Coucou,

Longue absence désolée, désolée, désolée, je ne voulais vraiment

pas mettre autant de temps à publier.

Merci pour les review, merci de suivre...

Bonne lecture...


Divine encounter

Un vaste monument en pierre… Un vaste lieu, où avaient abondé jadis richesses et rires… Un vaste monument en pierres dorées dont les murs recouverts de fresques et de stucs racontaient un passé… Le passé d'une noblesse glorieuse et puissante... Cierges et candélabres avaient allumé de leurs feux sombres les vastes salles de réceptions dans lesquelles irradiaient en leur centre des lustres aux milles diamants reflétant la lumière à l'image d'un soleil artificiel, avant d'être remplacés par des ampoules basse-consommation. De la vie de ce lieu, il ne restait que les ombres des damoiselles et damoiseaux qui se faisaient la cour qui flattaient sans aucune retenue le propriétaire des lieux. Le propriétaire des lieux… Le duc de Magnolia, il fut jadis l'homme le plus puissant du royaume, l'homme le plus riche… Mais aujourd'hui ce n'est qu'une noblesse tombée dans l'oubli des bouleversements de régime et de changements politiques. Balayer par ce que les hommes avaient appelé parlementaire, évincé par ce que les hommes avaient nommé révolution, poussé hors du monde par les droits que les hommes avaient revendiqués leurs, effacé par ce que l'on avait nommé la démocratie… Le château, ancienne maison et symbole des privilégiés, fut donné à tous en devenant un musée, un lieu de partage, d'enseignement, de don du savoir pour chacun.

Pourtant en ce jour, ce vaste château aux décors abondants n'avait jamais autant joué le rôle pour lequel il avait été conçu et pensé par son commanditaire. En ce jour, l'architecture élégante et fastueuse de l'ancien temps recevait à nouveau des hôtes de marque… À nouveau, on donnait une réception avec l'élite du pays qui avait cependant bien changée depuis les siècles. Hommes d'affaires, politiciens, célébrités se retrouvaient au musée archéologique de Magnolia, en cette soirée ouverte à peu. On saluait alors le mécénat de certains pour une exposition temporaire, permettant pour la prochaine ouverture la découverte d'objets rares dont nul autre, hormis leurs propriétaires, n'avait pu savourer la beauté.

Dans le grand hall, un immense escalier en marbre rejoignait un palier à partir duquel il se divisait en deux branches donnant à l'est et à l'ouest des lieux. Tandis que bon nombres de personnes vêtues de robes de soirées, de smokings et autres porteuses de bijoux scintillants montaient simplement les marches, une jeune femme restait immobile dans cet embranchement. Elle n'était pas très grande, bien que les chaussures à talons aiguilles qui lui meurtrissaient les chevilles lui faisaient gagner une dizaine de centimètres, objets de tortures qui avaient aussi l'avantage de mettre en avant une chute de reins aux courbes parfaitement dessinées soulignées par sa robe bleue nuit laissant un dos nu et dévoilant ainsi un tatouage sur son omoplate gauche, une fée lisant un livre. La jeune femme arborait un joli minois, à n'en pas douter, un visage frais, rond, encadré par une longue chevelure ébène retenue juste part une barrette constituée d'une petite cascade d'argent et de diamants tombant discrètement sur le côté. Les magnifiques yeux émeraude de la belle fixaient la fresque qui couronnait le somptueux escalier.

Le sujet de l'oeuvre était un passage de la légende la plus populaire du continent, le moment le plus épique, mais aussi le plus terrifiant. Un dragon aux écailles rouges affrontait dans une lutte sans merci un dragon aux écailles sombres métalliques, la terre autour des deux combattant semblait dévastée, aride, stérile de toute vie… un terre dévastée. Les deux dragons, se vidant par leurs blessures de leur sang, mouraient peu à peu, ainsi la vie devait renaître de l'océan créé par le liquide pourpre fertile…

Ce n'était pas sans amertume qu'elle regardait cette scène, elle l'avait vu le sang d'un dragon coulé, rien n'en naissait à part les larmes et la douleur. Oui… Misty Ripper souffrait de voir cette fresque bien qu'elle connaissait cette histoire par cœur. Mais elle se sentait mal en ce lieu, la dernière fois qu'elle fut venue, elle n'était qu'une enfant…

- Misty, tu viens ? Demanda calmement une voix masculine.

Sortant de ses pensées, elle tourna la tête en direction de l'homme qui lui parlait. Léo Augstar, maître Léo Augstar, habillé de son costume noir, lui proposait son bras. Elle lui fit un léger sourire, hocha la tête et posa délicatement sa fine main sur le bras de son cavalier. Ils avancèrent dans la salle d'exposition temporaire où avait lieu la réception. Ici, chacun se prêtait au jeu des mondanités, alors que le couple montait à peine la dernière marche, ils furent accueillis par une grande femme au cheveux noirs avec une frange cachant son front, vêtu d'une belle robe blanche et noire moulant ses formes généreuses. Ses lèvres d'un rouge bordeaux dessinaient un sourire fier. Le dos droit, le buste haut, elle avançait auprès d'eux, déterminée.

-Léo ! S'exclama-t'elle. Je vois que je n'ai pas envoyé mes invitations en vain. Ajouta-t'elle avec une certaine ironie.

- Ultia, tu es rayonnante, répondit-il. Effectivement, tu as bien fait et j'ajouterai même que tu as fait une heureuse. Précisa-t'il en montrant la jeune femme à son bras. Je te présente Misty Ripper, Misty est journaliste au Pavanity Fair, depuis peu. Misty, je te présente Ultia Milkovich, directice d'une galerie d'art à Magnolia et historienne et marchande d'art.

- Enchantée, s'empressa de dire la journaliste, puis elle ajouta avec une admiration non dissimulée. Je suis vraiment très heureuse de rencontrer une femme telle que vous.

- Vous travaillez au Pavanity Fair ? Dans quel domaine ? S'enquit la galeriste, curieuse.

- Dans l'art, répondit la jeune femme.

- Vraiment, j'ignorais que Jason prendrait quelqu'un pour l'épauler, s'étonna Ultia.

- C'est assez récent, il pense qu'un regard féminin pourrait apporter un plus. D'ailleurs, il me tuerait, si je ne profitais pas de notre rencontre pour vous proposer une interview, tenta la Misty.

- Eh bien, pourquoi pas ? Après tout une jeune femme capable de se promener au bras de celui-ci pour approcher des gens connus mérite bien qu'on l'aide un peu, plaisanta Ultia.

- Que de pic! Ne suis-je donc bon à tes yeux qu'à subir tes sarcasmes, belle et dangereuse Ultia ? Fit l'avocat sur un ton légèrement théâtral.

- Non, il est vrai que tu peux être utile comme avocat, admit la galeriste. Je ne peux pas vous accorder d'interview ce soir, passez demain à la galerie vers quatorze heures.

- Très bien, merci, dit Misty avec enthousiasme.

- Je vous en prie, pour Jason, je peux bien faire cela, dit Ultia. Sur ce, je dois m'occuper des arrivants. Finit-elle avant de quitter le couple.

Misty, avec un air suspicieuse, ne quittait pas des yeux la femme qui venait de se séparer d'eux, tandis que son homme attrapa deux flûtes de champagne sur un plateau. La salle était bondée de monde, des petits groupes discutant entre eux s'étaient créés autours des vitrines et des vestiges archéologiques, alors que des serveur circulaient avec des plateaux garnis de boissons et d'amuses bouches. L'avocat regarda à son tour Ultia tout en tendant la coupe à la brune. Elle le remercia en prenant délicatement le pied du verre entre son index et son pouce afin d'éviter que la boisson ne se réchauffât trop rapidement.

- Tu crois vraiment qu'elle est liée à Zeleph ? Demanda l'homme roux à la journaliste avec une expression grave.

- C'est certain, toutes les personnes puissantes ou ayant une certaine influence dans le royaume de Fiore confie son patrimoine à l'expertise d'Ultia, ce qu'il reste à savoir ces la teneur de leur relation. Expliqua-t'elle avec sérieux. D'après les dossiers que j'ai étudiés, je suis même persuadée qu'elle le connaît personnellement, assura-t'elle, confiante.

Elle en était sûre, bien qu'elle n'en avait pas la preuve, son instinct lui disait qu'Ultia pouvait les aider à retrouver le mage noir. Misty Ripper avait étudié minutieusement les dossiers de chaque personne présente dans cette salle, les invitations de Léo furent une occasion extraordinaire pour elle de les approcher, afin de leur parler, de les observer, de les étudier, car elle n'existait que pour cela… trouver Zeleph. Misty Ripper, journaliste au Pavanity Fair, était née, il y avait à peine une semaine de la tête de Lévy McGarden avec le savoir faire de Mirajane Strauss. Ancien agent des missions clandestines, Mirajane savait transformer le physique des gens, et elle avait plutôt bien réussi la transformation avec la jeune inspectrice. Elle trempa doucement ses lèvres dans le champagne, regardant son compagnon qui lui indiquait une personne avec la tête.

- Ichiya est là-bas, dit le roux en montrant un homme roux d'une petite taille d'une cinquantaine d'année portant un costume blanc avec une fleur bleue sur le col.

Ichiya Vandalay Kotobuki, second de la grande entreprise de luxe Blue Pegasus et à en croire les dernières nouvelles bientôt actionnaire majoritaire. Son profil avait retenu l'attention de Lévy : père de famille, second d'une grande entreprise, beaucoup le trouve inoffensif, voir même ridicule dans le monde des affaires… Quelqu'un dont on ne se méfie pas.

La jeune femme posa sa coupe de champagne et reprit le bras de son cavalier en guise de signal. Ils partirent, donc, en direction de l'homme d'affaire, ce dernier était avec son fils, un homme, grand, châtain, élégant, prénommé Hibiki. discutant avec Cherry Brendy, une femme à la longue chevelure rose luxuriante qui venait de se lancer dans la mode accompagnée de son fiancé Ken.

- Ichiya, mon cher ami ! Salua Léo, dans le dessein d'attirer l'attention ce qui ne manqua pas.

- Léo, je vous ignorais amateur d'art, s'étonna le nain. Et qui cette douce fleur du printemps que je vois avec vous ?

Léo se gratta l'arrière de la tête.

- Je vous présente Misty Ripper, journaliste au Pavanity Fair.

- Et c'est plutôt moi, l'amatrice d'art, ajouta-t'elle avec un grand sourire.

- Ma chère, vous êtes un rayon de soleil ici, men, affirma Ichiya en faisant un baisemain à la jeune femme.

Prise d'un léger frisson de dégoût, Lévy se retint de faire remarquer quoique ce fût. Elle se contenta de sourire.

- Et vous vous êtes un vil flatteur, répondit-elle.

- Je ne suis pas étonné que l'art ne soit pas dans tes priorités, Léo… et que tu puisses trouver une femme aussi belle et intelligente, même si c'est du gâchis, ajoute l'homme châtain avec un ton étonnamment léger, malgré la dureté des mots. Veuillez me pardonner, je me nomme Hibiki, Mademoiselle.

Lévy rendit la politesse du jeune homme, vérifiant au passage la réaction de son compagnon qui semblait pas en prendre ombrage.

- Ne sois pas si dur avec Léo, l'amour fait toujours bien les choses, gronda la rose. Je suis Cherry et voici mon fiancé Ken.

- Enchanté, fit le brun au teint hâlé en esquissant une discrète révérence.

- Hibiki, je trouve l'exposition très réussie, complimenta Léo.

- Et vous ? Demanda le châtain à Misty en feignant de ne pas faire attention à l'avocat.

- Jeje dois avouer que je n'ai pas encore eu le temps de la visiter comme il se doit, confia la jeune femme.

Le jeune homme lui sourit avec bienveillance et charme, puis il proposa son bras à la belle.

-Alors permettez-moi de vous servir de guide et laissons les avocats et les hommes et femmes d'affaires parler de choses ennuyeuses ensemble ? proposa-t'il d'un air charmeur.

De ses grands orbes vertes, elle interrogea son compagnon qui hocha de la tête pour dire oui, alors elle saisit le bras du châtain. Elle avait décelé qu'il y avait une tension entre les deux hommes, ce qui n'était pas prévu, elle se contenta, cependant, de jouer son rôle…

-Avec joie, répondit-elle en posant sa fine main sur le bras proposé.


En tant que scénographe et gestionnaire des collections du musée, Hibiki fut un excellent guide pour la jeune femme, érudit, spirituel, drôle, un peu trop dragueur au goût de la belle. Durant quelques minutes, elle avait oublié qu'elle était inspectrice, elle avait oublié qu'elle traquait le plus dangereux criminel qui fût, elle avait oublié qu'elle avait été au chevet d'un homme à l'article de la mort, elle sortait dans un monde qui aurait dû être le sien… elle sortait pour voir une exposition, simplement. Plus elle écoutait Hibiki, plus elle avait du mal à comprendre les choix de vie de cet homme, comment il en était arrivé là ?

- Vous vous demandez pourquoi un fils de milliardaire a-t-il choisi d'être un simple fonctionnaire ? Finit-il par dire avec un sourire amer.

La jeune femme, surprise et un peu honteuse, eut un léger hoquet. Il la regarda avec compréhension.

- Beaucoup de gens se le demande, expliqua-t'il avant de laisser le silence s'installer entre eux alors qu'ils avançaient près d'une vitrine, puis il continua. Je ne me vois pas dans les affaires et je n'hériterai pas des actions de Blue Pegasus, pour la simple et bonne raison que mon père ne veuille pas de ce poste. Il veut créer son entreprise de parfum à lui, revenir aux sources.

Alors Ichiya ne peut pas être Zeleph, pensa Lévy.

- Voici une de nos plus belles pièces, affirma-t'il en montrant un sabre ancien dans son fourreau en or. Ce sabre est d'origine…

- Caranéen, interrompit la belle, fascinée. Il est magnifique.

- Je n'en suis pas peu fier, affirma une voix grave et suave.

Il s'agissait d'un homme chauve avec un bouc, il était imposant mais une sérénité émanait de lui.

- Jura, salua Hibiki. Misty, je vous présente Jura Nékis, cette exposition n'existerait pas sans son apport, la plus grande partie des objets ici lui appartiennent.

Jura Nékis, conseiller du royaume, certainement ministre un jour, un des suspects de Lévy. Il est sérieux et connaît une forte popularité.

- Oh, je suis un amateur d'archéologie comme tant d'autre, dit modestement l'homme.

- Tous n'ont pas une aussi belle collection, ajouta Misty.

- Et encore, vous n'avez pas vu les trésors qu'il garde chez lui, confia le châtain.

- Vraiment ! S'enjoua Lévy. J'adorais voir ces trésors.

- Misty est journaliste en art pour le Pavanity Fair, précisa Hibiki.

- Vraiment, vous n'avez qu'à venir avec Hibiki au dîner que je donne chez moi vendredi, proposa le conseiller.

- Je viendrai avec plaisir, affirma la journaliste.

- Bien, tout amateur d'art est le bienvenu chez moi, dit-il amicalement. Et vous Crowford, viendriez-vous ? En se tournant vers un vieil homme barbu et bedonnant.

Crowford Sheem, le président du Parlement, il aurait pu correspondre à mon profil s'il ne fréquentait pas assidûment les bordels de Mad Guird.

- Et bien, dit-il en réfléchissant. J'ai d'autre projet pour ce vendredi, répondit-il. J'en suis désolé mon ami.

- Et je ne pense pas que Belno viendra, dit un homme au visage sinistre terminant par une longue barbe grise.

À la mention du nom de sa tante, Lévy eut un pincement au cœur. Elle essayait de ne pas penser à elle, mais elle lui manquait tellement, puis elle devait souffrir de sa perte et cette idée rendait la bleutée d'autant plus triste et l'accablait par la culpabilité. Mais il fallait qu'elle se ressaisisse car l'homme qui venait d'entrer dans la conversation était aussi un potentiel Zeleph. Gran Doma, le prochain président du conseil, il avait tout intérêt d'avoir un passé irréprochable, surtout que l'on savait très peu de chose sur lui. Il savait garder sa vie privée privée, Lévy eut beaucoup de mal à collecter des informations sur lui ainsi que des détails sur fonctions au sein du gouvernement.

- En tout cas, j'y serai, affirma-t'il avant de partir sans un mot.

- Toujours aussi aimable, ironisa Hibiki.

- Oui, certain ne change pas, mais il a raison pour Belno, affirma tristement Jura.

- Pauvre femme perdre celle qu'elle voyait comme sa fille ainsi, dit tristement le président du parlement avec compassion.

Lévy se sentit mal à l'aise. Il fallait qu'elle changeât de sujet de conversation très vite, le mieux était de faire parler Jura pour l'observer.

- Pardonner-moi, mais que pouvez-vous me dire sur les objets que vous présentez ici ? Demanda-t'elle.

Jura retrouva son sourire.

- Vous ne perdez pas le nord, remarqua-t'il.

- Je profite juste d'avoir deux spécialistes avec moi, rétorqua-t'elle aimablement.

- Et vous avez raison, confirma-t'il.

Jura lui présenta ainsi les pièces qu'il connaissait, tandis que Lévy l'observait. Elle pensa que s'il était Zeleph, il cachait admirablement bien son jeu car tout n'était que tranquillité et équilibre avec cet homme. Alors que le temps passait, une statuette attira l'attention de la belle. Une statuette en jade bleu représentait une déesse ailée…Elle sentit son cœur tambouriner en voyant cette figurine…

- La statuette de Pachma, expliqua Jura, une déesse…

- Protectrice des enfants… interrompit Lévy troublée par cet objet.

Ses membres se mirent à trembler, l'angoisse l'étreignait soudainement, sa respiration se faisait de plus en plus difficile… Des palpitations la prenaient, elle se sentait mal, elle croyait suffoquer.

- Misty… ça ne va pas ? demanda Hibiki, inquiet.

Les deux hommes voyaient la jeune femme pâlir. Léo s'approcha rapidement d'eux, caressa l'épaule de Lévy.

- Tout va bien ? S'enquit le roux.

La jeune femme secoua la tête frénétiquement pour dire oui.

- J'ai juste besoin d'un peu d'air, répondit-elle. Ne vous inquiétez pas, je vous en prie.

Sur ces mots, elle partit en direction d'une des terrasses du musée, refusant toute compagnie. Elle alla s'asseoir une table rapidement, prenant de grande bouffée d'air. Elle ne comprenait pas ce qu'il lui avait pris, mais elle se doutait que cela avait un rapport avec la statuette. Une fois calmée, elle posa sa tête sur ses mains.

- Ca pas l'air d'aller, princesse ? Dit une voix rauque sur un ton familier.

Elle leva la tête et vit la silhouette imposante d'un homme nonchalamment posé sur une chaise deux tables plus loin d'elle. Il avait les cheveux noirs, les yeux sombres, une barbe de trois jours, il paraissait un peu défroqué, négligé, mais élégant tout de même. Il avait un air détaché, cigarette en main, il examinait la jeune femme. Lévy était troublée d'être ainsi épiée.

- On vous a jamais dit que c'était impolis de dévisager les gens comme ça, dit-elle sur la défensive.

Il rigola légèrement.

- Non, mais vous devriez vous voir, vous avez un tête à faire peur, ricana-t'il avant de tirer sur sa cigarette. Mais vous avez raison, c'est pas poli.

Il se releva et alla s'asseoir face à la jeune femme, puis il continua à l'examiner. Un long silence qui gênait la jeune femme… Enfin, il mit fin à son examen et s'affala sur sa chaise et regarda les lumières de la ville tout en continuait de s'alimenté en nicotine régulièrement. Lorsqu'il l'observait, Lévy crut percevoir une lueur dans les yeux de l'homme, comme s'il avait compris quelque chose sur elle. Quel homme étrange ? Il est chaleureux et froid à la fois, comment est-ce possible ?

- Vous faites cela souvent ? Demanda-t'elle, intriguée.

- Quoi ? Demanda-t'il las.

- Examiner les gens, puis faire comme si ils n'existaient pas ? Précisa-t'elle un peu sèchement.

- Et vous, ça vous arrive souvent de faire un malaise vagal dans un musée ? Taquina-t'il.

Elle soupira d'agacement et il ricana encore. Leur échange tournait pour le moins en rond…

- C'est bon, je déconnais, princesse. Il soupira. J'm'appelle Stéphan Kyzyl.

Stéphan Kyzyl, le Stéphan Kyzyl, le dernier suspect de que Lévy avait sélectionné. Le trader dont il était impossible d'avoir une seul photo, celui qui n'avait aucun passé avant il y a vingt ans de cela.

- Misty Ripper, répondit-elle calmement.

- Alors Misty Ripper qu'est-ce qu'une fille comme vous fait avec ses gens ?

- Qu'est-ce vous voulez dire ? Je suis journaliste en art. Rétorqua-t'elle.

- Mouais, fit-il sans conviction. Il s'étira. Vous êtes comme moi petite Misty, vous venez pas d'ici et vous n'appartenez pas à ce monde, affirma-t'il gaiement.

Il se leva et partit en direction d'une entrée.

- Et vous venez d'où ? Demanda-t'elle.

Une grande tristesse fit soudainement changer son regard du tout au tout.

- De nul part, répondit-il avec amertume avant d'entrer et de se perdre dans la foule.

Lévy se retrouvait seule sur la terrasse du château, pensive quant à l'homme qu'elle venait de rencontrer. Quel homme étrange !? Il était quelque peu déstabilisant, elle avait obtenue très peu d'archive sur lui. Il était pourtant un acteur majeur du monde de l'élite. De nul part… ? Qu'est-ce que ce cela signifie ?

Pensive, elle ne songea pas à se relever…


Une fois qu'elle eut examiné la conversation dans tout les sens et qu'elle n'en trouva rien à en déduire de plus pour le moment, elle décida d'aller se remaquiller aux toilettes afin de revenir fraiche dans la salle.

Au bout de quelques minutes d'errance dans les couloirs du vieux bâtiment, elle entendit la voix de Crowford Sheem, le président du conseil et celle d'une jeune femme. Elle s'arrêta nette dans un angle pour ne pas les interrompre.

- Vous savez ce que veux Zeleph ? Dit la jeune femme d'une voix sérieuse et grave.

- Oui, oui, assura le président. Votre employeur n'a pas à s'en faire. Le parlement le suivra.

- Bien, j'ai ici quelque chose qui pourrai vous aidez, ajouta-t'elle en tendant la main avec un papier.

Lévy tenta de s'approcher pour pouvoir voir la femme, mais elle se cogna à une poubelle. Les deux personnes épiées regardèrent en sa direction.

- Qui est là ? Demanda Sheem, inquiet à l'idée d'avoir été espionné, il cacha le papier dans la poche intérieure de son costume. L'inspectrice prise sur le fait ne pouvait guère se cacher. Elle vit que la femme était plutôt grande avec de longs cheveux mauve foncé, une frange sur le front, elle paraissait austère… Dangereuse…

Elle fixait l'espionne avec le regard d'un chat prêt à bondir sur une souris.

- Je vous reconnaît vous étiez avec Hibiki ? Fit le président du Parlement.

Elle tourna la tête en direction du couloir d'où elle venait. Coincée, elle était coincée…

- Excusez-moi, je cherchais les toilettes, et je me suis perdu dans les couloirs, tenta-t'elle avec un ton innocent.

Alors qu'elle pensait partir en arrière, elle vit la femme glissé sa main dans son sac à main… elle reconnue immédiatement le manche d'un couteau militaire…

- Je vais vous laisser, dit Lévy.

- Attendez ! Ordonna froidement la femme, tout en avançant près de l'intruse.

Fuir… Elle devait fuir… mais la salle de réception était loin, puis le long couloir droit ne lui permettait aucune retraite, aucun point de défense. La femme s'approchait dangereusement quand… une porte s'ouvrit derrière elle. Un homme arriva… Stéphan Kyzyl marchait les mains dans les poches un sourire en coin… Il parcourut du regard un instant les personnes autour de lui… Il restait stoïque et détaché, il gardait un sourire taquin plaqué sur son visage…

- Excusez-moi, aurais-je interrompu quelque chose d'important ? S'enquit-il faussement désolé, presque moqueur.

Il n'eut que le silence en guise de réponse… Il rit légèrement, frottant l'arrière du crâne avec sa main, son autre main dans la poche… Il avait l'air amusé par la situation… Il soupira, las.

- Je vois, dit-il, en fixant le sac à main de la jeune femme.

Il approcha d'elle doucement, avec assurance et nonchalance.

- Kyzyl, vous ne devriez pas… commença le président avant que l'homme lui fasse signe de se taire.

- Vous êtes un minable Crowford et vous l'avez toujours été, affirma-t'il avec simplicité.

Le président ne protesta pas, il baissa la tête.

- Et je doute ma chère Kagura qu'il soit très avisé de faire ce que vous souhaitez ici-même, n'êtes-vous pas d'accord ? Demanda-t'il d'une voix suave.

Lévy regarda la réaction de la femme nommée Kagura, celle-ci déglutie, lâcha l'arme dans son sac et retira sa main.

- Oui, monsieur Kyzyl. Dit-elle presque avec crainte.

- Bien, nous sommes des gens civilisés, ajouta Kyzyl. De plus, je suis sûr que vous avez des choses plus importantes à faire...

- En effet, monsieur Kyzyl, messieurs, madame, salua Kagura avant de partir pour la sortie du musée.

Kyryl rit, Lévy resta interdite en le fixant… Est-ce lui Zeleph alors ? Il faisait clairement peur à ces deux personnes… Et la raison en est évidente… Il vint auprès d'elle et lui tendit un bras… Pourtant, il n'inspirait aucune crainte à la jeune inspectrice, peut-être est-ce là son atout.

- Vous n'êtes pas au bon endroit pour les toilettes… se moqua-t'il.

- Vous avez en tête le plan du musée, rétorqua-t'elle en posant sa main à son bras.

- J'aime connaître tout des lieux que je fréquente, répondit-il simplement en la raccompagnant. Misty, Misty, Misty… Faites attention, ici les gens se prennent pour des dieux et espionner les dieux n'est pas une activité qui assure une vie longue…

- Vous me menacez ? Demanda-t'elle, choquée.

- Pas du tout, c'est juste que plus les gens sont puissants, plus ils détestent que leurs petits secrets honteux soient révélées et plus ils se donnent les moyens de les faires disparaître.

Décidément, elle ignorait comment aborder cet homme, il paraissait quasiment dire qu'il est Zeleph et pourtant elle ne peut pas le jurer ni prétendre qu'il lui avait répété.

- Et vous ? Quels sont vos secrets ? Taquina-t'elle, avec ce qu'elle prit pour l'inconscience.

- Moi, rit-il. Ils sont bien trop grands pour que je vous les confie. Nous sommes arrivez, dit-il en montrant les toilette des dame.

- En effet, observa-t'elle en se séparant de son guide.

- Misty, évité de jouer aux espions avec votre petit-ami l'avocat, cela peu être dangereux, finit-il par dire sur un ton amical avant de tourner les talons.


En sortant des toilettes, la jeune femme alla rejoindre son cavalier, toujours accompagné de Jura et d'Hibiki. Ces derniers s'informèrent sur l'état de la belle, elle esquiva par un simple « je suis un peu fatiguée », afin de ne pas inquiéter les gentlemen qui étaient avec elle. Elle reprit expressément le bras de Léo, en guise de soutient, cependant, la jeune femme restait quelque peu troublée par tous ce qui venaient de se passer… Elle ne savait guère comment jauger le mystérieux trader, si chaleureux. De plus elle avait surpris une discutions qui concernait directement Zeleph et qui pouvait être cette Kagura ? Qui semblait n'avoir nullement de problème à éliminer un quelconque témoin gênant, excepté cet homme… Puis il y avait cette statuette… pourquoi réagissait-elle ainsi en la voyant ? Sortant de sa transe, elle s'éclaircit la voix afin d'y retirer tout semblant de trouble.

- Jura, appela-t'elle avec bienséance, ce dernier l'interrogea amicalement du regard. Je voulais savoir, qui vous a vendu cette statuette de la déesse protectrice des enfants ?

Jura leva la tête, fixant le vide, fouillant dans sa mémoire, ce ne fut que lorsqu'il trouva l'information voulu qu'il repris son léger sourire.

- Stéphan me l'a vendu, il y a quatre ans de cela, répondit-il.

- Stéphan Kyzyl ? Interrogea Lévy.

- Oui, confirma l'homme politique. C'est un grand un amateur d'art à n'en pas douter.

- Un homme pour le moins étrange, ajouta Hibiki, soupçonneux.

- Comment cela ? Questionna naïvement la jeune femme.

- Il n'est guère accoutumé des réceptions, je crois même qu'il hait notre monde, comment dire ? répondit le jeune homme.

- Il n'est pas de ce monde… proposa la journaliste.

- C'est cela, confirma le châtain.

Lévy ne tint que peu de temps après son retour, son compagnon remarquant la fatigue de celle-ci, trouva un prétexte pour qui puisse prendre congé. Hibiki demanda à l'avocat de bien prendre soin d'elle avec insistance, Lévy décela dans la phrase une forme de reproche.

Mais elle rapporta dès que possible ce qui c'était passé. Léo en déduisit qu'il vallait mieux qu'il rentrât à Fairy Tail.


Alors qu'ils rentrait au dans la Ferrari orange de ce dernier, la jeune femme ne put s'empêcher de le regarder. Durant une semaine, ils avaient travaillé ensemble sur cette mission d'infiltration afin que Lévy puisse faire son analyse sur les personnes qu'elle avait sélectionnée. Elle avait appris à le connaître un peu, elle l'appréciait, bien qu'il soit trop m 'as-tu-vu et dragueur à son goût, ses grands discours charmeur la dérangeaient plus qu'autre chose, mais elle ne l'avait pas encore vu avec un tel sérieux avec autant de tristesse aussi… Les lumières des lampadaires passant sur son visage blanc lui permettaient de percevoir une douleur dans l'expression du jeune homme… Mais elle ne voulut rien dire.

- Hibiki et moi avions aimé la même femme, dit-il sur un ton monotone.

La bleutée se mit plus droite.

- Je ne voulais…

- Tu nous as vu, je pense que tu as le droit d'avoir quelques explication, continua-t'il. Elle s'appelait Karen, elle était magnifique, conta-t'il avec nostalgie, et je l'aimais plus que tout… et Hibiki aussi.

- Que c'est-il passé ? Demanda avec une voix douce Lévy.

Il déglutit signe qu'il repensait à des souvenirs douloureux.

- Elle m'a choisi et je n'ai pas su la protéger, je commençais ma carrière, j'étais avide d'argent et je voulais me faire remarquer quitte à défendre les indéfendables… Une jeune femme avait été agressé par Orasio Sei, je me suis fais parti plaignante et ils ont tué la femme que j'aimais…

La bleutée vit une larme coulé sur la joue du roux.

- Ce n'est pas de ta faute, consola-t'elle.

- Je me croyais invulnérable, dit-il avec amertume. Et j'ai pris des risques, Hibiki a toute les raison de m'en vouloir.

Alors c'était cela Léo ne cherchait que la rédemption dans Fairy Tail…

- Tu sais, commença Lévy, tu ne trouveras ce que tu recherches uniquement le jour où tu te seras pardonné.

Il lui sourit, d'un sourire un peu forcé, signifiant qu'il le savait, mais qu'il en était incapable. Puis ils continuèrent leur route sans dire plus au sujet de Karen ou bien du passé de Léo. Demain, Lévy ou plutôt Misty devait interviewer Ultia.

Ils avaient fait un léger débriefing avec Max, Makarov, Erza, Lucy, Natsu et Gajeel, dans le bunker. Ils parurent tous intrigué à la mention du prénom Kagura…

- Kagura ? Kagura Mikazuchi ? Demanda Erza, une lueur de colère dans les yeux.

- Je…Je l'ignore, répondit Lévy.

- Tiens, regarde, Dit Max qui afficha la photographie d'une femme à l'écran.

La bleutée la reconnut immédiatement.

- Oui, c'est elle, confirma-t'elle.

Erza serra les poings, tous la regardaient…

- C'est une tueuse à gage qui travaille pour Zeleph, expliqua Max. On lui prête pas moins d'une cinquantaine d'assassinats, mais on a jamais pu la relier avec.

- Tu as eu beaucoup de chance, expliqua Lucy.

Lévy fixa le vide.

- Je ne pense pas que je dois ma survie à la chance…

-Kyzyl… ? proposa Makarov, Lévy hocha la tête. Tu penses que c'est lui Zeleph… Il faisait partit de tes profils.

- Je…je n'en suis pas sûre, Zeleph aurait agit différemment… Dit la comportementaliste.

- Il a grillé ta couverture, c'est pas rassurant, ajouta Max.

Lévy réfléchit à sa discussion avec cet homme, à son attitude…

- Il ne dira rien, affirma-t'elle.

Tous hoquetèrent, comment pouvait-elle être sûre de cela ? En réalité, même elle ignorait pourquoi elle en était sûre… Elle le savait c'est tout…

Makarov examina la jeune femme… Puis Erza prit la parole :

- Lévy…

- Nous te faisons confiance, interrompit le vieil homme.

Erza consulta son supérieur et se rangea à son avis par un simple regard.

- Juvia récupèrera le papier de Sheem, pour l'heure reposez-vous ! Ordonna-t'elle.

Le groupe se dissipa… La jeune inspectrice avança prudemment auprès de Max, celui-ci la vit.

- Je peux faire quelque chose pour toi ? Demanda-t'il serviable.

- Oui, j'ai besoin du dossier d'une personne, mais il faudrait que tu ne le dises à personne, commença-t'elle.

Le châtain resta un peu interdit devant le jeune femme.

- Si ce que je pense est juste, la vie de quelqu'un serait en jeu, mais si j'ai tord, je ne veux pas affoler inutilement les autres.

Elle afficha un sourire franc pour rassurer le jeune homme.

- D'accord, céda-t'il. Tu veux le dossier de qui ?

- Celui de Grey Fullbuster…


Lévy se dirigeait vers les appartements de Mirajane afin de redevenir Lévy, lorsqu'elle croisa Gajeel qui casque en main partait pour Magnolia de tout évidence. En réalité, il n'avait pas à être ici, la bleutée se prit à penser qu'il était venu pour voir comment c'était passé sa mission. Ils ne s'étaient pas vraiment reparlés depuis la dernière fois, le dragon d'acier avait juste forcé la petite inspectrice à garder Lily, ici au QG. Wendy eut la mauvaise idée d'adopté une petite chatte blanche avec « un sale caractère » d'après le ténébreux. Alors le matou fut carrément fourré dans les bras de la jeune femme, cela ne la gênait pas au contraire...

- Je savais, tu t'occupes mal de Lily, Shorty, ronchonna-t'il en la voyant.

- Pas du tout, protesta la jeune femme.

Ils s'arrêtèrent tout les deux dans le couloir, pour se faire face, la bleutée se déboitant quasiment la colonne vertébrale en levant la tête.

- Il est tout maigre, reprocha-t'il.

- Cela ne fait que cinq jour qu'il est ici, puis il minci parce qu'il fait du sport ici avec tout le terrain qu'i a pour lui, argumenta-t'elle.

Lévy ne lâcherais pas le morceau…

- Mouais, concéda-t'il, chui juste venu voire comment il allait… Tsss, de tout façon j'ai pas le choix, y'a que toi pour s'en occuper.

Quels beaux mensonges ! Pensa la bleutée.

- Chao, fit-il en continuant son chemin sous le regard de la jeune femme.

Soudain il s'arrêta et regarda la bleutée de bas en haut…

- Qu'est-ce que j'ai encore ? Râla-t'elle.

- j'préfère la version originale, dit-il avant de partir un sourire en coin.

A ces mots, la belle ne put s'empêcher de sourire…

- Crétin, feula-t'elle en le voyant prendre la porte de sortie.

Puis elle entendit un petit rire, elle tourna la tête pour découvrir Lucy.

- Vous êtes marrants, tout les deux, dit-elle.

- Si tu le dis, dit la bleutée trop fatiguée pour se dépatouiller dans des explications. Puis Lévy regarda Lucy,regrettant déjà la question qu'elle allait poser. Lucy ?

- Oui ?

- Qu'a fait Kagura à Erza ? S'enquit-elle.

La blonde perdit immédiatement son sourire, son expression était triste…Au bout de quelques instants, elle finit par répondre à la question de la bleutée, pas sans mal :

- Elle a tué Jellal…


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