Chapitre 30 : Nous sommes là …
Coucou tout le monde !
Et voilà le chapitre 30 en temps et en heures !
Un grand merci à tout le monde pour les nombreuses reviews que vous avez pris le temps de me laisser ! Je prends toujours autant de plaisirs à lire ce que vous pensez et surtout les suppositions que vous avez concernant la suite ^^
Je vous laisse découvrir la suite !
On se retrouve en bas !
Chapitre 30 : Nous sommes là …
PDV Edward
Après le départ de Bella, j'avais été ramené en cellule sans un mot, escorté par un cow-boy armé. Je me couchais sur la banquette, terrassé par une douleur venu du plus profond de mon être. En un autre lieu, dans d'autres circonstances je me serais laissé aller aux larmes, mais surement pas ici.
A la place, je restai les yeux fixés sur les ressorts du lit au-dessus de moi durant un très long moment. Le visage de Bella ne cessait de revenir derrière mes paupières et mon cœur se brisait un peu plus à chaque fois.
Jamais je n'avais envisagé que je pouvais lui faire autant de mal. Ça n'avait jamais été mon but !
J'avais seulement voulu profiter du peu de temps qui m'était accordé avec elle et ce petit moment suspendu, ces instants entre nous avaient provoqué un véritable cataclysme.
Sans que je m'en aperçoive mes yeux se voilèrent et bien que je ne veuille pas craquer ici, des larmes m'échappèrent sans que je ne puisse rien faire et coulèrent le long de mes joues.
J'avais joué avec le feu et maintenant j'étais entrain de me brûler. Je l'avais toujours su et pourtant je n'avais pas cherché à l'épargner ni elle ni les filles.
Sans parler de ma famille. Que pensaient-ils de tout ça ? J'ignorai quand j'allais pouvoir les voir et même si j'en avais envie d'ailleurs.
Ils devaient sans doute me détester à l'heure actuelle. Mes parents qui venaient de découvrir tout un pan de ma vie que je leur cachais depuis tant d'années.
A midi, je dus me rendre avec les autres au réfectoire ou je ne touchais pratiquement à rien sur mon plateau repas. Ensuite, se fut la sortie dans la cours ou je passais mon temps à raser les murs pour éviter de me faire remarquer.
Il était plus de 16 heures quand je pus regagner enfin ma cellule ou mon colocataire me regarda de travers.
Je ne relevais pas et me réinstallais sur le lit.
Personne ne vint me chercher pour une éventuelle visite et je m'endormis très tard dans la nuit à me demander comment cette histoire allait finir.
Le lendemain, je me forçais à manger un peu mais des hauts le cœur me forcèrent à stopper mes tentatives. Les prisonniers furent libérer après le petit déjeuner afin qu'on se mette à travailler.
Je fus assigné au nettoyage de la cours par un des matons qui n'avait pas l'air très sympa.
Sans dire un mot, je me mis à nettoyer les déchets qui jonchaient le sol préférant me concentrer sur ma tâche plutôt que sur ce qui était entrain de se passer.
- Cullen ! Visite ! Me lança le maton à l'air dur.
Je posais mon piquet et le sac poubelle que je trainais depuis une heure et suivit le surveillant.
Il m'accompagna jusqu'à une salle vide comme celle de la veille ou cette fois je ne fus pas attacher à la chaise. Par contre, le maton resta près de la porte, son arme bien en évidence. Sans avoir besoin de dire quoi que ce soit, ses yeux m'avertissaient de rester tranquille. Comme si j'allais étriper mes visiteurs !
Je me détournais vers les personnes qui étaient venues et qui se trouvaient à seulement quelques centimètres de moi. Quand je tombais sur le visage doux de ma mère, un poids se leva presque de mes épaules, comme quand j'étais enfant et que je savais que maintenant plus rien ne pouvait m'arriver tant que je serais près de mes parents.
Je me précipitais presque vers elle alors qu'elle me tendait les bras.
- Oh maman !
- Mon fils … Edward …
Elle avait passé ses bras autour de moi et me serrais contre elle avec toute la force qu'elle pouvait. Elle était bien plus petite que moi, il me fut donc aisé de poser ma joue contre le haut de son crâne. Je me laissais même aller à une larme unique qui tomba dans ses cheveux.
Un raclement de gorge me fit comprendre que l'étreinte n'avait que trop durée et que cela ne plaisait pas à mon geôlier. Je m'écartais pour éviter les problèmes et me tournais vers mon père qui enroula sa main autour de mon cou pour me montrer sa présence.
Maître Jones était là aussi et c'est lui qui nous désigna la table ou nous prîmes place.
Esmée qui refusait de me lâcher tout comme moi d'ailleurs, tenait mes mains et s'installa près de moi.
- Comment vas-tu mon fils ? Tu tiens le coup ? Me demanda Carlisle en me détaillant.
Son regard perçant me sondait afin de se rendre compte par lui-même si mes mots étaient en adéquation avec ce qu'il voyait.
- Oui papa, ne t'inquiète pas …
Je me doutais des questions par centaines qui se bousculaient dans sa tête. Pourtant ce n'est pas lui qui me questionna en premier, ma mère fut plus rapide.
- Pourquoi Edward ? Pourquoi tu ne nous as rien dit ? Demanda Esmée les larmes aux yeux. On est tes parents … ta famille … tu sais très bien que nous aurions toujours été là pour toi … quoi que tu es pu faire …
Dans son ton, j'entendais parfaitement l'incompréhension et surtout le tristesse que j'avais provoqués.
- J'ai tué cet enfant maman … parce que j'ai simplement voulu m'amuser … je suis responsable de la souffrance de la femme que j'aime … Bella … si tu l'avais vu …
Esmée porta sa main à son visage et cacha ses yeux sans doute pour me cacher ses larmes.
- C'était un accident Edward, un terrible accident mais s'en était un quand même …
- Et Tanya maman …
Elle secoua la tête et pinça les lèvres.
- Cette femme t'a entrainé dans tout ça Edward … tu n'as rien fait …
Je regardais ma mère presque en larmes puis mon père qui avait l'air aussi convaincue qu'Esmée.
Ils me croyaient. Ils me croyaient vraiment même si je leur avais menti depuis des années.
- Pourquoi êtes-vous aussi indulgent ?
Esmée attrapa mon menton et me força à la regarder dans les yeux.
- Tu es notre fils Edward et tu serais incapable de faire du mal consciemment à quelqu'un … tu n'as jamais demandé à tirer sur cet enfant … il était malheureusement là au mauvais endroit au mauvais moment …
La conviction qu'Esmée Cullen avait influé dans ces mots, me redonnaient espoir. J'avais sans aucun doute perdu Bella mais j'avais mes parents. Maintenant que je les avais devant moi je savais qu'ils seraient près de moi, jusqu'au bout. Tous les deux.
- Ecoute Edward, m'interpella mon père, il va falloir que tu t'en convaincs, tu ne peux pas rester dans cette attitude … c'était un accident mon fils … tu n'aurais jamais tiré sur ce gamin … jamais …
Bien sur mon père avait raison mais je n'avais pas fait que tuer ce gamin. Je m'étais tue durant des années, j'avais cédé au chantage de James, et surtout je n'avais pas aidé Tanya quand elle me l'avait demandé.
- Edward, promet moi que tu vas te battre, s'exclama Esmée. Promet que tu vas tout faire pour t'en sortir …
Je plongeais mes yeux dans ceux de ma mère et je finis par hocher la tête.
Oui j'allais tout faire pour sortir d'ici mais je savais que cela allait être particulièrement difficile. Et dans tous les cas, même si j'étais dehors, comment ne pas avoir du mal à vivre sachant que j'avais perdu la femme que j'aimais.
- Je me battrais maman, je te le promets …
- Pour vous battre Edward, nous allons devoir nous servir de toutes les armes dont nous disposons …
Je savais ou maître Jones voulait en venir. Tout en serrant la main de ma mère, je tournais mon regard vers mon avocat.
- Vous ne chargerait pas Isabella Voltury pour sortir de ce guêpier ! Je refuse que vous fassiez son procès !
- Edward tu n'as pas le choix …, me lança mon père en tentant de me calmer.
Je ne pus m'empêcher de lui lancer un regard mauvais. Il n'allait pas s'y mettre lui non plus. Je ne pouvais pas offrir grand-chose à Bella puisqu'elle ne voulait plus rien de moi mais je pouvais la préserver comme je le pouvais.
Son passé n'était pas en cause, c'était le mien que l'on jugeait.
- Papa, c'est Bella, tu ne l'as pas vu hier … je ne peux pas … je n'ai plus rien à lui offrir mais ça je peux le faire …
- Mon fils, on connait tous tes sentiments mais …
- Je ne vois pas en quoi le passé de Bella peut nous aider en quoi que ce soit dans cette affaire ! C'est une femme respectée et respectable ! Personne ne peut rien lui dire, ni lui reprocher …
Mon père prit une profonde inspiration et se pinça l'arête du nez. Il avait compris que rien ne pourrait me faire changer d'avis. Ma mère elle ne disait rien. J'aurais aimé connaitre son avis mais il était plus que probable qu'elle pense comme mon père et maître Jones.
- L'audience préliminaire aura lieu d'ici une semaine … le procès devrait commencer dans environ un mois …, annonça maitre Jones pour changer de sujet.
J'encaissais sans broncher. Ce n'était guère une surprise pour moi.
Mon père se mit à discuter avec l'avocat afin de connaître toutes les possibilités qui s'offrait à moi.
Malgré tout ce que j'avais pensé depuis des années, mes parents ne m'avaient pas lâché.
Pour eux, ils croyaient durs comme fer en mon innocence. Esmée et Carlisle Cullen étaient les deux personnes les plus adorables et surtout les plus loyales que je connaissais. Je leur devais beaucoup.
Quand mon père eut finit sa conversation, je me tournais vers lui.
- Papa, ou en est « Cullen Immobilier » ?
Il prit un air grave avant de se frotter les bras.
- J'ai discuté avec Jessica hier. Pour l'instant elle arrive à gérer la situation mais … il faut que tu nommes un directeur intérimaire en attendant Edward …
Ça je m'en étais douté mais à son expression, j'avais l'impression qu'il me cachait quelque chose.
- Et les contrats ?
Visiblement s'était la question qu'il aurait préféré que j'évite.
- Plusieurs de tes clients ont décidé de mettre fin aux projets qui vous liés quant à ceux qui sont restés … Jessica fait tout pour les garder.
Je me doutais que Jessica ne devais pas ménager sa peine pour éviter à la société de faire faillite. Je savais que Cullen Immobilier avait les reins solides mais elle ne pouvait pas non plus supporter que les contrats disparaissent les uns après les autres durant des semaines, voire des mois. La situation ne pouvait pas rester ainsi indéfiniment.
- Maman, s'il te plait, il faut que tu aides Jessica. Tu connais l'immobilier, avec l'aide d'Emmett et de Rosalie je suis certaine que tu peux y arriver. Ils ont fait des études de commerce …
Esmée me sourit gentiment, le premier vrai sourire qu'elle avait eu depuis qu'elle était entrée.
- Nous allons t'aider Edward ne t'inquiète pas. Jasper et Emmett sont en ce moment dans les bureaux de ta société à aider Jessica. Bien que Jasper soit psy, je peux t'assurer que la négociation ça le connait. On t'aidera tous, ne te fais aucun soucis la dessus.
Un brin de soulagement me gagna. Si mon frère et mon beau-frère m'aidaient, c'est qu'ils n'étaient pas contre moi.
- Tout le monde te soutient Edward, nous sommes tous là, m'annonça mon père conscient de l'orientation de mes pensées.
Et je leur devais à tous une fière chandelle d'être toujours là alors que les choses étaient dans un tel état.
Nous parlâmes encore un peu de la société puis bientôt les heures de visites furent terminées et mes parents furent inviter à quitter les lieux. Pour faire simple il était temps qu'ils partent.
Après une dernière étreinte avec Esmée qui me demanda de tenir le coup et avec mon père qui me répéta qu'il ne me lâcherait pas, ils partirent et je dus retourner dans ma cellule.
Comme il me l'avait promis, ils revinrent le lendemain puis tous les jours jusqu'à l'audience préliminaire.
Ils m'apportèrent des nouvelles de la société qui se trouvait sur une pente très dangereuse. Apparemment, tous les contrats avaient été perdus mise à part celui de Monsieur Dénali et aucun autre n'était en cours de réalisation.
Mes anciens clients avec lesquels j'étais habitué à travailler avaient refusé de nous faire de nouveau confiance et les nouveaux que j'étais allé trouver suite au contrat de Dubaï, s'était rendu chez la concurrence sans un mot d'explication.
Il ne me fallut guère de temps pour savoir ce qui se passer dans la tête de tous ces gens.
Monsieur Dénali donna d'ailleurs la réponse à Jasper quand celui-ci se rendit dans ses bureaux.
La « Voltury Compagny » était allée voir chacun de mes anciens clients pour leurs proposer une meilleure offre qu'ils avaient tous accepté au vu de la situation.
Bella était entrain de me faire payer ce que j'avais fait exactement comme elle me l'avait promis. Elle n'allait pas s'arrêter tant que ma société n'aurait pas déposé le bilan, ce qui risquait fort d'arriver si on ne redressait pas rapidement la pente.
Mais comment étais-je censé m'en sortir contre la compagnie ? Et surtout contre Bella ?
Je n'étais qu'une vulgaire mouche gênante pour eux. Ils auraient vite fait de m'éliminer sans la moindre considération. Ma famille avait beau tenter de tenir le cap sans me dire grand-chose, je lisais les journaux. Je savais que tout ce pour quoi je m'étais battu, était entrain de partir en fumé.
Je tentais de garder la tête haute et de me concentrer sur mon procès mais il était difficile de ne pas s'arrêter un tant soit peu sur ce que je perdais.
Le jour J, soit une semaine après avoir été arrêté, ma mère m'apporta un costume et on me conduisit en fourgon jusqu' au palais de justice comme un tueur en série, menottes aux poignets et chaînes aux chevilles.
Je dus attendre dans un couloir annexe près de la salle ou aller très certainement se jouer ma vie. Je n'eus l'occasion d'apercevoir aucun membre de ma famille ni aucune autre personne avant d'être forcé par un flic inconnu à me lever plus d'une demi-heure après être arrivé. Ce dernier pas plus sympathique que les autres, me poussa sur une chaise près de mon avocat qui se contenta d'un hochement de tête.
Je tournais vivement la tête pour voir les visages de mes parents. Leurs sourires se voulaient rassurant mais je voyais parfaitement la tentions extrême dans leurs regards et dans leurs corps. Je scrutais la salle afin d'apercevoir mon frère, ma sœur ainsi que Rosalie et Jasper juste derrière moi.
J'eus le droit à une étreinte de chacun d'entre eux avant que mon avocat me demande de me concentrer.
Je pris une profonde inspiration puis regardais le juge qui nous ordonna de nous lever.
Debout puis assis et encore debout.
Un bruit au fond de la salle me fit tourner la tête et Isabella Masen Voltury entourée de ses gardes du corps et de ses deux associés venait de faire son entrée.
Avec un air hautain et sur d'elle, elle s'approcha d'un pas conquérant et se plaça derrière le procureur de la république. Elle ne m'adressa pas un seul regard, pas un seul coup d'œil.
Je détaillais son profil.
J'étais certain que personne ne se rendait compte de ce qu'elle cachait, aucun d'entre eux, pas même ma famille, ne voyait ce qu'elle tentait de dissimuler à tout le monde.
Je la connaissais assez maintenant pour le comprendre.
Ses yeux étaient profondément enfoncés dans leurs orbites, sa peau était pâle, son visage affaissé. Elle avait une attitude rigide et la tension dans ses épaules, la rendait encore plus droite sur le siège.
Je savais qu'elle avait conscience de mon regard sur elle et pourtant elle ne broncha pas.
Je ne compris pas grand-chose de ce qui s'ensuivit après le coup de marteau du juge. J'eus à peine conscience de mon avocat à mes côtés qui investit dans sa tâche était entrain de plaider ma cause pour éviter que je ne reste en prison.
Le juge qui ne devait apparemment pas être de mon côté statua contre ma mise en détention jusqu'au procès.
Maître Jones cria contre ce jugement incompréhensible mais je n'eus pas besoin d'une seule explication quand je portais mon regard sur Bella.
Elle s'était tournée vers moi avec un demi-sourire satisfait.
Apparemment elle n'hésitait pas à faire jouer ses relations et son nom pour me faire payer ce qu'elle considérer comme la trahison ultime.
PDV Esmée
La sentence était tombée. Mon fils, mon tout petit devait rester en prison pour le mois qui précéderait son procès.
En tant que mère, je n'arrivais pas à accepter. Mon fils n'était pas un meurtrier. Personne ne pouvait l'enfermer ainsi.
Après cette audience, il fut emporté de nouveau dans cette prison de malheur et son air perdu prouva assez bien qu'il ne se rendait pas forcément compte de ce qui était entrain de lui arriver.
Mon mari Carlisle était entrain de parler avec l'avocat d'Edward alors qu'Emmett mon fils au visage si souriant d'ordinaire, tentait de calmer les sanglots qui me transperçaient.
Isabella Masen Voltury entourée comme d'ordinaire, se leva pour quitter la salle.
J'avais tellement espérer que cette femme devienne celle de mon fils, qu'elle le rende enfin heureux. Au lieu de ça elle était sa perte.
Leur passé les détruisait.
Si seulement elle pouvait se rendre compte de la situation de manière objective, elle pourrait comprendre qu'Edward n'était pas un meurtrier.
Il était juste au mauvais endroit ou mauvais moment tout comme son petit frère.
C'était horrible ce qui lui arrivait, je n'étais pas au courant mais elle ne pouvait pas détruire mon fils sous prétexte qu'elle voulait la vengeance.
Elle ne pouvait pas détruire sa vie.
Sans vraiment réfléchir, je me soustrais au bras de mon fils aîné et me précipitais à la suite d'Isabella que je rattrapais devant une limousine placée en stationnement au pied des escaliers du palais de justice.
- Madame Voltury, attendez s'il vous plait !
Je la vis se raidir de dos.
Un homme, sans doute un garde du corps s'était posté entre elle et moi. Il gardait la porte ouverte pour permettre à sa patronne de monter à l'intérieur.
Depuis que je savais que mon fils était amoureux de cette jeune femme, je m'étais souvent demandé ce qui avait pu l'attirer chez elle en dehors de son physique plus qu'avantageux.
Je la trouvais très froide et surtout très hautaine ce que mon fils ne supportait pas d'ordinaire et pourtant cette femme avait réussi à le toucher comme personne avant.
La découvrir plus personnellement avait quelque peu modifié mes préjugés puis lire son passé dans les journaux, m'avait fait la voire différemment. Je comprenais mieux ce qui avait attiré Edward. Je ne la voyais pas comme une fille intéressée. Cette jeune femme avait souffert et je me doutais qu'elle devait souffrir encore.
Personne pas même moi, ne pouvait expliquer la raison pour laquelle Edward ne lui avait pas parlé de tout ça avant.
Quand je l'interpellais, elle stoppa son avancée et ne monta pas dans la voiture. Elle se retourna même vers moi.
J'étais une mère avant tout et la douleur dans son regard ne m'échappa pas.
- Que voulez-vous Madame Cullen ?
- Edward n'est pas un meurtrier … vous le savez … il n'a jamais voulu …
Sa mâchoire se contracta et je la vis serrer les points.
Elle plongea son regard dans le mien et la noirceur à l'intérieur de ses prunelles me frappa.
- Votre fils … a tué … mon frère …
- Vous êtes une mère vous aussi … vous savez mieux que personne qu'une mère est la seule à connaître véritablement son enfant … il n'aurait jamais pu …
La PDG ferma les yeux et prit une profonde inspiration.
- Mon frère est mort … et se sont les empreintes de votre fils qui sont sur l'arme … c'est la seule chose que je sais ….
Sur ces mots, elle me tourna le dos et monta dans la limousine qui disparut en un temps record.
Je restai plantée sur le trottoir un long moment. C'est ma fille qui vint me chercher.
- Maman … Edward va s'en sortir …
J'aurais aimé la croire mais nous savions l'une comme l'autre qu'elle voulait juste se montrer rassurante.
- Pourquoi est-ce qu'il ne nous en a pas parlé Alice ? Nous sommes sa famille, nous aurions pu l'aider … mais maintenant …
Ma fille m'attrapa par les épaules et me força à la regarder.
- Maman, tu dois garder espoir … on ne peut pas se permettre de douter maintenant alors qu'Edward a vraiment besoin de notre aide …
Je reniflais, de manière pas très élégante mais je m'en moquais.
Carlisle me rejoignit et à son air grave je compris que les choses n'étaient pas dans les meilleurs auspices pour notre enfant.
Décidant de ne pas craquer et de rester forte pour tout le monde, je me jetais à corps perdu dans le travail que m'avait confié Edward.
Je travaillais avec Jessica sa secrétaire qui méritait honnêtement une médaille pour tout le mal qu'elle se donnait.
Emmett et Rosalie me furent d'un grand secours et ensemble, on travailla d'arrache-pied. J'essayais de garder le moral devant Edward mais je ne pouvais pas lui cacher que sa société serait bientôt dans le rouge si on ne rentrait pas très vite des contrats. Même mes propres relations refusaient de signer des projets avec nous.
Au bout d'un moment je compris qui était derrière tout ça.
En plus de détruire mon fils, Isabella Masen Voltury était entrain de donner le coup de grâce à son entreprise.
Je n'arrivais pas à comprendre ses motivations profondes.
Que cherchait-elle à travers ça ? Détruire le travail de mon fils était une chose mais là elle allait mettre des centaines de personnes au chômage. J'aurais aimé lui dire ma façon de penser mais Carlisle m'en dissuada. Elle était particulièrement médiatisée.
Apparemment son changement d'identité et son passé n'avait eu que très peu d'impact négatif.
Elle aurait également un procès mais visiblement elle ne risquait pas grand-chose. Avoir de l'argent à ne plus savoir qu'en faire avait visiblement des avantages non négligeables. Les médias avaient tentés de la descendre en flèche mais l'envie avait été tuée dans l'œuf quand Edward était devenu le centre de leur attention.
Pour l'instant ils avaient un sujet sous la dent et ne comptaient pas en démordre de sitôt.
De son côté Isabella continuait son travail comme si de rien n'était.
Elle n'avait accordé aucune interview, aucune conférence de presse, n'avait même jamais évoqué le sujet. Elle était entièrement concentrée sur sa compagnie.
Cette attitude était préférable à d'autres ainsi personne ne savait réellement ce qu'elle pouvait bien penser.
Tous les jours je me rendais à la prison afin d'apporter un peu de réconfort à Edward qui n'était que l'ombre que lui-même. Son attitude me faisait peur.
Je savais qu'il croyait comme beaucoup de monde d'ailleurs, qu'il était le seul responsable de la mort de ce petit garçon. Mais il n'était pas le seul à blâmer.
Nous avions engagé un détective privé afin de nous aider mais il n'avait rien pu prouver dans la mesure où les seuls témoins de cette scène était mort soit disparut et que nous n'avions aucun moyen de savoir qui était le petit garçon avec Quil.
James Nomades avait disparu de la circulation, si bien que personne n'avait pu l'interroger sur ce qu'il s'était passé ce fameux soir.
Cet homme était bien trop louche pour être honnête. Il avait fait chanter mon fils durant des années et Isabella elle-même avait avoué qu'il avait fait de même avec elle.
Il était activement recherché par les forces de police mais jusque-là l'enquête n'avait rien donné.
La police avait été voir Caïus Vladescu qui avait pris son air le plus innocent pour affirmer qu'il ne le connaissait que depuis peu et qu'il ignorait où il pouvait se trouver.
Le détective que nous avions engagé n'avait pas plus réussit à le retrouver que la police. James Nomade avait tout simplement disparut.
La seule chose qui me restait à faire, c'était prier.
Je priais tous les soirs pour que mon fils s'en sorte et qu'il revienne parmi nous. Il ne méritait pas de finir ses jours en prison.
Je ne pouvais pas le permettre.
PDV ?
Tout se déroulait comme nous l'avions prévu.
C'était même trop simple.
Cette moins que rien était tellement aveuglée par la vengeance qu'elle ne se rendait pas compte qu'elle était entrain de tout perdre.
Pour l'instant, aussi bien elle que ses chers associés se pensaient sortis d'affaire. Ils étaient assez arrogants pour penser que leurs petites manigances étaient assez ingénieuses pour épargner la compagnie.
Mais s'était mal me connaître. Depuis que Voltury avait pris la tête de la compagnie après ses parents, je ne parvenais plus à être aussi florissant qu'avant. Il m'avait fait perdre énormément d'argent depuis toutes ces années.
Après sa mort, j'étais persuadé que j'allais être tranquille mais il avait fallu que sa femme prenne la relève et qu'elle soit encore plus tenace que le mari.
Mes petites affaires étaient devenues encore plus compliquées. Mais maintenant j'avais enfin une chance de prendre ma vengeance.
Je n'allais certes pas la laisser passer.
Isabella était tellement concentrée sur sa vengeance qu'elle se rendrait compte trop tard que la compagnie ne lui appartenait plus.
Pour l'instant tout été parfait.
Le procès de ce cher Edward ouvrira demain et quand celui-ci sera terminé, je pourrais enfin passer à l'étape supérieure et récupérer la notoriété qui était la mienne avant l'entrée en scène de Dimitri Voltury et de sa femme.
Alors qu'en pensez-vous ?
Et voilà un Edward au bord du gouffre et une Isabella bien décidée à aller jusqu'au bout de sa vengeance !
La semaine prochaine le début du procès !
A bientôt !
