Coucou! La suite...
En espérant que sa vous plaise, n'hésitez pas à commenter...
Je sais qu'elle est un peu différente de ce qu'on lit habituellement, donc je suis pas convaincue qu'elle vous plaise. Mais j'avais envie de faire quelque chose de différent de ce que je fais.
Dans une chambre de l'hôpital central de Magnolia, vers 11h00 du matin, une jeune femme aux cheveux azur vêtue d'un pantalon de tailleur noir et d'une tunique légère rouge, assise sur un fauteuil, errait dans ses pensées. Elle se remémorait la journée de la veille qui lui avait parue étrange, de cette attaque singulière avec des piliers d'acier enfoncés dans les murs de Fairy Tail. Fairy Tail ! Quel nom étrange ! Les fées ont-elle une queue d'ailleurs ? Le bleutée ne trouva aucune réponse à cette question, malgré ses lectures des divers mythes et légendes. Et voilà que je délire sur le nom de ce pub. Au fond, son nom était aussi étrange que son propriétaire Makarov, un Lutin accompagné d'un ange démoniaque. Qu'est-ce qu'Hadès cachait dans son dossier ? Mais l'apogée fut la rencontre avec le dragon. Pourquoi lui avoir sauvée la vie ? Cela n'avait aucune cohérence dans la tête de la bleutée. Il aurait pu la laisser et s'échapper. Elle aurait certainement été morte, ou du moins, gravement blessée. Il avait tenté de se relever, ce crétin. Elle avait essayé d'empêcher l'hémorragie de continuer, il n'avait pas arrêté de râler, en l'appelant « Shorty ».
- Rrrrr…., rien qu'en repensant à ce surnom ridicule, elle fulminait.
Et sa manière qu'il avait eu de se moquer d'elle, il l'avait vraiment agacée. Elle secoua la tête de droite à gauche. Qu'est-ce qui te prend Lévy ? Tu débloques, ce type est un criminel dangereux et tu te préoccupes plus de ses taquineries. Je sais des fée, un lutin, un ange démon et un dragon, je suis encore endormie sur mon canapé après avoir lu mon livre sur la mythologie. Et je vais me réveiller…maintenant. Elle soupira. Puis elle leva les yeux sur l'homme allongé dans le lit d'hôpital en face d'elle. Elle avait menotté sa main droite à une des barres du lit. Il dormait en position fœtale afin d'éviter de s'allonger sur le dos. Son torse restait nu à cause de changement fréquent de pansements. Elle l'examinait, son corps était impressionnant. Son torse imberbe était parfaitement musclé. Il avait de nombreuses cicatrices, stigmates de sa vie passée entre les combats de rue et ses devoirs en tant que membre d'un gang. Sur son pectoral gauche, il avait tatoué un dragon noir sans corne, sa carapace était faite de plaques métalliques, un dragon d'acier. La queue du monstre finissait sur son aine. Elle continuait son observation et arriva au visage. Elle voyait mieux ces piercings, ils brillaient à cause de la lumière du jour, toujours de simples clous. Plus elle le regardait, plus elle ne pouvait nier qu'il était beau. Mais, son physique l'intriguait, il y avait quelque chose de reptilien dans son visage. Ou peut-être, qu'elle le voyait ainsi à cause de son surnom le dragon d'acier. Alors qu'elle fixait son visage, il bougea légèrement les lèvres.
-Même quand j'irai pisser, tu me surveilleras ? dit-il en gardant les yeux fermés.
-Tu es réveillé depuis combien temps ? s'étonna-t'elle.
Elle avait pourtant guetté le moindre de ses mouvements et elle n'avait rien vu jusque-là. Il ouvrit ses yeux grenat pour la regarder.
- Un p'tit moment…Soupira-t'il. Un léger sourire en coin se dessina sur son visage. Tu me tutoie maintenant, Shorty ?
- Toi aussi ! Je ne vois pas pourquoi je ferais un effort pour toi ! Répondit-elle. Je suis le lieutenant Macgarden, pas Shorty, ajouta-t'elle avec autorité.
- Tsss…
Il se tourna afin de se mettre sur le dos tout en serrant les dents et en grognant de douleur. Puis il fixa le plafond au-dessus de lui. Mais, il sortit de sa contemplation, lorsqu'il entendit la jeune femme fermer la porte de la chambre et venir au bout du lit. Il la regarda, elle affichait un air déterminé.
- Mon collègue arrivera dans quelques minutes…Avant, je veux que l'on soit seuls, dit-elle.
Le dragon fit un sourire carnassier, elle remarqua que ses canines étaient un peu plus développées que la moyenne. Cela lui donnait avec ses yeux rouges un aspect de bête féroce.
- Gihi ! J'veux bien, Shorty. J'me disait bien que tu avais une idée en tête. Dit- il sur un ton plein de sous-entendus en agitant ses menottes. Mais j'préfère quand c'est moi qui commande.
Elle afficha un grand sourire ancrant son regard dans celui du Kurogane.
- Ne te méprend pas, mon petit dragonnet, je veux juste te poser quelque question, dit-elle d'une voix mielleuse.
Redfox se redressa de colère.
- Petit dragonnet !? grrrr…, grogna-t'il.
- Shorty ? Dit-elle d'un ton sec tout en gardant son sourire.
Il toisait la jeune femme, elle ne faillit pas, le regardant sans sourciller, elle ne plierait pas face à lui. Le tempérament du dragon d'acier est donc toujours aussi impétueux. Il se laissa tomber dans le dossier relevé du lit en soupirant de lassitude.
- Ok…souffla-t'il en fixant à nouveau le plafond. Tu veux quoi Macgarden ?
Elle s'adossa au mur.
-Fairy Tail ? Demanda-t'elle.
- Pas moi ! Répondit-il simplement.
Lévy l'examinait, il n'avait pas l'air d'avoir menti. Mais elle se méfiait de son analyse sur lui, il la perturbait. Elle ne pouvait donc être sûre qu'il ne simulait pas.
- Pourtant, ça ressemble à ce que tu as fait, il y a 11 ans à Ortensia.
Le rappelle cet acte fit réagir le dragon, il arqua un sourcil et tourna sa tête en direction de son interlocutrice.
- J'ai payé pour ça… grogna t'il.
-Tu as fait 2 ans de prison, relâché pour bonne conduite, dit-elle. Depuis il n'y a pas eu d'autres poursuites contre toi. Tu es propriétaire d'un garage, rien à signaler, tout est réglementaire.
- Tu vois, je suis clean…
- Ce n'est pas parce que tu n'as pas été pris une seconde fois, que tu n'as rien fait…Tu as peut-être juste été plus malin. Quoique sortir avec une arme en pleine rue était un acte assez stupide, tout comme frapper un policier.
- Tsss…sortit le brun en souriant.
Il avait repris cet air amusé de la veille. Il jouait avec elle. Les pics et les preuves de force de la jeune femme lui plaisaient. Elle doutait qu'il fut resté tranquille durant ces neuf ans.
- Tu étais où la matinée d'hier de 4h 30 à 15h ? Continua Lévy.
- J'étais à une fête dans un club, jusqu'à 5 h du mat'environ.
- Le nom du club ? Insista la bleutée.
- Au Sabertooth, le patron pourra te le confirmer, Sting Eucliff.
Sting Eucliff, elle n'avait pas entendu ce nom depuis des années. Ils avaient été au lycée, puis à la faculté de psychologie ensemble. Il passait son temps à draguer, et il avait du succès. Un grand blond, fin, avec des yeux d'un bleu profond, il y avait de quoi faire chavirer toutes ces dames. Lévy n'avait jamais été attirée par lui, mais elle admettait qu'il était séduisant, il s'entendait très bien. Elle avait entendu dire qu'il était parti en management, il avait donc monté sa boîte, ici, à Magnolia.
- Il y avait qui d'autre ? reprit la bleutée.
- Des potes…
Elle souffla.
- Ok, la fête, elle était pour Rogue Chesnay, il va se marier. Ça te suffit, j'ai pas envie que t'ailles les emmerder avec tes questions, répondit-il.
- Et après ? Ajouta La bleutée.
- Après…Gihi, c'est l'after, dit-il avec un sourire carnassier.
- Je vois… Le lieu et le nom de la personne avec qui tu étais ?
- J'étais chez moi, le nom… j'm'en souviens plus.
- Il va falloir que tu fasses un effort, s'exaspéra t'elle.
- Eh ! déjà en temps normal les noms ce n'est pas mon fort, mais là, j'étais bourré, aboya-t'il.
Il expira d'agacement, ferma les yeux, se pinçant l'arrête du nez avec son pouce et son index. Il creusait dans ses souvenirs.
-Y en a une, c'était Cana, je crois. Dit-il.
-Une ? Souligna Lévy
- Gihi.
- D'accord…souffla t'elle, peut-être qu'Eucliff pourra le confirmer.
-Et vous vous êtes séparés, vers quelle heure ?
- Vers 14 h 30, après j'chui allé au garage.
- Très bien je vérifierai, et pour la fusillade d'hier soir ?
-T'étais là…Un type a voulu me butter avec sa bagnole, j'ai tiré, légitime défense, dit-il le plus naturellement du monde.
Lévy était scotchée.
- On t'as prévenu, tu savais que quelqu'un voulait te tuer et tu es sorti. Qui étais ce type ? Qui veut te tuer ?
- Chais pas, ronchonna-t'il.
- Ça a un rapport avec Raven Tail ou Phatom Lord ? tenta-t'elle.
- Hm…
Il ne dira rien. Lévy savait qu'il était inutile de persévérer. Il regardait à nouveau le plafond, n'exprimant plus aucune émotion. Lévy, elle, ressentait son cœur se serrer. Elle avait besoin de savoir.
-Lorsque tu étais à Phantom, tu as entendu parler de assassinat d'une famille, il y a vingt ans, un archéologue et une linguiste ? Demanda-t'elle une voix légèrement tremblante.
Le Kurogane baissa la tête pour regarder la jeune femme. Elle sentait les larmes lui monter aux yeux, elle ne le regardait plus, il n'y avait plus de défis, juste de l'espoir.
-J'étais pas à Phantom à ce moment. Puis dans un gang comme celui-ci, on évitait de parler de trucs comme ça. J'vois pas pourquoi ils auraient tuer des gens comme ça.
-Mais tu étais le bras droit de José Pora, argumenta-t'elle, pleine d'espoir.
-J'étais son chien comme tous les membres de Phantom, c'est comme ça que ça marchait chez lui. Précisa-t'il d'un ton sec comme pour gronder une enfant. Et José est mort.
- Et ceux qui ont permis ton arrestation et la dissolution de l'organisation, ils ont enquêté, ils doivent savoir quelque chose, continua Lévy.
Le brun arqua un sourcil surpris.
- J'vois pas de quoi tu parles, Dit-il.
- Tu le sais, ragea-t'elle, tu es le Kurogane, personne ne t'avait jamais battu. Lorsque la police est arrivée suite à un appel anonyme, tu étais K.O. Qui t'as fait cela ? Demanda-t'elle en s'avançant sur la gauche du lit du dragon.
Il se retourna sur le lit faisant dos à Lévy en signe de retranchement. La bleutée pouvait ainsi voir ses blessures dues à l'accident de la veille, il avait tout pris sur lui. Ce dos meurtri fit réalisé à la jeun femme qu'il y avait une autre question qui l'obsédait. Après le chamboulement émotionnel que provoquait le mutisme du ténébreux sur l'assassinat de ses parents, ses lèvres ne pouvaient plus faire barrière à cette question.
- Pourquoi m'as-tu sauvée ? Dit-elle d'une petite voix, remplie de culpabilité.
À l'entente de cette question, Redfox hoqueta légèrement. Il ne se retourna pas, il ne savait quoi répondre, il fixait la porte de la salle de douche de la chambre et restait pensif. De toute évidence, il ne voulait pas répondre, mais la jeune femme voulait savoir.
- Dis-moi, pourquoi ? Insista-t'elle.
Un long silence s'installa dans la chambre. Il fut « sauvé » de cette impasse par l'arrivée de Jett. Le roux avait une bosse là où il avait reçu son coup, il tenait deux gobelets de café et un sac avec des vêtements, il toisait le dragon. Ce dernier répondit avec un regard plein de mépris. Le policier déposa le sac sur un meuble et détourna la tête, pour regarder sa collègue. Elle enfilait sa veste et prit ses affaires, rejoignant son coéquipier, et prit un des cafés.
- Il t'a dit quelque chose ? lui demanda-t'il.
- Il faut que l'on aille à Sabertooth et son garage pour vérifier son alibi. Je veux, qu'une fois que le médecin confirme qu'il est en état, qu'il soit amené au poste, et je veux qu'il y ai toujours deux hommes devant sa porte. Je te raconterai le tous en chemin.
- Ok, Jett envoya les instructions via son portable et alla voir les deux hommes hors de la chambre.
Lévy resta un petit moment dans la chambre, elle regardait Gajeel. Ce dernier s'était remis sur le dos et avait fermé les yeux. Elle le fixait sans rien dire un air triste se dessinait sur son visage, elle fut sortie de ses pensées par la voix de Jett.
- Lévy, on y va ?
- J'arrive, elle tourna les talons et partit.
Pendant que Lévy était à l'hôpital, Jett avait perquisitionné chez le Kurogane. En réalité, il y avait peu de chose dans l'appartement de Redfox. Le réfrigérateur était vide. Il se contentait du strict minimum au niveau du mobilier, pour que l'appartement semblât habité. Pour la bleutée, cela signifiait qu'il était prêt à partir à tout moment, ou qu'il ne s'agissait que d'un leurre et non pas son lieu d'habitation. Le lit était effectivement défait. Et Jett avait trouvé des préservatifs récemment utilisés ainsi qu'un string en dentelle mauve oublié dans le feu de l'action, ce qui confirmerait la nuit agitée du ténébreux.
Ils arrivèrent au garage de Redfox, il était ouvert. C'était un ancien bâtiment industriel avec les armatures en fer et en acier apparent rénové. Elle fut surprise de voir un lieu propre les voitures présentes étaient…
- Waouh, fit Jett émerveillé.
- N'est-ce pas, ce ne sont que des modèles de collection, dit un vieux monsieur qui venait de les rejoindre.
Cet homme était de petite taille, chauve avec une moustache et des gros sourcils touffus gris. Vêtu d'une chemise sale et d'une salopette en jean, il portait une casquette sur le crâne.
- Celle-ci, c'est une Triumph, elle est quasiment aussi âgée que moi, continua-t'il.
- Bonjour, Monsieur ?
- Yajima, Mademoiselle.
- Lieutenant Macgarden, police de Magnolia. Et le jeune homme extasié et bavant devant la voiture de James Bond est mon collègue.
- Enchanté, que puis-je faire pour la police de Magnolia ? Demanda Yajima.
- Gajeel Redfox…
- Qu'est-ce que vous lui voulez ? Grogna une jeune femme aux cheveux verts très sombres mi-long, la peau halée, portant un bonnet violet, avec un débardeur bleu déchiré et un pantalon de travail beige salis de tâches de cambouis.
- Sue, laisse le lieutenant finir sa phrase ! Ordonna calmement le vieil homme.
Sue s'approcha pour être à côté du vieil homme, essuyant ses mains dans un chiffon et considérant Lévy. Il y avait de la défiance dans son regard.
- Savez-vous à quelle heure est-il arrivé hier ? S'enquit la bleutée.
- Oui, il est arrivé l'après-midi, il devait être environ 14 h 40, dit le vieil homme.
- Est-ce que vous connaissez Fairy Tail ? Demanda la bleutée.
- Oui, j'ai appris ce qui s'était passé, répondit l'homme en baissant la tête, pauvre Mabo.
- Mabo ? S'étonna Lévy. Vous parlez de M. Drear ?
- Oui, nous sommes amis depuis tout jeune. Ça date…Répondit-il avec nostalgie. Mais quel est le rapport avec Gajeel ?
- C'est Raven Tail qui a fait cela, précisa Lévy.
- Et vous pensez que Gajeel travaille pour eux, aboya la jeune mécanicienne.
Jett revint en voyant le ton monter, mais sa coéquipière lui fit signe de ne pas bouger.
- Cela rappelle des anciens faits, dit simplement La jeune lieutenant.
- Je le savais, pour vous, on a pas de seconde chance. Gajeel ne trempe pas dans ce genre de chose, plus depuis Phantom, ragea-t'elle.
- Vous étiez dans Phantom Lord, n'est-ce pas ? S'informa la bleutée.
- Oui ! Hurla-t'elle. Ça vous pose un problème ?
- Sue, dit calmement le vieil homme, la Ford Mustang de M. Augstar a besoin qu'on lui change les plaquettes des freins.
La mécanicienne partit folle de rage.
-Je suis désolé, dit Yajima, elle a beaucoup de difficulté avec tout ce qui représente l'autorité.
- Je comprends, dit Lévy. Savez-vous si quelqu'un cherche à tuer M. Redfox ?
- Pourquoi? Il lui est arriver quelque chose? S'inquiéta l'homme.
- Il est en garde-à-vue, il a utilisé une arme pour se protéger d'une attaque et il a frappé un policier.
Yajima restait impassible depuis le début de leur échange, c'était assez troublant pour Lévy. Mais, il semblait réfléchir à cet instant.
- Gajeel est un garçon qui a fait beaucoup de bêtises, et beaucoup de gens lui en veulent toujours. Mais croyez-moi, il ne trempe plus dans ce genre d'affaires.
- Ce garage est impressionnant, dit-elle en changeant ainsi de sujet.
- Oui, Gajeel est très doué en mécanique, il connaît les pièces de chaque voiture par cœur, pourtant il préfère conduire sa moto. Il regardait le garage. Je n'ai pas pu le protéger des gangs. Pourtant, je le devais à son père... de faire en sorte que son fils touche son héritage.
Lévy tiqua en entendant qu'il connaissait le père du Kurogane. Elle n'avait eu aucune indication sur lui.
- Vous avez connu son père ?
- Oui, William Redfox, on l'appelait Métallicana, ce garage était à lui. Il a disparu alors que Gajeel n'avait que neuf ans.
Il y a vingt ans, alors se pourrait-il que… La bleutée pensait que cela ne pouvait être une coïncidence. Ses pensées furent interrompues par le bruit rauque du moteur d'une vieille Chevrolet bel air rouge.
- Je peux vous laisser ? Demanda Yajima.
- Oui, il se pourrait que j'ai besoin de vous dans les prochains jours, précisa le lieutenant Macgarden.
Le vieil homme partit en direction de cette voiture que le propriétaire avait garé dans le garage. Ce dernier était un homme très grand et très musclé, blond, les cheveux courts en épis, la peau claire et la mâchoire carrée montrant des origines slaves. Il portait une chemise mauve foncé avec les manches retroussées et un pantalon noir. Elle ne voyait pas ses yeux à cause de ses lunettes de soleil, mais les extrémités d'une cicatrice étaient visibles à son œil droit. Il avait quelque chose d'effrayant.
- Alors t'en pense quoi ? Dit Jett qui s'était approché d'elle.
-J'en pense que j'en ai marre que tout le monde mente dans cet affaire, dit-elle d'un ton las.
- T'as vu ce qui leur sert à soulever les voitures ? Commenta le roux.
Lévy tourna la tête vers le lieu où la jeune femme nommée Sue travaillait. Il y avait une Ford Mustang orange, un modèle récent, soulevée par…
- Des piliers d'acier, dit-elle.
- J'ai relevé la marque, précisa Jett.
- Bien, va au poste et cherche leur fournisseur et s'ils ont fait une commande exceptionnelle. Et cherche des informations sur Sue et Yajima.
- Et toi ?
- Je vais aller à Sabertooth.
Une cour avec des plantes exotiques, un tapis rouge semblant sortir de la gueule d'un tigre à dent de sabre, par laquelle on entrait dans le club, installé dans un ancien entrepôt réhabilité, tel était Sabertooth. Un club situé dans un quartier au bord du fleuve, actuellement placé au centre ville, et en pleine reconversion, il était donc entouré d'autres clubs, centre commercial, restaurants et autres boutiques de luxes. Lévy reconnaissait bien Sting là-dedans, il voyait toujours les choses en grand. Il n'y avait personne à la porte, la bleutée tapa, mais personne ne répondit, elle ouvrit la porte et entra. Elle arriva dans la salle principale, une grande salle longue en deux parties, le bar était au centre de la première partie. Dans la seconde partie, il y avait une scène en arrière, avec un piano dessus, une piste de danse s'étalait devant, sur les cotés des alcôves étaient aménagées en petit salons, un escalier donnait sur une mezzanine et d'autres pièces. Tout était dans un style contemporain, avec une dominance de mauve, de gris. Il n'y avait que deux hommes dans la salle, du même âge que la jeune femme. Un homme blanc aux cheveux noirs arrivant aux épaules attachés, laissant quelques mèches libres, habillé d'une chemise blanche avec un gilet garçon de café noir par dessus, était derrière le bar et comptait les verres. Assis sur un tabouret accoudé au bar, un homme blond clair, les cheveux mi-long hérissés, vêtu une chemise gris métallique et un jean noir, portant un anneau avec un diamant à l'oreille, était devant un ordinateur portable et une petite pile de feuilles, de la comptabilité. Sting ! Lévy le reconnut immédiatement. Il semblait passablement énervé par son activé, en témoigne sa jambe qui effectuait des mouvements nerveux.
- Arg… Ces trucs m'énervent, qu'est-ce que ça me gonfle ! Pourquoi c'est moi qui tiens la compta ? râla le blond.
Le brun resta calme, il fit juste un petit sourire en coin.
- Parce que, comme tu le dis constamment, toi, tu a fait des étude de management, ironisat'il.
À ces mots Lévy ne pouvait retenir un petit rire, ce qui signala sa présence aux deux hommes qui la regardèrent.
- Lévy ? Lévy Macgarden !? S'exclama Sting tout en se levant de son tabouret pour aller la saluer. Mais, je t'ai pas vue depuis la fac de psycho, à ces mots, il l'enlaça.
Lévy ne fut pas surprise de cette réaction, Sting avait beau être arrogant, c'était quelqu'un de profondément chaleureux. Il la desserra.
-Tu vas bien ? lui demanda-t'il.
-Oui. Et toi ?
- Ben, tu vois, je fais mon trou. Allez viens, je vais te présenter. Il l'invita à avancer près du bar. Sting montra le jeune homme brun, je te présente Rogue, il codirige la boîte avec moi. Rogue, je te présente Lévy, on s'est connu au lycée et à la fac.
Le brun fit un salut à Lévy qu'elle lui rendit.
- Le type que t'as dû voir à l'entrée c'est Ogra…
- Euh… Il n'y avait personne à l'entrée, dit la jeune femme.
- Vraiment, mais il est où, ce con ? dit Sting en interrogeant Rogue du regard.
Rogue répondit par un haussement d'épaule montrant sa lassitude.
- Sûrement entrain de faire des vocalises, dit calmement Rogue.
Sting soupira d'agacement fortement à cette réponse.
- Tu veux boire quelque chose ? proposa Sting. Tu devrais essayer un de nos cocktails…
- Un jus d'orange, ça sera suffisant, je te remercie, dit-elle.
- Tout de suite, répondit Rogue.
Rogue sortit trois verres sur le bar et servit. Lévy pensait que les garçons attendaient une occasion pour s'échapper de leurs activités fastidieuses. Elle était en quelque sorte leur sauveuse.
- Alors… Qu'est-ce que tu deviens ? S'enquit le blond.
- Et bien… Je suis lieutenant de police, dit-elle en faisant un grand sourire en espérant pouvoir faire passer l'information plus facilement ainsi.
En entendant, cette nouvelle Rogue écarquilla les yeux et Sting faillit s'étouffer avec ce qu'il commençait à boire. Il toussait et se frappait le thorax.
- Mais… mais ici ? réussit-il à articuler.
- Oui… c'est d'ailleurs la raison de ma visite, dit-elle d'un ton presque désolée.
Lévy remarqua que l'atmosphère était devenue tendue. Sting fronça les sourcils et regarda le fond de son verre. Elle appréhendait sa réaction. Puis il la tourna la tête dans sa direction et lui fit un énorme sourire amical et rassurant.
- Ça doit être difficile pour toi qui est l'intégrité même, d'être entourée des flics pourris de cette ville.
Elle vit que Rogue aussi souriait d'un petit sourire qui se voulait tout aussi amical.
- Effectivement… répondit-elle rassurée.
- Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? S'empressa de demander Sting.
- Gajeel Redfox, j'ai besoin que tu me confirmes son alibi pour la nuit d'avant-hier et la journée d'hier.
- Gajeel… Il a des emmerdes ?
Cette réaction surprit Lévy, au lieu d'avoir peur du dragon, ou bien de le haïr, Sting semblait inquiet.
- Il était à mon enterrement de vie de garçon ici, répondit Rogue.
- Vous savez, jusqu'à quelle heure ?
- J'l'ai vu partir vers 5h00 du matin, affirma le blond.
- Tu ne devais pas être en état, comment tu sais quelle heure c'était ? S'étonna Lévy.
- En fait quand une fête se déroule ici, on fait toujours en sorte que l'un de nous deux soit d'aplomb au cas où il y ait une couille, comme c'était la fête de Rogue, j'my suis collé.
- Je vois, Vous savez qui sont les femmes qui ont accompagné Redfox ?
- Il y avait Cana et Lucy. Ouais je me souviens de Lucy, elle était en costume de bunny-girl, dit le blond avec un sourire badin en repensant aux deux femmes.
- Vous connaissez leurs noms ?
- Tiens, je te les ai notés, dit Rogue en lui donnant un papier.
La jeune lieutenant prit le mot et le rangea dans sa poche de veste.
- Je suis surprise que tu te souviennes de prénoms de femmes, taquina Lévy.
- Je me souviens mieux des prénoms des femmes avec qui j'ai pas couché, dit le blond coquin.
- Ce n'est pas très gentil pour moi, dit une voix féminine.
Lévy leva la tête vers les escaliers derrières Sting, une femme aux longs cheveux noirs, les yeux en amandes et le teint légèrement mate, descendait doucement les escaliers. Elle était plutôt belle, elle portait une robe violette qui soulignait son ventre rond montrant qu'elle attendait un heureux événement.
- Minerva ! dit Sting qui partit la rejoindre visiblement angoissé. Le médecin a dit qu'il fallait que tu te repose.
- Je me suis reposée, j'ai fait une sieste sur le canapé, je vais bien, et je ne suis pas en sucre, et arrête d'essayer de m'aider, maugréa Minerva en tapant la main de Sting qui tentait maladroitement de l'aider.
Sting revint vers Lévy et Rogue avec Minerva à son bras.
- Lévy, je te présente ma femme Minerva, Minerva voici Lévy, on était au lycée et à la fac ensemble. Présenta le blond.
- Très heureuse, répondit Lévy.
- Moi aussi, tu as donc connu Sting avant moi ? J'ai une question. Pourrais-tu me donner une liste des anciennes conquêtes de Sting afin que je les assassine toutes ? Demanda la brune.
Lévy voyait Sting derrière Minerva lui faire des grands gestes pour qu'elle ne dévoilât rien.
- Je crains qu'une seule feuille ne soit pas suffisante, répondit la bleutée avec un grand sourire.
La brune fit un petit rire.
- Je t'aime bien, dit-elle.
Le portable de Lévy sonna, c'était Jett.
- Je dois répondre , excusez moi.
Lévy s'éloigna un peu : Oui, Jett, un problème ? Oui… hm… d'accord… QUOI ! hurla- t'elle au point que les trois personnes dans la pièce la regardèrent, surpris. J'arrive, ne le laisse pas partir !
Lévy se retourna, visiblement tracassée.
- Un problème ? dit Sting
- Il faut que je parte, dit la bleutée, j'ai été très heureuse de te revoir, Minerva , Rogue heureuse de vous avoir rencontrés.
- Attends, viens ce soir, il y a une soirée tranquille piano bar, cela nous permettra de discuter, proposa Minerva.
La jeune inspectrice hésita un instant, elle n'avait pas vraiment l'habitude de sortir. Mais elle savait qu'elle devait faire un effort et éviter de vivre comme une recluse.
- D'accord, vous avez ma carte, je…
- C'est bon, va y, ça a l'air urgent.. dit Sting en souriant. On se voit ce soir.
Voilà, prochain chapitre Prey to a Dragon
