Bonsoir, nouveau chapitre,

merci à Akane mitsuki et ShokiNoBaka pour vos reviews,

il est vrai que je suis pas super confiante en cette fic,

déjà naturellement même pour les autres...

Voilà, bonne lecture...


Elle sombrait…

Autour d'elle le néant…l'obscurité…le froid…

Oui, le froid envahissait son corps frêle…Le froid de l'eau…de la mort…

Le noir…

Le noir…

Le noir…

Soudain, la douleur… Une douleur lancinante dans sa poitrine…Son corps en quête de survie déclencha mécaniquement une forte inspiration chez elle, l'air remplaça l'eau dans ses poumons, provoquant des spasmes des muscles de sa gorge…elle crachait…elle toussait… Emettant des sons gutturaux…Sa trachée brûlait…elle vomissait l'eau… La main d'un inconnu lui maintint les cheveux en arrière... Sur un sol en béton, en position fœtale, elle continuait d'expurger l'eau en elle, subissant la douleur de sa renaissance…

Et quelle douleur !

C'était interminable, insupportable, insoutenable…

Elle ouvrit les yeux…elle vit la lumière du soleil…Mal, elle avait mal, puis le noir…

Le noir…

Le noir…

Le noir…

Un son…Le bruit d'une douche…Quelqu'un la tenait…L'eau sur son corps, de l'eau chaude, apaisante…Elle sentait des mains chaudes la massant, frottant son corps…

Le lumière artificielle…une ombre…puis le noir…

Le noir…

Le noir…

Le noir…

La chaleur, un cocon confortable…des miaulements…des ronronnements… La lumière lunaire, puis le noir…

Le noir…

Le noir…

Le souvenir…


Ce soir-là à Sabetooth, le fleuve aux eaux sombres avait revêtu les lumières de la ville, faisant de lui un serpent doré pareil aux apparitions divines des anciens. Elle contemplait cette splendeur sans réellement le regarder, elle songeait aux mots de Sting. Son travail était de les protéger, alors elle était déterminée, elle allait continuer coûte que coûte. Une voix rauque la fit sursauter, la sortant de ses méditations. Instinctivement, elle se retourna. Face à elle, cet homme de grande stature aux cheveux ébène et au regard grenat se tenait debout les mains dans les poches. Il la fixait…Il lui conseilla d'être prudente…Sur la défensive, elle lui demanda s'il s'agissait d'une menace… Elle décida de ne pas fléchir, passant à l'offensive, elle lui rétorqua qu'elle ne le craignait pas…Il avança… Plaqué contre elle, sa silhouette imposante la surplombant, il lui murmura ces mots « tu devrais ». Elle sentait son odeur de tabac, de métal, d'après rasage…Aucun autre parfum, pas de fioriture, cela ne lui ressemblerait pas. Non, tout était brut en lui, sa manière de parler, de regarder, de se tenir… Impétueux, arrogant, confiant, nonchalant…Avec cette proximité, elle pouvait tout observer en lui, complétant avec de nouveaux détails ses souvenirs de lui.

Pourtant, elle n'avait pas peur, son rythme cardiaque était normal, son instinct ne fit aucun des signes d'alarme habituels, pourtant elle était piégée et menacée. La musique avait repris, crié aurait été d'aucune utilité. Elle frémit sous le frottement du souffle du dragon dans son cou. Elle sentait qu'il maîtrisait totalement sa force, il lui maintenait les poignets, mais elle pouvait parfaitement se dégager. Que cherchait-il à faire en réalité ?

Elle déglutit avant de parler appréhendant tout de même sa réaction, jamais elle n'aurait l'avantage contre lui dans un combat. Mais elle dissimula son appréhension derrière un masque de détermination. Elle ancra ses yeux noisette dans ceux du Kurogane l'incitant ainsi à développer ses propos. Il la regardait d'un air impassible.

- Arrête de fouiner, ordonna-t'il d'un ton autoritaire.

- Où quoi ? Je suis morte ? rétorqua-t'elle sur un ton de défis.

- Cela pourrait t'arriver plus tôt que tu ne le crois, continua-t'il.

Cette fois-ci, elle frissonna d'effrois. Il la lâcha, s'écarta et tourna les talons pour repartir dans la salle de concert, laissant Lévy figée sur place. Mais elle ne se résolut pas à le laisser partir ainsi.

- C'est tout ?! Ragea-t'elle. Je veux des réponses !

Il s'arrêta, les mains dans les poches, il ne se retourna pas, il leva la tête au ciel et soupira.

- Dis Shorty ?... Tu sais si les fées ont des queues ? Demanda-t'il avant de continuer sa route avec sa démarche nonchalante.

Cette question se grava dans l'esprit de la jeune femme, une ritournelle continuelle, se répétant sans cesse, jusqu'au moment où elle saisit son sens…


La bleutée reprenait connaissance, se remettant enfin de son asphyxie temporaire. Elle comprit en sentant ses muscles engourdis qu'elle avait dû rester comateuse durant plusieurs heures, voire quelques jours. Son crâne et sa poitrine lui faisaient mal. Cependant, elle était au chaud allongé dans un lit au drap couleur bordeaux sous une couette de la même couleur. Elle ne bougea pas tout de suite encore sonnée et les muscles douloureux. Mais elle toussa, signalant qu'elle était en vie. Elle sentit,ensuite, une pression s'exercer sur son corps. Elle ouvrit les yeux pour se retrouver nez à truffe avec un chat noir aux museau blanc avec une petite cicatrice en forme de lune sur l'œil droit. Celui-ci, voyant que la jeune femme était réveillée, se frotta à elle tout en ronronnant, montrant ainsi un accueil des plus chaleureux. Elle sortit une main de la couverture afin de répondre amicalement à cette marque d'affection.

- C'est toi que j'ai entendu ? S'enquit-elle la voix enrouée.

Le chat lui répondit par un miaulement grave. La bleutée se redressa en grimaçant à cause de la douleur, s'adossa au mur à la tête du lit et retira la couverture. Son nouveau compagnon en profita pour se lover contre elle. Elle examina son état. Elle était propre, on lui avait bandé ses poignets et ses chevilles meurtries, elle toucha du bout des doigts un pansement sur la blessure de sa tête. Ses vêtements lui étaient inconnus, un t-shirt noir d'homme vue la taille, une culotte de femme pas à elle. En regardant par le col, elle vit des marques rouges, un massage cardiaque. Puis elle leva la tête afin d'observer son nouvel environnement. Installés dans un grand lit deux places, des rayons du soleil pénétraient dans la pièce à travers les rideaux gris de la fenêtre placée sur sa gauche. La pièce était vaste, les murs fais de briques rouges laissées en évidence avec un vieux parquet pour le sol. Face à elle, elle découvrit un bureau avec un ordinateur ainsi qu'une étagère. Sur la droite, se trouvait une porte de couleur noire, une commode, une autre porte et une grande penderie. Dans l'angle,une guitare noire était installé sur un trépied.

Elle se dégagea dérangeant au passage son nouvel ami. Une fois debout, elle le prit dans ses bras contre sa poitrine. Elle ouvrit la porte la plus proche, une salle de bain. Elle se dirigea donc vers la seconde porte et sortit de la chambre. Elle arriva dans un couloir avec trois portes, les toilettes et une porte verrouillée. Elle continua le couloir pour arriver dans un grand séjour avec une cuisine américaine, un coin salon avec un canapé en cuir marron, un fauteuil et une table-basse, un écran plat, une chaîne et une collection de vieux vinyle…un mélomane. Elle allant vers la fenêtre à sa gauche et découvrit un ancien quartier d'entrepôt réhabilité en zone résidentielle. Elle entendit des clés tintées. La porte, tout à fait à l'opposée de sa situation, s'ouvrit. La jeune femme se retourna, le chat toujours dans ses bras. Sans surprise, elle aperçut l'occupant des lieux, Gajeel Redfox vêtu d'un jean stone et d'une chemise noir, entra avec un sac de course à une main et un sac à dos à l'épaule. Il ferma la porte derrière lui sous le regard de la jeune femme, il leva la tête en sa direction et la considéra un instant.

- J'tais pris à manger, dit-il d'un ton sec.

- Mer-Merci, bredouilla la jeune femme.

- J'parlais au chat, dit-il avec sérieux en se dirigeant vers la cuisine.

Elle grogna légèrement tout en faisait une moue agacée. Le félin, quant à lui, descendit des bras de la jeune femme pour rejoindre son maître. Se sentant un peu faible, elle s'assit dans le canapé, tandis qu'elle entendait son hôte s'affairer dans la cuisine. Puis il arriva avec un sandwich, un verre d'eau qu'il posa devant la bleutée. Il s'installa ensuite dans le fauteuil avec une bière.

- Faut que tu manges, t'es restée au pieux deux jour, dit-il simplement de manière autoritaire.

Elle hocha la tête. Il était vrai qu'elle avait très faim. Elle commença à manger le repas que lui avait préparé le ténébreux, un sandwich au thon et aux crudités. Le brun la scrutait attentivement. Au début, elle n'y prêta pas attention, trop occupée à calmer son estomac. Puis sentant qu'on l'observait, elle arrêta son repas pour interroger du regard l'homme.

- Tu pourrais me remercier de t'avoir sauvée ? Reprocha-t'il.

Que ce type pouvait être imbuvable ! Pensa la bleutée.

-J'ai été envoyée à l'eau sous ton ordre, précisa-t'elle.

- Tu aurais été moins têtue, t'aurais pas eu ce problème, rétorqua-t'il.

- Je n'aurais pas eu ce problème si tu ne plaisais pas au psychopathe, qui on envie de te faire des cadeaux morbides.

- Ça ne serait pas arrivé si tu avais arrêté de fouiner, grogna le brun.

- J'aurais arrêté de fouiner, si tu m'avais dit la vérité tout de suite.

Le dragon d'acier tiqua, puis réfléchit un instant, avant de continuer.

- Tsss…J'avais pas le choix, marmonna-t'il avant de boire une gorgée de sa bière.

Fière de lui avoir cloué le bec, Lévy reprit son repas. Son ami à quatre pattes sortit du coin cuisine en se léchant les babines, bondit sur le canapé et se posa sur les genoux de la bleutée. Il l'avait adopté. Elle finit son sandwich, s'essuya les mains et caressa le chat. Il ronronna, la jeune femme sourit en le voyant.

- Il a un nom ? S'enquit-elle.

- Panther Lily, répondit le brun, mais j'l'appelle Lily le plus souvent.

- Enchantée Lily, cela fait plaisir de rencontrer quelqu'un de sympathique ici, dit la jeune femme sur le ton du sarcasme.

Alors qu'elle caressait cette animal qui était décidément la sympathie incarné, elle pouffa. Ce qui surprit le ténébreux.

- Qu'est-ce qui te prend ? Demanda Gajeel sur un ton dédaigneux.

- C'est juste que je ne te voyais pas en père chat, ricana-t'elle.

- Tsss…

Puis l'inspectrice, une fois calmée, regarda à nouveau Redfox et reprit une expression sérieuse et interrogative.

- Tu as été recruté lorsque tu étais en prison ? demanda-t'elle pour confirmer ce qu'elle avait déduit.

- Ouais, d'ailleurs, il veut te parler. Dès que t'auras fini, tu t'habilles, dit-il en montrant du menton le sac à dos qu'il avait ramener. Et on y va.

- Tu es rentré chez moi, s'offusqua la bleutée en reconnaissant le sac.

- Gihi. Fit-il avec son fameux sourire en coin.

- Où est-ce que l'on va ? demanda-t'elle.

Il souffla de lassitude avant de se lever pour rejoindre en la chambre sans dire un mot, laissant Lévy plantée dans la salon.

- Oh ! ça à l'air bien ! ironisa la belle.


Ils roulaient depuis une heure environ s'enfonçant de plus en plus dans les montagnes environnantes de Magnolia. Lévy, portant un jean bleu, ses bottines, et une veste en cuir marron par-dessus un débardeur vert, s'accrochait à la taille du Kurogane à l'arrière de sa moto sportive grise. Elle regardait le paysage passer à toute vitesse au travers la visière de son casque. Puis ils arrivèrent dans un coin isolé, Gajeel s'arrêta devant une grande grille en acier noir. Sur sa gauche, il y avait un boîtier fixé à un muret, il composa un code et posa son pouce sur une surface vitrée.

- Bonjour, Monsieur Redfox, fit une voix électronique.

Lévy lut sur une plaque Domaine Heartfilia. Il emprunta ensuite la voie privée. Ils traversèrent un bois durant près d'un quart d'heure, une fois la vue dégagée, un immense manoir était visible. À la façade en pierre apparente, la demeure possédait quatre étages et de grande fenêtre, au vue de leur nombre et en prenant compte l'architecture victorienne, la bleutée estima qu'elle possédait plus de deux cents pièces. Plusieurs voitures étaient garées devant dans la cour de gravier, Gajeel y arrêta sa moto juste à côté de l'entrée centrale dont les portes étaient ouvertes. La bleutée descendit retira son casque et observait cet endroit. Puis elle entendit des voix d'enfants, elle tourna la tête vers leurs points d'origine. Elle vit une petite fille blanche aux cheveux rouges et aux yeux verts portant une petite robe crème. Elle devait avoir sept ans environs. À côté d'elle, un petit garçon blond aux yeux azur un peu plus grand que la fille, âgé de huit ans. Les deux enfant couraient vers eux.

- Oncle Gajeel ! crièrent-ils enjoués.

La petite se précipita près de Redfox qui la souleva et la fit tourner en l'air. Elle ria aux éclats. Il la posa à terre.

- Alors les mômes, vous avez pas fait trop de conneries ? demanda le brun.

- Rosy m'a donné un coup de poing, se plaignit le garçon.

- Tu m'as volé ma part de fraisier, rétorqua la petite en faisant un regard noir à son ami.

- T'as été mis K.O par une gonzesse, se moqua Gajeel.

La bleutée mit ses mains sur ses hanches et fronça les sourcils…

- Et en quoi c'est drôle ? Râla-t'elle en fixant le Kurogane.

- Quoi ? Tu crois que tu me fais peur, Shorty ? Dit-il taquin en se penchant vers le visage de le jeune femme.

Ils se toisaient. Mais ils furent interrompus dans leur nouvelle joute par les rires des deux enfants. Ils les regardèrent.

- C'est qui la dame ? Demanda le garçon.

- Je m'appelle Lévy, dit-elle avec un grand sourire.

- Moi c'est Alexandre, mais tout le monde m'appelle Sacha, dit le garçon.

- Moi, mon nom est Rose Mary, mais on m'appelle Rosy, dit la petite fille. Tu est l'amoureuse d'oncle Gajeel ?

A cette question Lévy rougit légèrement, elle n'avait jamais vraiment été à l'aise avec ce genre de propos et les enfants avaient un don pour tomber sur ce qui gênaient le plus un adulte. Elle n'eut pas le temps de répondre…

- Bon, allés les mômes , dégagez ou je vous bouffe ! Cria Gajeel.

Les deux enfants partirent faussement affolés, criant et riant. Lévy ne put s'empêcher de lâcher un petit rire en les voyant. Elle remarqua que Gajeel aussi souriait légèrement. Puis elle le suivit alors qu'il entrait, ils déposèrent leurs vestes dans la penderie du hall. Ce hall desservait deux pièces par des doubles portes de chaque côté et avait un escalier central donnant à l'étage. Un homme descendait tranquillement l'escalier, il portait un pantalon militaire noir, un t-shirt noir et des rangers. Sa peau était légèrement hâlée, il était moins grand que Gajeel et avait une carrure moins imposante, bien qu'il fût bien bâti également. Ses cheveux étaient roses pâles et ses yeux verts, il fit un grand sourire en voyant les nouveaux arrivants. Lévy se dit immédiatement qu'il était le genre d'homme en qui l'on devait avoir facilement confiance.

- Alors le cloue, t'es enfin revenu ? dit-il.

- M'emmerde pas l'allumette, rétorqua Gajeel qui montait l'escalier tandis que son interlocuteur l'attendait sur une marche.

Ils se saluèrent avec une poignée de main virile. Puis l'attention de l'homme se reporta sur la bleutée à côté du brun.

- Tu dois être celle qui a fait chier la boîte de conserve ? Demanda-t'il amusé.

- Tsss…Fit le brun agacé.

- Euh…Je suis Lévy, dit-elle un peu gênée par la tension étrangement amicale et belliqueuse à la fois qu'il y avait entre les deux hommes.

- Et moi Natsu, dit-il avant de tourner la tête en direction du Kurogane. Erza veut tous nous voir pour le débriefing.

- J'arrive, O.K, répondit le ténébreux.

- Ben, à tout alors. Euh…

- Lévy, compléta la jeune inspectrice en voyant l'hésitation de Natsu.

- Ta vraiment une passoire en guise de cerveau ? Ronchonna Gajeel sur un ton provocateur.

- Je t'emmerde, dit le rose.

Lévy vit que les deux homme commençaient à être de plus en plus agressifs, elle toucha calmement le bras tendu du dragon d'acier, qui se calma.

- J'ai pas le temps pour ça, dit-il.

- Ouais, Lévy à la prochaine, dit Natsu avec un grand sourire.

Ils continuèrent leur trajet, ils arrivèrent au premier étage et prirent un long couloir menant à une porte.

- C'est son bureau, dit Gajeel.

- C'est pour lui que vous travaillez ? s'enquit la bleutée.

- Hein ? Non, nos patrons c'est les gosses que t'as vu en bas et nous même, expliqua l'homme.

Ce dernier regarda la porte avec hésitation et un semblant d'anxiété. Lévy le remarqua.

- Tu peux partir, tu sais, c'est bon, je peux lui parler seule, dit-elle rassurante.

- C'est pas ça, mais quand il est avec une jolie fille, il a tendance à tenter de les toucher…

Alors il était inquiet pour elle.

- Avec les autres filles, j'me fait pas de bille, elles savent se défendre mais toi t'es une crevette, ajouta-t'il.

C'est bon, il a réussit à m'énerver ce crétin.

- Je suis flic, je te rappelle, dit-elle sèchement. Et je suis une grande fille.

Elle le vit faire son fameux sourire en coin et prendre un air malicieux, alors qu'il allait parler…

- Ne dis rien, ajouta-t'elle sur un ton autoritaire, maintenant dégage…

- Gihi, il partit la laissant seule devant la porte.

- Crétin, souffla-t'elle.

Puis elle frappa à la porte, elle entendit la voix d'un vieil homme l'inviter à rentrer.


Assise sur un fauteuil dans un grand bureau extrêmement bien éclairé par la baie vitrée donnant au sud, Lévy observait autour d'elle. Elle vit quelques livres, des dossiers, et des photographies encadrées fixées au mur, il y avait des photographies de groupes. Une photographie en particulier retint l'intention de la jeune femme, elle y distingua Makarof et Yajima l'un à côté de l'autre tenant l'emblème du pub Fairy Tail. Elle constata aussi qu'elle n'était pas la seule à être désordonnée, en vue des nombreux dossiers et ouvrage qui aoccupaient les meubles. Le mécanisme d'une vieille horloge apportait un bruit de fond permanent dans la pièce. Puis elle tourna la tête vers l'autre personne présente, face à elle de l'autre côté d'un bureau en acajou. Le lutin…Elle sourit en repensant à cela, sauf qu'il n'était pas en lutin cette fois-ci. Cependant, cet homme restait tout aussi informel avec son bermuda gris et son t-shirt orange et il fut très hospitalier.

- Tu sais qui nous sommes Lévy ? Demanda-t'il avec un léger sourire.

- Fairy Tail, répondit simplement la jeune inspectrice.

- Oui, mais…

- Je sais ce qu'est Fairy Tail, si telle était votre question, interrompit la bleutée. Vous êtes une agence officieusement gouvernementale agissant contre la pègre et la mafia dans le royaume, cela par tout les moyens qui sont à votre disposition dont l'infiltration. Vous et Yajima en êtes les fondateurs.

Makarov fit une petite moue, mais on pouvait voir qu'il était impressionné par la perspicacité de cette jeune femme.

- Gajeel m'avait dit que tu ne mettras pas longtemps à comprendre, il est rare qu'il fasse des compliments sur quelqu'un, ajouta le vieil homme. Mais ce n'est pas tout à fait juste…Je dirais que c'est la jeune Mavis qui a fondé Fairy Tail et qui nous a aidé à choisir ce nom…

- L'affaire Grimoir Heart ?

Makarov se raidit légèrement, surpris et interrogea la jeune femme du regard.

- J'ai vu Hadès avec le dossier, et j'ai un contact…

- Macao, interrompit l'homme.

La jeune femme hoqueta de stupeur.

- Ne t'en fais pas il ne craint rien, mais c'est notre travail de tout savoir. Sais-tu si le dossier est toujours au commissariat ? S'enquit-il.

- Non, Precht l'a emmené chez lui.

La réponse de Lévy parut contrarier Makarov, mais il reprit ses explications.

- Lorsque j'ai été sur cette affaire, j'ai trouvé un carnet de croquis appartenant à la jeune fille, elle dessinait surtout des fées, parfois avec une queue parfois sans…Puis à la fin de ce carnet elle posa cette question, est-ce que les fée ont une queue ?

- Une énigme infinie, dit Lévy.

- Oui, comme notre mission, y aura t'il un moment où les hommes arrêteront de faire les mauvais choix ? Une question infinie. Mais c'est cette affaire qui m'a fait comprendre que ce n'était pas au sein de la police que je pourrais changer les choses, ni empêcher les choses les plus atroces de se commettre. C'est à partir de là qu'une idée avait germé et elle est née avec l'aide de Yajima, de Polyussica, un médecin s'occupant des plus miséreux et de Worlod Seaken, un ancien chasseur de prime. L'idée était de créer une agence, nom pas avec des gens formatés par une école de police, ni formés par une autre agence, mais des personnes ayant un réelle talent, ayant une réelle connaissance du terrain, et une volonté profonde de faire tomber le grand banditisme. Chacun ici, à une raison profonde d'être ici et fait partie de cette famille, nous ne sommes pas une agence comme les autres. Ce n'est pas un travail que nous effectuons ici, mais une mission qui nous est chère.

Lévy se rappela les mots de Gajeel Nos patrons ce sont les gosses en bas et nous-même.

- Ce qui fait que tu rencontreras ici des gens différents et extravagants, des scientifiques, des militaires, des médecins, des anciens de gangs…

Dixit l'homme qui s'habille en lutin.

- Tu vas être la première policière après moi à découvrir ces locaux. Et nous ne procédons pas vraiment comme la police, précisa-t'il.

- Je comprends, dit la jeune femme.

- Pourquoi as-tu voulu entrer dans la police ?

-Je..Je voulais, elle déglutit, je voulais des réponses, dit-elle pleine d'espoir.

-Pour le meurtre de tes parents ? proposa Makarov.

- Oui.

Makarov soupira en signe de regret.

- Je suis désolé Lévy. Ton père m'a appelé un peu plus tôt dans la journée de sa mort, il m'a dit qu'il devait me parler, mais pas au téléphone. Il voulait une protection pour lui et sa famille. J'ai envoyé deux hommes en qui j'avais entièrement confiance vous chercher, mais ils ne sont pas revenus.

- Je vois, dit-elle déçue.

Elle aurait aimé savoir, elle y croyait. Elle pensait qu'une rencontre à visage découvert pourrait l'aider.

- Allons, la jeune femme que je vois sur ce dossier et qui a tenu tête au Kurogane ne vas pas se laisser abattre. Rassura-t'il en voyant le visage triste de la bleutée. Puis tu n'es plus seule maintenant.

Elle regarda le vieil homme dans les yeux, il affichait un sourire bienveillant et plein d'assurance. Lévy sentit qu'il avait raison, dorénavant elle n'était plus seule. Puis le vieil homme afficha un air grave.

- Lévy, tu es morte, dit-il.


Voilà...

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