Voici, le nouveau chapitre.

Je tiens à vous remercier pour vos commentaire, j'espère que cette suite vous plaira.


Une grande rue bordée d'anciens hôtels particuliers, fondés jadis par une ancienne bourgeoisie ayant fait fortune dans l'exportation du textile via le fleuve qui reliait la ville à la capitale en amont et à la mer de l'ouest en aval, était calme en cette nuit. Il n'était pourtant pas tard, à peine 22 heures. Mais, au fond, cette rue était similaire aux autres rues des quartiers résidentiels dépourvues de bars, de restaurant ou de tout autres lieux d'animation. Actuellement, ces immeubles accueillaient de sublimes appartements aux hauts plafonds et aux superficies impressionnantes.

Lévy et Jett avaient attendu durant quatre heures dans la voiture du jeune homme. Celui-ci tapotait sur le volant une rythmique marquant plus son impatience qu'un quelconque sens du rythme. Il regardait une grande porte massive de couleur verte de l'immeuble situé de l'autre côté de la rue en avant de la voiture, attendant avec une certaine anxiété que celui que l'on nommait le Kurogane daignât rentrer chez lui. Lévy, quant à elle, continuait à lire le dossier de leur premier suspect via sa tablette numérique. Il correspondait tellement au profil d'un homme de Raven Tail, violent, agressif, cruel et d'une force qui, d'après les faits, dépassait celle du commun des hommes. Mais rien dans son dossier ne certifiait qu'il avait un lien avec Raven Tail. De plus, la jeune inspectrice remarquait des points de différences dans les faits. Surtout le fait que le Kurogane n'avait pas bombé l'emblème de Phatom Lord sur l'immeuble. Il avait fait bien pire, il avait attendu quelques jours, puis il avait battu un des conseillers municipaux, peint sur son corps l'emblème du gang et suspendu par des chaînes en acier à un des clochers de la cathédrale.

Ce dossier regorgeait d'un nombre incalculable de lacunes. Sa seconde année pénitentiaire n'apparaissait nulle part. Il avait été libéré au bout de deux ans alors que le tribunal lui en avait attribué cinq. De plus, il n'avait été inculpé dans aucune autre affaire durant ses huit dernières années. Son dossier psychiatrique était absent, ainsi que son analyse toxicologique et les données familiales, pas de famille, aucuns parents n'apparaissent. Une autre étrangeté était cet endroit, ce lieu ne correspondait pas au profil de cet homme.

La bleutée avait zoomé sur son visage. Il avait dix-neuf ans lorsqu'il avait été arrêté. Elle découvrait cet homme aux longs cheveux noirs hérissés, au teint légèrement mate, au menton triangulaire, à la mâchoire carrée et au nez droit. Son visage était orné d'une multitude de piercings, de simples clous. Le roux jeta un œil sur la photo.

- Et bien, en voilà une tête à clous ! Dit-il en essayant vainement de détendre l'atmosphère.

Lévy ne répondit rien, en réalité, elle fixait cette photo, son attention était comme happée par elle. Le regard de cet homme la perturbait au plus haut point. Chaque nuit depuis vingt ans, elle voyait ses yeux écarlates, ce même regard. Que venait-il faire dans son cauchemar ? Elle ne le connaissait pas et elle ne l'avait jamais vu. Il n'avait que neuf ans au moment de l'assassinat de ses parents, cela ne pouvait donc être lui. Son inconscient lui mentirait-il sur ce point depuis toutes ses années ? Cependant, il avait fait partie de Phantom Lord…

- Le Kurogane…Murmura-t'elle.

Jett leva un sourcil en entendant sa collègue briser son mutisme.

- Tu penses que cela vient d'où ce surnom, et l'autre, celui de dragon d'acier ? Demanda-t'il.

- Des combats de rue, son corps serait en acier, répondit-elle.

- Alors ce mec se croit aussi indestructible que de l'acier, ironisa Jett.

- Je ne crois pas que ce soit lui qu'il ait choisi, mais les gens qui l'ont vu se battre qui lui aient attribué.

Cette affirmation ne fit qu'accroître les craintes du roux. Mais il savait qu'elle avait raison. Elle était douée pour tomber juste dans ce genre de déduction. Il vouait pour elle une véritable admiration. Bien que cela ne fut pas facile tous les jours, il était content de l'avoir comme collègue, elle savait bien plus de chose que la plus parts des policiers. Elle était sérieuse, et il apprenait beaucoup auprès d'elle. Et elle était belle. Qu'est-ce qu'il la trouvait belle !

- Dis, Lévy ? Commença-t'il.

Oh ! Non ! La bleutée détestait que son collègue commence une conversation comme cela, car elle savait parfaitement ce que cela impliquait. Elle ne voulait pas devoir encore une fois avoir ce genre de conversation avec lui. Elle recula sa tête contre l'appui-tête affichant une mine contrariée.

- Oui, répondit-elle dans un soupir de lassitude.

- Ça te dirait, qu'un soir, on sorte ensemble ? Je veux dire hors du boulot. Tenta le jeune homme.

- Pour un rancard ? Demanda-t'elle.

- Non…Enfin, oui, balbutia le jeune homme.

- Non, répondit-elle simplement en essayant de ne pas être trop sèche dans son ton.

- Mais pourquoi ? Demanda-t'il déçu.

- Je te l'ai déjà dis, je ne m'intéresse pas à ce genre de chose, puis nous sommes amis, et cela gâcherait tout, crois-moi. Expliqua-t'elle avec un sourire tendre.

Il était vrai que Lévy ne s'intéressait pas aux histoires de cœur. Et un de ses regrets était de s'y être intéressée un jour. Elle se trouvait anormale de ne pas vouloir être avec un homme, se marier, fonder une famille. Elle avait trouvé ce sentiment extrêmement pesant à l'université, où elle n'avait eu que peu d'amis. Et le faite que la vie en couple ne l'intéressât pas ne l'aidait pas vraiment. Elle voyait les filles de son amphithéâtre une à une fiancée, puis mariée, puis enceinte, ou bien discutant de coucheries avec un tel ou un tel. Après tout, son modèle en la matière était sa tante Belno, et elle l'avait toujours vu seule. Sa tante l'avait éduqués pour devenir une femme indépendante, mais la pression sociale était trop forte, ainsi que le désir qu'avait la bleutée d'être aimée. Alors elle avait décidé de faire comme les autres et de se rassurer dans un cadre domestique qui était en accord avec la vision que l'on avait de la société, c'est-à-dire trouver l'homme de sa vie, jeune, avant qu'elle ne fût périmée, car tel était le destin tragique de toutes les femmes, et fondée une famille avec lui. Elle voulait se prouver qu'elle aussi pouvait aimer, mais surtout que quelqu'un pouvait l'aimer. Et ce fut un échec cuisant, alors qu'elle était amie avec celui qui fut son mari, aujourd'hui, ils se parlaient uniquement par avocats interposés. Mais, si elle pouvait dire qu'il n'y avait que la vie en couple qui ne l'intéressait pas. Le sexe, non plus, n'avait pas de saveur pour elle. Ses expériences en la matière ne furent que des moments d'ennuis et de solitude pour elle. Frigide, lui disait son époux, peut-être qu'elle l'était, elle voulait bien l'admettre. Mais, cela ne lui permettait pas de l'avoir blessée autant. Cela n'avait pas été une histoire d'amour comme dans les romans, ou les films, il n'y avait pas de passion, certes, mais elle avait mis sa confiance en cet homme et il l'avait brisée. Elle ne voulait surtout pas revivre cela à nouveau.

- Mais…Reprit Jett.

- Il arrive ! Interrompit la bleutée en regardant en direction de la porte.

Jett tourna la tête. Ils virent un homme aux cheveux ébène mi-longs à courts hérissés, portant un jean bleu et une chemise blanche recouverte d'un blouson en cuir noir, s'avancer vers la porte de l'immeuble. Lévy avait tout de suite remarqué son ornement de piercings à l'oreille qui était visible. Il était plus grand que Jett à n'en pas douter. Et l'on devinait malgré ses vêtements qu'il était très athlétique. Même avec eux deux, il pourrait avoir l'avantage dans une confrontation physique, se disait la jeune inspectrice.

-On y va ? Demanda Jett.

-Non, attendons qu'il rentre chez lui, il sera plus en confiance, dit la bleutée.

Elle voulait le voir chez lui, ce genre d'homme n'avait aucune confiance en une quelconque forme d'autorité, il se braquerait devant eux. Chez lui, il se sentirait plus à l'aise et devrait être plus ouvert. De plus, elle pourrait observer où il vit et mieux le cerner. Lorsqu'ils virent de la lumière provenant de l'appartement qu'ils avaient repéré comme étant celui de Gajeel Redfox, ils sortirent de la voiture. Puis ils commençaient à traverser quand la porte de l'immeuble s'ouvrit. Le ténébreux sortit sans son blouson avec une arme à feu dans la main droite. Immédiatement, Lévy et Jett s'arrêtèrent et mirent leur main sur leurs armes pour les sortir, mais une voiture, un peu plus loin dans la rue, démarra, les éclairant en plein phares. La bleutée et son coéquipier, éblouis, ne voyaient plus rien. Elle entendait la voiture accélérer dans leur direction. Elle en restait paralysée par la peur. Soudain, trois coups de feu, suivis de bris de pare-brise retentirent. Il s'en suivit des grincements de freins faisant écho dans la rue déserte. Enfin, la voiture disparut dans une ruelle sur sa gauche. Lorsque Lévy retrouva sa vision, elle vit Redfox en partie de dos au milieu de la rue tendant avec son bras droit un pistolet dont le canon était encore fumant. Il était à environs quatre mètres d'elle. Elle sortit son arme, Jett en fit de même.

- Police ! Lâchez votre arme et levez les mains ! Ordonna-t'elle.

Elle vit le Kurogane se raidir, puis elle entendit une voix grave souffler un « Putain » avec lassitude. Il jeta son arme et leva les mains. Les policiers s'approchèrent doucement, le gardant en visée, ils se méfiaient de lui. Lévy avait l'impression d'essayer de capturer un animal sauvage, extrêmement dangereux. Dangereux, il l'était avec certitude, pour garder un tel sang-froid alors qu'une voiture chargeait sur lui. De plus, son dossier indiquait clairement qu'il avait été incontrôlable, il y avait dix ans de cela. Il ne restait plus que deux mètres entre eux et cet homme. Une coopération aussi rapide intriguait la jeune femme, mais elle continua.

- À genoux ! dit-elle.

Il obtempéra immédiatement en s'agenouillant sur le bitume, étrange. Elle ne pouvait pas voire son visage, elle ne pouvait donc pas savoir ce qu'il pouvait avoir en tête. Cependant, elle restait prudente et n'avançait pas. Mais, malheureusement, son coéquipier, pris d'une témérité soudaine, sortit ses menottes et se précipita vers lui.

- Jett ! Non ! hurla-t'elle.

Mais il était trop tard, le ténébreux saisit le poignet de Jett, se releva en se retournant, assomma le policier et le laissa tomber sur le côté en lui prenant son arme. Il la braqua avec sa main droite sur Lévy, se mettant de profil. Il avait pris une posture stable marquant sa confiance et sa maîtrise dans ce genre de situation. Ils se faisaient face. Tout c'était passé avec une telle rapidité, Lévy n'avait rien pu faire. Un long silence s'installa, aucun ne bougeait. Le cœur de la bleutée battait avec frénésie. Elle étudiait le visage du dragon d'acier, il restait impassible, elle ne voyait rien, aucune peur, aucune hésitation, aucune colère, rien ne le trahissait. Pendant quelques secondes, elle se fit la remarque stupide et déplacée, au vue de la situation, qu'il avait moins de piercings que sur la photo. Il avait toujours ceux aux oreilles, les deux sous la lèvre inférieure, mais plus aucun au nez et un seul à l'arcade sourcilière droite, à l'extrémité d'un de ses deux sourcils noirs.

Il la fixait, la considérant avec attention. Inquiète, elle vérifia rapidement l'état de son collègue. C'était une erreur, il le remarqua. Un sourire carnassier se dessinait sur son visage. Tout en continuant de regarder Lévy, il dirigeait son bras dans la direction de Jett.

- Non ! cria-t'elle d'effrois.

- Gihi, fit-il.

Dans le regard du dragon, elle pouvait voir que c'était à elle de décider du sort de son ami. Elle était coincée. Si elle tirait, il pourrait tirer sur son collègue juste en entendant le coup partir, mais si elle posait son arme, il pourrait les tuer tous les deux. Il voyait l'hésitation de la jeune femme, il arqua un sourcil, rit à nouveau et bougea son index.

- Non ! fit à nouveau Lévy, paniquant en voyant ce qu'il faisait, la peur lui faisant rater un battement de coeur.

Il affichait clairement du sadisme sur son visage, il se délectait de son statut de bourreau. Cependant, les yeux du Kurogane disaient autre chose, quelque chose qu'elle avait déjà vu, une voix en elle lui disait de lâcher son arme. Elle essayait de se calmer, elle n'arrivait pas à avoir les idées claires. Elle inspira, fermant les yeux, puis elle jeta son arme et leva les mains pour montrer qu'elle ne représentait plus un danger.

Au début, il s'éloignait doucement tout en gardant le jeune policier en joue. Puis il accéléra, se retourna, jeta son arme et partit en courant prenant une rue sur la gauche. Lévy récupéra son arme et se précipita vers son collègue. Celui-ci commençait à reprendre connaissance. Elle le guidait vers la voiture. Puis une idée totalement folle lui vint à l'esprit.

- Appelle les renforts ! Ordonna-t'elle en regardant la direction prise par Redfox.

- Tu…Tu vas où ? dit le roux se frottant la tête.

- Chasser le dragon. Affirma-t'elle, déterminée.

Sur ces mots, elle partie dans la direction qu'avait prise le brun, malgré les vives protestations de son coéquipier. Elle s'arrêta à l'intersection, puis réfléchit. Elle ferma les yeux, prit une grande inspiration. Elle repensait à son profil, essayant d'anticiper ce qu'il allait faire. Il a l'habitude de fuir, dès qu'il se sentira en sécurité, il marchera. Il ne va pas se planquer, ni attendre, il va chercher la foule pour se fondre dedans. Il va aller… au centre ville, Le seul endroit où il y a du monde en cette heure. Maintenant, qu'elle avait une idée du lieu où il voulait aller, elle pensa à un itinéraire qui lui permettrait de couper. Elle connaissait les plans et les vues aériennes de la ville par cœur, grâce à sa mémoire eidétique. Elle examina donc mentalement la géographie des lieux, cherchant un raccourci, se remémorant chaque passage, chaque rue. Puis elle trouva.

Elle ouvrit les yeux et prit une impasse, elle grimpa sur une benne et passa un grillage. Elle était dans un jardin, elle courait. Elle sortit du jardin en grimpant un nouveau grillage. Puis la bleutée sauta sur une benne, puis sur une autre pour atterrir sur le sol, où elle tomba à cause de ses...

- Saloperies de talon, grogna-elle, elle retira ses chaussures et les balança.

Elle sprintait dans une ruelle sur une centaine de mètres. Elle regarda vers sa droite, et le vit. Il marchait nonchalamment, les mains dans les poches relevant ainsi les deux pans de chaque côté de sa chemise, dans sa direction. Elle braqua son arme en vers lui,la tenant à deux mains, prête à tirée.

- Stop! cria-t'elle, essoufflée.

Il s'arrêta net, ils se faisaient à nouveau face, sauf qu'il n'avait pas d'arme, cette fois. Un mètre les séparait. Il arqua un sourcil, interrogateur. Lévy ancra ses yeux noisettes dans ceux grenat du dragon, déterminée, mais elle fut surprise en voyant qu'il affichait un sourire en coin.

- Pas mal ! dit-il de sa voix grave, puis il continua à avancer, comme-ci, il ne la prenait pas au sérieux.

Lévy pointa son arme plus près de lui pour lui montrer qu'elle n'avait aucune intention de le laisser partir. Le canon du pistolet touchait presque le pectoral gauche du dragon, désormais. Il regarda l'arme et leva ses yeux à nouveau sur la jeune femme afin de retrouver ses homologues, il avait un air amusé.

- Tu comptes me battre, Shorty ? Il faudrait que tu grandisses un peu pour ça, dit-il en rigolant et en lui tapotant la tête.

Je rêve, il se moque de moi, alors que mon arme est pointée sur lui, c'est quoi ce mec ? Il faut que je garde mon sang-froid. Malgré sa stupéfaction face à la réaction du ténébreux, Lévy garda son professionnalisme. Il ne fallait pas qu'elle s'énerve.

- Vous êtes en état d'arrestation pour violence sur officier de police et utilisation d'arme sur la voie publique, vous avez...

- Ouais, ouais, j'le connais ton refrain, dit-il blasé, mais...

Il ne termina pas sa phrase puisqu'il fonça sur l'inspectrice, lui attrapant les poignets, la plaquant contre le mur de la ruelle. Un coup de feu partit en l'air tandis que la jeune femme essayait de se débattre. Il la força à lâcher son arme en cognant sa main directrice au mur. Cet homme était d'une telle puissance et d'une telle rapidité. Pourtant, elle sentait par les mains tenant ses poignets qu'il contenait sa force.

- On t'a jamais dit qu'il fallait pas être aussi proche du type que tu braques, Shorty. Lui murmura-t'il dans le creux de son oreille.

Elle ne pouvait plus bouger, elle essaya de se débattre mais en vain... Puis un bruit métallique résonna. De la poussière et des miettes d'enduis et de briques pleuvaient sur eux. Ils levèrent les yeux, la balle du pistolet avait touché la dernière attache d'un conduit d'évacuation déjà vétuste. Le conduit se décolla du mur. Après avoir laissé échapper un « merde», le dragon d'acier s'écarta, tirant la jeune femme contre lui celle-ci tomba sur ses genoux, il l'enlaça et voûta son dos au-dessus d'elle afin de la recouvrir. Les yeux de la jeune femme étaient fermés, elle entendait le fracas dû à l'effondrement du conduit, ainsi qu'un grognement de douleur. Elle sentait que la personne au-dessus d'elle encaissait un choc violent.

Elle ouvrit les yeux. Elle était dans les bras du dragon. Celui-ci dégagea les débris sur lui, desserra son étreinte et se redressa. Elle se leva, elle constata les dégâts autour d'eux. Elle était indemne, elle posa son regard sur celui qui avait fait en sorte qu'elle n'eut rien. Il se releva difficilement. Une tâche pourpre croissait sur sa chemise blanche sur son flanc gauche.

- Putain, grogna-t'il avant de s'écrouler devant la bleutée.


Prochain chapitre The reception Tigers. Oui, j'ai mis les titre en anglais pour aller avec le titre général.

Hésitez pas à commenter...