Coucou !
Un grand merci pour vos commentaires, ils me donnent envie de continuer cette fic.
Elle risque d'être longue par rapports aux autres.
La jeune lieutenant au cheveux azur traversait d'un pas pressé le parking de l'hôpital central de Magnolia. Son attention fut captée par la vision d'un voiture rouge, la Chevrolet qu'elle avait aperçue un peu plus tôt dans la journée. L'homme blond de forte carrure était appuyé à la voiture les bras croisés contre son torse. L'inspectrice remarqua tout de suite qu'il l'observait, malgré ses lunettes noires. Il gardait une expression froide, austère. Lévy sentit des frissons lui parcourir le dos, mais elle continua sa route sur le même rythme. Une fois dans l'établissement, elle arriva à l'étage voulu et se précipita vers une chambre devant laquelle deux sergents de police étaient sensés se poster. La porte était ouverte quand elle fut devant l'entrée, elle vit trois hommes dans la chambre. Le Kurogane était assis de profil sur le bord du lit, il portait un débardeur kaki et un jean. Un léger sourire en coin se dessinait sur son visage alors qu'il regardait la nouvelle arrivante. Jett restait debout la tête baissée, il n'osait pas regarder sa collègue. Ce comportement intrigua la jeune femme. Le troisième homme portait un costume noir avec une cravate, un homme blanc très élégant avec des lunettes à la monture fine. Il était moins grand que Redfox, svelte, et avait des cheveux courts d'un roux clair. Son visage était sérieux et hautain. Il avait un attaché-case noir avec lui. Lévy comprit tout de suite qu'il s'agissait d'un avocat.
- Vous êtes le lieutenant Macgarden ? Dit l'homme d'un ton professionnel.
- Oui et vous êtes ? Demanda la bleutée.
- Maître Léon Augstar, avocat de Monsieur Redfox. Dit-il d'un ton sec. J'ai ici un document confirmant que Monsieur Redfox était en état de légitime défense, lorsque vous l'avez arrêté. De plus, voici son droit de port d'arme. Mon client est donc libre.
Les procédures ne vont pas aussi vite habituellement, comment ?
- Mais…
- J'ai aussi parlé à votre chef de votre attitude abusive vis-à-vis de mon client.
- Abusive ! Reprit une Lévy pleine de rage, réaction qui provoqua l'inquiétude de son coéquipier et l'intérêt du ténébreux.
L'avocat restait stoïque et continua :
-Votre passé en hôpital psychiatrique que vous avez caché à votre employeur ne plaide pas en votre faveur.
La jeune femme hoqueta. Comment a-t'il pû le savoir ? Mais cela n'a rien à voir. Il cherche à me déstabiliser.
- Je ne vois pas le rapport, commença la bleutée. Ces informations sont privées. De plus, il y a l'agression de Jett.
- Je ne vois aucune plainte, répondit-il en feuilletant un dossier.
Lévy écarquilla les yeux et se tourna en direction de Jett. Celui-ci ne la regardait pas de peur d'être confronté au regard accusateur de la belle. Il couvrait Redfox, il l'avait trahi lui aussi. Non ! Ce n'est pas possible !
- Autre chose ? défia l'avocat.
La jeune inspectrice le regarda à nouveau. Autre chose ? Quoi ? Qu'il m'a sauvée la vie ! Non. Elle ne dit rien, elle serrait les poings, si elle perdait Redfox, elle n'aurait pas les réponses à ses questions. Il pourrait disparaître. Elle tourna la tête, résignée.
-Monsieur Redfox, nous pouvons y aller, dit l'avocat en rangeant son dossier. Oh ! J'allai oublier, votre chef veut vous parler lieutenant Macgarden.
Redfox sortit avec ses affaires sans regarder une seule fois la jeune femme, suivi de son avocat. Le visage du ténébreux était resté impassible. Il ne restait plus que Jett et elle dans la chambre.
- Lévy, je… commença Jett
- Tais-toi ! ragea-t'elle, sur ces mots la bleutée partit.
Il fallait qu'elle se calme, la colère bouillait en elle, il l'avait trahi. Elle sentait sa colère et son anxiété monter. Elle descendit au parking, sa respiration se coupait, des questions inondaient sa tête. Cette ville est si pourrie, même Jett. Elle ne pensait pas que cela lui ferait tant de mal, être trahi à nouveau. Pourtant elle savait qu'il ne fallait pas faire confiance aux autres, mais c'était plus fort qu'elle, elle en avait besoin, pour avoir un semblant de stabilité, et, en une seconde, tous s'étaient écroulés. Elle s'accouda à un muret et se calmait peu à peu, inspirant et expirant avec force. Elle fermait les yeux, elle se concentrait sur les odeurs afin de se détendre, ce lieu sentait la pisse, l'humidité, le goudron et l'essence. Mais une odeur parvint à elle, une odeur qui lui permit de se détendre, l'odeur de tabac. Le tabac lui rappelait son père et les bons moments passés avec lui, elle ouvrit les yeux dans la direction de cette odeur. Elle le vit, Redfox fumant, il se dirigeait vers l'ancienne voiture rouge. Il salua le propriétaire de la tête. Puis les deux hommes y prirent place et partirent.
Dans l'appartement de Lévy, seul le bruit des gouttes tombant dans l'eau du bain résonnait. La jeune femme dans la baignoire était exténuée moralement, ce qui se ressentait physiquement. Le commissaire avait passé près d'une heure à la tancer avec véhémence, pour conclure par une suspension d'une semaine. Il l'avait invitée à réfléchir sur son avenir dans la police. Abandonner, être une vendue, être virée. Elle soupira et mit ses genoux contre sa poitrine. La jeune femme s'autorisa à pleurer afin lâcher du leste, elle n'en pouvait plus. Elle se sentait tellement seule, elle avait toujours eu plus ou moins cette sensation. Elle n'avait jamais imaginée la douleur que provoquerait en elle une nouvelle trahison. Cette solitude si familière revenait à grands pas, devenant tellement pesante. Elle se remémorait cette journée, cette trahison, elle revoyait la réaction de son chef. Pourquoi lui avait-il confié cette affaire s'il ne voulait pas d'une enquête approfondie ? Elle revoyait ce dossier sur son bureau tandis qu'il vociférait. Un vieux dossier de couleur rouge, un homicide, elle l'avait vu l'emporter avant de partir, deux lettres écrites dessus.
- G.H., soupira-t'elle. Qu'est-ce que cela signifie ?
Il voulait cacher ce dossier, pourquoi ? À cause de Makarov ? Cette manie qu'elle avait de se concentrer sur ces détails la fatiguait. Elle visualisait le regard du Kurogane, des iris écarlates. Elle les avait déjà vus, elle en était certaine. Tellement de faits s'emmêlaient dans sa tête. Lévy soupira et se laissa glisser dans le bain afin de mettre la tête dans l'eau espérant ainsi noyer toutes ses idées.
Au bout d'une heure dans son bain, elle sortit, mit son peignoir et s'affala dans le canapé. Elle consultait son portable, elle avait reçu trois messages. Des excuses de Jett qu'elle effaça immédiatement. Un message de son futur ex-mari l'informant qu'il passerait mardi soir pour signer les derniers papiers du divorce. Elle souffla, décidément cette semaine s'annonce mauvaise. Puis un troisième message de Sting, il lui précisait que la soirée commencerait vers 21 heures et quart. Elle avait quasiment oublié cette soirée. En réalité, elle n'avait pas vraiment envie d'y aller. Elle lâcha son portable et mit sa tête en arrière dans un soupire de lassitude.
Depuis qu'elle était arrivée à Magnolia, elle vivait quasiment comme une recluse. Elle n'était pas une habituée de ce genre de soirée. En réalité, elle n'avait pas d'ami avec qui sortir.
- Pitoyable, dit-elle lasse.
Après son échec marital, elle s'était dit qu'elle finirait seule. Après avoir été la femme la plus trompée de Crocus, elle s'était réfugiée dans le travail. Elle ne savait faire que cela.
- Je devrais au moins avoir un chat, ironisa-t'elle.
Elle réfléchissait, elle ne devait pas sombrer à nouveau dans cette dépression. Elle avait été hospitalisée à cause de ce mal-être. Elle ne devait pas la laisser gagner à nouveau ce bras de fer. Alors cette soirée pourrait lui faire du bien. Lévy prit sa décision, elle alla à son armoire afin de trouver quelque chose à mettre , elle n'avait pas grand-chose pour ce genre d'occasion.
Puis elle trouva une robe qui appartenait à sa mère, sa tante avait insisté pour la garder et pour la faire couper à sa taille. Il s'agissait d'une robe noire courte à dos nue avec des bretelles se nouant à la nuque. Situé sur le flanc droit, un dragon gris argenté était brodé.
- Un dragon ! Quelle ironie ! Dit-elle en regardant la robe.
Lévy était devant le club de son ami, elle regardait la file d'attente pour entrée. Elle avait noué ses cheveux en un chignon haut, mit des bas noirs et des chaussures à talon aiguille avec sa robe. De plus, pour l'occasion, elle s'était maquillée et avait trouvé des bijoux. Elle restait pétrifiée devant l'entrée, elle appréhendait un peu, elle n'était pas à l'aise ainsi vêtue et dans ce genre d'endroit. Elle regardait l'entrée du club, l'estomac noué et le le coeur tambourinant sous l'effet de son angoisse.
Un physionomiste, un homme musclé aux cheveux turquoise hérissés, veillait à faire entrer les personnes sur la liste des invités. Le fameux Ogra se dit Lévy en riant intérieurement. Et puis Sting vêtu avec élégance d'un pantalon noir et d'une chemise argentée sortait et s'allumait une cigarette, il vit la jeune femme. Trop tard, elle ne pouvait plus reculer.
- Eh ! Lévy ! Super t'es venue, s'enjoua-t'il en s'approchant de la bleutée.
Ils restèrent dehors le temps que le blond finît sa cigarette. Il expliquait que le concert portait sur les musiques du monde. Il précisa que Minerva avait remué ciel et terre pour faire venir un des plus grand pianiste au monde.
Une fois sa cigarette terminée, il proposa son bras à la jeune femme. Elle le saisit, le sourire au lèvres. Et ils entrèrent ainsi. La salle baignait dans une semi-obscurité. Des tables avaient été installées sur ce qui était la piste de danse. Il y avait foule pour assister à ce concert.
Sting la conduisait vers un des coins cosys dans lequel s'étaient déjà installés Minerva, Rogue et une jeune femme blanche au cheveux blancs coupés en carré et au grands yeux marrons, portant une robe blanche brillante.
- Lévy, voici Yukino, la fiancée de Rogue, présenta Sting.
- Enchantée, dit la blanche avec une voix douce.
- Moi aussi, sourit Lévy.
Son cœur se serrait à l'idée de passer la soirée avec deux couples, mais c'était sans compter sur Minerva.
- Lévy, tu es magnifique ! Déclara la brune. Je suis la seule ici qui est immonde, je ressemble à un bibindum.
- Je ne crois pas qu'il existe des bibindums roses, taquina Rogue.
- ROGUE ! Enfoiré ! Aboya Sting.
- Tu as raison, je ressemble à une grosse barbe à papa. Geignit la femme enceinte avec exagération.
À ce moment-là, Yukino et Lévy se regardèrent et pouffèrent.
- Viens à côté de moi Lévy! Il me colle trop l'autre! Râla Minerva en montrant son époux.
La bleutée s'assit sur la banquette à côté de la brune. Sting ne fit qu'un « tsss » d'encaissement avant de repartir vers l'entrée.
- Tu n'abuses pas un peu avec lui ? S'indigna Yukino auprès de Minerva.
- Non, j'applique le « je suis intouchable, je suis enceinte », clama-t'elle.
- Tu veux boire quoi Lévy ? Demanda Rogue.
- Un de vos cocktails, celui que tu penses le mieux, répondit-elle avec un grand sourire.
- Tu me fais confiance, ok, dit-il en partant en direction du bar.
- Alors Lévy ? Une jolie femme comme doit avoir plein de prétendants ? demanda Minerva.
- Pas...pas vraiment, répondit la bleutée un peu embarrassée par ce genre de question.
- Ah ! Oui ! Sting m'a dit que tu es mariée, dit la brune.
- En fait, je suis plutôt à la fin de mon divorce, précisa Lévy avec amertume.
- Oh.. désolée, je suis nulle, compatissait la future mère.
- Non ne soit pas désolée, je… je… enfin voilà…, bafouilla la policière.
La bleutée ne savait pas trop quoi dire, elle cherchait ce qu'elle pouvait faire, mais elle ne trouvait pas. Son désarroi et sa tristesse devaient se voir car Yukino se déplaça à côté de Lévy pour la serrer dans ses bras. Elle était désormais entre les deux femmes qui la consolaient. Elle était vulnérable ce soir.
- Bon dit moi plutôt comment réussir un meurtre parfait, il y a deux ou trois garces qui tournent un peu trop autour de Sting.
À ces mots, Lévy se mit à rire. Minerva est pas croyable. Rogue arrivait avec les cocktails. La bleutée observa autour d'eux et voyait Sting entrer à nouveau avec un groupe de personnes. Il discutait avec l'homme qui était venu chercher Redfox un peu plus tôt. Elle pouvait voir qu'il avait les yeux vert et que sa cicatrice traçait une sorte d'éclair.
- Qui est l'homme avec qui parle Sting ? S'enquit Lévy intriguée par cet homme.
- Lui ? C'est Luxus, il est…disons, pas très recommandable, dit Rogue sur un ton sérieux.
- Je vois.
La bleutée continuait de regarder dans cette direction, Luxus avait une belle femme à la longue chevelure dorée et aux yeux bleus océan accrochée à son bras. Lévy se rappelait l'avoir déjà vue dans des magazines.
- Jenny, grrrrr…, grogna Minerva.
- Il y a un problème ? S'étonna la jeune inspectrice.
-Jenny est un ancien mannequin qui à été très proche de Sting à une époque, répondit Yukino.
Rogue qui observait en direction du bar partit soudainement. Lévy le suivit du regard. Il allait à la rencontre d'une personne, mais la jeune femme ne voyait pas cette personne à cause du monde. Il fit une franche accolade à cet inconnu, Rogue souriait avec sincérité. La foule se dissipait, chacun s'installant à une table ou dans un salon, puis elle vit la personne qu'accueillait Rogue…Oh, non ! Gajeel Redfox. Elle n'en croyait pas ses yeux.
- Le Kurogane est là, souligna Minerva.
- Ce n'est pas très étonnant, ajouta Yukino, il adore la musique.
- Mais lui, il n'est pas venue avec un casse-croûte au moins. Rigola la brune. Enfin il n'en a pas besoin, tu vas me dire. Il se sert sur place.
- Rogue le connaît depuis longtemps ? demanda la bleutée.
- Rogue idolâtrait Gajeel quand il était ado, il voulait être son égal. Quand Gajeel avait été emprisonné, Rogue trempait dans des affaires..., la blanche hésitait à continuer sachant que son interlocutrice était de la police, elle la regarda et vit un sourire rassurant et reprit. Dans des affaires louches, puis Gajeel sortit de prison et lui fit comprendre de ne surtout pas devenir comme lui. Il est comme son grand frère.
Ce discours paraissait tellement étrange pour Lévy, Rogue était un jeune homme doux. Et puis, ce rôle de protecteur du dragon d'acier ne correspondait pas à ce qu'elle savait sur lui. Elle était perdue dans tout cela, elle n'était pas naïve, elle savait que les gens ne pouvaient pas être tout blanc ou tout noir, mais quelque chose clochait dans tout cela. Elle manquait d'informations pour comprendre. Elle observait toujours les deux hommes, Rogue montrait leur table. En voyant que les deux hommes regardaient dans leur direction, Minerva et Yukino saluèrent le Kurogane, il leur rendit. Puis il posa ses yeux sur la bleutée, il la déshabillait du regard et affichait son sourire en coin. Cette scène n'avait pas échappé aux deux autres femmes.
- Alors, jolie Lévy ! On plait au dragon ? Taquina Minerva.
- Euh…non. Ce n'est pas ça, nous avons eu une altercation, il y a peu. Expliqua la policière.
- Peut-être… dit la brune peu convaincue. Mais j'ai déjà eu l'occasion d'observer la bête, et ce sourire signifie « je te veux ».
Elle se trompe, il ne fait que jouer. Les hommes dans son genre aime rabaisser les femmes d'autorité en simple objet sexuel. Il montre leur supériorité ainsi.
- Je crois que tu oublies que je suis flic, Minerva, il cherche juste à me provoquer, précisa Lévy.
- Flic, gangster, pute, nonne, médecin… et qu'en sais-je ! On n'en reste pas moins humain avec des pulsions, des envies. Et cet animal est un bon repas chaud qui n'attend qu'à être goûté. Ça pourrait te faire du bien, tu sais ! Affirma la brune.
- Ça, je n'en suis pas sûre, répondit la jeune inspectrice avec sarcasme.
- Euh…Minerva ? Intervint Yukino. C'est moi ou tu utilises beaucoup de métaphore liée à la nourriture ?
- Mettez ça sur le dos de ma grossesse, conclue la femme enceinte.
Le concert avait commencé depuis une heure environs. Lévy était aux anges, la musique était magnifique. Le pianiste enchaînait les morceaux avec facilité et élégance, parfois il jouait en solo, parfois accompagné de cuivres ou bien d'un violon. C'était un voyage à travers le temps et à travers le monde, du beebop, du blues, du latino, du classique, des arrangements incroyables. De plus le cocktail que Rogue lui avait préparé était délicieux, il s'agissait d'un mélange citron vert, ananas avec une boule de glace à la coco et du gin. Une seule chose la gênait, elle sentait un regard posé en permanence sur elle, elle ne sait pas pourquoi mais elle avait l'impression de brûler sous l'effet de ce regard. Gajeel Redfox était installé dans le salon qui faisait face à eux dans la pièce, il était avec le fameux Luxus et sa compagne. Une femme plantureuse l'avait rejoint, elle lui caressait le torse par l'ouverture au haut de sa chemise, charmant se dit la bleutée. Pourtant il semblait n'en avoir rien à faire, il fixait Lévy. Elle n'échappait pas à ce regard, aucune table, personne n'était installée entre eux. La bleutée décida de l'ignorer, mais c'était peine perdue, Minerva lui rappelait gentiment qu'un certain dragon était comme hypnotisé par elle. En entendant cela, Lévy tourna la tête en direction du dit « dragon », il ne détourna même pas les yeux, il était au fond du canapé un bras poser sur le dossier du canapé, un verre de whisky dans l'autre main. Son regard était profond, intense et ardent, rien ne le perturbait. Des rougeurs apparaissaient sur les joues blanches de Lévy, ce qui avait l'air d'amuser le brun qui fit son fameux sourire en coin à cette vue. La jeune femme détourna son regard rapidement, elle se sentait ridicule, pourquoi avait-elle rougit, bon sang ?
Au bout de quelques instants, le pianiste annonça un entre acte. Minerva murmura un « Allez, les petits, il faut consommer » qui eut pour conséquences des petits rires de la part de Lévy et Yukino et un soupir de la part de Rogue.
Puis la bleutée vit que Redfox n'était plus à sa place. Elle repensait à son regard et se remit à rougir, Yukino le remarqua.
- Tu ne vas pas bien Lévy, tu es rouge ? demanda-t'elle inquiète.
- Non … Ce n'est rien j'ai un peu chaud, répondit la jeune inspectrice.
- Tu m'étonnes ! ironisa Minerva.
- Tu veux venir prendre l'air, je vais à la terrasse du haut pour fumer ? proposa Sting.
Elle accepta et l'accompagna à une terrasse sur laquelle il y avait des chaises et des tables. La vue donnait sur le fleuve. Les lumières de la ville étaient la seule source lumineuse. Ils s'accoudèrent à la balustrade.
- On l'utilise surtout l'été, précisa Sting, avec le temps qu'il fait on pourra à nouveau la rendre accessible.
- C'est beau ! S'émerveilla la jeune femme.
- Ouais je sais. Il avait sorti sa cigarette, en proposa une à Lévy qui l'a refusa de la tête. Ça va pas ? T'as l'air moins bien que cet aprèm ?
- Je crois que je suis…fatiguée, dit-elle en baissant les yeux. Tu te souviens de ce que tu m'as dit juste après t'avoir annoncé que je suis flic ?
Le blond acquiesça avec la tête.
- Et bien… Continua-t'elle. Je n'en peu plus d'être seule au milieu de cette… de cette merde, j'ai l'impression de me battre contre des moulins à vent.
Elle avait besoin de le dire. Après le coup de l'après-midi, elle était vidée. Le blond regarda la jeune femme un peu étonné par cet aveu.
- Allons, tu es Lévy Macgarden, tu tombes, tu te relèves et tu repars deux fois plus vite, c'est comme ça que tu fonctionnes, dit-il avec assurance.
- Je ne sais pas… rétorqua timidement Lévy.
- T'as qu'en même vécu près de vingt ans avec une vieille sorcière, et t'as plutôt bien tourné.
- Eh! Ma tante n'est pas folle ! Lui cria-t'elle en lui mettant son poing sur l'épaule.
- Vraiment ? Chais pas, je me souviens surtout de son balaie, plaisanta le jeune homme.
Draguer Lévy n'avait pas été une activité de tout repos pour lui, elle avait toujours refusé de sortir avec lui. Puis lorsqu'il avait essayé de venir la chercher pour une soirée, il fut accueilli par sa tante et des coups de balaie. En revoyant cette scène, la bleutée fut prise d'un fou rire accompagnée par son ami. Une fois les deux calmés, Sting reprit :
- Un cas, ta tante. Au fait pourquoi t'as toujours refusé de sortir avec moi ?
- Tu veux dire coucher avec toi. En fait, ça ne m'intéressait pas de sortir avec quelqu'un. J'ai toujours préféré les livres et les études, je me sentais mieux dans ce domaine.
- Je vois…Pour moi…Avant que tu te maries avec l'autre crétin… je pensais que t'étais lesbienne.
- Alors une femme qui résiste à Sting Eucliff est forcément lesbienne, ironisa Lévy en regardant son ami.
- Bien sûr, quoi d'autre ?, répondit-il badin.
- Ton arrogance m'épatera toujours, taquina la bleutée.
- Que veux-tu ? Au fait,... il commençait à avoir un air gêné sur son visage, Minerva m'a dit pour ton divorce...
- Et elle ne t'as pas précisée qu'il s'agit d'un sujet sensible ?
- Si, elle m'a même menacé de me couper les couilles, si je t'en parlais.
- Efficace… ironisa la jeune femme.
L'homme haussa les épaules montrant qu'il avait l'habitude de ce genre de menaces.
- Je voulais juste te dire... il baissa les yeux, un jour je l'avais vu avec une fille et je ne savais pas comment te le dire...je m'en veux, tu sais, dit-il la voix tremblante.
Elle posa doucement une main sur le bras du jeune homme et lui fit son plus beau sourire.
- Tu n'as pas à t'en vouloir, dit-elle d'une voix douce.
Il se sentait rassuré. Il avait beau être un homme arrogant, Sting ne supportait pas faire du mal à ses amis. Il la regarda, elle avait l'air d'un ange. Puis elle devint plus sérieuse.
- Raven Tail, commença t'elle avec un ton inquiet, est-ce qu'il t'ont menacé ?
Le blond soupira, il se remit à regarder l'horizon, il réfléchissait sur ce qu'il allait dire. Lévy le voyait serrer les poings. Après un long silence, il se décida à répondre.
- Oui…souffla-t'il péniblement.
- C'est eux la cicatrice au-dessus de ton œil ?
À cette question, Sting écarquilla la yeux, surpris.
- Oui… J'ai voulu résister au début. Mais il faut que tu comprennes Lévy, j'ai trop à perdre, j'ai une famille, dit-il en baissant la tête.
Elle caressa son dos. Il leva la tête pour la regarder, elle souriait à nouveau.
- Je ne te juge pas Sting, cette ville est pourrie et tu as fait ce qu'il fallait pour protéger ta famille, dit-elle d'une voix douce. Mais pourquoi être venu à Magnolia ?
- Avant de partir à Magnolia, je travaillais pour une boîte à Crocus, pour un certain Gemma, c'est là que j'ai rencontré Rogue et Minerva. Minerva était la fille de Gemma. C'était un sale type, il nous payait mal, il cherchait qu'à foutre la trouille aux employés. Puis un jour, je suis venu à la boîte tôt pour vérifier les stocks… Quand je suis arrivé, Minerva était à terre et en sang devant son… son père. J'ai pas réfléchit, je lui ai mis une droite. J'étais tellement furax que je l'ai mis K.O. Sting s'arrêta pour observer la réaction de son amie, elle attendait la suite. Le problème c'est que ce type a beaucoup d'influence dans la capitale. Alors on s'est enfui, on est allé chez Rogue. Il nous a dit qu'il connaissait quelqu'un, c'est là que l'on a rencontré le vieux.
Le vieux , ce terme fit réagir Lévy, se pouvait-il que ce fut…
- Makarov Drear ?
- Oui, c'est un type bien, il nous a aidés, donné du boulot puis il nous a parlé de « sa ville », Magnolia. C'est con, mais, ça nous a donné envie de nous installer ici...Puis Sting regarda sa montre. Ça va reprendre, on devrait y aller, ajouta-t'il.
- Vas-y, j'aimerais rester encore un peu, dit-elle.
- Ok, tu descends quand tu veux, il lui fit un grand sourire et partit rejoindre ses amis.
Lévy admirait les lumières de la ville qui se reflétait sur le fleuve, elle entendait la musique reprendre. Elle réfléchissait à tout ce que venait de dire Sting. Puis elle pensait à Jett, lui aussi avait dû se sentir piégé comme Sting. Elle ne devait pas à lui en vouloir. À cet instant, elle était déterminée, elle allait les faire tomber.
- Hoï, dit une voix rauque qui fit sursauter la jeune femme.
Elle se retourna et vit Gajeel Redfox qui lui faisait face, il avait les mains dans ses poches de pantalon et regardait la jeune femme.
- Qu'est-ce que tu fais là ? Demanda-t'elle avec précipitation.
- J'étais là avant toi, c'est toi et ton pote qui êtes arrivé après, dit-il.
Comment ça ? Il les avait entendus, elle n'avait pas sentit sa présence, il n'avait fait aucun bruit, rien. Elle devait rester calme.
- Tu devrais rester loin de moi, puisque j'ai tendance à être ABUSIVE avec toi ! Ragea-t'elle avec rancune.
C'est ça que t'appelles restée calme, non mais quelle crétine, on dirait une fille qui s'engueule avec son mec, idiote ! Le brun ne bougeait pas, il sourit légèrement face à la réaction de la bleutée.
- Tu devrais faire attention Shorty, t'as énervé des gens qu'il ne fallait pas, continua-t'il.
- C'est une menace ? demanda la jeune femme avec hargne.
- Hm… Un conseil.
- Je n'ai pas peur, dit-elle en ancrant son regard noisette dans les yeux rubis du dragon.
Le brun pouvait voir toute la détermination de la jeune femme dans ses grands yeux. Il s'avança tranquillement d'un pas. Instinctivement, Lévy reculait, mais elle heurta la balustrade. Lorsqu'elle sentit son dos se cogner, elle mit machinalement les deux mains de chaque côté de son corps afin de prendre appui dessus. Le ténébreux saisit ses mains fines et plaqua son corps robuste à celui de la jeune femme. Ainsi ses bras puissants la cernaient, elle ne pouvait plus bouger. L'homme se pencha vers son oreille et lui murmura :
- Tu devrais.
Voilà... Prochain chapitre The Love of a Mother.
