Et bah voilà, finalement y'a des gros drabbles ! /PAN/ Sabriel de retour ! Avec du Dean/Lisa. Désolée pour ceux qui aiment pas, j'espère juste que ça ne vous tuera pas de lire xD Et puis Lisa est une personne qui a apporté du bonheur dans la vie de Dean, ne le niez pas. Je l'aime bien. Par ailleurs, si vous voulez un ship spécifique, n'hésitez pas à demander ! Je jongle souvent entre Destiel et Sabriel mais il y a aussi du Dorothy/Charlie, Dean/Lisa, Adamandriel, Samifère que j'ai pu écrire si vous en revouler. Merci à tous ceux qui m'ont laissée des reviews !
I don't wanna love somebody else
Gabriel ne pouvait pas dire qu'il n'avait rien vécu dans sa vie. Son existence n'était pas ordinaire. Ce qu'il a vu n'était pas habituel et sa famille n'était pas ce que l'on pourrait appeler une famille normale, petite ou soudée. Enfin, soudée, d'une certaine manière.
Il avait grandi avec ses frères et sœurs et avait vu ce monde qu'est celui des Hommes grandir presque en même temps que lui. Au départ il ne leur portait pas grand intérêt. Il ne pensait, à l'extrême comme Lucifer, qu'ils étaient inutiles et qu'ils ne méritaient pas leur attention ou du moins celle exigée par Père, mas ils n'étaient pas passionnants non plus. Si on passait sur Casa Erotica.
Et puis il y avait eu la dispute du millénaire et suite à une série d'événements très peu appréciables, il avait pris la fuite. La Terres s'était alors révélée très utile. Il avait raison d'avoir pensé qu'ils ne valaient pas rien, même s'ils étaient tout de même très stupides pour la majorité. Enfin la vie ne serait pas intéressante dans un monde où tout le monde serait intelligent – et il ne pourrait plus prétendre au titre de Trickster.
Et puis il avait rencontré l'être le plus... étrange de ce monde d'humains. Encore aujourd'hui il n'arrivait toujours pas à se décider était-il très intelligent ou tout simplement immensément stupide ? Il fallait tout de même une bonne dose de bêtise pour libérer Lucifer, vous l'accorderez.
Mais c'était ça aussi qui l'avait interpellé. Il n'arrivait pas à déterminer le caractère et l'esprit de déduction de cet humain. Son frère était plus facile à comprendre il fonce sur tout ce qui bouge avec un grand de jugeote qui joue au loto. Sam ne répondait à sa logique que quand ça l'arrangeait. Et il était différent.
Il ne savait pas comment l'exprimer. Il n'était pas comme les autres anges ou archanges qu'il avait connu ou un quelconque humain, il n'était pas comme n'importe quelle créature au monde. Il était... cette personne-là qu'il aima. Profondément.
L'existence de Gabriel avait été plutôt mouvementée. Très peu banale. Oui. Et elle avait été totalement bouleversée par ce bout d'homme, plutôt grand pour son espèce d'ailleurs – fichu vaisseau trop petit. Sam était son bonheur permanent. Cette petite surprise qui enjolive votre vie bien plus qu'on aurait pu le croire. Il n'aurait jamais pensé que son bonheur à lui puisse d'ailleurs exister. Tout n'avait toujours été qu'à propos de Lucifer et Michael.
Il avait vécu des millénaires avant de le rencontrer.
Il avait vécu des dizaines d'années à ses côtés.
Et maintenant qu'il les avait eues, il ne pourrait plus jamais trouver un autre sens à propre existence que Sam. S'il mourrait, il mourrait avec lui.
Car il ne pourrait jamais aimer quelqu'un d'autre.
Cette famille que tu aurais eue
– Reviens.
– Tu sais que je ne le peux pas.
– Dean...
– Cette année passée à tes côtés est l'une des plus belles de ma vie. Je t'aime Lisa.
Lisa se plaqua contre lui et rentra sa tête dans son épaule. Dean trembla légèrement.
– Tu ne veux pas y aller.
– Je n'ai jamais voulu y aller.
– Je t'aime.
Dean se mordit la lèvre et s'éloigna.
– Dean, tu... Tu pleures.
Il l'embrassa et s'écarata à nouveau.
– Tu es sûr de toi ?
– C'est mon devoir. Je dois le faire.
– Tu es un bon père pour Ben.
– Je...
– ...
– ... J'y vais.
Lisa hocha la tête et son cœur se brisa. Il ne reviendrait jamais n'est-ce pas ?
La porte claqua marquant douloureusement son départ. Ne restait plus que pour eux une page de plus à tourner. Leur vie n'était plus qu'un livre dont il fallait tourner chaque page une à une, doucement, très lentement, dans une souffrance muette hurlante de douleur.
Poux
C'était l'une de ces fois où leur père était en voyage avec d'autres chasseurs. Il avait laissé Dean avec Sam à sa charge dans un motel. Les premiers jours s'étaient bien passés, il n'y avait rien eu d'extraordinaire hormis un Sam grincheux comme à son habitude.
Les premiers signes vinrent lorsque Sam se plaignit non pas de leur père mais de ses démangeaisons. Bien vite Dean se mit à en chercher la raison – une sort de sorcière ? Un esprit vengeur ? En vain. Même la nuit Sam ne tenait plus en place. C'est ainsi que Dean dût prendre son courage à deux mains et fouiller à la base le cuir chevelu de son frère.
Il avait d'abord qu'il avait juste des pellicules – comme quoi avoir les cheveux longs c'était du boulot quand même – mais il s'avéra que ce n'était ni plus ni moins rien que des poux.
– Sam... soupira Dean. Va falloir faire le traitement.
– Il y a une pharmacie pas loin.
– Aux grands maux les grands moyens. Ça sert à rien leurs trucs.
– Attends Dean tu fais quoi là ?
Un rasoir était apparu dans sa main comme par magie.
Il n'en fallut pas plus pour Sam qui lui glissa entre les doigts et s'enfuit le plus loin possible en hurlant.
Sam se réveilla brutalement sur son lit, perturbé par son rêve. A moins que ça ne soit un souvenir qui vient de resurgir. N'avait-il pas eu des poux déjà auparavant ? Il ne s'en rappelait plus.
Dean entra dans sa chambre, sourcils froncés.
– Tu fais un boucan pas possible. Ça va ?
– Ouais ouais, je crois, juste un mauvais rêve.
– … Ok. Bon dors demain on a de la route.
Lorsque Dean ferma la porte, Sam porta la main à ses cheveux. Et se gratta.
Lorsqu'il s'en rendit compte il retira vivement sa main et se recoucha.
Si la réaction de Dean enfant avait été d'être capable de vouloir lui raser la tête, il n'osait pas imaginer celle d'un Dean avec la marque de Caïn.
...Dieu.
