Chapitre 29 : Révélations
Petit entrée penaude … bonsoir tout le monde !
Je fais un rapide tour sur le site à cette heure tardive pour vous poster ce chapitre que vous attendez depuis 15 jours déjà … je suis extrêmement désolé du retard et surtout de ne pas avoir posté la semaine dernière !
Avec les révisions et tout le reste je n'ai pas eu une seconde à moi et je dois bien avouer que j'ai complètement zappé dimanche dernier ! Je vous présente toutes mes excuses !
En tout cas un grand merci à celles qui continuent de me laisser un com à chaque fois ! J'ai également eu des propositions d'aides ! Je vais prendre le temps dans la semaine de vous répondre et de discuter avec vous de vos théories concernant la suite !
Allez je vous laisser découvrir ce chapitre qui en fait est un léger retour en arrière !
Chapitre 29 : Révélations
PDV Bella
24 heures plus tôt
- Est-ce que vous vous êtes demandé qui était exactement Edward Cullen ?
Quand je reposais le combiné sur son socle, la seule chose que j'avais à l'esprit, c'était cette question qui me tournait dans la tête sans jamais s'arrêter.
Pourquoi James Nomade m'avait-il posé cette question ? Pourquoi maintenant ? Que cherchait-il au juste, à part me faire douter du seul homme que je venais d'accepter dans ma vie ?
J'en étais là de mes réflexions quand mes filles m'avaient rejointe.
J'avais tenté de faire comme si tout allait bien mais ce n'était pourtant pas le cas.
Je m'étais préparé comme une automate sans réellement prendre conscience de ce que je faisais. Toutes mes pensées étaient tournées vers Edward et malheureusement vers James aussi.
Le gala avait été un supplice de tous les instants. Faire semblant était au-dessus de mes capacités ce soir et j'avais plus qu'heureuse de pouvoir rentrer enfin chez moi.
En passant le pas de la porte de ma chambre, je laissais tomber mes escarpins sur le sol et sans vraiment prendre le temps de réfléchir, je sortis les quelques présents que j'avais réussi à conserver depuis toutes ces années et qui était soigneusement rangés dans le placard à l'abri.
Cela faisait des années que je n'avais pas sorti tout ça, des années que j'avais décidé que cela me faisait plus de mal que de bien de sortir ses vieux souvenirs.
Je sortis des petits objets sans réelles valeurs, des babioles ayant appartenus à ma mère comme son dé à coudre, ou à mon père avec son hameçon de pêche. Il y avait également le lapin de mon frère qu'il ne quittait jamais et des bijoux de pacotilles ayant appartenus à Tanya. J'y avais ajouté une boite en velours noir contenant mon alliance et ma bague de fiançailles. C'était des trésors que je trimbalais depuis mes 5 ans et dont je ne pourrais jamais me séparer. Je posais délicatement les objets sur le couvre-lit avant de poser mes yeux sur ce qu'il restait dans la boite.
Je parcourus distraitement les quelques clichés que j'avais m'imprégnant des visages.
Je fus frappée par l'expression que j'affichais sur le papier glacé. Je n'avais jamais de réel sourire, jamais une expression tout à fait détendu. Pas plus que Tanya à mon côté.
Je le savais bien sûr, cela m'avait déjà frappée avant. Je n'avais aucune raison d'être heureuse sur ces photographies alors pourquoi sourire.
Quil n'apparaissait que sur quelques photos. Comme il était plus jeune que nous, il avait rapidement été placé en famille d'accueil. Un couple avait même voulu l'adopté à un moment quand il avait un an ou deux ans mais le dossier n'avait pas abouti. Alors il était resté chez des gens durant plusieurs années avant d'être balloté de famille en famille exactement comme je l'avais été au même âge.
Je ne le voyais que très rarement, peut-être deux ou trois fois par an.
Je n'avais appris sa mort que quatre jours après qu'il ait été enterré.
Il n'était même pas avec mes parents. C'est moi qui avais fait transporter son corps dès que j'avais eu l'argent nécessaire pour payer les frais du déplacement.
Je tenais à ce qu'il repose avec Charlie et Renée.
Ils étaient à Forks, là où nous aurions dû grandir.
Il m'arrivait souvent de penser à ce que ma vie aurait été si on ne les avait pas tuer ainsi. Tanya ne serait surement jamais tombée dans la drogue ni la prostitution, elle ne serait pas morte et n'aurait pas entrainée Quil dans sa chute, il aurait grandi et serait devenu un homme. Peut-être aurais-je été tata. Je n'aurais surement pas eu un enfant à 15 ans et je n'aurais pas souffert comme je souffrais depuis toutes ces années.
Et Edward ?
Est-ce que vous vous êtes demandé qui était exactement Edward Cullen ?
Qui était-il vraiment ?
Je n'en savais rien.
Je ne connaissais que la partie de lui qu'il avait bien voulu me montrer. Y avait-il autre chose que je devais savoir ? Pourquoi ne m'en avait-il pas parlé ? Et surtout pourquoi James Nomades semblait-il être au courant ? Comment pouvait-il connaître Edward ? Savait-il quelque chose que j'ignorais ?
A force de me poser ses questions, ma tête était sur le point d'exploser.
Il était déjà plus de minuit quand je décidais de me relever enfin de ce lit. Je rangeais ces quelques biens plus précieux que certain objet onéreux que je possédais, des trésors que je conservais précieusement.
Je descendis jusque dans la cuisine afin de me servir une tasse de café. Ce n'était certainement pas l'idée la plus lumineuse que j'avais eu mais au moins cela aurait le mérite de m'occuper un moment.
Dans la pénombre, je me mis à la préparation de mon breuvage avant d'attraper un poncho épais dans le placard que je drapais sur mes épaules. Ma boisson dans les mains, je sortis sur la terrasse et m'installais sur un fauteuil de rotin situé près de la piscine.
Dans cette atmosphère paisible, seuls la pleine lune brillante et les lumières incorporaient dans le bassin, éclairées l'environnement autour de moi. L'eau avait une teinte bleue verte donnant une image si pure de l'endroit.
Dimitri adorait cette maison. Elle avait été celle de ses parents avant qu'ils ne meurent alors qu'il venait d'avoir 18 ans. N'ayant ni frère ni sœur, c'est lui qui en avait hérité.
Quand je m'y étais installée, 8 ans auparavant, je trouvais l'endroit si sublime et féérique. La beauté des lieux m'avait rendu aveugle du reste. Habitée dans un tel endroit, je n'avais jamais cru ça possible. Et pourtant …
A sa mort, j'avais continué d'y habiter. Il arrivait souvent à Aro et Marcus de rester ici. La villa était tellement grande qu'il y aurait eu assez de place pour loger dans une chambre chacun, une équipe de football avec les remplaçants et le staff.
Sauf que pour moi les choses avaient changées. Aujourd'hui cet endroit ne m'inspirait plus rien. Comment pouvais-je être si blasée moi qui n'avait jamais rien eu ?
J'en étais là de cette rétrospection quand je me rendis compte que je n'étais plus seule sur la terrasse.
Dans un brusque mouvement, je me levais d'un seul coup. La tasse que je tenais s'explosa sur le sol répandant le breuvage sur le parquet de bois et sur mes pieds par la même occasion m'ébouillantant les orteils.
Ne m'attardant pas sur la douleur qui était vraiment secondaire, je me mis à scruter les alentours cherchant ce qui m'avait fait réagir de cette manière. Je ne mis pas longtemps à la repérer puisqu'il ne faisait rien pour se cacher.
- Si je m'étais attendu …
James Nomades sortit de sa cachette qui n'en était pas vraiment une et se retrouva à moins d'un mètre de moi.
Je resserrais mon poncho autour de moi et tentais de calmer les battements de mon cœur. La dernière chose pensable était de lui montrer l'effet qu'il avait sur moi.
- D'où sortez-vous au juste ?
Il eut un rire mauvais avant de faire un pas.
Ne faisant même pas attention à ce qu'il y avait sur le sol, je reculais d'un pas. Bien entendu, étant à pied nu, je marchais sur un bout de tasse brisée. Le morceau s'enfonça dans ma chair et je me retenais de pousser un cri.
J'avais vécu bien pire comme douleur, je n'allais pas me mettre à gémir surement pas maintenant.
Faisant appel à mes nombreuses années d'expériences, je pinçais les lèvres et me concentrais sur ma respiration pour éviter de penser à ce qui me blessait sous le pied.
- Je veux une réponse et je la veux maintenant !
Cet homme jouait et j'en avais plus que marre de passer pour une marionnette. Je voulais des réponses et il allait me les donner.
James plongea ses yeux dans les miens et je vis que l'humour avait déserté ses traits.
- Vous êtes certaine que vous voulez entrer dans ce jeu petite Bella ?
Mon surnom dans ses lèvres me donna envie de vomir. Il n'avait aucun droit de l'utiliser.
- Qu'est-ce que vous voulez ? Répétais-je pour la millionième fois.
Il s'approcha de moi mais cette fois je me forçais à ne pas bouger. Je ne tenais pas plus que ça à me rentrer autre chose dans le pied.
- Avez-vous réfléchit à ce que je vous ai dit ?
Je pris le parti d'éviter de répondre à ces provocations. Ce n'était pas le moment qu'il comprenne à quel point cela m'avait perturbée.
Mais bien entendu malgré ma tentative pour le cacher il le savait.
- Bien sûr que vous y avait réfléchit, susurra-t-il dans mon oreille.
Qu'il s'approche de moi était quelque chose auquel je m'étais attendu mais que je ne parvins pas à réprimer.
Je n'avais qu'une seule envie, prendre mes jambes à mon cou comme je l'avais fait tant de fois dans ma jeunesse et partir pour ne plus jamais revenir et ne pas avoir à affronter ce qu'il était entrain de se passer.
Dans les yeux de ce James de malheur, je ne voyais que noirceur. Cet homme était le mal incarné et le mauvais pressentiment, la boule qui s'était formée dans le creux de mon estomac, n'avait jamais été aussi intense qu'en ce moment-là.
Quand il se planta droit devant moi, son visage à seulement quelques centimètres du mien, je compris qu'il était entrain de savourer l'instant.
- Vous avez même fait que ça depuis que je vous ai appelé … parce que vous le savez … vous savez qu'Edward Cullen n'est pas clair …
- Vous mentez …
Du moins, je priai pour que ce soit le cas. Mais il avait mis le doute en moi et je n'arrivais plus à faire taire ses soupçons, comme si mon cœur savait ce que mon cerveau ignorait encore.
- Non Bella et je peux le prouver …
Il brandit devant mon nez un sac que je n'avais pas vu jusque-là tellement j'étais centrée sur ses réactions afin de pouvoir parer à toute éventualité.
Il me regarda droit dans les yeux et avec un sourire mauvais, il sortit un sachet transparent contenant une arme.
Je regardais l'objet un moment sans comprendre.
Ou voulait-il en venir au juste ?
Il replongea la main dans le sac et en ressortis une feuille de papier qu'il me tendit sans un mot.
Je la pris et dépliais la lettre.
Il ne me fallut guère plus que deux secondes pour comprendre à qui appartenait l'écriture qui s'étalait devant mes yeux. Les lettres rondes et la manière dont le texte était penchait me renseignait assez.
Tanya
- Mais enfin …
- Lisez …
Je reportais mon attention sur le courrier, sans vraiment faire attention aux mots qu'il venait d'employer.
Je ne sais pas vraiment à qui adresser cette lettre. La seule chose que je sais, c'est que je dois avouer la vérité.
J'étais censé vous protéger, je suis l'ainé et pourtant s'il y a un responsable dans cette histoire c'est moi et Edward Cullen.
Si tu tombes un jour dessus Lala alors tu sauras qui à tuer Quil.
Il s'appelle Edward Cullen, et sans moi il n'aurait pas approché James et encore moins Quil. Il a tiré, c'est lui qui a tiré Lala. Il avait une arme qu'il a sorti de sa poche, je n'ai rien vu venir parce que je me cachais. Ils se sont battus et Edward a sorti le flingue. Il a tiré plusieurs fois avant de pointer l'engin sur James. Ils étaient à plus de trois mètres l'un de l'autre.
Je pense que c'est l'alcool qui a empêché Edward de bien viser mais quand il a tiré sur James, c'est Quil qui est tombé alors j'ai crié et j'ai assommé ce meurtrier avec la seule chose que j'ai trouvé sur mon passage.
Une planche de bois.
James a ramassé l'arme et à contrôlé si Quil était encore en vie mais ce n'était pas le cas.
Il m'a dit de partir et je n'ai pas cherché à comprendre. J'ai été lâche parce qu'au lieu de l'aider, je me suis enfuit.
Je ne suis pas comme toi Lala, je ne suis pas intelligente, ni forte ni rien du tout comme toi.
La seule chose que je sais faire c'est vendre mon corps, je suis douée pour ça et je vais y retourner maintenant que je sais que tu seras ce que je ne pourrais jamais être.
Un jour il payera, j'espère que tu le feras payer Lala.
Tanya.
Ma respiration fut erratique durant un moment.
Mes yeux se voilèrent et j'eus un mal fou à recouvrer mon calme.
- Edward Cullen est l'homme que vous cherchez Isabella …
James, que j'avais presque oublié me tournait le dos et avait allumé une cigarette qu'il dégustait presque.
- Vous étiez là ?
- Oui et je l'ai vu tout comme Tanya, tirer sur Quil.
Ce n'était pas possible. Je vivais un cauchemar. Ce n'était pas réel, ça ne pouvait pas être réel.
Mes pensées partaient dans milles directions.
Comment Edward pouvait-il être responsable ? Il était issu d'une bonne famille, n'avait jamais eu à fréquenter les endroits que je côtoyais dans ma jeunesse. Comment cela était-il possible ?
- Comment est-ce que vous connaissiez Tanya ?
Je voulais qu'il m'explique. Je n'avais que lui devant moi, je tenais à ce qu'il m'aide à comprendre ce qu'il se passait.
- J'étais son petit-ami vous le savez bien …
Cette phrase était dite sur un ton tellement sarcastique qu'il y avait peu de chance pour que ce soit la vérité.
Mon cerveau se mit en marche à toute vitesse afin de m'aider à comprendre.
Il était son petit-ami quand elle avait 16 ans mais ensuite, il l'avait quitté et … c'est à ce moment-là que Tanya avait dérapé.
- Vous étiez son mac … pas son petit ami …
- Disons que Tanya essayait de me rembourser comme elle pouvait la drogue que je lui fournissais.
- C'est vous qui l'avez détruite …
Il secoua la tête et écrasa son mégot de cigarette par terre.
- Oh non … elle s'est détruire toute seule. Elle avait commencé la prostitution bien avant que je ne l'aide dans cette voix … elle était encore à l'orphelinat quand elle s'est mise à faire les trottoirs. Je l'ai juste aidé à éviter les embrouilles et je la protégeais quand elle en avait besoin …
- Vous allez me faire croire que vous lui avez rendus service ?
Il ne pouvait décemment pas s'attendre à ce que je gobe cette histoire sans broncher.
Le jour où elle s'était mise à la drogue, les choses avaient empiré encore plus qu'avant.
- Sans moi elle serait morte des centaines de fois croyez-moi …
Comment pouvais-je le croire ?
- Mais bien que j'aie été le mac de Tanya comme vous dîtes ce n'est pas moi qui ai tiré sur lui …
- Pourquoi c'est vous qui avez l'arme ? Pourquoi maintenant ?
Je lus une sorte de contentement dans ses yeux quand je portais mon regard vers lui.
- Parce que je les ramassé, ce fameux soir. Et que je m'en sers depuis des années, tout simplement, Madame Voltury.
La satisfaction d'avoir atteint son but et d'être le maître de la situation brillait dans ses prunelles. Il déposa le sac sur la table près de moi avant de partir sans un mot.
Je restai un moment sans bouger, la lettre dans les mains à regarder ce sac ouvert sur la table.
Edward ne pouvait pas être le meurtrier de Quil, je ne pouvais pas y croire.
La seule façon de le savoir était de faire analyser ce que James m'avait apporté.
Je me relevais et refermais le sac après y avoir rangé les fameuses preuves.
Préférant éviter de penser au fait qu'Edward pouvait être le responsable du meurtre de Quil, je me dirigeais droit vers la chambre, ou je pris juste le temps d'attraper mes chaussures que j'avais jeté en rentrant.
Je n'avais pas le temps de me changer, il était plus de minuit, il fallait que je sache.
Ce n'est qu'en enfilant mes chaussures que je me rappelais de mon pied ensanglanté.
Une coupure s'étendait sur plusieurs centimètres sous la boute plantaire.
Apparemment le verre était ressortit, heureusement.
Je frottais mon pied et pris juste le temps de le bander pour éviter de mettre du sang de partout. Je filais jusque dans le garage ou j'attrapais les clefs de l'Audi.
Je me mis derrière le volant et sans attendre j'enclenchais la première.
Je mis le GPS en route afin de trouver le commissariat ouvert le plus proche.
Il était une heure du matin quand je me retrouvais devant la porte.
Je n'avais même pas pris la peine de me garer, m'arrêtant simplement en double file.
J'entrais sans attendre et me dirigeais vers un homme en uniforme plutôt jeune se trouvant derrière le contrat.
L'endroit était plutôt lugubre à cette heure avancée de la nuit mais c'était le cadet de mes soucis.
Quand l'homme me vit approcher, j'aperçus parfaitement sa mâchoire se décrocher, soit par ma robe soit parce qu'il m'avait reconnu.
Je posais le sac sur le comptoir et sans m'embarrasser de formalité je rentrais dans le vif du sujet.
- Affaire Quil Swan, date du 10 octobre 1999, une arme n'ayant jamais été retrouvée …
Je sortis du sac le sachet ainsi que la lettre.
- Je veux savoir si elle contient des empruntes et à qui elles appartiennent et je veux le savoir tout de suite !
L'homme me regarda quelques secondes les yeux écarquillés avant d'ouvrir la bouche.
- Euh … je vous demande pardon madame …
- Masen Voltury, Madame Masen Voltury.
Cette fois je crois que je l'avais définitivement perdu.
- Ecoutez, est-ce que vous pouvez faire ça ou il va falloir que je le fasse moi-même ?
L'homme paraissait perdu quant à la démarche à suivre dans ces cas-là. J'essayais de me contrôler afin de ne pas exploser dans le commissariat même si j'étais à deux doigts de hurler toute la rage et la frustration que je ressentais à ce moment.
Un autre homme plus âgé que le premier apparut soudain dans mon champ de vision et poussa son jeune collègue de ma vue.
Apparemment lui savait qui j'étais.
- Madame Voltury, que puis-je faire pour vous ?
- Je veux que vous analysiez cette arme sans plus attendre …
Il parut perplexe un moment avant de s'intéresser enfin à ce que je venais d'apporter.
- Pourquoi cette arme Madame Voltury ?
- Pour une affaire, vieille de 15 ans. Quil Swan, mort dans les bas quartiers de Seattle, d'une balle dans la tête.
Il plissa les yeux et pianota sur un écran d'ordinateur avant d'examiner ce que je venais de lui donner.
Il s'écoula plusieurs minutes avant que son expression ne change vraiment et qu'il comprenne ou je voulais en venir.
- Pourquoi cette affaire en particulier, Madame Voltury ?
Je pris une profonde inspiration et plongeais mon regard dans le sien.
J'étais consciente que même si cette arme n'était pas celle qui avait tué mon frère, mon passé serait définitivement revenu sur le devant de la scène. Mais le besoin de savoir autant que la vengeance, me poussa à continuer malgré tout sans penser aux conséquences de mes actes.
- Parce que Quil Swan est mon frère et que je veux la justice …
Il écarquilla les yeux mais se reprit bien vite. Après avoir pris dans sa main, le sac contenant l'arme et la lettre, il me fit conduire jusque dans un petit bureau.
- Je vais envoyer ça au labo, Madame mais vous êtes consciente qu'il va falloir parler.
Je hochai la tête et après qu'il eut fait le nécessaire en demandant que ce soit fait rapidement, je me mis à table.
Je lui racontais tout. Tout ce que je savais. Je ne cachais rien, ni mon changement d'identité, ni mon enfance que de toute façon il allait finir par découvrir, ni l'implication de Tanya et encore moins James et son chantage.
Je me doutais que la seule raison pour laquelle il avait fait tout ça était l'argent.
Il avait très certainement dû faire chanter Edward pour qu'il se taise. Mais je le connaissais assez pour savoir qu'il avait dû faire les choses intelligemment pour que rien n'apparaisse nulle part.
Une des questions me tournant en boucle dans l'esprit, c'est surtout pourquoi ?
Edward devait très certainement savoir que j'étais la sœur de l'enfant qu'il avait tué. Je lui avais montré des photos, parlé de ma famille.
Je ne m'étais nullement cachée avec tout ça et pourtant il n'avait jamais ouvert la bouche pour me dire la vérité.
Maintenant, si cette histoire était vraie, ce dont j'essayais de ne pas penser, alors la trahison serait être totale. Sans parler de James.
Pourquoi maintenant ? Qu'avait-il à gagner à tuer les poules aux yeux d'or ?
- Madame Voltury, il est plus de trois heures du matin … vous devriez rentrer …, me fit remarqué l'inspecteur après qu'il eut finit de poser toutes les questions qu'il avait.
Je hochai la tête et me levais.
- Madame, vous êtes consciente que vous allez avoir le droit à la justice vous aussi ? On ne change pas d'identité ainsi … surtout de manière illégale …
Je hochai la tête tout à fait consciente que j'allais devoir répondre de ça.
- Que va-t-il se passer maintenant pour le meurtre de Quil ?
- J'ai demandé une analyse dans les plus brefs délais. Ses empruntes sont fichées. Je pense que demain matin, je devrais avoir les résultats. S'il s'avère que se sont celles d'Edward Cullen nous irons l'arrêter et nous l'interrogerons. Il me faudra aussi trouver ce James Nomades. Je pense que ce monsieur à des choses à nous dire. Mais on avisera à ce moment-là. Je vous tiens au courant dès que j'en sais plus.
Je hochai la tête de nouveau avant de quitter le bureau surchauffé. Il était nécessaire que je parle à Aro dans les plus brefs délais afin qu'il soit au courant.
Je sortis du commissariat et je montais dans la voiture afin de me rendre directement à la villa.
L'objectif était de voir Aro le plus vite possible. Maintenant que la vérité était là, il fallait que le mette au courant.
Après la soirée de la veille, je savais qu'il était à la villa.
Je me garais devant la porte. La voiture serait très certainement rangée dans quelques heures. Quand j'entrais dans le salon je fus surprise d'y voir non seulement Aro bien éveillé en costume mais également Marcus à son côté.
Tous les deux avaient un visage grave reflétant très bien l'inquiétude qui les avait sans doute gagnée en ne me trouvant pas à la maison.
- Isabella ! Enfin ! S'exclama Aro en se levant et en me faisant face.
Il me jaugea un moment avant de se détourner.
- Mais qu'est ce qui vous a prit Isabella ? Vous ne pouvez pas imaginer l'angoisse que nous venons d'avoir. Nous avons trouvé la tasse brisée sur le sol de la terrasse, puis le sang qui menait jusqu'à votre chambre, une voiture avait disparue mais enfin … qu'aviez-vous dans la tête !
- Edward Cullen a s'en doute tué mon petit frère.
Aro stoppa sa tirade d'un seul coup et porta son regard vers moi. Marcus entre temps s'était levé afin de se rapprocher.
- Je vous demande pardon ? S'exclama Aro la bouche ouverte.
- Edward Cullen a s'en doute tué mon frère, répétai-je d'une voix monocorde.
- Vous êtes sûre ? Me demanda-t-il les yeux écarquillés.
- Non, mais j'ai apporté l'arme que m'a donné James pour …
- L'arme que vous a donnée James ?
Prenant une profonde inspiration, je me mis à table tout comme je l'avais fait avec l'inspecteur seulement quelques heures auparavant.
- Mais vous êtes complétement folle Isabella ! Mais qu'est-ce qui vous a pris enfin ? Hurla Aro.
Il se mit à arpenter la pièce sans doute pour essayer de se calmer. Marcus lui avait les yeux dans le vide et ne disait rien. Il ne regardait même pas son frère à deux doigts de donner un coup dans n'importe quoi.
- Vous auriez dû réfléchir avant d'agir ! Vous êtes-vous préoccupée un seul instant des conséquences de vos actes ?
- Aro s'était une piste … la seule que je n'ai jamais eue !
- Et s'il vous a menti ? Et si ce n'est qu'un leurre afin de vous faire parler ? Vous avez pensez à Caïus Vladescu ?
- Elle devait le faire Aro, lui lança son frère.
Marcus avait la voix posée et surtout il était très calme. Je me demandais pourquoi il n'avait pas réagis comme Aro.
- S'il t'arrivait quelque chose j'aurais remué ciel et terre pour retrouver ton meurtrier.
Aro analysa l'expression de son frère avant de tourner les talons et de sortir de la pièce dans un grand fracas. Je me tournais vers Marcus et le regardais avec un air interrogateur sur le visage.
- Pourquoi ?
Il haussa les épaules avant de me tourner le dos.
- Nous savions très bien que ça arriverait un jour Isabella … à la différence d'Aro je ne me suis jamais voilé la face … vous savez depuis toutes ces années vous avez énormément changé. Vous n'avez plus rien à voir avec la jeune femme que Dimitri nous a présenté il y presque 10 ans. Mais une chose dont je me suis rendu compte, c'est que vous n'avez jamais oublié qui vous étiez à l'intérieur de vous. Cette flamme qui a toujours fait que vous étiez vous et qui vous rend totalement différente des snobinard multimilliardaire qui dirigent leurs entreprises à la baguette. Vous n'êtes pas tendre personne ne pourra dire le contraire mais vous êtes humaine et vos employés passent avant tout.
- Marcus ..
- Je suis sérieux Isabella. Je sais ce que vous avez fait pour Jacob, ainsi que pour la secrétaire enceinte qu'Aro avez viré après sa faute professionnelle sur le contrat de Hong-Kong.
- J'aurais pu être eux …
- Beaucoup aurait oublié l'endroit dans lequel ils sont nés. Beaucoup aurait abandonné l'espoir de rendre la justice à son frère.
Les larmes me montèrent aux yeux.
- Faîte ce que vous avez à faire Isabella … on s'occupe de la compagnie … mais si il s'avère qu'Edward Cullen est responsable de près ou de loin de la mort de votre petit frère alors il payera.
- Je n'arrive … pas … à l'imaginer Marcus … j'essaye de ne pas y penser … je pris pour que James m'ait menti … mais c'est … comme un mauvais pressentiment … une intuition …
Maintenant que l'adrénaline et le reste des émotions, s'étant emparaient de moi après la venue de James, étaient retombées, je ne parvenais plus à faire comme si je n'étais pas entrain de soupçonné l'homme avec lequel je sortais du meurtre de Quil.
C'était Edward.
Je n'arrivais tout simplement pas à l'envisager.
- Je n'arrive pas à y croire non plus croyez-moi …
- C'est Edward …
- Allez-vous coucher … vous réfléchirez à ça quand vous saurez …
Il posa sa main sur la mienne afin de serrer mes doigts et disparut de la pièce sans doute pour suivre son frère.
Pour ma part je montais dans ma chambre et m'enfermais à clefs pour ne pas être dérangée. J'enlevais l'intégralité de mes vêtements et me couchais sous les draps.
Même blottit sous les couvertures moelleuses et chaudes, je ne parvenais pas à insuffler la moindre chaleur à mon corps gelé.
Le sommeil bien entendu ne me gagna pas et quant au matin, l'inspecteur m'appela pour me dire que les empreintes d'Edward Cullen était sur l'arme ayant tué Quil, je gardais les yeux grand ouverts, rivés sur la couverture blanche qui me recouvrait.
- Nous allons procéder à son arrestation, Madame Voltury. Il sera ensuite interrogé au cours de la journée …
- Puis-je y assister ?
Je ne reconnaissais pas ma propre voix caverneuse.
- Venez vers 15 heures.
- Je dois le voir …
- Je demanderais un droit de visite quand il sera incarcéré.
Je pris vaguement conscience que sans résister cet homme me donnait tout ce que j'avais envie d'avoir. Comme quoi avoir un nom pouvait servir.
- Vous le trouverez chez ses parents …
Je raccrochais et me laissais tomber sur le dos.
Je n'avais plus conscience de ce qu'il m'entourait. N'avait même plus envie de faire quoi que ce soit.
Comment avait-il pu ?
Sans que je m'en rende compte les larmes se mirent à couler le long de mes joues. J'étais entrain de craquer.
Le vide en moi avait repris sa place et avait même gagné du terrain. Quand mon téléphone se remit à sonner, et que j'aperçus son nom sur l'écran mon premier réflexe fut de saisir le mobile et de l'envoyer directe dans le mur ou il explosa en mille morceaux sur le sol.
Edward Cullen et tout ce qu'il avait représenté pour moi venaient de prendre sa place parmi les choses qui me détruisaient.
Il venait de porter le coup de grâce et cette fois je n'étais pas certaine que j'arriverais à m'en relever un jour.
Alors vos avis ?
Pour le prochain chapitre … confrontation ! Et bien entendu un Edward au bord du gouffre !
Bonne fin de nuit à toutes !
