Toc ! Toc ! Toc !
Dans un petit appartement de deux pièces, seul le son des tocs sur la porte brisait le silence qui y régnait. Dans le salon, dont le parquet restait uniquement visible en quelques points stratégiques de passage à cause des livres et des documents qui jonchaient le sol, sur un vieux canapé usé d'à peine deux places, une jeune femme était allongée. Elle dépassait de peu la longueur du meuble. Vêtue simplement d'un jean bleu et d'un débardeur noir, elle tenait contre sa poitrine un livre ouvert. Ses cheveux azur s'étalaient sur un coussin en velours vert, ils ne laissaient voir du visage que son petit nez retroussé, ses petites lèvres pulpeuses roses et une partie de sa joue fardée naturellement d'un rose pâle sur sa peau laiteuse.
Toc ! Toc ! Toc !
- Lévy ! T'es là ? Fit la voix inquiète d'un homme de l'autre côté de la porte.
Lévy commença à bouger, elle tourna sa tête et ouvrit ses grands yeux couleurs noisette. Je me suis assoupie.
- Lévy ? Continua l'homme.
- Je… J'arrive, répondit-elle encore ensommeillée.
Elle s'assit et attacha ses cheveux en hauteur, laissant deux mèches encadrer son visage enfantin. Elle se dirigea vers la porte d'entrée et l'ouvrit sur un homme de vingt-huit ans, avec la peau blanche, grand et maigrichon et des cheveux roux coiffé en catogan. Il était vêtu d'une chemise mauve, d'un pantalon à bretelle et d'un imper léger. Il avait l'aspect d'un grand adolescent. Lévy se demandait si ce n'était pas pour cette raison qu'il eût hérité d'elle comme coéquipière, la petite gamine et le grand ado. Il y avait de quoi rire. Il était visiblement inquiet. Il entra, observant l'environnement pour savoir s'il pouvait s'asseoir quelque part en attendant sa collègue. Malheureusement, hormis le canapé difficile à atteindre, tous les meubles dont le but premier étaient de permettre à une personne de s'y installer, étaient occupés par des livres et des piles de papiers. Il abandonna donc sa recherche.
- Tu vas bien ? J'ai essayé de te joindre.
Elle prit son portable de la table basse, 15h32 et dix messages. Elle tenta donc sa méthode de prédilection pour le rassurer, elle afficha un large sourire.
- Je vais bien Jett, je me suis endormie, c'est tout.
Elle constata au visage de son collègue que cette technique fonctionnait toujours sur lui.
- Tant mieux ! Dit-il. Nous avons une affaire ! Ajouta-t'il avec la mine enjouée d'un enfant le matin de Noël.
La bleutée trouvait l'enthousiasme de Jett un peu déplacé, mais elle ne pouvait pas lui en vouloir. Depuis qu'ils faisaient équipes, ils n'avaient eu droit qu'à des affaires de seconde zone et des délits mineurs. Lévy savait très bien que c'était un moyen de montrer qu'elle n'était pas la bienvenue, elle, la jeune inspectrice venant de Crocus, ayant plus de diplômes que d'expérience sur le terrain. Beaucoup, dont le commissaire, avaient très mal pris cette mutation. Mais Lévy avait fait son choix et elle était prête à l'assumer.
- De quoi s'agit-il ? Demanda-t'elle tandis qu'elle cherchait des chaussures.
- Saccage dans un pub le…Jett rechercha sur sa tablette, le Fairy Tail.
Lévy sourit en entendant ce nom, elle le trouvait étrange et amusant.
- Une bagarre d'ivrognes qui a mal tourné ? Dit-elle.
- Non ! Mieux que cela ! Répondit-il avec entrain.
Le comportement du jeune homme piqua la curiosité de la bleutée, cela devait être important. Une fois qu'elle eut mis ses bottines noires à talon, elle prit son insigne et son arme, tout en interrogeant du regard le roux.
- Tu verras, sourit-il.
Il me dit cela comme-ci c'est ma fête d'anniversaire, soupira-t'elle intérieurement. Elle mit sa veste et sortit suivie de son collègue.
Le pub Fairy Tail était installé dans un ancien bâtiment de pierre plutôt vaste, un vestige du passé prestigieux de Magnolia. Les décors étaient d'inspiration celtique, mais, de toute évidence, pas au goût de tout le monde, en témoignaient les énormes piliers d'acier enfoncés dans les murs du bâtiment, ces derniers tenaient toujours debout pour autant. Au-dessus de l'entrée, un tag noire recouvrait le blason originel, un corbeau avec une queue, un emblème que la jeune inspectrice ne connaissait que trop bien.
- Raven Tail ! dit-elle.
- Un règlement de gangs ? demanda Jett.
Lévy ne répondit pas, ce dont elle était sûre c'était qu'il s'agissait d'un message et que tout message avait un destinataire capable de le lire. Elle tourna la tête sur sa gauche et vit deux sergents se chargeant de prendre les dépositions de deux personnes. L'une des personne était un homme âgé, de petite taille avec de grosses moustaches blanches et des habiles de … De Lutin ! Bizarre… La seconde personne était une femme sublime, d'une trentaine d'années, à longue chevelure blanche et des yeux azur, portant une robe de couleur bordeaux et qui avait le visage d'un ange. Sa beauté n'échappait pas aux policiers sur place qui étaient aux petits soins avec elle, tout sourire et tout mielleux. Voyant que sa coéquipière fixait ces deux personnes, Jett se permit de lui transmettre les informations qu'il avait.
- Le petit vieil homme se nomme Makarov Drear, il est le propriétaire et patron du pub. La femme est Mirajane Strauss ancien mannequin en lingerie fine, aujourd'hui barmaid de Fairy Tail.
- Cela doit permettre d'attirer du monde, ironisa la bleuté.
- Tu ne crois pas si bien dire, ajouta le roux, au bout de deux semaines d'ouverture, cet endroit est devenu le plus branché de la ville.
- De quoi attiser des convoitises, en déduisit la jeune femme en partant d'un pas rapide en direction des deux témoins. Monsieur Drear, je suis l'inspecteur MacGarden, je suis chargée de l'enquête… Je suis désolée pour votre bâtiment.
- Oh ! dit le vieil homme d'un air enjoué, ce n'est pas votre faute mademoiselle…
- Inspecteur Macgarden, insista Lévy.
- Oui, oui, inspecteur MacGarden… MacGarden, MacGarden…, Makarov semblait rechercher dans ses souvenirs ce nom. J'ai connu un John MacGarden qui vivait ici.
- Oui, c'était mon père.
- Un archéologue, un homme brillant, votre mère étaient une linguiste d'excellence, des gens merveilleux.
- Oui, ils l'étaient, acquiesça Lévy avec un sourire triste au visage. Puis, elle essaya de reprendre, M. Drear…
- Je vous en prie, appelez-moi Makorov ou directeur ou grand-père ou le vieux ou…
- Je vais me contenter de , en vue de nos relations actuelles, si vous le voulez bien, interrompit Lévy. Pourquoi Raven Tail vous ont-ils attaqué ? Demanda-t'elle directement afin d'observer une quelconque réaction venant de son interlocuteur.
Celui-ci mit une main sous le menton et fronça les sourcils en signe de réflexion.
- Vous êtes bien jeune pour un inspecteur, observa Makarov en ignorant complètement la question de la bleutée.
Cette dernière commençait à être légèrement agacée par l'attitude du vieil homme, il n'avait pas l'air de prendre la situation au sérieux.
- M. Drear, je cherche à vous aider, si Raven Tail vous en veut pour une raison ou une autre, je doute que la prochaine fois, il se contente de démolir du mortier et des pierres.
- Vous êtes une jolie jeune femme, continua Makarov, ce métier est trop triste pour une jolie femme telle que vous, bon d'accord, il vous manque de la p…
- DIRECTEUR ! interrompit une voix sombre semblant sortir des enfers, l'ancien mannequin regardait le vieil homme avec un regard noir et meurtrier.
Lévy n'en croyait pas ses yeux et ses oreilles. D'abord, ce vieil homme avait un comportement des plus étranges. Il allait se permettre de parler de sa petite poitrine avant d'être interrompu par l'ange près de lui, qui s'était, ensuite, transformé, en quelques secondes, en un démon redoutable. Cette femme avait un regard qui faisait froid dans le dos, Lévy ne savait pas s'il fallait qu'elle fût effrayée ou bien intriguée par ce comportement. Cependant, elle constata qu'elle n'était pas la seule à la craindre. En effet, Makarov tremblait et fit un petit « oui » ressemblant au couinement d'un petit chien se prenant une porte.
- Répondez ! ordonna la blanche avec la même intonation et le même regard.
- D'ac… D'accord, déglutit-il, j'ignore ce que nous veut Raven Tail… Enfin, il se gratta la tête en soulevant son bonnet de lutin puis reprit, je pense que le fait que je refuse de payer leur soi-disant taxe a dû beaucoup aider à les énerver.
- Je pense aussi, soupira Lévy en se massant les tempes, le manège de Makarov mettait les nerfs de la jeune inspectrice à rude épreuve, bien qu'elle se doutât que c'était un moyen pour son interlocuteur de leur cacher des informations.
- Sur ceux, je dois vous laisser, fit Makarov en partant si vite que personne n'eut le temps de réagir.
- Mais… Commença Jett, en tendant son bras vainement afin de rattraper le vieil homme.
Il souffla, regarda sa collègue qui haussa les épaules, elle était aussi perdue que lui sur ce coup-là.
- Il ne faut pas mal prendre son attitude, excusa Mirajane d'une voix douce et angélique qui contrastait du tout au tout avec le ton qu'elle avait employé avant. En réalité, il a été très touché par cet événement, nous sommes revenus après des années d'absences. Son cœur saigne en voyant ce qu'est devenu cette ville.
- Vous étiez de Magnolia ? s'enquit Lévy.
- Oui, nous sommes partis, il y a de cela dix ans, puis nous avons décidé de revenir. Le directeur est comme un père pour moi, il m'a adoptée alors que je n'avais que douze ans et Magnolia est ma ville natale. Mais il s'était passé tellement de choses douloureuses ici, dit tristement Mirajane.
La bleuté pouvait comprendre ce sentiment. Elle était partie elle aussi à cause du décès de ses parents. Dans son malheur, sa chance fut d'avoir sa grande tante Belno, qui lui avait procurée l'amour et toute la bienveillance qu'un parent pouvait donner à un enfant. Grâce à elle et à l'argent que lui avaient laissés ses parents, elle avait pu faire des études. Au départ, elle voulait faire lettre pour devenir éditrice, étant une passionnée de roman, mais ne se sentant pas le courage d'écrire elle-même. Mais très vite le passé se rappela à elle, elle repensait sans cesse à l'assassinat de ses parents, alors elle choisit criminologie, psychologie, psychiatrie afin de comprendre les meurtriers et ainsi de les empêcher de nuire à nouveau. Un jour, elle pensait qu'elle pourrait se venger. C'était son obsession. Cependant durant son absence, le gang qui avait exécuté ses parents fut détruit. Mais une question perdurait dans la tête de la jeune femme, pourquoi ? Pourquoi tuer des archéologues chez eux, alors qu'ils n'avaient rien à voire avec les affaires de gang ?
Cependant, entre temps, Magnolia était devenue une ville corrompue. Une triade régnait sur cette ville : la drogue, la prostitution et le trafic d'arme. Cette triade était incarnée par trois gangs : Orasio sei, Tartaros et Raven Tail. Cette ville pourrissait. Ces gangs arrivaient à avoir la belle vie ici et leurs commerces fleurissaient. Le plus étrange, selon elle, était qu'aucun n'empiétait sur le terrain de l'autre, ils faisaient bloc. Comme-ci, ils s'entendaient, évitant ainsi les guerres de gang. De plus, elle était persuadée que la moitié de ses collègues étaient des vendus, si ce n'est plus.
Lévy reprit son interrogatoire :
- Mlle Strauss, avez-vous vu quoique ce soit ?
- Non, je suis la première à être arrivée pour réceptionner la commande d'alcool, vers 15h, nous avions fermé à 4h30, il n'y avait plus personne.
- Et les personnes qui sont venues pour l'argent ?
La blanche perdit son sourire et baissa la tête, elle affichait une expression embarrassée.
- Je regrette, je ne les ai pas vus, je dois prévenir les autres avant qu'ils n'arrivent.
- Oui, bien sûr, il faudrait que nous nous entretenions avec les autres employés, aussi. Pourriez-vous nous faire une liste avec le sergent là-bas des employés avec leurs coordonnées ?
- Bien sûr, fit la blanche en reprenant son sourire, je dois aussi faire un rapport de dégât.
- Euh… Je suis désolé, Mademoiselle Strauss, fit Jett, mais le pub est sous-scellés.
- Ah bon ! Mais…Mais jusqu'à quand ? s'enquit-elle inquiète.
- Jusqu'à ce que je le décide, répondit Lévy. Nous vous remercions, Mlle Strauss.
Mirajane partit rejoindre le sergent que l'inspecteur lui avait montré.
- Elle ment, dit Jett.
- C'est évident, elle les a vus.
- Tu crois qu'elle a peur d'eux ?
- Je n'ai pas vu de peur sur son visage, juste de la tristesse et de l'embarras. Répondit la bleutée. Je veux que l'on fasse des recherches sur Makarov Drear. Il nous cache quelque chose, il doit savoir parfaitement qui a fait cela dans Raven Tail. Je crains que la recherche d'empreintes ne soit peine perdue dans un lieu aussi fréquenté, on aura trop d'informations. Que l'on me sorte aussi tout ce que l'on a sur Raven Tail. Et s'il y a eu des cas similaires dans le passé, il devrait y en avoir…-
- Comment, tu sais ça ? s'étonna Jett.
- Des piliers d'acier… C'est trop particulier, il s'agit là d'une signature, observa-t'elle.
Dans le commissariat central de Magnolia, l'atmosphère était agitée. De tous les coins, fusaient les railleries et autres sifflements de moquerie. Ce comportement était devenu habituel depuis l'arrivée de Lévy, il y avait près de deux mois. Elle n'en tenait plus compte, elle faisait son job, c'était tout ce qui lui importait. Elle connaissait déjà tous les sujets de sarcasmes de ces collègues. Il fallait dire qu'ils en avaient déjà fait le tour dès les trois premiers jours. Lesbiennes, putes, fellation, sodomie étaient leurs sujets de prédilection. Le profil qu'elle établit fut tout aussi rapide, des pervers impuissants ayant du mal à accepter leur homosexualité latente, des vrais mâles quoi. Elle laissait couler. Assise à son bureau, ses lunettes au cadre rouge sur le nez, elle lisait les derniers dossiers sur Raven Tail. Jett revenait de la salle des archives.
- Eh ! Jett ! Tu te laisse pousser les cheveux pour te la mettre dans tout pieux ? Tu ferais mieux de te couper les couilles…Railla un officier bedonnant accompagné d'un chœur de rires graveleux.
Jett ne releva pas et continuait son chemin jusqu'à son bureau placé en face de celui de sa coéquipière. Mais Lévy, elle, détestait que Jett fût visée. Jett était un des rares policiers à être resté intègre. En réalité, il mentait extrêmement mal, donc la bleutée avait entièrement confiance en lui. Elle avait de l'estime pour lui.
- Et toi ! Tu savais que les hommes qui ont des fantasmes lesbiens ont une vision incestueuse de leur mère, ou bien qu'ils ont de grosses difficultés à contenter une femme.
Le policier insulté déboula jusqu'au bureau de la bleutée posant ses mains violemment sur celui-ci. Elle ne bougea pas, elle feuilletait toujours son dossiers. L'odeur d'alcool émanant de l'homme lui fit un léger haut-le-coeur.
- T'insinues que je suis impuissant, Macgarden ! Ragea-t'il.
Elle se releva de sa lecture et ôta doucement ses lunettes afin de les poser dans un coin du bureau. Puis elle ajouta calmement :
- Et que tu as envie de baiser avec ta mère.
- Espèce de sale pu…
Il allait la frapper avec sa main droite, mais elle le bloqua, lui attrapa son bras, se leva et le plaqua à son bureau. L'agresseur fit un cri de douleur. Elle approcha sa bouche de son oreille.
- Fais attention ! Je ne suis pas une de ces putes que tu payes avec ton intégrité pour te faire sucer et te faire croire que t'es un homme.
- MACGARDEN DANS MON BUREAU ! ET LE TOUTOU AUSSI ! Aboya une voix grave provenant du bureau du commissaire.
Lévy lâcha prise et elle se dirigea en direction du bureau du commissaire. Jett la rejoignit.
- T'es douée, Lévy ! dit-il, la voix remplie d'admiration
- Pas vraiment, il n'aurait pas été ivre, je n'aurais jamais pu le plaquer, je dois éviter de me surestimer, dit-elle avec un magnifique sourire adressé à Jett. Ce dernier se sentit fondre à cette vision.
Lévy était suffisamment intelligente pour observer un adversaire et trouver ses points faibles. Sa force résidait là-dedans, elle savait pertinemment qu'elle n'aurait jamais une grande force physique. Alors, elle utilisait son cerveau face à un ennemi, analysant sa posture, ses lacunes, ses faiblesses physiques, essayant d'anticiper un geste dans son regard.
Ils entrèrent dans le bureau, le commissaire était assis dans son fauteuil, véritable cuire, souligna la bleutée pour elle-même. Il était vêtu d'un costume gris, sur-mesure remarqua à nouveau Lévy. Le commissaire était un homme grand, plutôt austère, il avait les cheveux et la barbe blanche, ainsi que des yeux verts. Il s'appelait Precht Gaebolg, mais tout le monde le surnommé Hadès comme le dieu des enfers. En face de lui, il y avait un dossier, Lévy pouvait lire sans peine le nom Makarov Drear écrit dessus. Le commissaire commença à parler en regardant Lévy d'un air agacé.
- C'est vous qui avez demandé le dossier de Makarov Drear ? Demanda-t'il sur un ton reproche.
La bleutée resta calme et s'appuya sur son principe de raisonnement. Mais elle se doutait qu'il y avait un problème.
- Effectivement, M. Drear ne s'est pas montré des plus coopératif durant sa déposition, répondit-elle. De plus, il a l'air de connaître ceux qui ont fait cela à son établissement et…
- Allez-vous l'inculper pour quoique ce soit ? l'interrompit le commissaire d'un ton sec.
- Comment ?... non, enfin, je l'ignore, répondit Lévy.
- Alors, évitez de perdre votre temps, vous avez une affaire à boucler, d'accord ? Si vous recommencez à fouiner, je vous colle au parc pour ramasser les merdes chien, je suis clair !
Lévy fut piquée au vif, mais resta calme, qu'est-ce qu'il pouvait y avoir dans ce dossier pour que le commissaire ne veuille pas qu'elle le regarde ? Mais elle ne pouvait que se plier aux ordres.
- Je suis clair ?! Insista Hadès.
- Oui, chef, répondirent-ils, tous les deux résignés.
- Bien, alors dégagez !
Ils sortirent et retournèrent auprès de leurs bureaux, s'assaillant, ils soupirèrent. Le comportement du commissaire était étrange. Lévy resta pensive, les deux coudes sur son bureau, elle posa sa tête sur ses mains. Pourquoi Makarov Drear ? L'envie de savoir ce que faisait Drear, il y avait dix ans de cela dans cette ville, devenait de plus en plus puissante pour la jeune inspectrice.
- Au fait, tu avais raison, dit soudainement Jett, sortant ainsi la bleutée de sa réflexion.
Elle l'interrogea du regard.
- J'ai trouvé des faits similaires dans les archives, le dernier était à Ortensia, il y a onze ans de cela. Viens voir, dit-il en indiquant son écran d'ordinateur.
Lévy vint s'asseoir à côté de lui.
- L'hôtel de ville a été saccagé avec des piliers d'acier, mais ce n'était pas pour Raven Tail à l'époque. Mais pour un autre gang qui n'existe plus aujourd'hui, Phantom Lord.
En entendant ce nom, un frisson d'effrois parcourut le dos de la jeune femme. Phatom Lord, le gang qui avait mis à mort ses parents.
- Est-ce que l'on sait précisément qui a fait cela ? S'enquit l'inspectrice.
- Apparemment, il s'agit d'un homme appelé Gajeel Redfox, surnommé le Kurogane, ou le dragon d'acier, il a été arrêté, il y a dix ans de cela, puis libérer au bout de deux ans, expliqua Jett. Il y a une adresse, il vit à…
- A Magnolia, lit la bleutée, prends l'adresse, on y va.
- Mais ce type est un monstre… Dit Jett un peu anxieux.
Lévy le regarda.
- Nous allons juste l'interroger, et je ne suis pas sûre que ce soit le genre d'homme à bien le prendre, si on arrive avec toute une patrouille. Elle se leva. Allez ! Dépêches-toi !
Prochain chapitre : " La chasse au dragon"
