surtout plein de méchanceté et de noirceur me répondit.
Je n'avais qu'une envie, prendre le combiné et le jeter le plus loin possible de moi pour que ce noir ne m'atteigne pas.
Pourquoi devais-je continuer à payer pour un passé auquel je n'avais rien demandé ?
- Ah lala, jolie Isabella …
Mon nom dans sa bouche me donna envie de vomir.
- Ce que vous êtes crédule …
Je n'arrivais pas à comprendre où il voulait en venir, ni ce qu'il cherchait.
N'avait-il pas eu assez d'argent ?
- Pourquoi ?
- Pourquoi ? Bellisima chérie … vous êtes-vous un jour demandé si vous saviez tout sur l'homme qui partage votre lit ?
- Je vous demande pardon ?
Qu'est-ce qu'Edward venait faire dans cette conversation ?
Je ne voulais pas qu'il s'en prenne à lui. Il était l'un des rares à connaître en partie ce que j'avais fait avant mais même lui ne savait pas tout.
- Est-ce que vous vous êtes demandé qui était exactement Edward Cullen ?
Une drôle de sensation naquit au creux de mon estomac alors que ce James de malheur éclatait de rire dans le combiné.
Alors qu'en pensez-vous ?
Et voilà le week-end détente mais qui ne se finit pas tout à fait bien …
Donnez-moi votre avis ^^
Pour la semaine prochaine … les choses dérapent !
A dimanche !
