Chapitre 38 : Perdue …

Bonsoir tout le monde !

Je fais un rapide passage pour vous poster le chapitre !

Etant en pleine période d'examen, je n'ai guère eu de temps à moi ces derniers temps … ce qui explique que je n'ai pas encore pu répondre à toute vos reviews !

Mais sachez que je les lis toujours avec attention chacun de vos commentaires et que je vous dis un grand merci de continuer de me suivre après tous ces chapitres !

En ce qui concerne dimanche prochain … j'ignore si je pourrais poster le chapitre … je n'aurais sans doute pas de temps pour poster comme d'ordinaire … mais en tout cas je ferais tout mon possible pour publier le plus rapidement possible … vous avez ma parole !

Je vous laisse à votre lecture et on se retrouve en bas !


Chapitre 38 : Perdue …

PDV Bella

La seule chose que je voulais, c'était retrouver Kiara.

Elle avait disparue depuis plus de 24 heures.

Savoir ma fille de 15 ans dehors toute seule par ce froid, me faisait trembler de peur. J'imaginais mille et une choses qui pouvaient lui arriver. Elle ne se rendait pas compte du danger et de tous les malades qu'elle pouvait rencontrer. Ce n'était pas la première fois qu'elle disparaissait de cette manière.

Je n'avais pas cessé de chercher dans tous les endroits possibles et inimaginables mais rien. Elle demeurait introuvable.

Quand la veille j'avais toqué à sa chambre, jamais je ne m'étais attendue à la trouver vide. Je savais que lui révéler la vérité avait été un choc pour elle mais je ne m'étais pas attendu à ce qu'elle fugue ainsi de la maison, surtout en songeant au froid polaire qui s'annonçait pour New-York dans les prochains jours.

Je tournais comme un lion en cage, ne quittant jamais vraiment le téléphone des yeux. Quelqu'un allait appeler. Ils devaient appeler.

J'avais envoyé Charlotte et Lise en camps de vacances en catastrophes la veille afin d'éviter qu'elles ne se rendent compte de l'absence de leur sœur aînée. Heureusement, il s'agissait d'un camp de ski avec de nombreuses copines à elles où elles voulaient aller depuis un moment. Comme je détestais le froid et la neige, mais pas mes filles, c'était le moment pour qu'elles puissent profiter loin de tout ce qu'il se passait ici.

Cela ne leur avait pas paru étrange que tout soit décidé à la dernière minute, alors qu'au départ j'étais contre ce voyage durant la période de noël. Mais avec ce qu'il se passait avec Kiara, il était nécessaire de les tenir loin de toute cette agitation, le temps que je règle la situation avec ma fille.

Le téléphone sonna brusquement et je me précipitais dessus.

- Isabella ?

Je reconnus cette voix sans mal.

- Edward ?

Je fis abstraction des sentiments qui se bousculaient dans ma tête et me concentrais sur la raison de son appel. Avec ce que je lui avais dit lors de notre dernière rencontre, il était peu probable qu'il m'appelle sans raison.

- Kiara est avec moi …

PDV Kiara

Partir au milieu de la nuit n'était pas l'idée la plus lumineuse que j'avais eue.

Mais à 4h00 du matin cela m'avait paru la seule solution pour retrouver enfin une respiration normale. J'avais comme l'impression que la maison se refermait sur moi au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient.

Ma mère, celle que j'avais toujours cru être ma maman, était ma tante, et la prostituée lui servant de sœur était ma mère. J'étais donc bien le fruit d'une passe, sauf que ce n'était pas celle que je pensais au départ.

J'avais vraiment mal.

La lettre de ma génitrice, m'avait sans doute achevée. J'aurais préféré qu'elle s'abstienne. J'étais injuste, j'en avais conscience mais je n'arrivais plus réfléchir correctement.

Ma tante s'était sacrifiée pour moi. Ma véritable mère s'était sacrifiée pour que j'aie une vie meilleure que la sienne. Je comprenais pourquoi elle n'avait jamais pu me dire la vérité. Elle savait que se serait un choc pour moi. Elle avait seulement voulu me préserver. Mais contrairement à ce que je pensais, elle n'avait pas menti à la barre.

Elle ignorait qui était mon père parce qu'elle n'était pas là le jour de ma conception. Peut-être avait-elle des doutes mais elle n'en était pas certaine.

Ça pouvait être n'importe qui, la seule chose qui était sûre c'est que ce n'était pas quelqu'un de bien.

Etait-on forcément prédisposé à la naissance ?

J'espérais bien que non parce que le fruit d'une prostituée et d'un poltron ne faisait définitivement pas un bon mélange.

Ma quête d'identité était sans doute la pire idée que je n'ai jamais eue. J'aurais préféré ne jamais savoir, ainsi je ne serais pas là à 5heures du matin dans ce froid glacial à me demander qui j'étais réellement.

Tanya avait affirmé dans sa lettre que je pouvais être ce que je voulais et maman me l'avait répété aussi, tant de fois. Le pensaient-elles vraiment ?

Au détour d'une allée du centre-ville, je me fis la réflexion que je commençais vraiment à être congelée. Il fallait que je trouve un abri avant de mourir d'hypothermie.

Ayant un peu d'argent, je savais que je pouvais aisément me payer une petite chambre d'hôtel.

J'étais dans le Bronx, le dernier endroit où ma mère chercherait.

Un éclairage lumineux attira mon attention et j'entrais dans un endroit mitigé au détour d'une rue passante.

Le mec derrière le comptoir me fit légèrement flipper mais je me dépêchais de payer cash et de me diriger vers la chambre que je fermais à double tour.

Pour me réchauffer, je pris une douche bouillante et me plongeais ensuite dans les draps, rugueux mais qui avaient le mérite de me tenir chaud.

Ce n'est qu'à ce moment-là que j'autorisais les larmes à couler de nouveau le long de mes joues. Je pleurais pour ma maman obligée à me mentir pour me préserver, obligée de subir des insultes et des coups pour moi. Je pleurais pour ma mère biologique qui n'était pas celle que je croyais et pour ce père que je ne connaitrais jamais. Je pleurais enfin sur mon sort, sur mes origines qui pesaient pour l'instant trop lourd sur mes épaules.

Je m'endormis en larmes, épuisée par toutes ces émotions. La dernière image que j'eue en sombrant, se fut les visages de mes petites sœurs et de maman derrière mes paupières.

Quand j'ouvris les yeux sur le jour bien entamé le lendemain, je me rendis compte qu'il était déjà plus de 16 heures et que ma mère devait s'être aperçue depuis un long moment de ma disparition.

J'étais consciente qu'elle devait se faire énormément de soucis mais je ne parvenais pas à me raisonner et à l'appeler pour la rassurer.

C'était comme si j'avais besoin de faire le vide dans ma tête pour pouvoir affronter cette femme que j'avais diabolisé ces derniers mois et qui pourtant m'avait sauvé d'une enfance telle que la sienne.

Je restais là allongée en position fœtus, fixant le plafond.

En y réfléchissant, ma mère était une héroïne dans cette histoire. Prendre soin d'une enfant qui n'était même pas le sien, se battre pour moi alors que je n'étais que sa nièce et qu'elle n'avait que 15 ans, qui serait capable d'une telle chose ?

Tanya n'en avait pas était capable alors qu'elle avait 3 ans de plus et que j'étais sa fille biologique.

Comment deux femmes que tout opposées pouvaient-elles être sœur ?

A qui ressemblais-je ?

Physiquement, j'avais toujours su que je possédais de fortes ressemblances avec Tanya, d'ailleurs maintenant ceci expliquait cela, mais au niveau du reste ? De qui avais-je tiré ?

Ce fut une question qui me tourna un long moment dans la tête, au point d'en être carrément malade.

J'avais besoin de quelqu'un pour m'aider à y voir plus clair.

J'avais vraiment besoin de parler à une personne qui ne faisait pas parti de tout ça. J'avais si mal et je ne parvenais à rien ainsi.

Mais je n'avais plus aucune amie, surtout pas après ce que j'avais fait durant ces derniers mois. Tout le monde m'avait tourné le dos et je n'avais plus personne à qui me confier. De toute façon, je ne voulais pas parler à l'une d'entre elle. Mes origines, mon passé ne regardait personne. J'avais vraiment besoin de me confier à quelqu'un de confiance qui n'irait pas répéter à qui voulait l'entendre le plus gros secret d'Isabella Voltury.

Sans trop savoir pourquoi, la seule personne qui me vint à l'esprit fut Edward Cullen.

J'étais certaine qu'il pouvait m'écouter. J'avais confiance en lui presque autant que ma mère s'en méfié.

Je savais qu'elle n'approuverait surement pas ma décision d'aller le voir mais je savais également qu'il pouvait être la personne qu'il me fallait en ce moment.

Il était le seul en dehors de ma famille à m'avoir témoigné de l'intérêt et du respect. De plus, il connaissait Tanya. Peut-être que lui pourrait me parler d'elle, et m'aider à y voir plus clair.

Je ne mis guère de temps à me décider et le lendemain, après avoir cherché sur Internet, je trouvais l'adresse de son appartement.

Comme il était encore tôt, j'étais vraiment gelée en arrivant devant l'entrée. Je réussis à me faufiler dans le hall quand une vieille dame sortit de l'immeuble. En cherchant son nom sur les boites aux lettres, je trouvais l'étage où il habitait.

Tout en priant pour qu'il soit là, je frappais doucement deux coups secs contre le battant.

Chance ou simple hasard, la porte s'ouvrit sur lui et j'en fus réellement soulagée. Je me rendis compte de ma crispation au moment où je relâchais ma respiration sous l'effet du soulagement.

Il resta un moment interdit, la bouche grande ouverte.

- Kiara ?

Je lui souris doucement mais je me doutais que mes yeux rougis, bouffis par les trop nombreuses larmes versées depuis deux jours ainsi que mes cernes plus grosses que des ballons de basket, devaient provoquer en lui de nombreuses questions.

- Entre, dépêche-toi … tu dois être gelée …

Tout en parlant, il me poussa à l'intérieur et me fis asseoir sur le canapé avant de me poser une couverture dessus et de me frictionner avec.

Je tremblais tellement fort que mes dents s'entrechoquaient entres elles.

Comprenant que cela ne marchait guère, il me força à me lever et m'entraina dans le couloir ou on atterrit dans une salle de bain spacieuse.

- Prend vite une douche pour te réchauffer, je vais aller te chercher du linge sec.

Il sortit des draps de bains et tout le nécessaire pour que je puisse me doucher.

- Je vais te laisser, tu m'appelles en cas de problèmes, n'hésite pas.

Sans dire un mot de plus, il sortit me laissant mon intimité.

L'eau chaude fut un véritable soulagement pour mes orteils congelés.

Quand je sortis de la salle de bain, je trouvais au pied de la porte, du linge qui devait lui appartenir.

J'enfilais le jogging, le pull et les chaussettes sans rien dire et attrapais la couverture qu'il m'avait donnée quelques minutes auparavant pour m'emmitoufler.

En m'approchant du salon, je l'entendis très nettement parler au téléphone et je compris vite l'identité de son interlocuteur.

Bien sûr qu'il avait prévenu ma mère, mais il me surprit quand il lui demanda de ne pas venir me chercher. Il raccrocha avant que ma mère n'ait pu formuler une réponse et je me raclais la gorge pour signaler ma présence.

Il se tourna vers moi et me sourit doucement.

- Ça va mieux ?

Je hochais la tête et lui rendis son sourire même si je ne devais guère être convaincante.

- Ecoute Kiara … j'ignore pourquoi tu es ici … comme tu viens surement de l'entendre j'ai appelé ta mère pour la prévenir … mais la connaissant elle ne devrait pas tarder à arriver …

Je baissais les yeux d'accord avec son analyse. Ma mère n'allait surement pas attendre pour débarquer et je ne voulais pas la voir, du moins pas pour le moment. Je voulais d'abord régler ce qu'il y avait dans ma tête et c'était impossible si elle se trouvait là à m'épier.

- J'avais juste besoin de quelqu'un qui m'écoute et j'ai eu le sentiment que vous … vous étiez cette personne …

- Je suis vraiment flatté de cette confiance que tu sembles avoir … si tu veux vraiment te confier à moi alors il vaut mieux quitter cet appartement … j'ai rendez-vous avec ma famille pour le repas de midi chez mes parents … nous y serons sans doute plus tranquille pour discuter si nous y allions maintenant …

Je hochais la tête, prête à le suivre là où il le voulait.

Il rassembla quelques affaires, alors que j'enfilais mes chaussures. Je sortis de l'appartement et on entra dans une cage de fer qui me donna envie de prendre mes jambes à mon cou pour quitter ce piège se refermant sur moi.

D'aussi loin que je m'en souvienne, j'avais toujours détesté les ascenseurs. Le seul que je prenais était celui de la compagnie pour se rendre dans le bureau de ma mère et seulement parce que je n'avais pas le choix.

Ma respiration s'accéléra sous la peur intense qui me traversa. Sans trop savoir pourquoi, je ne voulais pas montrer à Edward que j'avais une peur bleue de ces engins. Il penserait surement que je n'étais qu'une enfant et il était l'un des rares à m'avoir toujours traitée en adulte. Je ne voulais pas que ça change.

- Kiara … ça va ?

Je hochais la tête mais ma respiration devint vraiment difficile. Au moment où l'ascenseur produisit un bruit suspect de ferraille, je poussais un cri et me repliai sur moi-même.

- Kiara !

Je sentis les bras d'Edward s'enrouler autour de moi et appuyer frénétiquement sur un bouton pour ouvrir les portes.

Dès que je sentis enfin un peu d'air et que le sol s'arrêta de bouger sous mes pieds, ma respiration reprit un rythme enfin normal.

- Pourquoi ne pas m'avoir dit que tu avais peur des ascenseurs ?

- Désolé …

Me tenant encore étroitement serré contre lui, je pus enfin relever la tête pour lui adresser une moue contrite. En plongeant dans ses prunelles vertes, j'y lisais tout le souci et la peur qu'il ressentait pour moi.

Il s'inquiétait et je ne pouvais m'empêcher de l'apprécier encore plus. Je n'étais vraiment rien pour lui et pourtant, il était là.

- Allez viens, ne restons pas là … tu risques de prendre froid une nouvelle fois …

Une fois dans la voiture, il mit le chauffage à fond et je pus me délecter des sièges de cuir extrêmement confortables.

Je m'enfonçais encore plus profondément afin de pouvoir poser la tête et fermer les yeux.

- Je voudrais vous remercier … pour ce que vous faîtes …

Je sentis la voiture accélérer alors qu'il passait une vitesse d'un geste fluide. Il conduisait bien, je l'avais déjà remarqué lors de la seule fois où j'étais monté avec lui. Au moins, je n'avais pas à me préoccuper de ça.

- Je ne fais rien Kiara, je viens juste en aide à une amie …

A ses mots je détournais le regard pour éviter de lui montrer l'émotion soudaine qui venait de s'emparer de moi. Avec qui étais-je amie depuis tous ces mois ?

Personne.

J'avais fait le vide autour de moi et mes anciens amis ne voulaient plus avoir à faire à moi.

- Vous ne pensez pas qu'être amie avec une ado de 15 peut vous faire passer pour un pédophile ?

Il éclata de rire et je ne pus m'empêcher de sourire avec lui. Son rire était vraiment communicatif alors que ma référence à notre première rencontre avait fait mouche.

Je lui avais sortie la même chose alors que je me demandais ce qu'il foutait dans ma chambre à vouloir me parler.

Dès le départ, j'avais compris qu'Edward Cullen n'était pas de la même trempe que les autres. Et mon instinct ne m'avait pas trompé.

- Je prends le risque …

Je le regardais brièvement avant de souffler un merci de nouveau.

- Pourquoi ? Demanda-t-il vraiment interrogatif. Pourquoi me remercier ? Après tout se serait plutôt à moi d'exprimer ma gratitude … tu aurais pu me détester après ce que je vous ai fait à toi, à tes sœurs et … à ta mère …

Si j'avais eu besoin d'une confirmation, je venais de l'avoir.

Edward Cullen souffrait vraiment de ce procès et de la haine de ma mère. Il ne pouvait pas être l'homme qu'elle avait tenté de nous dépeindre.

Elle avait diabolisé cet homme seulement parce qu'il l'avait trahi et qu'elle voulait lui faire payer. Mais elle ne pouvait pas le détester autant que ça.

Ne disait-on pas qu'entre amour et haine il n'y avait qu'un seul pas à franchir ?

Peut-être qu'avec beaucoup de temps et de nombreuses preuves, Edward pourrait reconquérir ma mère. Sans trop savoir pourquoi, je voulais qu'il y arrive. Pour ma mère dans un premier temps afin qu'elle soit enfin heureuse mais aussi pour nous.

- Vous aimez ma mère n'est ce que pas ?

- Je n'ai jamais voulu lui faire de mal … jamais … je ferais n'importe quoi pour elle … même si je suis pour ne rien te cacher, je suis en colère contre elle …

Il ne m'avait pas répondu de manière claire et directe mais sa déclaration était équivalente à un aveu. Certain homme aurait préféré passer pour de gros dur plutôt que d'avouer ce genre de sentiment. D'un autre côté sa colère était compréhensible. Ma mère était allée trop loin dans son envie de vengeance.

- Y compris recueillir sa fille fugueuse ?

- Voilà matière à réflexion … mais non … ta mère a surement envie de m'étriper en ce moment … pour oser passer du temps avec toi …

Il ralentit soudain la voiture avant de s'arrêter et je me retrouvais devant une grande bâtisse. Même si elle était d'apparence plus petite que celle dans laquelle je vivais, je la trouvais belle.

En descendant de voiture après qu'Edward se fut garé, je ne pus m'empêcher de contempler les lieux un long moment.

Edward me rejoignit et me désigna la porte.

- Viens …

- Vous ne pensez pas que vos parents risquent de ne pas être contents que je sois là ?

Il fronça les sourcils apparemment choqué que je puisse envisager une telle chose.

- Pourquoi seraient-ils mécontents ? Mes parents n'ont aucune rancœur tu sais … viens tu t'en rendras compte pas toi-même …

Il m'entraina vers la porte qu'il ouvrit sans même toquer.

Il appela sa mère puis son père avant de déboucher dans la cuisine. Je vis donc le salon et le couloir en coût de vent. Une femme d'environ cinquante ans se trouvait derrière un comptoir ou s'étendait toute une série d'aliment qu'elle devait être entrain de cuisiner. Un homme blond à ses côtés lisait le journal.

- Bonjour maman, bonjour papa …

Edward embrassa sa mère sur la joue et serra la main de son père avant de me faire avancer.

Toujours emmitouflée dans ma couverture, je me sentis légèrement mal à l'aise sous leur regard.

- Bonjour … murmurai-je timidement en m'avançant.

- Maman, papa, je vous présente Kiara. Kiara je te présente mes parents … Esmée et Carlisle …

Esmée me fixa un long moment avec de grand yeux larmoyants avant de s'essuyer les mains et de s'approcher de moi pour me prendre dans ses bras. Ne m'attendant pas du tout à cette étreinte, je fus un peu gauche en posant ma main dans son dos.

- Je suis contente de te rencontrer enfin … Kiara …

Elle se recula et me détailla longuement. Carlisle apparemment moins expansif que sa femme, me tendit la main et je me sentis presque adulte quand je la lui serrais.

Je savais pour l'avoir entendu de la bouche de ma mère qu'il était chirurgien. En le voyant aujourd'hui, je me rendais compte qu'il avait tout de l'allure du médecin réputé et surtout sur de lui.

Il avait sans doute une carrière de renom et je me doutais qu'il adorait son métier.

- Je suis content de te rencontrer aussi, Kiara.

Impressionnée malgré moi, j'eus du mal à formuler une phrase cohérente et je ne pus que hocher la tête tout en baissant les yeux.

- Que nous vaut cette visite mon fils ?

- Nous avions besoin d'un moment de calme … une discussion importante et j'ai pensé que ici serait le meilleur endroit …

Il parut surpris de l'annonce de son fils et je pouvais le comprendre. Quelle raison aurait-il de parler à une ado de 15 ans ?

Pourtant il ne fit aucun commentaire et Edward les salua pour m'entrainer hors de la pièce ou on déboucha dans un salon contenant une cheminée de grand standing.

Le feu étant allumé, je me fis une joie de me blottir près de l'âtre alors qu'Edward prenait un siège à côté de moi.

Durant un long moment je fixais le feu hypnotisée par les flammes puis la phrase fatidique franchie mes lèvres.

- J'ai parlé avec ma mère …

Il ne fit aucun commentaire attendant sans doute que je continue. Mais je n'arrivais pas à mettre mes pensées en ordre et mes larmes firent leur grand retour au coin de mes yeux.

Edward ne fit pas un geste pour me consoler comprenant sans doute que j'avais besoin de ça pour évacuer toutes ces émotions.

- Au moins maintenant je sais …

- Tu sais qui est ton père ? Chuchota-t-il doucement.

Je secouai la tête et me tournais vers lui.

- Non, mais je sais qui est ma mère …

Il fronça les sourcils et ses yeux s'écarquillèrent alors qu'il mettait en place comme je l'avais fait les pièces du puzzle.

- Tu veux dire que Bella …

- N'est pas ma mère biologique …

Un sanglot me parcourut et je me fis l'effet d'une gamine quand je me rendis compte que j'étais incapable de me calmer.

Tout comme ma mère l'avait fait avant lui, Edward s'installa sur le sol et me prit dans ses bras pour tenter de m'apaiser. Et bizarrement cela marcha.

- Je suis désolé Kiara …

Que pouvait-il dire d'autres ? Je comprenais que pour lui les choses ne devaient pas être très simples et qu'il avait la mauvaise place pour dire ou faire quoi que ce soit.

- Ma mère est ma tante …

- Quoi ?

Il parut choqué un instant. Il se recula en me tenant à bout de bras, ses mains sur mes épaules.

- Je suis la fille biologique de Tanya …

- La fille de Tanya …

Il déglutit avant de me lâcher et de porter ses mains à sa bouche. Je l'entendis très nettement pousser un juron.

- Ce n'est pas vrai …

- Dur d'apprendre la vérité au bout de 15 ans …

Je le voyais en proie à un profond malaise et je me demandais bien pourquoi il réagissait de cette façon. Visiblement il se sentait concerné par toute cette histoire.

- Quand à mon père … apparemment il s'agirait d'un type mauvais … dans sa lettre elle affirme que ce n'est pas quelqu'un de bien… au moins elle savait de qui il s'agissait visiblement …

Mais elle n'avait pas jugé bon d'en informer ma mère afin que je sois au courant.

De qui d'autre qu'un client pouvais-je être l'enfant naturelle ?

Le nom de James m'avait traversé l'esprit. Après tout après la mort de Quil, ma génitrice était partie avec lui. Quand cette idée germa dans ma tête, j'eus du mal à reprendre mon souffle encore une fois.

Peut-être que j'étais la fille du meurtrier de mon oncle ?

- Quelqu'un de mauvais ? Répéta-t-il.

- Oui … elle m'a laissé une lettre ou elle me dit de ne pas le retrouver parce que ce n'est pas un homme bien … et si s'était ce James ?

- Kiara ! Nous ne sommes pas comme nos parents … même si ce James était ton géniteur tu ne peux pas te mettre à penser que tu seras comme Tanya et lui … tu es comme Bella. Tu ne peux pas savoir le nombre de fois où je t'ai comparé à ta mère. Parce que c'est elle ta mère, qui est là depuis ta naissance ? Qui t'a élevé ? Sur qui pourras-tu toujours compter ?

- Elle m'a dit exactement la même chose … et je le sais … dans ma tête je ne peux penser à elle que comme ma mère. Elle est peut-être ma tante d'un point de vue biologique mais pour le reste. Je veux qu'elle soit ma mère et je veux être sa fille … mais c'est juste dur de se dire que mes parents étaient des meurtriers …

Edward réfléchit quelques instants à mes mots avant de me regarder.

- Tu sais … Tanya avait de nombreux soucis. Du peu que je l'ai connu, je peux te dire qu'elle n'était pas vraiment quelqu'un de normal … et James … si il est ton géniteur … ne vaut pas la peine que tu te feras pour lui. Nous ne sommes pas prédestiné à la naissance … Tanya et Bella étaient sœurs et pourtant regarde ou elles en sont aujourd'hui. Regarde leur vie.

- J'aurais aimé que ce soit maman qui me porte … j'aurais aimé ne pas avoir à me poser ses questions …

Je mis ma tête dans mes mains alors qu'Edward me berça de nouveau. Nous restâmes un long moment ainsi jusqu'à ce que j'entende le bruit d'une porte derrière nous.

On se redressa tous les deux et je me relevais pour apercevoir Esmée qui entrait dans le salon avec un plateau dans les mains.

- Edward mon chéri … ton frère est arrivé et visiblement il aurait besoin d'un petit coup de main.

Il se tourna vers moi comme pour savoir si j'allais bien aller s'il me laissait. Je le rassurais d'un coup de tête et il quitta la pièce.

Je me retrouvais seule avec Esmée qui me sonda du regard.

Sans trop savoir pourquoi, je me sentais vraiment peu à l'aise sous ses yeux verts pénétrants. J'avais envie de lui demander pourquoi elle me fixait ainsi mais je fus interrompu par une femme de petite taille et un homme blond portant un bébé qui entraient dans le salon.

- Bonjour ! S'exclama la petite femme que je dépassais déjà d'une tête et demi. Je suis Alice la sœur d'Edward et toi tu dois être Kiara ?

- Oui.

- Je te présente mon mari Jasper et ma fille Lena.

Je fis un grand geste pour saluer avant qu'un nounours de la taille d'un bodybuilder n'entre à son tour suivit d'une grande blonde, de deux enfants qui devaient avoir l'âge de mes sœurs et d'un bambin d'environ deux ans.

- Là tu as Rosalie, Liam, Jade et Seth et puis tu as mon frère Emmett … lui tu ne t'en serais portée que mieux si tu ne l'avais jamais rencontré.

Il y eut des protestations de la part du géant.

Quand Edward réapparut il ordonna à sa famille de me laisser respirer.

- On dirait des rapaces flairant une nouvelle cible, laissez cette jeune fille tranquille bande de vautour !

Vraiment mal de me sentir scrutée par autant de paires d'œil, je fus soulagée par l'intervention d'Edward qui tomba vraiment à pic.

Tout le monde se dispersa enfin et je me retrouvais seule avec Edward de nouveau.

- Que dirais-tu de manger avec nous avant que je ne te ramène chez toi ?

Prenant cette proposition pour une bénédiction me permettant de reculer le moment où j'affronterais ma mère, j'hochais la tête avec enthousiasme.

Quelques minutes plus tard, je me retrouvais assise devant une grande table contenant beaucoup trop de nourritures. Edward se trouvait à ma droite et un enfant d'environ cinq ans à ma gauche.

Je sentais les regards sur moi mais pour éviter de croiser une seule paire d'œil, je me contentais de regarder mon assiette et mangeais de petite dose.

La nourriture était délicieuse et la conversation allait bon train autour de la table.

Quand l'enfant qui apparemment se prénommait Seth, eut un problème avec sa viande, je ne pus m'empêcher de la lui couper exactement comme je le faisais pour mes sœurs il y a longtemps.

J'eus le droit à un merci et un grand sourire.

En me tournant vers Edward, je vis qu'il était véritablement heureux que je sois là.

Je comprenais mieux d'où lui venait cette gentillesse naturelle.

Il était la parfaite descendance de ses deux parents. Bien entendu j'évitais soigneusement de penser à ma propre ascendance. Ce n'était guère le moment de me poser ses questions existentielles alors que pour la première fois depuis longtemps je me sentais bien.

Quand vint le dessert je fus surprise par la soudaine question d'Esmée qui s'adressa directement à moi.

- Alors parle-nous un peu de toi …

- Maman, laisse-la ! S'exclama Edward apparemment décidé à me protégé.

Mis à part ma mère qui avait pris la peine de vouloir me protéger ? Dimitri ? Et puis qui d'autre ?

Je retrouvais beaucoup de ce père disparu en Edward mais au lieu de me rendre triste, je n'en étais que plus heureuse.

- Non, ça va … comme vous le savez je suis Kiara Voltury et je suis la fille d'Isabella … je ne suis pas une vraie Voltury mais … Dimitri était quand même mon père … ce sont mes parents … j'aurais 16 ans dans 5 mois et j'ai deux petites sœurs, mais ça vous le savez déjà.

J'avais du mal à comprendre moi-même pourquoi je tenais temps à présenter mes parents ainsi.

Peut-être pour faire comprendre que les mots de ma mère et d'Edward avaient trouvé des échos en moi. On ne décidait pas de sa naissance ni de ses géniteurs mais moi j'étais décidé à choisir mes parents et je ne voulais personne d'autre que maman et Dimitri.

- J'ai toujours eu un rêve … en dehors de celui de retrouver mon géniteur … je voulais devenir chirurgienne … comme vous … ajoutais-je dans un murmure en adressant un regard à Carlisle.

- Vraiment ? Demanda Edward en me souriant franchement un verre à la main. Je ne le savais pas …

- Personne ne le sait … même pas maman … j'ai toujours pensé ne pas être assez intelligente pour y arriver …

- Ce n'est pas une question d'intelligence … si tu es assez motivée et surtout assez forte pour te battre alors ton rêve se réalisera … pour remporter le combat il faut te donner les armes dont tu as besoin et je suis certain que tu y arriveras !

Le discours de Carlisle me réchauffa le cœur et je pensais enfin à autre chose qu'à mes problèmes d'identité.

Il était persuadé que je pouvais y arriver et je me pris à réfléchir à cette avenir que je ne croyais que rêve jusque-là.

Si je réussissais alors personne ne pourrait dire que j'étais comme Tanya. Si dans quelques années je revenais avec le diplôme de médecin alors je serais comme Bella. Je voulais être comme elle, je devais me battre pour ce que je voulais, pour être quelqu'un de bien et sauver des vies. Je voulais être à la hauteur de l'éducation que j'avais reçue.

Je baissais la tête sur mon assiette consciente que ma révélation soudaine me donnait des ailes.

Les conversations reprirent et je ne pus m'empêcher de fixer tout le monde, m'imprégnant de l'ambiance.

Quand Esmée se leva pour débarrasser, je m'empressais de l'aider. Je n'allais pas la laisser seule pour desservir la table.

Apportant une pile d'assiette sale dans la cuisine, je trouvais une Esmée entrain de ranger les quelques ustensiles sur le plan de travail. Elle ne releva pas la tête quand j'entrais et posais mon chargement dans l'évier.

Voyant là une bonne opportunité de pouvoir lui adresser quelques paroles en privé, je m'approchais d'elle et tentais de croiser son regard.

Me voyant faire, elle releva la tête vers moi et m'adressa un doux sourire. L'espace d'un instant je restais sans voix. Quand elle me regardait j'avais l'impression de voir ma mère. Il y a quelques mois, j'avais le droit à cette expression au quotidien, maintenant ce doux sourire était plus rare. Inutile de demander pourquoi.

- Ce n'est rien ne t'inquiète pas … je suis heureuse que tu partages ce repas avec nous …

Elle avait l'air sincère mais pourtant je sentais un malaise subjacent.

Au lieu d'insister, je laissais tomber et tournais les talons pour rejoindre Edward dans la pièce à côté.

Il me sourit quand il m'aperçut et je le lui rendis timidement.

Ayant soudain besoin de prendre l'air, je désignais d'un geste de la main, la terrasse et il hocha la tête comprenant que j'avais besoin de m'isoler quelques instants. J'attrapais mon manteau et je pris soin de me couvrir correctement pour ne pas attraper froid.

L'air frais me fit un bien fou et je fermais les yeux comme pour tenter d'oublier ou je me trouvais.

M'installant sur un fauteuil plus ou moins épargné par la neige, je me mis à fixer le paysage autour de moi.

Je n'avais jamais été particulièrement attirée par la neige. J'avais bien essayé le ski et compagnie mais j'étais comme ma mère, le froid, la combinaison étouffante et les lunettes qui prenaient la moitié du visage, ce n'était définitivement pas notre truc.

Nous n'étions pas vraiment téméraires et quand ils nous arrivaient de ne pas avoir le choix et de devoir monter sur des skis, c'était un spectacle assez drôle. Surtout avec ma mère.

Elle ne tenait pas debout plus de 30 secondes et finissait irrémédiablement par abandonner quand la neige se faufilait dans ses gants ou dans sa combinaison.

En général, on préférait éviter ce genre d'expérience.

En revanche, il serait difficile de nier que le tableau autour de moi était magnifique.

Le soleil de ce milieu d'après-midi se reflétait sur le blanc poudreux qui scintillait et provoquaient de multiples couleurs autour de moi. On aurait dit des diamants s'étendant à perte de vue, de petits cristaux qu'il nous serait à jamais impossible de tenir individuellement dans la main.

Ce spectacle était si paisible à mille lieux de ce que je ressentais intérieurement. Je n'étais pas vraiment chaussée de manière adéquate pour marcher dans la neige mais décidant que de toute manière cela avait peu d'importance, je descendis de la terrasse et tout en m'emmitouflant dans la couverture donnée par Edward, je fis quelques pas pour admirer le paysage.

De ce que je voyais, le jardin faisait le tour de la maison et paraissait vraiment très grand. Cette maison bien que plus petite que celle dans laquelle j'habitais, était vraiment magnifique à mes yeux. Elle ne ressemblait pas à un mausolée et je m'y sentais bien.

A la maison, tout me rappelait Dimitri et je savais qu'il en allait de même pour maman. Peut-être était-il temps de partir ?

Je voulais reprendre ma vie en main. Je venais de recevoir un choc mais ma mère et Edward avaient raison. J'étais ce que je voulais, j'étais ce que j'avais décidé d'être peu importe les auteurs de ma naissance.

J'avais voulu savoir et maintenant c'était le cas. Cela ne m'avait rien apporté mis à part une souffrance supplémentaire.

Si je voulais être honnête avec moi-même, j'en voulais à maman parce qu'elle m'avait menti depuis que j'étais tout bébé.

Je comprenais ses raisons mais je ne parvenais pas à les accepter encore. Je ne pouvais nier qu'elle m'aimait, je le savais mais sa vie aurait été différente si je n'avais jamais existé.

Charlotte et Lise étaient ses filles, moi j'étais sa nièce et après ce que je lui avais fait subir elle devait certainement m'en vouloir elle aussi. J'aimais ma mère, je l'avais toujours aimé même quand je la détestais mais avais-je la même importance que mes sœurs à ses yeux ?

J'essayais de me persuader de ça mais je n'arrivais pas à m'en convaincre. Peut-être était-il temps de rentrer pour finir cette conversation.

Elle était la seule à pouvoir me rassurer, la seule qui pouvait maintenant m'affirmer une nouvelle fois, que j'étais sa fille et qu'importe qu'elle m'ait porté ou non, cela ne faisait aucune différence. J'avais besoin de le réentendre.

Me tournant d'un seul coup, je fus prise soudain de terreur à en perdre l'équilibre. Je me retrouvais au sol, les fesses dans la neige et la couverture gisant à mes côtés.

Une peur effroyable s'empara de moi quand je relevais la tête et que je tombais sur le canon d'une arme braquée sur ma tête. James Nomade était planté devant moi.

Il était exactement le même que lors de la seule fois que je l'avais vu, le jour ou tout avait basculé entre ma mère et Edward.

J'avais devant moi le meurtrier de mon oncle et peut-être mon géniteur.

- Si tu cris, je me ferais un plaisir de recouvrir ce sol de ton sang !

Ma respiration s'accéléra alors que je compris que je n'aurais peut-être pas l'occasion de revoir ma mère. Je ne pouvais de toute façon pas alerter Edward et sa famille. Il y avait des enfants et James serait capable de leur faire du mal rien que pour obtenir ce qu'il voulait. Il l'avait prouvé en abattant de sang-froid un enfant de 9 ans.

- Bonne fille, susurra-t-il d'un œil mauvais en me sondant de la tête au pied.

Il attrapa mon bras et me serra tellement fort que je n'eus pas l'idée de me débattre.

- Nous allons faire une petite ballade toi et moi ! Quelle aubaine de te trouver ici ! C'est encore mieux que prévu ! Je sens que je vais bien m'amuser ! Voilà une vengeance parfaite ! Je vais briser ce couple de minable !

Comprenant que tout été prémédité, je me traitais mentalement d'idiote. Voilà une chose de plus que ma mère pourrait me reprocher. Je priai pour que mes sœurs soient loin ou que ma mère les protège au mieux. S'ils leur arrivaient quelque chose se serait ma faute et je n'étais pas certaine de pouvoir vivre avec ça.

- Voyons voir si ta chère tata t'aime autant que tes cousines !

Il savait … bien sûr qu'il était au courant. Refusant de lui montrer mes faiblesses, je ravalais mes larmes alors que ce James de malheur m'entrainait avec lui.

La seule chose que j'avais en tête, c'était des excuses formulées dans ma tête à ma mère … et à Edward.


Alors vos avis ? Je les attend avec impatience en tout cas ^^

Et oui James est de retour !

Pour le prochain chapitre … les choses s'accélèrent …

J'espère poster la semaine prochaine .. en tout cas je ferais tout pour !

Mais sinon passez une bonne semaine ... à bientôt !