Coucou,
Le nouveau chapitre...
Donc on reprend lorsque Lévy décide de suivre Luxus...
Il est évident que je ne peux pas dire s'il y a un un lien entre Métallicana et les parents de Lévy...
Sinon, j'arrête d'écrire cette fic...
Enfin bonne lecture...
En ce mardi soir, Lévy avait suivi cet homme inquiétant à travers les ruelles de Magnolia en faisant attention de ne pas se faire repérer. Cet homme, Luxus Drear, fils d'un des hommes les plus dangereux du pays, était peut-être lui-même un homme d'une extrême dangerosité selon son contact. Cependant la jeune inspectrice n'y songeait guère consciemment en cet instant, contrairement à son instinct de survie qui lui envoyait des messages clairs aux travers une multitude de frissons lui parcourant le dos et la sensation d'avoir une boule au ventre.
Elle entra dans le vieux théâtre désaffecté situé dans le quartier de la vieille ville. Elle y avait vu s'y introduire la raison de sa présence dans ce quartier. Une des portes à battants donnant dans la grande salle se fermait, elle décida de prendre l'escalier pour rejoindre un des balcons. Elle avait une vue imprenable sur la salle, de là, elle pouvait voir et entendre ce qui se passait sans craindre d'être vue. Tandis que Luxus traversait l'orchestre, elle vit le Kurogane sur la scène, assis sur la dernière marche des escaliers reliant l'orchestre à la scène, les jambes écartés, les pieds à plat sur une marche, les avant-bras posés sur ses cuisses. Il portait un jean bleu et une chemise noire sans manche. L'homme blond s'approcha de lui, ils se saluèrent par un hochement de tête viril, puis le nouvel arrivant s'appuya à un des sièges du premier rang, croisant ses jambes dans l'allée. Les bras croisés sur son torse, il murmura des mots totalement inaudibles pour la jeune femme à Redfox. Ce dernier soupira d'agacement en guise de réponse et se frotta le crâne vivement. La jeune femme en déduisit que la nouvelle que lui avait appris l'autre homme le contrariait un tantinet. Un bruit de porte se fit entendre, des pas de plusieurs personnes indiquaient que l'on approchaient des deux hommes. Trois personnes arrivèrent sur la scène par le côté jardin, Luxus et Gajeel allèrent à leur rencontre.
Il y avait deux hommes et une femme. Un des hommes avait une cinquantaine d'année, habillé d'un costume trois pièces gris. Il était d'une certaine carrure, aussi grand que Luxus et tout aussi robuste. Sa peau était hâlée, des cheveux courts et une barbe noire taillée d'une manière singulière. Une lueur de perfidie illuminait son regard noir, si l'on pouvait donner un visage au diable, celui de cet homme serait idéal. L'autre homme, de petit taille, vêtu d'un haut bleu et d'un pantalon vert, avec un teint pâle violacé, des cheveux blonds, une tête plutôt massive finissant par un menton en forme de bulbe terminé lui-même par une barbichette noire, ressemblait à une sorte de gobelin au sourire sadique. Enfin, la femme avait environ l'âge de Lévy. Sa peau était blanche, ses yeux rouges inexpressifs entourés d'un joli visage, mais tout aussi inexpressif, encadré de très longs cheveux rouges nattés en deux couettes volumineuses flanquant son corps voluptueux souligné par une robe rouge moulante.
L'homme le plus âgé vint à la rencontre de Luxus, il posa les mains sur les épaules et l'enlaça virilement, lui tapotant le dos. Ce geste, pouvant passer pour une démonstration affective, avait un caractère solennel.
- Priviétt ! Luxus, mon fils ! Dit l'homme avant de s'écarter du blond.
Lévy n'en croyait pas ses oreilles, cet homme était Ivan Drear en personne. Elle était dorénavant capable de mettre un visage sur le nom du chef de Raven Tail. Soudain, Redfox s'approcha brutalement du petit homme et lui envoya un crochet du droit dans l'abdomen, projetant l'homme contre le mur sous les regards impassibles et froids des autres protagonistes. L'homme cracha du sang et se releva.
- Ça, c'est pour les emmerdes que tu m'as causées avec tes conneries ! Ragea Gajeel le regard noir et les muscles tendus au point de voir les veines tracer des reliefs sur son avant-bras.
- J'ai pensé que si Makarov croyait que le Kurogane en personne se chargeait de son cas, il nous laisserait tranquille, justifia l'homme en gardant le sourire, comme s'il avait apprécié de le coup de poing.
- Tsss… fit le ténébreux dédaigneux.
La jeune femme fit un petit rire strident et s'approcha de Redfox afin de s'appuyer à son épaule robuste.
- Ce n'est pas bien ! Tu as énervé le beau Kurogane ! ricana-t'elle.
- Lâche-moi Flare ! Grogna le dragon en l'écartant.
- Nous ne sommes pas là pour cela, ajouta sévèrement Ivan. Et puis, si mon cher père nous pose des problèmes, il y a toujours moyen de le faire céder en utilisant l'amour qu'il a pour ses enfants. La belle Mirajane serait un beau trophée… Dit –il en agrandissant son sourire sadique.
- Pourquoi sommes-nous là ? Demanda sèchement Luxus de sa voix grave.
- Voilà, j'ai une information importante dont les autres membres ne doivent pas être au courant, c'est pour cela que je vous aie fait venir ici, expliqua le chef de Raven Tail. Dans trois mois, Zeleph organise une rencontre entre les trois chefs de gang et lui.
Lévy hoqueta à cette nouvelle. Zeleph souhaite rencontrer les chefs de gang, mais comment est-ce possible ?
- Zeleph en personne, c'est une première, ironisa le Kurogane qui s'était calmé. Pourquoi ?
- Ça, je ne sais pas, mais si Zeleph veut nous voir nous devons répondre présent. Nous n'existerions pas sans lui, affirma Ivan.
- C'est louche, souligna son fils d'un ton suspicieux. Il y aura qui d'autre ?
- Brain sera accompagné de son bras droit, Cobras; Marde Guille avec un de ses hommes que l'on surnomme l'homme de glace…
- Jamais entendu parler, dit Luxus. J'aime pas cela.
- Marde Guille a confiance en lui, il paraît qu'il est cruel et méticuleux, c'est un homme froid d'où son surnom.
- Il ne peut pas être plus froid que notre Kurogane, dit l'homme trapu.
- C'est d'ailleurs toi qui m'accompagnera, annonça Ivan en regardant Gajeel. La présence du Kurogane en calmera plus d'un. Nous n'avons droit qu'à un seul homme de main. Luxus ! Tu géras Raven Tail en mon absence, ajouta-t'il en tourna la tête en direction de fils.
- Pourquoi on le sait déjà, si ça a lieux dans trois mois ? Demanda Luxus.
- Pour une question de sécurité, dit simplement Ivan. Zeleph ne s'est jamais montré, mais il nous a toujours fourni de bonnes indications et ouvert un grand nombre de portes et de possibilités.
- Comme l'éclair, j'crois pas que ce soit une bonne idée, dit Gajeel.
- Nous n'avons pas le choix. Affirma le chef de Raven Tail. Bon, j'ai un rendez-vous important avec un acheteur, nous en parlerons avec plus de détail une prochaine fois.
Ivan suivi de ses deux sbires commença à partir quand il s'arrêta.
-Oh ! Gajeel ! Mes sources m'ont appris que la petite flic continuait à fouiner, il faut l'éliminer définitivement.
La jeune femme aux cheveux azur se mit à trembler instinctivement un court instant.
- Je suis pas sûr que la mort d'une flic soit l'idéal avec ce qui se prépare, dit Luxus. Il pourrait y avoir des flics venant de la capitale pour enquêter dessus.
- Ne t'inquiète pas pour ça, puis cela rappellera aux flics de cette ville qui sont leurs vrais patrons, dit Ivan avec un sourire carnassier.
- Je peux le faire pour toi Kurogane, proposa Flare en minaudant.
- Non ! J'm'en charge, dit le Kurogane.
- Bien. Dit froidement le chef de gang.
Ils partirent tout les trois laissant les deux hommes sur la scène, ils soufflèrent un grand coup. Puis Redfox leva la tête dans la direction de la jeune femme la regardant, elle hoqueta d'effroi…
Elle rentrait chez elle à vive allure, elle était à la fois surprise par ce qu'elle venait d'entendre et effrayée par la menace de mort qui planait sur sa tête. Elle réfléchissait quand son téléphone sonna.
- Oui…Jett ! Répondit-elle avec empressement.
- Lévy, ils ont su que je t'ai passé des documents ! Dit-il paniqué.
- Je sais, reste loin de tout ça ! Dit-elle avec autorité.
- Mais, Lévy….
- Je t'en prie, reste loin, supplia-t'elle, je dois te laisser.
- D'accord, mais arrête, ils vont te tuer, affirma-t'il avec inquiétude.
En entendant ces mots, elle se demandait plutôt pourquoi elle était toujours en vie. Il n'avait pas cherché à la poursuivre, il n'avait même pas cherché à lui parler, il l'avait juste regardé dans les yeux. Il l'avait regardé comme un père regarderait sa fille pour la gronder. C'était donc cela qu'avait murmuré Luxus, il l'avait repérée. Pourquoi n'ont-ils rien fait ?
Elle arriva dans le hall d'entrée de son immeuble. Voyant les portes se fermer, elle se précipita vers l'ascenseur.
- Attendez ! Cria-t'elle.
Une personne appuya sur le bouton d'ouverture pour que les portes s'ouvre.
- Et bien c'était moins une, dit l'homme qui lui avait retenu l'ascenseur.
- Merci, dit-elle en haletant.
- Je vous en prie, dit-il en souriant. Quel étage ?
- Cinquième.
Lévy examina son bon samaritain, un homme blanc aux cheveux châtain claire arrivant sous la nuque, avec une barbiche de trois jours. Elle ne l'avait jamais vu dans son immeuble auparavant.
- Mon nom est Max, dit-il en constatant qu'il était observé.
- Je suis Lévy ! Très heureuse ! Répondit-elle par politesse.
- Je viens d'aménager au sixième avec un ami en colocation, pas que je sois homo…bredouilla-t'il.
La bleutée fit un léger rire face à l'air gêné de son interlocuteur, ce qui lui permit d'évacuer ses angoisses un instant.
- Je…J'ai…Je viens de divorcer, précisa-t'il.
- Oh ! Je vois ! Je sais ce que c'est ! Dit-elle.
- Vraiment ? Vous en êtes à quel stade ?
- Les derniers papiers, répondit-elle.
- Et la déprime…
- Et la déprime va bien, acquiesça-t'elle.
Ils rigolèrent et arrivèrent à l'étage de la jeune femme, elle sortit.
- Bonne soirée ! Dit-elle.
- Attendez ! S'exclama-t'il en retenant l'ascenseur.
Elle se retourna interrogeant Max du regard.
- Ça vous dit de prendre un petit dèj' au coffee de l'autre côté de la rue ?
- Eh bien ? ! Dit-elle surprise.
- Je sais c'est un peu rapide, mais on pourrait dire du mal de nos ex respectifs, argumenta-t'il le regard suppliant.
- Je suis désolée, je ne suis pas sûre d'être disponible demain,ou en vie se dit-elle.
- Bon, ben si vous changez d'avis, mon appart est le 621, au revoir.
- Juste au-dessus du mien ! Fit-elle en souriant et lui faisant un geste d'au revoir.
Puis, elle arpenta les couloirs de son immeuble pour parvenir à sa porte. Devant celle-ci un homme brun, le teint mate, svelte, les joues creuses, attendait. Elle le fixa écarquillant les yeux.
- Droy !? S'étonna-t'elle.
Max Alose, jouant à faire tourner ses clés autour de son index, marchait nonchalamment jusqu'à la porte de son appartement. Il ouvrit la porte du trois pièces où il avait emménagé depuis la veille avec son colocataire Warren Rackow, il y avait peu de meubles, juste de quoi vivre pour deux hommes célibataires. Il alla près d'une porte donnant dans une des chambres et toqua. Une voix masculine lui répondit qu'il pouvait entrer. Il ouvrit, un homme mince, de taille moyenne, aux cheveux noirs avec un seul épi proéminent au sommet de son crâne, à la peau légèrement hâlé et aux lèvres épaisses, vêtus d'un t-shirt vert pomme et d'un pantalon marron était assis devant un bureau sur lequel étaient disposés trois écrans et un ordinateur portable. Max s'assit à côté de lui.
- Alors tu t'es bien dégourdi les jambes ? Lui demande Warren.
- Je sais pas comment tu fais ? A rester là, à regarder des écrans toute la journée ! Souffla le châtain.
- C'est mon boulot ! Puis les écrans, c'est ma vie ! Répondit-il en haussant les épaules.
- Au fait, je l'ai croisée, dit-il en montrant un moniteur.
En effet, sur les écrans qu'observaient les deux hommes, il y avait des vues de l'appartement de Lévy Macgarden. Elle était d'ailleurs visible sur celui qui montrait une vue sur son salon. Assise sur son canapé, elle lisait des documents, tandis que l'homme, qui avait attendu devant sa porte, s'était installé sur un fauteuil dégagé des couches de livres et de papiers superflus.
- Alors ? Demanda Warren avec une pointe de curiosité.
- Je l'ai invitée à prendre un petit dèj.
- Tsss…Attention, gars ! Il a dit qu'elle était futée, gronda le colocataire.
- T'inquiète ! Puis de toute façon, elle à refusée.
- Tu sais qu'elle sont les ordres ?
- Ouais…Mais elle a pas l'air si dangereuse…
- Crois-moi, c'est la première fois que j'entendais l'autre parler comme ça de quelqu'un au patron, moi je le crois… Et t'as vu son tableau ?
- Elle est avec qui ? Demanda Max, changeant ainsi de conversation.
- D'après la reconnaissance faciale, il s'agit de son ex-mari.
Lévy apposa ses initiales et sa signature sur les derniers papiers du divorce. Droy examinait le lieu de vie de son ex-femme. Il observa le tableau ainsi que le désordre ambiant.
- Tu es toujours aussi obsessionnelle. Constata-t'il avec une pointe de sarcasme.
La jeune femme écrivit la dernière signature et ferma le document qui était destiné à son ex-mari. Elle soupira et le lui tendit.
- Je ne crois pas que tu sois bien placé pour me faire des reproches, dit-elle.
- Vraiment ? Pourtant je suis la seule personne qui ait vécu avec toi, rétorqua-t'il.
- Et c'était l'enfer, j'ai compris, mais je ne t'ai jamais obligé à t'engager, tu aurais pu être libre de faire ce que tu veux sans faire de mal à qui que ce soit.
- Tu vois, c'est ça ton problème, à part ta très chère tante qui a toujours estimé que je n'étais pas assez bien pour toi, sous prétexte que je n'ai pas de caractère, personne ne compte à tes yeux. Râla-t'il. Lorsque j'étais avec une autre femme, j'avais l'impression d'être…
- D'être un homme ? Ironisa Lévy.
- Oui…
Elle soupira lassée par ce genre de logique qui poussait la plupart des gens à blesser les autres et eux-mêmes, mais aussi agacée par le manque de recul de cet homme.
- On n'est pas un homme à travers le regard des autres et travers ce que les autres veulent que l'on soit. On est un homme à travers celui que l'on est capable de regarder dans le miroir, à travers des principes, des valeurs vers lesquels on tend et qui font de nous une personne meilleure. Est-ce que, quand tu me mentais, tu pouvais te regarder en face ?
Il détourna les yeux.
- Lévy…dit-il plus calmement, je t'aimais, je t'admirais, toi et ton intelligence, la façon que tu as d'utiliser les mots comme une arme. Mais avec toi, je ne me suis jamais senti complet.
- Ce n'est peut-être pas avec quelqu'un que l'on doit se sentir complet, mais seul, pour pouvoir être avec quelqu'un. Tu as raison, je ne t'aimais pas, mais si ce que l'on a vécu était ta manière d'aimer alors tu as un problème personnel à régler. Je n'ai pas été parfaite et j'ignore totalement comment vivre en couple. Et il est vrai que je t'ai utilisé pour me sentir aimé, comme toi, tu as utilisé ces femmes. Je sais maintenant que si je dois m'accomplir c'est en tant que personne à part entière et que les gens ne sont pas des objets servant à combler un quelconque mal-être.
Droy semblait pensif, puis il ajouta :
- Tu me pardonneras un jour ? Dit-il avec une pointe de regret.
La jeune femme réfléchit longuement à cette question, elle soupira et ajouta:
- Je ne crois pas, parce que je ne peux pas pardonner quelqu'un qui n'a pas hésité à faire souffrir une personne déjà meurtrie pour son plaisir sans penser aux conséquences. Répondit-elle.
- Je vois, ils se levèrent, porte-toi bien alors, dit-il avec un sourire amer.
- Toi aussi, dit-elle avec un léger sourire avant de l'accompagner jusqu'à la porte.
Elle revint doucement, s'asseyant sur le fauteuil, elle était un peu secouée après les événements de la journée. Elle inspira un grand coup et reprit son travail. Trouver les réponses était la seule solution pour faire face aux gangs et elle n'avait pas l'intention de fuir. Elle avait d'autres informations à joindre à son analyse, elle pourrait certainement éclaircir certains points. Elle travailla ainsi quasiment toute la nuit, sans prendre le temps de manger, ce n'était qu'à quatre heures du matin qu'elle s'endormit sur une conclusion...
Elle devait lui parler…
- Je suis surpris que vous ayez changé d'avis ? Non pas que cela me déplaise, au contraire. Mais qu'est-ce qui vous a décidé ? Demanda Max.
Face à lui, assise à sa table dans un coffee, devant un café paradoxalement noir dans un lieux où l'on vendait divers mélanges de café, la jeune inspectrice aux cheveux azur, vêtu d'un corsaire en jean bleu et d'un haut dos-nu jaune, souriait à l'homme qui venait de lui poser cette question. Il était neuf heures trente du matin, Lévy n'avait que peu dormi, cela dit, cela ne l'empêchait pas de se sentir un peu mieux. Elle avait fait un grand pas durant cette nuit. Elle était donc passée à l'appartement 621 demandant si l'invitation tenait toujours. Il accepta volontiers, un peu surpris par ce retournement. Ils avaient discuté depuis une demi-heure de tout et de rien lorsqu'il se décida à poser cette question. La bleutée ancra son regard dans celui de son interlocuteur avec une telle lueur d'intelligence, d'impertinence et de détermination.
- Parce que je sais qui vous êtes… Répondit-elle avec assurance.
- Oui, je viens de parler de moi durant une demi-heure, dit-il ne comprenant pas la réponse de la belle.
- C'était une histoire intéressante d'ailleurs, ajouta la jeune femme, vous auriez pu plus exagérer la dépression suite à votre divorce, il y avait quelque passage un peu niais, tout de même. Précisa-t'elle.
- Pardon ? Dit-il abasourdi.
Elle soupira légèrement agacée qu'on la prenne pour une idiote.
- Écoutez, je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit, alors je vais être directe, dit-elle sur un ton plus sérieux. Je sais pour qui vous travaillez, je vous remercie d'ailleurs de ne pas avoir mis des caméras dans ma salle de bain, je veux le voir, dite-le lui.
Sur ces mots, elle se leva, prit son sac. Elle avait très bien remarqué qu'on la surveillait chez elle, son environnement chaotique n'en restait pas mon son environnement. Elle connaissait la disposition de chaque objet, chaque livre, chaque papier. Une anomalie dans son désordre avait tout de suite provoqué des interrogations dont Max, sans le savoir, avait répondu en indiquant qu'il avait aménagé l'avant-veille juste au-dessus de chez elle.
- Oh ! Je vous laisse payer, dit-elle en souriant.
Puis elle tourna les talons et sortit. Max la fixait avec une mine austère, il prit son portable.
- Ouais…on a un problème…Dit-il à son correspondant.
Oui, Lévy Macgarden avait compris dans quoi elle s'était retrouvée malgré elle et elle avait décidé de passer à l'offensive. Cependant, alors qu'elle marchait dans sa rue, quelqu'un l'attrapa brusquement et brutalement par-derrière, l'entraînant dans une ruelle. Elle n'eut pas le temps de se défendre, ni de voir qui était son agresseur qu'elle fut assommée par un violent coup sur la tête.
Lorsqu'elle reprit connaissance, elle n'ouvrit pas tout de suite les yeux, son crâne lui faisait extrêmement mal. Elle sentait aussi que ses jambes étaient engourdies, ses bras levés au-dessus de sa tête tiraient sur ses épaules. Elle était suspendue, attachée par les poignets à l'aide d'une corde, d'après le toucher, puis, de ses doigts, elle toucha une espèce de pièce métallique, un crochet d'une sorte de petite grue. Elle se risqua à bouger légèrement avec un mouvement du bassin, un bruit de chaîne résonna. Elle n'entendait pas de bruit de circulation, mais le bruit de l'eau tapant sur de la taule, elle était à l'extérieure de la ville au bord du fleuve. Elle humait des odeurs de métaux, de peinture, de poisson et de fioul, un chantier de construction de péniches. Elle essaya d'ouvrir les yeux, mais ses paupières de l'œil droit étaient collées par le sang coagulé provenant de sa blessure au crâne. De son œil valide, elle pouvait confirmer les déductions qu'elle avait faites avec ses autres sens. Il s'agissait d'un immense hangar donnant sur le fleuve. Une porte métallique s'ouvrit, elle entendit des pas, des talons de femme et d'autres l'accompagnant.
- Alors petite bleue, tu t'es réveillée ? Demanda la voix stridente de la femme.
Lévy reconnut immédiatement la voix de la femme de Raven Tail nommée Flare.
- Flare, arrête de jouer ! Dit une voix d'homme.
- Oh…Regarde-la Nalpuding, on dirait une poupée avec sa peau de porcelaine et ses cheveux si doux, supplia Flare.
L'homme avec la femme aux cheveux rouges était le petit homme trapu, au moins la bleutée savait comment on l'appelait.
- Elle est pour…
Il ne finit pas sa phrase car la porte se fit entendre à nouveau, suivi de bruit de pas dénotant une démarche nonchalante.
- Kurogane ! s'exclama la femme enjouée.
- Tu en as mis du temps, reprocha Nalpuding.
Le ténébreux ne dit rien, il restait impassible, le visage fermé, ignorant même la remarque en signe de dédain. Il fixait le corps de la frêle jeune femme aux cheveux azur, détachés, ébouriffés, dont certaines mèches étaient collées par le liquide pourpre provenant de sa blessure. Elle était suspendue à une vingtaine de centimètres du sol. Le sang avait coulé de son crâne faisant une traîné sur le côté droit de son visage et quelques tâches sur ses vêtements.
- C'est ton cadeau, beau Kurogane, dit Flare réjouie.
- C'est ma manière de me racheter, ajouta le petit homme.
Le brun ne dit toujours rien, il s'approcha de Lévy et prit son menton entre son pousse et son index soulevant son visage pour lui faire face.
- Je t'avais prévenue Shorty, dit-il froidement de sa voix grave.
Oui, il l'avait prévenue, mais jamais elle n'aurait arrêté de chercher. Lévy préférait mourir en cet instant plutôt que vivre toute sa vie sous la peur des gangs et de la mafia. Elle préférait ce sort plutôt que de ne plus pouvoir se regarder en face. Elle était flic et elle en éprouvait une certaine fierté, son travail était de fliquer, alors elle avait fliqué…
- Moi, je t'avais prévenu que je n'abandonnerai pas…rétorqua-t'elle.
Même en cet instant, elle montrait à cet homme sa détermination dans son œil et dans sa voix, elle ne leur donnerait pas le plaisir de la voir s'effondrer.
- Tu as une langue bien pendue pour parler ainsi au dragon ! gronda Flare qui s'approcha dangereusement.
Elle allait la frapper quand…
- Ça suffit, Flare ! Ordonna le dragon d'acier.
La femme obéit instantanément, déçu de ne pas avoir pu finir.
- On a pas de temps à perdre avec ça, dit le ténébreux.
- Tu proposes quoi ? S'enquit l'autre homme.
- Balance-la vivante dans l'eau avec un poids…Je veux qu'elle souffre, dit le Kurogane avec un sourire sadique.
- Mais on retrouvera son corps quand la corde aura cédé ? Protesta Flare.
- Tu te souviens de ce qu'a dit Ivan ? dit Redfox.
- De rappeler à tous les flics qui est le boss, répondit la rouge en ayant comprit les intentions du brun.
- Fais-le, le gnôme ! dit-il en s'éloignant en direction de la porte.
- Cette question n'a pas de réponse…Fit la petite voix de Lévy.
Le Kurogane s'arrêta net, écoutant ces mots sans se retourner.
- Qu'est-ce qu'elle raconte ? Dit la femme aux cheveux rouges.
La bleutée ne s'occupa pas d'elle et continua.
- Personne ne peut répondre à cette question, parce que personne en a vu, c'est une énigme sans fin comme ce que je fais...
-Elle doit délirer à cause du coup que je lui aie donné, dit l'autre homme.
Le brun reprit son chemin suivi de Flare, après avoir dit un « balance-moi ça à la flotte ».
Nalpuding exécuta les ordres du Kurogane, Lévy essaya de se débattre, mais cet homme avait une force surprenante. Il la décrocha, puis il l'attacha de sorte qu'elle ne pouvait plus bouger. Elle fut bâillonnée et ses chevilles, attachées, reliées à l'ancre d'une péniche. L'homme jeta l'ancre qui emporta la jeune femme dont le cœur battait à un rythme effréné.
Le fleuve était profond et sombre, la jeune femme, entraînée par l'ancre coula à pic jusqu'au fond à six mètre de profondeur. Elle continuait à se débattre, meurtrissant ses poignets. Mais ses liens étaient tellement serrés qu'elle ne sentait presque plus ses mains. Pourtant elle se tortillait, bougeait le plus possible, muée par l'angoisse, muée par la volonté de vivre, quitte à manquer d'air plus tôt, elle devait se battre. Elle voulait rejoindre la surface, l'ancre la retenait. Puis elle commença à manquer d'air. De l'eau s'infiltrait dans sa trachée, puis dans son œsophage, une douleur atroce naissait dans sa poitrine. Ses poumons étaient comme compressés.
Puis elle sombrait…
Voilà fin du chapitre...J'espère qu'il vous a plu...
Prochain chapitre : Beyond Death
