Chapitre 27 : Kiara
Bonsoir tout le monde !
Et voilà le chapitre 27 tout chaud et comme promis ! ^^
Comme d'habitude je tiens à toutes vous remercier pour vos reviews ! Je suis heureuse de constater que l'histoire plait toujours au fur et à mesure des chapitres !
Concernant le nombre de chapitre restant à l'histoire, pour être honnête je l'ignore. Je vise environ une cinquantaine mais il s'agit d'un chiffre très approximatif
Allez je vous laisse découvrir la suite avec un pdv inédit !
Chapitre 27 : Kiara
PDV Kiara
Parfois je me demandais si la colère que j'avais envers ma propre mère avait des limites.
Comment pouvait-elle penser que je ne ferais rien ? Comment pouvait-elle croire que j'allais rester là sans rien dire à attendre qu'elle veuille enfin me dire qui était l'auteur de mes jours ?
Je ne demandais rien de plus. Je voulais juste savoir comment j'étais arrivée sur cette terre.
Certain se moquait de connaitre leurs origines et vivait très bien avec l'idée de ne jamais savoir, mais je ne faisais pas partie de cette catégorie de personnes.
Savoir était devenu une priorité, un besoin même.
Plus encore depuis que les gens me traitaient de bâtarde.
Ne pas avoir de père ne m'avait pas réellement dérangé avant d'entrer au lycée.
Ma mère avait choisi, sous l'aval de ce cher Aro bien sûr, un lycée réputé de New-York, peuplé de gosses de riche ou j'avais perdu presque la totalité de mes amies, parties dans un autre établissement.
Dès le mois de septembre, j'avais été mise à l'écart par tout le monde. Etre Kiara Masen Voltury était vraiment un fardeau dont j'aurais aimé me débarrasser.
Les gens qui savaient très bien qui été ma mère, et qui n'était pas mon père, avait commencé à être odieux, me demandant sans arrêt d'où je venais, me rappelant que sans Dimitri, je serais dans le caniveau … avec ma mère.
Au départ, j'avais riposté mais ils étaient plus nombreux chaque jours, et de plus en plus hargneux.
J'avais fini par me taire et par encaisser sans broncher.
J'avais tenu quelques temps avant de comprendre que leurs paroles étaient en partie vraies.
Quand j'avais posé la question à ma mère et que je n'avais rien obtenu d'autre qu'un froid refus, les choses s'étaient mis à bouillir dans ma tête.
Pourquoi se laisser faire alors que tout le monde avait raison ? Pourquoi les laisser dire de telles horreurs et ne pas me défendre ?
Je n'étais pas une mauviette et j'avais vraiment marre de coller en tout point à la petite fille parfaite à sa maman !
Je voulais faire payer cette femme qui refusait de me dire qui j'étais, cette femme qui sans s'en rendre compte participait à ce harcèlement quotidien.
J'avais changé, plus que ce que j'imaginais au départ.
Terminé l'auréole sur la tête et la petite fille timide et réservée qui ne faisait jamais de bêtises. J'avais tout envoyé baladé et j'avais enfin tapé du poing sur la table.
Ma mère voulait se taire pensant que ma demande était futile, j'allais lui faire comprendre que j'étais parfaitement sérieuse et que je voulais ma réponse !
Bien sûr, elle m'avait déjà raconté une partie de son histoire mais une toute petite partie en fait. Je me suis alors rendue compte que je pouvais suivre son exemple, j'avais le droit de faire comme elle Après tout qu'est-ce qui m'en empêchait puisque tout le monde pensait que j'étais comme elle à l'époque ?
J'avais enchainé les bêtises, en faisant des plus en plus grosses, afin de me faire accepter par les rebelles de l'école plutôt que par l'élite.
Je n'avais jamais été du genre à causer du grabuge et qu'elle ne fut pas ma joie en voyant l'expression de ma mère changeait au fur et à mesure des semaines.
Je trainais avec des terminales irrécupérables selon mon avis et m'inspirait de l'histoire de ma mère pour reproduire exactement les mêmes âneries qu'elle, à l'époque.
Les longues conversations moralisatrices étaient devenues une habitude mais je me tairais dans le silence, lui faisant comprendre que j'arrêterais le jour où elle me dirait enfin la vérité !
Pourtant bien que j'étais prête à presque tout, jamais je n'avais eu l'intention de me faire renvoyer de l'école.
Quand Mike m'avait cherché, insinuant que ma mère était une pute et que j'étais sans doute le fruit d'une de ses passes, j'avais vu rouge.
Il ne s'était pas arrêté là bien entendu, il avait surenchérit avec le fait que pour y arriver elle n'hésitait pas à se servir de ces atouts et à écarter les cuisses.
Je connaissais ma mère et même si je ne pouvais pas être sûr que je n'étais pas le fruit d'un de ses clients, je pouvais affirmais qu'elle n'y était arrivée que grâce à son travail et rien d'autre.
Il n'avait pas le droit de la traiter ainsi, c'était ma mère ! Personne ne parlait d'elle ainsi !
Je m'en étais pris violemment à lui, déversant toute la rage que j'avais accumulée ces derniers temps. Il n'avait pas le droit d'insinuer ce genre de chose sur ma mère.
Quand la surveillante avait voulu nous séparer, je n'avais pas pu m'empêcher de m'en prendre à elle. Elle ne savait rien, elle ne pouvait donc pas comprendre pourquoi j'étais si en colère.
Les gens autour de nous avaient commencé à chuchoter et à leur regard j'avais compris.
Je n'étais rien de plus qu'une moins que rien à leurs yeux.
Je n'étais rien, même pas la fille de Dimitri Voltury.
Je ne portais son nom que parce qu'il m'avait adopté et je n'étais même pas certaine qu'il en ait eu vraiment envie. Après tout peut-être ne m'avait-il accepté simplement parce qu'il n'avait pas vraiment eu le choix. Bien entendu j'avais de nombreux souvenirs avec lui. J'avais déjà 10 ans quand il était mort. J'étais celle qui avait gardé le plus de moments avec lui.
Il avait toujours été adorable avec moi et quand il était entré dans nos vies, du haut de mes 4 ans, je savais déjà qu'il serait mon papa.
Et il l'avait été. Durant les 6 ans qui ont suivi, il était le papa de mon cœur. Je n'avais pas besoin d'un autre père puisque j'avais choisi le mien. Je savais qu'il ne l'était pas réellement, maman me l'avait toujours dit mais je m'en moquais royalement.
Quand il était mort et que j'avais commencé à grandir, mes camarades avaient vite compris que j'étais la fille d'Isabella Voltury mais pas celle de Dimitri. C'est à ce moment-là que l'école était devenue plus compliqué. Et puis au lycée, c'était carrément devenu invivable.
Avant j'avais eu Dimitri et je l'adorais mais maintenant … je n'avais plus personnes.
A ce moment-là, moi aussi je me demandais qui j'étais réellement.
Une réponse impossible à trouver tant que ma mère ne me disait pas la vérité.
Cette femme que j'avais toujours prit pour modèle, que j'avais cherché à recopier pendant des années, était retombée du pied d'estale ou je l'avais placé durant des années.
Après la mort de Dimitri et durant les années qui ont suivi, j'avais souvent pensé au fait qu'elle referait peut-être sa vie. Mais elle avait pris les rênes de la compagnie et elle s'était lancée à corps perdu dans le travail, oubliant un peu son rôle de mère et sa souffrance dans le boulot.
Je ne lui en tenais pas rigueur parce qu'elle était toujours là quand nous avions besoin d'elle mais cette dernière année avait été pire que tout.
Alors qu'on penserait que le temps atténué la souffrance de chacun, dans le cas de ma mère elle avait empiré les choses. A moins que ce soit mon comportement ?
Dans tous les cas, elle avait rencontré un homme au moment où je m'y attendais le moins.
Alors que je pensais qu'elle avait définitivement mis sa vie de femme entre parenthèse, Edward Cullen avait fait son apparition.
Je ne le connaissais pas du tout. Je ne savais même pas de qui il s'agissait avant que ma mère n'évoque son nouveau collaborateur au détour d'un repas il y a quelques mois.
Si je m'étais attendu à ce que naisse une histoire entre les deux …
Au départ j'avoue avoir été particulièrement odieuse autant avec ma mère qu'avec cet homme qui n'y était finalement pour rien.
Je ne pensais pas vraiment ce que je lui avais dit ce fameux samedi mais je voulais faire mal à ma mère et l'atteindre comme elle le faisait avec moi.
Qu'Edward Cullen vienne ensuite me parler m'avait plus que surprise, je devais bien l'avouer.
Je ne m'y étais pas attendue.
Bien plus que de nous tolérer, il s'intéressait à nous. Enfin, c'est l'impression qu'il m'avait laissé en quittant ma chambre.
Je mentirais si je disais que je n'avais pas eu envie d'aller moi aussi à Coney Island avec eux. Ma mère avait insisté, pourtant j'avais refusé parce que je ne voulais pas passer du temps avec elle.
Regrettable erreur, parce que j'avais passé deux jours dans ma chambre à ne rien faire.
Une heure avant que ma mère ne débarque avec Charlotte et Lise, une drôle de personne l'avait appelée. Bizarrement elle connaissait mon prénom et je dois bien avoué qu'elle était flippante même à travers le téléphone.
Il s'était présenté comme un collaborateur de ma mère, un fait encore plus étrange car ma mère ne recevait jamais d'appel professionnel sur le téléphone de la maison.
J'avais pris le numéro et je m'étais empressée de raccrocher tout de suite après.
Après cette communication plus qu'étrange, j'avais pris la décision de m'éloigner de cette baraque pour n'avoir à croiser personne quand elles reviendraient.
Je laissais tout de même un message très court sur mon lit la renseignant que je sortais et que je ne rentrais pas tard.
Je n'avais presque plus d'amis. J'avais coupé les ponts avec tout le monde. Même ma meilleure amie, Kate, avait cessé de m'appeler au fil des mois. Je ne lui répondais jamais et elle devait surement s'être fait d'autres amies dans son nouveau lycée.
Comment ma vie avait-elle pu ressembler à ce champ de bataille en seulement quelques mois ?
Mon rêve de devenir chirurgienne afin d'être capable de sauver des vies s'était doucement envolé quand je m'étais fait renvoyé il y a quelques semaines.
Bien entendu, je n'avais pas cessé de travailler pour autant.
J'avais cherché des cours sur Internet et je continuais à potasser pour ne pas prendre trop de retard. L'année de première était importante puisqu'il y avait quelques épreuves du bac à passer au mois de juin.
Je ne comptais pas les rater. Je refusais de mettre mon avenir en jeu sous prétexte que je voulais faire payer ma mère. Je n'étais pas aussi idiote même si j'avoue en avoir eu fortement envie.
De toute façon cela sera bientôt fini parce que j'allais bientôt quitter cet endroit pour me retrouver à des milliers de kilomètres de là.
Quand j'avais compris que ma mère voulait m'envoyer en Suisse, j'avais tout fait pour lui faire comprendre que je ne voulais pas partir mais elle avait été intraitable targuant que s'était la meilleure solution pour moi.
Peut-être avait-elle raison.
M'éloigner de cette maison et de ma famille constituerait sans doute une solution convenable. Je n'étais pas convaincue mais de toute façon je n'avais aucun mot à dire. Aro avait été très clair là-dessus.
J'étais presque heureuse de m'être fait virée. J'avais au moins eu le mérite de l'avoir fait sortir de ses gonds cet homme si calme d'ordinaire, un spectacle jouissif vous pouvez me croire.
Je ne sais pas combien de temps, je marchais le long de la route. Je pris le bus afin de me rendre en ville. Je flânais un moment dans les magasins avant de sortir et de prendre la direction de l'arrêt de bus pour rentrer.
A l'angle d'une rue, je tombais sur un quartier de bureau que je reconnue. Je savais que je ne devais pas être loin des bureaux de la société d'Edward Cullen.
Poussée par la curiosité, je marchais le long du trottoir afin de trouver l'entrée. Je tombais bientôt sur un bel immeuble récent d'où le sigle « Cullen Immobilier » s'étendait en lettres majuscules.
Le standing n'était pas du tout le même que celui de la compagnie mais Edward Cullen n'avait rien à envier à ma mère en ce qui concernait sa société, au moins lui, il n'était parti de rien.
- Vous êtes perdue, jeune fille ?
Surprise par cette voix à laquelle je ne m'étais pas attendue, je me retournais d'un coup pour tomber sur un homme d'une trentaine d'année avec de longs cheveux bonds attachés en queue de cheval et une allure de biker.
Rien dans son attitude, ne semblait menaçant pourtant un certain malaise s'empara de moi quand il posa ses yeux bleus sur moi.
- Non pas du tout.
Je reculais de quelques pas avant de prendre la direction de l'arrêt de bus.
- Ne vous enfuyez pas, je ne vous veux aucun mal, Kiara.
Je fis volte-face et me retournais vers l'homme qui me connaissait apparemment.
- Comment vous savez mon nom ?
Il éclata de rire et je me crispais d'autant plus.
Je jetais un coup d'œil dans la rue. La circulation était bondée en ce samedi après-midi, ce qui me rassurait. Il ne pourrait décemment pas m'agresser sans que quelqu'un ne s'en rende compte.
- Je connais beaucoup de choses de toi …
Dans un geste de défense, je plongeais ma main dans mon sac pour saisir la bombe au poivre que maman m'avait donné quelques temps auparavant.
- Nous nous sommes eus au téléphone tout à l'heure quand j'ai appelé ta mère.
Cet homme avait appelé ma mère ?
Comment pouvait-il la connaître ? Il ne ressemblait en rien au collaborateur qu'elle avait d'ordinaire.
- Je m'appelle James, James Nomades.
- Et c'est censé m'évoquer quelque chose ?
Je resserrais ma prise autour de l'arme de fortune.
- Tu peux lâcher ce que tu tiens tu sais … je te veux aucun mal, sois en certaine.
Bien sûr qu'il avait compris que je tenais quelque chose.
Je décidais de sortir ma bombe pour la lui montrer. Hors de question que je la lâche avant de savoir ce qu'il voulait.
- Comment est-ce que vous connaissez ma mère ?
De nouveau ce rire qui me donna envie de frapper sa face de minable.
- Je vous ai posé une question ! M'exclamai-je plus fort.
J'étais consciente que je n'avais pas la bonne attitude face à cet homme. Après tout qui me disait qu'il n'était pas là pour m'enlever ou un truc dans le genre ? Le provoquer était débile mais je n'avais pas beaucoup de moyens pour lui faire lâcher ce qu'il savait.
- Mais je vais te répondre … disons que … ta mère et moi sommes de vieux amis …
De vieux amis ?
Je regardais cet homme s'en vraiment comprendre.
J'allais lui poser une question quand les roues d'une voiture crissèrent sur l'asphalte.
Je me retournais juste à temps pour voir Edward Cullen sortir comme une furie d'une Volvo métallisée, et se diriger droit vers moi en courant.
Il attrapa mon bras pour me mettre derrière lui et se poster entre l'homme étrange et moi.
- Ecarte-toi d'elle immédiatement ! S'écria-t-il visiblement hors de lui.
J'observais la scène en spectatrice prête à analyser le moindre fait et geste.
- Que t'arrive-t-il Cullen ? On est en colère ?
- Arrête tout de suite ton petit jeu ! Je te donnerais ce que tu veux mais laisse les tranquille …
- Crois-moi tu n'as pas finis d'entendre parler de moi !
Sur cette menace à peine voilée, il disparut dans un éclat de rire apparemment sa marque de fabrique.
Après quelques instants, le petit-ami de ma mère se tourna vers moi.
- Kiara, je peux savoir ce que tu faisais avec cet homme au milieu de la rue ?
Je lui jetais un regard mauvais tout en croisant les bras sur ma poitrine.
- Et vous je peux savoir comment vous le connaissez ?
Il me jaugea un moment avant de prendre la direction de sa voiture.
- Dites Edward, je vous ai posé une question ! M'écriai-je en lui courant après.
Il ouvrit la porte du côté passager de sa voiture et m'indiqua le siège.
- Monte, je te ramène chez toi.
Décidée à avoir ma réponse, je pris place et attendis qu'il monte derrière le volant pour lui reposer la question.
- Attache ta ceinture !
- Edward ! M'écriai-je hors de moi en tapant mes mains sur mon sac. Vous n'allez pas commencer à faire comme ma mère.
Il y en avait ras-le-bol des secrets, des non-dits et de tous ces mensonges quotidiens.
- C'est une vieille connaissance de l'époque où j'étais à la fac … c'est un homme peu fréquentable comme tu as pu le voir …
Je n'étais qu'à demi convaincue de son explication. Il était trop crispé, trop sur la défensive pour être tout à fait honnête avec moi.
- C'est la première fois que tu le vois ? Demanda-t-il les yeux rivés sur le pare-brise.
- Oui.
Je décidais de taire le fait qu'il me connaissait tout comme ma mère et lui apparemment. C'était quoi cette histoire ?
- Tu me le jures Kiara ?
- Puisque je vous dis que oui !
Il hocha la tête avant de se pincer l'arête du nez.
- Ecoute Kiara, je veux que tu restes éloignée le plus possible de lui … ce n'est vraiment pas un homme bien …
Préférant taire mon excès de rébellion, je lui répondis oui. Cet homme m'avait fait flippé, je ne tenais pas à recroiser sa route même si j'aurais aimé comprendre ce qu'il se passait.
Le silence tomba dans l'habitacle de la voiture. Je regardais par la vitre. Le paysage défilé rapidement sous les fenêtres montrant que nous roulions assez rapidement. Dans moins de dix minutes nous serions à la maison.
En jetant un coup d'œil à l'heure, je fus heureuse de constater que ma mère serait déjà partie à son repas d'affaire. Je ne tenais pas à ce qu'Edward lui raconte quoi que ce soit et qu'elle me prenne encore la tête.
- Tu nous as manqué ce week-end …
Je ne lui répondis rien. Je préférais me taire plutôt que de lui avouer que je regrettais de ne pas être venu. Il serait capable de le répéter à certaine personne.
- J'aurais aimé que tu viennes …
Bon sang ! Quel homme sortant avec une femme tenait à s'encombrer de ses enfants dont l'une était une adolescente rebelle ?
N'importe quel homme normalement constitué fuyait des situations de ce genre !
- Pourquoi ? J'aurais sans doute péter un plomb contre ma mère au moins 20 fois dans le week-end !
Edward esquissa un sourire.
- Tu sais Kiara … nous n'avons qu'une mère … et bien que tu sois très en colère contre la tienne … tu ne veux pas la perdre …
Ces paroles me donnèrent matière à réfléchir au moment où il se gara devant la maison. J'attrapais mon sac et ouvrit la portière avant de ma tourner vers lui.
- Merci … pour la ballade …
- Je t'en prie … et surtout reste à l'écart des problèmes … une fille aussi intelligente que toi devrait savoir qu'elle ne gagne pas grand-chose à jouer les adolescentes rebelles …
Je restais un moment éberluée qu'il m'ait percé à jour. Comment faisait-il pour savoir ce que même ma mère n'avait pas encore comprit ?
Je fermais la bouche me rendant compte que j'étais entrain de gober les mouches comme une demeurée avant de sortir de la voiture.
Il disparut en quelques instants alors que je restai sur le perron à regarder les feux arrière de la voiture disparaitre à l'horizon.
PDV Edward
Je crois que je venais de me faire des cheveux blancs prématurément. En me rendant au bureau afin de prendre des dossiers pour travailler chez moi le lendemain, je n'avais jamais pensé tomber sur James et Kiara en pleine conversation.
J'étais passé à deux doigts de la crise cardiaque en descendant de voiture.
Eloigner la jeune fille de ce malade avait été mon seul objectif.
Kiara était intelligente et je me doutais que cette altercation avait dû soulever un certain nombre de questions dans son esprit.
En la ramenant chez elle, j'avais essayé de la sonder mais s'était peine perdu. Elle était aussi peu malléable que sa mère. C'était donc mission impossible.
Abandonnant l'idée de travailler, je rentrais directement chez moi.
Je pense qu'il était plus que temps que je parle à Bella et que je mette en place ce que j'avais décidé un instant plus tôt. Au plus je pensais à ma nouvelle résolution, au plus je ne pouvais m'empêcher de me dire que s'était la bonne solution.
James connaissait trop de chose de la vie de Bella. Cette histoire était bien trop louche. Je devais lui parler avant qu'il ne le fasse à ma place.
En arrivant, je consultais mon répondeur, espérant inconsciemment un message de ma belle mais il n'y en avait aucun.
J'espérais que ma déclaration avait quand même fait mouche. Si elle ne me faisait aucune remarque le lendemain quand je l'appellerais qu'étais-je censé en conclure ?
J'allais me coucher tôt ce soir-là mais je ne trouvais le sommeil que très tard dans la nuit.
Il était plus de dix heures quand je me réveillais.
Je me préparais en vitesse car j'avais rendez-vous chez mes parents pour le repas de midi.
Comme d'habitude, il y aurait tout le monde.
Avant de partir et comme je l'avais promis la veille, je téléphonais à Bella.
J'attendais un moment qu'elle décroche mais il n'en fut rien. Je tentais un deuxième appel mais toujours sans succès. Peut –être qu'elle n'était pas à côté de son téléphone.
Elle me rappellerait sans doute après.
Je pris la direction de chez mes parents avec un mauvais pressentiment au creux de l'estomac.
- Bonjour, maman !
- Bonjour mon fils !
Ma mère me serra contre elle tout en ouvrant la porte. Tout le monde était déjà là à m'attendre.
Je fis le tour de la table et embrassais ma famille sur les deux joues avant de prendre place près de mon père.
- Alors, fiston quoi de neuf ?
Mon père avait toujours été d'un calme olympien. J'étais presque certain que cette qualité était indispensable pour exercer son métier.
Je l'adorais et j'avais toujours été proche de lui autant que de ma mère.
- Je suis allé à Coney Island vendredi et hier avec Bella. Charlotte et Lise se sont régalées …
- En parlant des fillettes, mon chéri … tu penses qu'Isabella voudrait bien qu'on les emmène au zoo la semaine prochaine avec Jade, Seth et Liam ?
Je fronçais les sourcils en regardant mes neveux et ma nièce.
- Maman, tu veux vraiment avoir à gérer cinq enfants plein d'énergie ?
Esmée me jeta un regard noir avant d'aller chercher le plat.
- Alors, petit coquin ? Comment ça se passe dans ton nouveau couple ? Demanda Emmett en me mettant un coup qui me déboita presque l'épaule.
Je lui jetais un regard par en dessous mes cils avant d'aider ma mère à servir tout le monde.
- Mon couple se porte très bien, Emmett Cullen !
- Petit coquin va ! Tu aurais vraiment pu nous mettre au courant !
- Laisse le tranquille Emmett ! Ronchonna Rosalie en aidant son benjamin à s'installer sur sa chaise haute.
La sonnerie de la porte d'entrée nous fit tous sursauter.
- J'y vais, lança mon père en se levant.
- Qui peut bien venir à cette heure-là ? Fit remarquer Alice.
Elle portait sa fille dans les bras alors que Jasper les entourait toutes les deux.
- C'est peut-être sa dulcinée qui lui fait une surprise ! Se moqua de nouveau mon frère en recevant une tape par sa femme.
- Mais Rose !
Elle pinça les lèvres le défiant de renchérir quelque chose.
- Mais quoi il nous avais caché qu'il sortait avec … une bombe !
- Emmett Cullen ! S'écria Rosalie vraiment en colère.
De mon côté je lançais un regard noir à mon frère guère heureux de la remarque.
Soudain mon père revint dans la pièce, le visage blême.
Je me levais immédiatement comprenant qu'il se passait quelque chose. Bêtement je me mis à penser à ma Bella.
Deux policiers armés entrèrent soudain dans la pièce et leurs regards se braquèrent sur moi.
C'est à ce moment-là que je compris.
Mon premier réflexe fut de me tourner vers mes parents.
- Je suis désolé … murmurai-je tout bas alors que les policiers s'approchaient de moi.
- Edward Cullen ? Nous vous arrêtons pour le meurtre de Quil Swan. Vous pouvez garder le silence, tout ce que vous direz, pourra être retenu contre vous lors de votre procès. Vous pouvez demander un avocat si vous n'en avait pas les moyens, il vous en sera commis un d'office.
Je baissais la tête.
Je m'étais préparé à ce moment-là. Inconsciemment ou non, je savais qu'il finirait par arriver. J'avais été trop laxiste, bien trop lâche pour affronter la réalité avant. Rien ne m'avait préparé à ressentir autant de douleur en voyant ma mère pousser des cris de rages et de terreurs.
- Mais qu'est-ce qui se passe ?
- Il n'a rien fait ! Hurlait mon père aussi perdu que tout le monde.
Je vis parfaitement Carlisle attraper une Esmée furieuse qui tentait de repousser les hommes qui m'entouraient. Il tentait de la calmer mais en vînt bien entendu.
Emmett avait un regard horrifié alors qu'on me passait les menottes. Je le vis parfaitement s'approcher avec Jasper, des hommes en uniforme pour comprendre la raison de tout ça.
Mon regard croisa un instant celui de ma mère et j'essayais par la seule force de mes prunelles de lui faire comprendre à quel point je m'en voulais de lui faire subir tout ça.
Ma sœur et ma belle-sœur quant à elles, tentaient de préserver les enfants comme elles pouvaient.
Pourquoi n'étaient-ils pas venus alors que j'étais chez moi ? Pourquoi avait-il fallu que tout ça se déroule ici dans cette maison si chère à mon cœur, sous les yeux de ma famille ?
- Edward, entendis-je ma mère souffler alors que j'étais emmené de force par la police.
Dehors, je jaugeais les alentours. Il y avait plusieurs flics amassés près d'un fourgon blindé comme si j'étais un délinquant de la pire espèce.
Je fus traité comme tel d'ailleurs.
Pendant toute la durée de mon arrestation, je ne prononçais pas un mot, pas un son.
La dernière image que je vis quand je me tournais vers la maison de mon enfance, se fut ma mère qui courait derrière le convoi et qui m'appelait à en perdre la voix.
Alors vos avis ?
Il me tarde de connaitre vos impressions !
Pas de Bella pour ce chapitre mais elle sera vite de retour ^^ pour le prochain certaine d'entre vous auront enfin des réponses à certaine de leurs questions !
Passez une bonne semaine !
